Hommage à Jean Pierre Calloch (27 avril 1917)

Publié le par Marylis Costevec

source : gallica - BNF.fr

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C’est le vendredi 27 avril que fut célébré l’office religieux à la mémoire du sous-lieutenant Jean Pierre Calloch tué à l’ennemi près de Saint Quentin le 10 avril 1917. Sa famille était entourée de ses amis et de représentants de l’armée.

La cérémonie fait l'objet d'un article publié le 3 mai 1917 dans Le Nouvelliste du Morbihan.

En évoquant le souvenir de la dernière permission de son ami à Groix un mois auparavant, Yves Le Diberder traduit quelques vers du poème qu’il intitule « À l’ami perdu » en disant qu’il ne pensait pas devoir les lui appliquer si tôt :

 

À l’ami perdu

Je ne vous verrai plus, douceur de ces regards,

Je ne me perdrai plus au fond de votre océan :

Celui que j’aime est cent et cent lieues

Loin de ma chaumière et de mon Arvor.

Et je sanglote, plein de reproches :

« O ! pourquoi vous ai-je donné mon cœur ? … »

Mais il n’y a, hélas ! personne qui m’écoute …

Douceur de ses regards, je ne vous verrai plus …

 

Regard de ses yeux, regard enivrant,

Plus clair que la première lueur du jour

Et profond comme la mer,

Qui rendiez plus pure ma pensée,

Jardin de rêves célestes sans nombre ;

La pureté a la paix pour signe,

Et un fleuve de paix découle de vous …

 

« Soleil de ses yeux, soleil béni,

lorsque vous répandiez sur moi la douceur de vos rayons,

toutes les pensées noires s’en allaient en fumée,

mon cœur était plein de chansons,

Aujourd’hui, hélas pour moi !

Sa voix est éteinte et lui, le nuage de la nuit le recouvre par masses …

Et je pleure à force mon soleil disparu,

O soleil béni, soleil de ses yeux ! »

 

  • D’après l’article paru dans le Nouvelliste du Morbihan (3 mai 1917)

 

Nous vous proposons maintenant le texte original et complet du poème écrit par Jean-Pierre Calloch avec une proposition en français inspirée de celle d’Yves Le Diberder mais qui respecte le rythme du texte en langue bretonne (vers de 10 pieds)

Hommage à Jean Pierre Calloch (27 avril 1917)

Le texte original nous semble plus amoureux qu’amical.

Qu’en pensent les bretonnants ?

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