En 1920, le printemps était à l'heure...

Publié le par Marylis Costevec

20 mars 2020 :

Le printemps est là ! Après un hiver passé sous le signe du vent et de la pluie, le printemps est arrivé avec un peu d'avance mais on ne peut guère en profiter. On se calfeutre et on regarde le ciel bleu par la fenêtre ou au mieux dans son jardin quand on a la chance d'en avoir un.

Le monde fait face à une épidémie qui n'est pas sans rappeler celle qui avait sévi en 1918-1919.

 

20 mars 1920 :

               Il y a cent ans, nos ancêtres sortaient d'une période d'épreuves particulièrement éprouvantes : 4 ans d'une guerre meurtrière qui venait de prendre officiellement fin (le traité de Versailles signée le 28 juin 1919 n' a été promulgué que le 10 janvier 1920), une pandémie de grippe qui le fut encore plus, dit-on.

La vie était encore dure, la vie chère. On manquait à peu près de tout mais  l'espoir était revenu et on avait envie de faire la fête.

A Lorient, la mi-carême s'était déroulée sous une pluie battante avec des chars dans la rue et les spectateurs aux fenêtres mais une semaine plus tard, le printemps était là  et on ne boudait pas son plaisir :

"Les jours maussades sont encore tout près de nous. Le souvenir irritant du dimanche de la mi-carême est encore tout vif dans les mémoires de nos compatriotes. Hier c’était encore jours de bise et de pluie, c’était l’hiver morne qui semblait vouloir persister dans ses droits grisailles et tristes.

Tout à coup nous nous sommes éveillés au printemps. La première journée de la saison de lumière et de fleurs a été splendide. Dès l’aube on sentait une volonté de l’atmosphère de demeurer constante dans sa pureté magnifique et jusqu’au crépuscule, le ciel étendit  sa voute bleue sans tache sur la terre embrasée de soleil.

(…)

Comme c’était bon, ces tièdes rayons solaires qui demeuraient, en ce jour de repos dominical, la plus profonde et la plus unanime des satisfactions offertes à nos heures de loisirs. Chacun s’efforçait de vivre plus intensément ces minutes merveilleuses, prémices superbes d’un bel été.

(…) »

Le Nouvelliste du Morbihan, 23 mars 1920

 

Demain, c'est sûr ... il fera beau

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piwisy 05/04/2020 12:09

C'est bien de rappeler que la vie à encore été plus dure il y a juste 1 siècle, cela permet de relativiser et d'accepter notre confinement.
Bien cordialement