La capture d'un essaim d'abeilles à Kerderff...

Publié le par Marylis Costevec

A Kerderff, au tout début du mois de mai, Marie, Joël et leurs voisins ont assisté en direct à la capture d'un essaim qui s'était fixé sur un arbre de leur jardin. Ils nous ont raconté l'histoire et nous ont autorisés à publier leurs photos.

L'occasion d'en savoir plus sur les abeilles, l'essaimage et la cueillette d'un essaim :

L'essaimage

La place dans la ruche vient à manquer ? Les abeilles ont la solution, la colonie se divise en deux :

 - Une partie reste dans la ruche, avec le couvain naissant, un tiers des ouvrières et une nouvelle reine prête à éclore. (Le couvain est l'ensemble des nymphes, des larves et des oeufs protégés par les ouvrières)

Dès son éclosion, la jeune reine restée dans l'ancienne ruche, remplace celle qui est partie et le couvain une fois développé prend la place laissée vacante par les autres abeilles.

- L'autre partie forme un essaim et,  conduit par la vieille reine, s'en va à la recherche d'un nouvel habitat. Le bruit est impressionnant (un bruit d'hélicoptère !). Il se pose généralement sur une branche d'arbre et attend que les éclaireuses trouvent un abri favorable.

NB : Chaque partie comprend  la même proportion d’abeilles du même âge (nourricières, déblayeuses, productrices de cire, de gelée royale, butineuses). Il peut y avoir jusqu'à 35 000 abeilles dans un essaim !

Avant de partir, les butineuses remplissent leur jabot de miel pour s'alimenter en attendant l'installation dans le nouveau logis.

La capture de l'essaim :

 

C'est le moment où les apiculteurs interviennent pour "cueillir" les abeilles !

Joël et Marie ont fait appel à un expert de leur connaissance. Il est arrivé avec une  ruche qu'il a installée sous l'essaim après en avoir enlevé quelques cadres et le couvercle. Les abeilles sont attirées par l'odeur de cire, de miel et surtout de propolis.

Le cueilleur est muni d'un bâton (une perche) et d'un enfumoir.

Un léger voile de fumée prévient les abeilles de son intervention.

Il donne quelques petits coups de perche pour secouer la branche et faire tomber l'essaim sur la ruche ouverte.

 

Dès que la reine est dans la ruche, toutes les abeilles suivent.

 Il ne reste plus qu'à refermer la ruche. Les abeilles vont battre le rappel à l'entrée.

L'opération a tout de même pris deux bonnes heures.

Le lendemain, l'apiculteur est revenu chercher la ruche, durant la nuit (le délai permet de ne pas laisser d'abeilles sur place et de limiter les risques de désertion).

D'où venait cet essaim ?

Nous apprenons que l'essaim ne se pose pas très loin de la ruche d'où il est parti. On peut suppuser qu'il provenait d'une des ruches municipales installées récemment.

 LES ABEILLES bienvenues à LOCMIQUELIC

Le label APICITÉ

photo G. Aubry

Locmiquélic a reçu le label APICITÉ en décembre 2018. Seules 4 communes du Morbihan avaient alors obtenu cette distinction qui récompense les villes et les collectivités qui aiment, protègent et défendent les abeilles et les pollinisateurs sauvages. Locmiquélic interdit l'usage des pesticides dans les jardins publics. Il a été planté des essences mellifères et les espèces sauvages sont protégées.

La première ruche

La première ruche a été installée sur le domaine communal en décembre 2019 par Gilles Lanio, apiculteur à Kervignac et président départemental et national de l’Union Nationale des Apiculteurs de France (Unaf) après la signature d'une convention avec la mairie de Locmiquélic.

coll. N. Le Magueresse.

Il y a aujourd'hui 8 ruches sur la commune et plusieurs dizaines de milliers d'abeilles sont au travail dans les jardins et les espaces naturels à Locmiquélic et ses alentours.

 

Pollinisation assurée. C'est tout bon pour la biodiversité dont elles sont un maillon essentiel !

Et bientôt du bon miel ! Hummm !!!

Publié dans vie locale, flore et faune

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