à la Saint-Jean : légende autour du feu ...

Publié le par Marylis Costevec

Nous vous l'avons souvent dit : quand on s'intéresse au passé on n'a jamais fait le tour d'une question ! Nous découvrons sans arrêt des éléments qui précisent des études que nous avions cru boucler !

Aujourd'hui, c'est une vraie pépite que nous avons trouvée dans un journal de 1895 (Le phare de Bretagne, du 25 juin). Cet article nous raconte une légende qui nous était inconnue, une légende qu'on entendait chez nous, il y a bien longtemps  à propos des feux de la Saint-Jean, une légende qu'on aurait bien aimé intégrer à l'article que nous avons écrit dans le dernier numéro de "c'était hier ", la revue du Comité d'Histoire de Locmiquélic !

 

Découvrez-la !

 

En cette année 1895, en revenant du Kernével, le chroniqueur du « PHARE DE BRETAGNE », a vu s’élever les flammes des feux de la  Saint-Jean sur toutes les côtes de Riantec, de Locmiquélic, de Larmor et de Ploemeur.

A cette occasion, il rappelle cette légende que l’on racontait « dans les terres, où les vieilles mœurs se sont mieux conservées qu’ailleurs, grâce au génie particulier de la race (sic) » :

« La croyance est que les morts qui rôdent la nuit par les campagnes viennent se chauffer autour des cendres. Les morts ont toujours froid ; ils cherchent à se réchauffer, et l’on jette  à leur intention dans le feu des pierres qui conserveront leur chaleur une partie de la nuit. Les morts les disposent en rond, s’y asseyent et devisent tout une nuit, joyeusement, en oubliant leurs peines.

Quand le coq gris chante, ils se lèvent subitement et dispersent les pierres qui leur ont servi ; quand le coq rouge claironne à son tour, ils disparaissent en bénissant les membres de leur famille qui ont conservé leur souvenir, et leur témoignent une religieuse pitié. »

 

 

Et le chroniqueur de se désoler parce que (déjà ! ndlr) les traditions se perdent :

L’esprit n’y est plus. Ce sont les enfants qui, pour l’avoir entendu dire par les grands-pères, veulent à leur tour célébrer la fête. Les grandes personnes haussent les épaules et ricanent et le garde-champêtre survient […]

Déjà hors-la-loi, ces feux ?

NB : D'après Anatole le Bras, le coq blanc et le coq gris seraient des écervelés qui chantent à tort et à travers et n'annoncent pas le lever du jour. On ne peut se fier qu'au chant du coq rouge.

https://books.google.fr/books?id=ouEMCwAAQBAJ&pg=PT40&lpg=PT40&dq=le+coq+blanc,+le+coq+gris+et+le+coq+rouge+l%C3%A9gende&source=bl&ots=dZm_52rKRi&sig=ACfU3U06jdyNmqUp1T05ytXszSrEO8BJsg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwi1ktyns4zqAhVNrxoKHcYUDwsQ6AEwE3oECAcQAQ#v=onepage&q=le%20coq%20blanc%2C%20le%20coq%20gris%20et%20le%20coq%20rouge%20l%C3%A9gende&f=false

 

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