A propos du passage de Sainte-Catherine

Publié le par Marylis Costevec

Il n'y a rien de tel qu'une grande marée pour découvrir les dangers de la navigation dans le rade de Lorient. Bien sûr, c'est à marée basse que le spectacle est intéressant, à défaut d'être beau (quoique...).

marée très basse à la pointe du Bigo

Ce dernier week-end (17, 18 et 19 octobre 2020), le coefficient est monté jusqu'à 115, découvrant largement les vasières, les bancs et les écueils qu'il vaut mieux savoir contourner. Et certains bateaux amarrés aux pontons du port de plaisance se sont retrouvés la quille dans la vase, obligés d'attendre le flot qui les berce habituellement.

l'entrée de la rade vue de Locmiquélic (19 oct. : marée basse, coeff 111 )

Nous nous sommes plus particulièrement intéressés au passage de Sainte Catherine. Pas de doute, la vedette qui l'emprunte aujourd'hui effectue le même trajet que celui qui était représenté sur les cartes du XVIIIème siècle. Elle passe entre le banc appelé banc de Sainte Catherine (ou banc de Saint-Michel selon les cartes que nous avons pu trouver) et la balise de Pengarne (Pengarin sur la carte ci-dessous, appelée aussi parfois "chapeau quintré" ou "quintrec"). Aujourd'hui on voyait bien les écueils qu'elle signale et qui sont le plus souvent recouverts.

 

le sillage de la vedette nous montre bien le passage entre le banc de Sainte-Catherine et Pengarne
On voit bien l'écueil signalé par Pengarne

Et nous nous sommes pris à imaginer comment c'était du temps des Romains. Il paraît que le niveau de la mer était alors inférieur d'un mètre ou deux et qu'un niveau proche de celui d'aujourd'hui n'a été atteint à nouveau qu'au XIème siècle.

Allez, il faut effacer la glacière et la base, les réservoirs, les silos et les quais maçonnés, imaginer les embarcations de l'époque et leurs occupants payant leur passage et jetant quelques pièces et offrandes aux dieux du fleuve qu'ils craignaient ou aux nymphes qu'ils vénéraient ...

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