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Ne pas confondre LOCMIQUELIC et LOCMIQUELIC !

Publié le par Marylis Costevec

être ou ne pas être à LOCMIQUELIC

Cette dénomination n'a pas toujours désigné le même territoire. Les limites actuelles de la commune ne datent que de 1959. Jusqu’en 1899, LOCMIQUELIC est un village de pêcheurs qui fait partie de la commune de Riantec comme Nézenel et Kerderff, situés eux aussi en bordure de la rade de Lorient. Ces villages voient leur population augmenter considérablement dans la seconde moitié du XIXème siècle. Il est décidé dès 1897 de créer une section électorale dotée d’un bureau d’état-civil qui élira ses propres conseillers municipaux. C’est entériné en 1899. La section de LOCMIQUELIC, du nom du plus gros village, est délimitée par la route qui relie Port-Louis à Hennebont, des remparts extérieurs (encore visibles avenue de Kerzo à Port-Louis) jusqu'aux Quatre chemins.* A partir de 1905, cette section demande son indépendance. Elle ne l’obtient qu’en 1919 après de nombreuses péripéties*. En 1919, la nouvelle commune de LOCMIQUELIC n’a pas les mêmes limites que la section de LOCMIQUELIC qui existait précédemment. Kervern et Sterville y ont été intégrés. En septembre 1959, un arrêté préfectoral rattache le village de Kerbel à la ville de Port-Louis après plusieurs années d'enquêtes, discussions et tractations.

Les habitants des plus petits villages de la section électorale puis de la nouvelle commune (Kerderff, Nézenel, etc…) continuent cependant à se différencier comme du temps où ils étaient Riantécois. Ils disent qu’ils vont à Locmiquélic à la messe, faire leurs courses ou visiter parents et amis et ceci de façon naturelle et courante jusque dans les années 60 et 70. Pour eux, Locmiquélic désigne toujours l'ancien village. Ils n’habitent pas à Locmiquélic mais à Pen Mané, Nézenel ou Kerderff d’autant plus que ces villages sont géographiquement séparés, distincts. Petit à petit, avec les nouvelles constructions, ils finiront par se rejoindre et le territoire appartenant aux villages originels deviendra difficile à appréhender. Aujourd’hui, la plupart des habitants admettent habiter à Locmiquélic mais on trouve encore quelques irréductibles qui refusent cette intégration en affirmant : « Pen Mané, ce n’est pas Locmiquélic ! »

*d'après étude de la liste électorale de 1911 (ADM, 1M cir. 27). *Pour le déroulement complet des opérations de scission, voir C’était hier N°3 ou Hors série N° 2. (http://leminahouet.free.fr/)

Les limites de Locmiquélic au fil du temps ( L = le village originel)

Les limites de Locmiquélic au fil du temps ( L = le village originel)

Publié dans Locmiquélic, histoire

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En 1916, on attendait le facteur ...

Publié le par Marylis Costevec

En 1916, on attendait le facteur ...

Le facteur

Carte postale, signe de vie

Vous avez sans doute, comme Claudine, au fond d'une malle ou d'une armoire, une de ces cartes postales jaunies écrite pendant la Grande Guerre par quelqu'un dont vous ne savez rien ou pas grand chose.

Ce qui est écrit vous semble sans doute sans grand intérêt : quelques formules toutes faites qui disent qu'on est en bonne santé et qu'on espère que le destinataire l'est aussi.

Et pourtant, ces petits cartons étaient attendus avec angoisse par les familles car ils étaient la preuve que l'être cher était toujours vivant. Envoyés très régulièrement, ils étaient le lien en ces temps difficiles.

Les soldats ne devaient donner aucune indication sur les opérations militaires passées ou futures ou alors la carte n'était pas transmise par le vaguemestre qui filtrait, envoyait et distribuait le courrier des soldats.

Ernest Pérochon nous décrit l'attente d'un père dans un roman paru en 1922* :

" Seul, le vieux Bernou se tenait accolé à la muraille de son écurie, dans une petite encoignure.

Lui aussi attendait le facteur. Depuis deux mois son fils ne donnait pas de nouvelles ; personne n'espérait plus parmi les siens, ni sa femme, ni sa bru, ni ses filles ; mais lui, à cause d'un permissionnaire qui lui avait conté des choses surprenantes, il attendait toujours. Chaque matin,quand le facteur arrivait vers lui, il s'avançait un peu. L'autre disait simplement :

- Rien ! "

Une situation probablement plus fréquente qu'on ne le pense. Il n'était pas toujours possible d'identifier les soldats tués ni de savoir qui avait été fait prisonnier. Alors, tant que l'avis de disparition n'avait pas été suivi d'un avis de décès, on espérait un signe de vie ...

* PEROCHON, Ernest, La parcelle 32, ed. Plon, 1922.

Publié dans La Grande guerre

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Alexandre ou Jean Marie Georgeault ?

Publié le par Marylis Costevec

A Locmiquélic, vous savez tous qui fut Jean Marie Georgeault. Il dirigea l’école publique de garçons jusqu’à sa mort à l’âge de 60 ans, le 29 novembre 1917. L’école porte son nom. Aussi, nos lecteurs ont-ils été fort surpris de le voir prénommé Alexandre dans la dernière publication du Comité d'Histoire de Locmiquélic. Il a en effet fait partie, avec Jean-Louis Danic de la commission syndicale de 1911 chargée de donner son avis sur le projet de scission après consultation de la population. Un examen attentif du document reproduit page 38 du hors -série N°2 montre que nous n’avons pas fait d’erreur.

Alors, Jean Marie ou Alexandre ? Eh bien, les deux, tout simplement ! Son acte de décès dans les registres d'Etat-Civil de Locmiquélic prouve qu’il s’appelait officiellement Jean Marie, Alexandre Georgeault. Mais de très nombreux documents (articles de presse, bulletins de vote, etc …) et l’annonce de ses funérailles nous prouvent qu’on l’appelait communément Alexandre.

Plus personne ne semble s’en souvenir.

Quant à savoir pourquoi on a choisi le prénom Jean Marie plutôt qu’Alexandre quand on a nommé l’école, c’est une autre histoire …

Vous pouvez vous procurer le hors -série N° 2 chez Hourdé- Bellour ou chez Eden Flor dans la Grand rue à Locmiquélic.

Publié dans Personnages

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