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lettres d'amour

Publié le par Gérard OUDART

Cet article est reposté depuis Modeste Poilu..

Lettre du 27 avril :

Après les violettes, les pensées et ... les cancans .

Il est très émouvant de relire la correspondance que MODESTE*, un très jeune poilu échangeait avec sa fiancée. Nous avons envie de partager avec vous les courriers les plus révélateurs de l'expression des sentiments à l'époque.

Modeste commence toutes ses lettres par le formules traditionnelles qu'il a dû apprendre à l'école même s'il y introduit parfois de légères variantes. Beaucoup de missives ne contiennent que très peu d'informations. Il s'agit juste de donner signe de vie et d'assurer sa fiancée de son amour.

Merci à Gérard Oudart qui publie les lettres de son ancêtre.

* Modeste Mauduit est un sabotier sarthois, fils de sabotier. Il est incorporé en janvier 1916 au 5 ème R.I. (Régiment d'Infanterie). Sa fiancée; Emma, fille de sabotier, est couturière.

 

Dans cette lettre

 

 

du vendredi 27 avril :

pensées et cancans

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

oooooooooooooo

OOOOOOOOOOOOOOOO

Dans cette lettre du vendredi 20 avril :

romance et espoir

Dans cette lettre du 18 février :

cafard après la perm. :

Publié dans La Grande guerre

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Pauvres cloches !

Publié le par Marylis Costevec

3 cloches à Locmiquélic.

Le silence des cloches

Vous êtes-vous rendu compte que les cloches étaient muettes en ce Jeudi Saint comme chaque année au temps de Pâques ?

Les cloches nous servent d’alibi pour nous adonner sans vergogne à la gourmandise le dimanche de Pâques mais qui s’apercevra aujourd'hui de leur silence ? Qui les écoutera dimanche matin lorsqu’elle chanteront à toute volée : « Christ est ressuscité ! Christ est ressuscité ! » ? Quels enfants s’imagineront encore qu’elles reviennent de Rome en semant des œufs, des poules ou des lapins en chocolat ?

Alors qu’elles ont, des siècles durant, rythmé la vie des paroissiens et des mécréants, ceux qui comprennent encore leur langage deviennent de plus en plus rares. Il y a belle lurette qu’on ne récite plus l’ave Maria comme les paysans peints par Millet lorsque, 3 fois par jour, elles sonnent l’Angelus. Ceux qui se figent encore en entendant les glas sont de moins en moins nombreux. Les cloches n’annoncent plus les incendies, ne tentent plus de chasser les nuées orageuses. On va jusqu’à leur en vouloir de nous indiquer l’heure, surtout la nuit. Si elles persistent à appeler les croyants à la messe, ils ne sont sans doute que quelques-uns à attendre leur appel ...

Le monde est devenu si bruyant qu’elles deviennent de plus en plus inaudibles !

Joyeuses Pâques !

Dimanche, en faisant la chasse aux œufs ou en dégustant vos chocolats, prêtez l’oreille. Ecoutez Marie-Jeanne, Radegonde et Catherine carillonner dans le clocher de notre église. Régalez-vous et n’oubliez pas de remercier les cloches, toutes les cloches …

 

JEAN-FRANÇOIS MILLET, l' Angelus (Musée d'Orsay,1857-1859,huile sur toile, 55.5 x 66 cm)

JEAN-FRANÇOIS MILLET, l' Angelus (Musée d'Orsay,1857-1859,huile sur toile, 55.5 x 66 cm)

Publié dans fêtes calendaires

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Notre cousin le poète

Publié le par Marylis Costevec

 

Jean Pierre Calloc'h.

 

Jean Pierre Calloch né à Groix le 21 juillet 1888 est mort le le 10 avril 1917 à Cerizy dans l'Aisne .

Sa mère (Marie Josèphe Le Glouahec) était native du village de Locmiquélic. C'était notre cousin ! Il était fils de pêcheur et la vie qu’il décrit était aussi celle de nos ancêtres. Sa mère cultivait un lopin de terre à Groix. Son père périt en mer alors qu’il avait 14 ans.

 

photo extraite du recueil de poèmes :

Ar en deulin ...

(source : gallica.bnf.fr)

 

Breton d'abord !

Jean Pierre Calloch avait obtenu le baccalauréat ès lettres en 1905 au séminaire de Vannes mais, en bon défenseur de l'identité bretonne, il avait choisi d’écrire dans sa langue maternelle répétant volontiers : « N’en don ket Gall evit ur blank. » (Je ne me sens pas français pour un sou.). Il mourut pourtant au champ d'honneur le 10 avril 1917, donnant sa vie pour la Patrie.

Nous vous proposons quelques strophes d'un poème écrit sur le front :

Me zo ar Gedour bras en a sav war ar c’hleuñ,

Goût a ran petra on ha me oar petra ran :

Ene Kornog, he douar, he merc’hed hag he bleuñ

Holl gened ar bed eo, an noz-maña viran.

 

Je suis le grand Veilleur debout sur la tranchée,

Je sais ce que je suis, je sais ce que je fais,

L’âme de l’Occident, sa terre, ses filles, ses fleurs

Toute la beauté du monde, je la garde cette nuit.

 

Voilà aussi les trois premières strophes de son poème le plus connu avec un essai de traduction qui respecte le rythme du texte breton.
 Jean Pierre Calloc'h, Ma zo ganet e-kreiz ar mor (traduit par Marylis Costevec)

Jean Pierre Calloc'h, Ma zo ganet e-kreiz ar mor (traduit par Marylis Costevec)

Le poème a été mis en musique.

Pour l'écouter interprété par Yann-Fanch Kemener, cliquez sur le lien :

Publié dans Personnages

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Le message des cloches en 1917

Publié le par Marylis Costevec

 

Le 8 avril 1917, c'était Pâques.

Dans la tradition catholique, pour expliquer le silence des cloches les 3 jours qui précèdent le dimanche de Pâques, on a longtemps raconté aux enfants que les cloches s'en allaient à Rome se faire bénir par le pape. 

En cette année 1917, alors que l'Amérique vient de rentrer dans la guerre*, elles sont chargées d'un message autrement plus important qui est rapporté par le Nouvelliste du Morbihan* le 7 avril, dans un article que nous avons retranscrit :

"A l’église Saint Louis

Nos cloches ont, suivant la délicieuse légende, pris le chemin de Rome pour faire leur retraite pascale à la basilique de Saint Pierre et se retremper à la source de la foi et de l’Espérance. Elles diront au chef de la chrétienté, sans nul doute, les prodiges de vaillance de nos soldats, la haute tenue morale et la générosité de leurs chefs, le splendide élan des uns et des autres, les héroïques dévouement de tous, et aussi, hélas ! les agonies de ceux qui sont morts pour la France et la cause sacrée du droit, de la justice et de la liberté, les atrocités commises par les Barbares, leurs pillages, leurs assassinats, leurs ignobles brutalités …

Elles carillonneront demain, revenues dans leurs clochers (…). Elles nous annonceront qu’une puissance de plus, l’Amérique, s’est rangée du côté du côté du droit et de la civilisation ; elles diront que nos soldats foncent dur sur le Boche qu’il faut définitivement bouter hors de France ; elles consoleront bien des cœurs endoloris, comme le fut celui de la Vierge, à pareil jour, il y a près de deux mille ans, sur le Golgotha.

(…)"

Un petit aperçu du message de l'église en ces temps difficiles où les sanctuaires sont très fréquentés ...

* Les Etats Unis se sont engagés dans la guerre le 6 avril 1917.

* Le Nouvelliste du Morbihan était beaucoup lu à Locmiquélic. Voir à ce sujet notre article " Que se passait-il à Locmiquélic, il y a 100 ans ?"

coll. particulière.

coll. particulière.

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Joyeuses Pâques ! -----------------------------

Publié le par Marylis Costevec

Pâques en 1917 ...

Pâques en 1917 ...

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Vous l'avez certainement deviné. Cette carte a été envoyée pendant la Grande Guerre. Est-ce un poilu qui l'envoie à sa fille ?

Cela se pourrait. Le message adressé à Raymonde et daté du 7 avril 1917 est court :

" Bons baisers de ton papa. Embrasse bien Maman, Mémée, Germaine et Léonce ".

                                                                                            Signé : Léonce

Il semblerait bien que chacun des enfants ait reçu une carte ...

Que sait-on des fêtes de Pâques en 1917 ? Le Nouvelliste du Morbihan évoque une importante fréquentation des offices religieux à Lorient et à Vannes. A Lorient, on se presse tous les jours pour écouter les sermons de l'abbé Lucas à l'occasion du carême.

Et sur le front ?

A ce sujet, nous vous transcrivons la page du journal de guerre de Loeiz Herrieu, originaire du pays de Lorient et fervent pratiquant :

" Nous allons entendre la messe à la cathédrale de Soissons, l'un des plus beaux édifices de style gothique ogival. Elle a été bien abîmée par l'artillerie ; moins cependant que celle de Reims. C'est dans la grande sacristie qu'on célèbre les offices depuis le début de la guerre, mais l'aumônier de la Division a demandé au curé l'autorisation d'officier aujourd'hui dans la grande nef. La musique de la Division est également présente. L'église est presque pleine de soldats. Après la messe, le curé-archiprêtre nous a remercié d'être aussi nombreux. "Voici,  dit-il, vingt ans que je suis à Soissons. Jamais encore je n'avais vu autant d'hommes en même temps dans mon église. (...)"*

Les soldats ont voulu renouer avec Dieu au moment de risquer leur vie pour la Patrie ?

"Faire ses Pâques" fait partie des obligations pour les catholiques (se confesser et communier une fois par an est le minimum requis. Le temps de Pâques était souvent choisi pour cela.)

* Loeiz HERRIEU, Le tournant de la mort, traduit du breton et édité par Daniel Carré en 2014.

 

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Les maires de LOCMIQUELIC

Publié le par Marylis Costevec

Philippe Berthault, 

10ème maire de Locmiquélic a été élu en 2020.

Avant lui, la commune  créée en 1919 par distraction de la commune de Riantec a été administrée successivement par :

  • - Jean Louis Danic (1919- 1920)

  • - Jules Le Bourdiec (1920- 1931)

  • - Joseph Le Garff ( 1931-1934)

  • - Emmanuel Le Visage (1935- 1945)

  • - Joseph Guillemoto (1945-1947)

  • - Emmanuel Le Visage à nouveau ( 1947 - 1969)

  • - Louis Le Scouarnec (1969-1983)

  • - Francis Pahun (1983 - 2001)

  • - André Le Roux ( 2001-2014)

  • - Nathalie Le Magueresse (2014- 2020)

 

Pour l'heure,

le Comité d'histoire a publié

la biographie de Jean Louis Danic ;

On y parle aussi de l'élection  et des actions de

Jules Le Bourdiec et Joseph Le Garff 

ainsi que de l'élection d'Emmanuel Le Visage.

 

 

 

 

 

 

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Opération sauvetage, SNSM/pompiers de Port-Louis

Publié le par Marylis Costevec

Deux hommes à la mer

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Souvenez-vous ... Deux hommes s'étaient jetés à l'eau le dimanche 26 mars 2017, ce jour où on avait mis le feu  à OBELIX, le bateau-école amarré au bout du ponton de Sainte Catherine à Locmiquélic.

Voici aujourd'hui les images du sauvetage des personnes ...

 

 

Reportage en images

 

On a vu deux personnes sauter à l'eau pour échapper à la fumée et la chaleur.

Sauve qui peut !
Sauve qui peut !

Sauve qui peut !

Aussitôt, un canot pneumatique arrive à proximité ... Les sauveteurs se jettent à l'eau pour porter les premiers secours.

Spectaculaire !

Les sauveteurs sont là !
Les sauveteurs sont là !
Les sauveteurs sont là !

Les sauveteurs sont là !

Les victimes sont installées sur des brancards que l'on va hisser sur le canot de sauvetage. Direction le quai ...

Opération sauvetage, SNSM/pompiers de Port-Louis
Opération sauvetage, SNSM/pompiers de Port-Louis
Opération sauvetage, SNSM/pompiers de Port-Louis
Opération sauvetage, SNSM/pompiers de Port-Louis

 

Les pompiers vont pouvoir continuer les soins sur le trottoir ou dans l'ambulance.

Opération sauvetage, SNSM/pompiers de Port-Louis

Mission accomplie !

Merci pour cette belle démonstration.

 

Opération sauvetage, SNSM/pompiers de Port-Louis
Opération sauvetage, SNSM/pompiers de Port-Louis

Pour voir l'exercice

"départ de feu dans le port",

cliquer sur le lien ci-dessous :

Les caméras de TF1

ont filmé l'événement.

pour voir leur reportage,

cliquer sur le lien ci-dessous :

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Humour en temps de guerre ...........................

Publié le par Marylis Costevec

Rire jaune ?

En 1917, avec la guerre dont on ne voyait pas le bout on n'avait pas vraiment le coeur à rire.

Le Nouvelliste du Morbihan publiait pourtant régulièrement des "blagues" sous le titre "Le mot de la fin".

Comme cette carte postale, elles évoquaient souvent la guerre en prenant le parti d'en rire.

Celle du 1er avril 1917 est un jeu de mots :

"On nous signale que le dernier succès de nos amis les Anglais seraient dus, en grande partie, aux fameux tanks dont ils font un usage abondant.

Tout vient à Tank à qui sait attendre "

Difficile de savoir si nos ancêtres les Minahouets* goûtaient ce type de plaisanteries.

1917, c'est aussi l'année où les marchandises commencent à manquer sérieusement. Mais parfois, à quelque chose malheur est bon.

Le 1er mars, la scène se passait à l'école :

" M'zelle, M'zelle ... Pour économiser l'encre et le papier, est-ce qu'on ne pourrait pas supprimer les devoirs 2 jours par semaine ?"

On se console en se disant que les Allemands souffrent encore plus des privations et on s'en réjouit :

" En Bochie,

- Dis-moi, Lisbeth, ton fiancé te fera-t-il un cadeau pour tes oeufs de Pâques ?

-Oh ! Voui ! Il m'a promis un kilo de pommes de terre."

le 13 mars, nous avons relevé une blague dont on entend encore une version de nos jours :

"Pourquoi les Français et les Anglais marchent-ils si bien ensemble ?

- Parce qu'ils se tiennent par la Manche."

Nous terminerons par cette bonne vieille plaisanterie un tantinet machiste valable en temps de guerre comme en temps de paix. Elle amuse encore parfois de nos jours, hélas !

"Un bain de pied à la moutarde pour monsieur.

- Il est malade ?

- Pas encore; mais je vais lui présenter bientôt les notes de ma couturière ..."

Mais ... depuis quand la fait-on celle-là ???

 

* "Minahouets" est le surnom collectif des habitants de Locmiquélic.

 

 

 

Publié dans La Grande guerre

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