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Poisson d'avril ou oeufs de Pâques ...

Publié le par Marylis Costevec

LA DATE DE PÂQUES

comme autrefois

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Cela ne vous a pas échappé. Cette année Pâques tombe le 1er avril. Un jour de moins pour s'amuser ! Ce n'était pas arrivé depuis 1956. Et la prochaine fois ce sera en 2047.

Cela c'est pour les catholiques parce que, cette année, les orthodoxes fêteront Pâques le 8 avril.  La Pâque juive, c'est le 31 mars.

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Vous lirez partout que depuis le Concile de Nicée (an 327), les catholiques fêtent Pâques le premier dimanche qui suit la première pleine lune après le 22 mars. En conséquence, on fête Pâques au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril.

En réalité, le calendrier liturgique ne suit pas toujours le calendrier astronomique et la date de Pâques est fixée selon une formule un tantinet compliquée.

Aujourd'hui, quand on cherche l'info, il suffit de quelques clics et hop ! Le logiciel fait le calcul ...

 

Une carte envoyée par un soldat à son fils en 1917
Pâques 1917 : 8 avril.

Autrefois, il fallait prendre le crayon et faire un certain nombre d'opérations !

Vous voulez essayer ? C'est parti :

"Divisez par 19, par 4 et par 7 le millésime de l’année considérée et appelez respectivement 1er reste, 2ème reste, 3ème reste, les restes de ces 3 opérations.

Ajoutez au nombre 23 dix-neuf fois le premier reste ; divisez le résultat par 30 et appelez 4ème reste le reste de cette division.

Ajoutez au nombre 4 deux fois le second reste quatre fois le troisième et six fois le quatrième.

Divisez le résultat par 7 et appelez cinquième reste le reste de cette division.

Cela fait, additionnez le quatrième et le cinquième reste. Vous aurez le nombre de jours qu’il faut compter après le 22 mars pour arriver au dimanche de Pâques. Toutefois, si la date ainsi trouvée est le 26 avril, il faut retrancher 7 jours.

Cette règle, telle quelle, est relative au dix-neuvième siècle. Elle est applicable jusqu’en 1900. Pour les deux siècles suivants, il faudra remplacer les nombres vingt- trois et quatre par les nombres vingt-quatre et cinq."*

 

Pigé ? 

Vous avez bien remplacé 23 par 24 et 4 par 5 ?

Oui ? Alors, dites-nous la date de Pâques en 2025 …

 sans tricher ! Interdiction de vous servir d’internet !!!

 

* Le Nouvelliste du Morbihan, 6 avril 1899.

 

 

 

 

Publié dans fêtes calendaires

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Avant-dernière foire de Pâques avant la guerre ...

Publié le par Marylis Costevec

Voilà quelques temps que nos ancêtres ne vous ont pas emmenés à Lorient.

Que diriez-vous vous d’aller faire un tour à la foire de Pâques en 1913 ? Dépaysement assuré …

Allez, on ferme les yeux et on prend le vapeur à Pen Mané avec Joseph, Sophie et leurs plus jeunes enfants, Mélie et Eugène. C’est parti !

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 Fête foraine et foire de Pâques à Lorient en 1913

 

Cette année-là, Pâques est arrivé de bien bonne heure. Le 23 mars ! Ce n’était pas arrivé depuis 1856 et cela n’arrivera paraît-il pas avant 2285 !

Ce jour-là, la famille C. est restée à Nézenel. Sophie, Mélie et Eugène ont tout de même affronté les éléments pour aller à la messe à l'église Saint Michel.

Mais lundi, ils ont mis leurs habits du dimanche pour aller à Lorient. Ils étaient bien serrés sur la vedette.

"La semaine sainte s’acheva comme souvent on l’a constaté, par un temps maussade, triste, froid, pluvieux, qui déchaîna même le samedi saint une violente tempête. Le jour de pâques lui-même, surlendemain du printemps, ne fut guère épargné, ce qui n’empêcha nullement les fidèles d’emplir les nefs trop étroites pour les contenir tous.

Mais le lendemain, lundi, jour de joie populaire, fut un réveil du gai soleil et, de tous les trains, de tous les bateaux, des flots mouvants de cousins et cousines, aux costumes plus coquets les uns que les autres, débarquèrent sur la plaine et la place Jules Ferry."

On venait de Pont-Scorff, Plouay, Hennebont, Quimperlé et, bien sûr, de Riantec, Locmiquélic, Port-Louis et Gâvres et peut-être de plus loin …

"Et on ne s’y ennuya pas à la foire de Lorient, qui n’avait jamais vu autant de baraques.

On acheta des bonbons chez Zira, des gaufres chez Ricordel, des gâteaux et des sucreries un peu partout. On grimpa sur les chevaux de bois, on passa dans le tunnel, on dansa au bal dijonnais Debiesse, on frémit en voyant les dompteurs de chez Coudol jouer avec les lions et les lionnes qui n’avaient pas l’air endormis.

On fit le tour du monde au musée Terrot, on alla applaudir les trois cinémas Kétorza, Watrin et Brocard.

La foule ne cessa de stationner devant le théâtre Carmelli (…), cependant qu’à l’intérieur les numéros les plus sensationnels faisaient rire aux larmes, palpiter d’émotion, même passer quelques frissons d’angoisse avec les expériences de spiritisme du commandeur Pietro.

 

Avant-dernière foire de Pâques avant la guerre ...

Le cirque de la place Jules Ferry fit aussi salle comble, et quant aux attractions Lhoest : toboggan, roue joyeuse et tonneau magique*, ils durent faire le maximum …

Le théâtre des marionnettes Monnoyeur a attiré les enfants, qui ont bien ri aux ébats de ses acteurs articulés."

Les dames, même les plus économes ont tenté leur chance à la loterie et les messieurs ont voulu vérifier s’ils savaient toujours tirer à la carabine.

 

Et la foire aux bestiaux ?

Sophie n'a pas eu envie d'y aller. Elle allait acheter son petit cochon à la foire de Locmiquélic le 21 avril, comme d'habitude*.

Mais Mélie lui a lu le journal  : Le mercredi 26 mars,  il y a eu beaucoup de monde  sur l’avenue du Faouédic. Vendeurs et acheteurs de bestiaux sont venus nombreux des campagnes environnantes. 300 bêtes à cornes, 700 porcs et un grand nombre de chevaux furent exposés.

coll. privée, D. R.

 

Une belle foire ! Elle regrette un peu d'être restée à la maison mais elle a tant à faire ....

 

 

Retrouver l'ambiance de la foire en cliquant sur le lien ci-dessous (foire de Quimperlé en 1927)

*Nous n'avons pas encore trouvé d'infos sur ces attractions. Si vous en savez plus, n'hésitez pas à nous le dire.

* Le Comité d'histoire a publié un article sur l'élevage du cochon dans "C'était hier N° 9"

source : Le Nouvelliste du Morbihan 23 et 27 mars 1913.
images  : Les jeux du cirque et la vie foraine / par Hugues Le Roux... ; ill. de Jules Garnier 

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18 mars 1871 : Début de la commune de Paris

Publié le par Marylis Costevec

Une femme et une chanson

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Par Inconnu — File:Louise Michel2.jpg, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=31175593
Louise Michel (par inconnu)

 

En cette date anniversaire qui marque le début d'une révolution qui a marqué les esprits par la répression sanglante dont elle fut l'objet*, nous tenons modestement à rappeler le nom d'une femme qui y participa activement : Louise Michel qui sera déportée en Nouvelle Calédonie.

La chanson que l'on associe le plus souvent à cette période de l'histoire est " Le temps des cerises" que Jean Baptiste Clément composa en 1866, bien avant les événements qu'elle nous rappelle.

Nous vous invitons à lire et écouter une chanson moins connue mais directement inspirée par "la commune" écrite en 1886 :

"ça n'empêche pas, Nicolas ..." d'Eugène Pottier :

 

* 30 à 50 000 fusillés pendant la « Semaine Sanglante » qui s’achève le 28 mai, 40 000 prisonniers, 4000 déportés dont la plupart ne reviendront pas ...

On l’a tuée à coups de chassepot,
À coups de mitrailleuse
Et roulée avec son drapeau
Dans la terre argileuse.
Et la tourbe des bourreaux gras
Se croyait la plus forte.

Refrain
Tout ça n’empêche pas Nicolas
Qu’ la Commune n’est pas morte.
Tout ça n’empêche pas Nicolas
Qu’ la Commune n’est pas morte !

Comme faucheurs rasant un pré,
Comme on abat des pommes,
Les Versaillais ont massacré
Pour le moins cent mille hommes.
Et les cent mille assassinats,
Voyez ce que ça rapporte.

On a bien fusillé Varlin,
Flourens, Duval, Millière,
Ferré, Rigault, Tony Moilin,
Gavé le cimetière.
On croyait lui couper les bras
Et lui vider l’aorte.

Ils ont fait acte de bandits,
Comptant sur le silence.
Achevez les blessés dans leur lit,
Dans leur lit d’ambulance
Et le sang inondant les draps
Ruisselait sous la porte.

Les journalistes policiers,
Marchands de calomnies,
Ont répandu sur nos charniers
Leurs flots d’ignominie.
Les Maxim’ Ducamp, les Dumas
Ont vomi leur eau-forte.

C’est la hache de Damoclès
Qui plane sur leurs têtes.
À l’enterrement de Vallès,
Ils en étaient tout bêtes
Fait est qu’on était un fier tas
À lui servir d’escorte

C’ qui prouve en tous cas Nicolas,
Qu’la Commune n’est pas morte.
C’ qui prouve en tous cas Nicolas,
Qu’la Commune n’est pas morte !

Bref tout ça prouve au combattant
Qu’ Marianne a la peau brune,
Du chien dans l’ ventre et qu’il est temps
D’crier vive la Commune !
Et ça prouve à tous les Judas
Qu’si ça marche de la sorte

Ils sentiront dans peu nom de Dieu,
Qu’la Commune n’est pas morte.
Ils sentiront dans peu nom de Dieu,
Qu’la Commune n’est pas morte !

Ecrite en 1886  par Eugène Pottier sur l'air de T'en fais pas Nicolas de Parizot

Publié dans Histoire Nationale.

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