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Que se passait-il, il y a 100 ans à Locmiquélic ?

Publié le par Marylis Costevec

Fin juin 1918 ........

On commençait à tousser

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C’est à la fin du mois de juin 1918 que la région lorientaise commence à être touchée par l’épidémie de « grippe espagnole », une maladie vraisemblablement importée par les soldats américains et qui fera des ravages dans toute l’Europe.

 

Le Nouvelliste du Morbihan en fait état dans son édition du 10 juillet :

« Depuis une quinzaine de jours environ nous avons reçu de nombreuses informations  sur une étrange épidémie, qui n’est ni l’influenza, ni la typhoïde, ni même la fièvre des tranchées, bien qu’elle présente des symptômes communs à ces trois maladies.

Nombre de nos concitoyens en sont ou en ont été atteints. Nous ne croyons pas cependant que cette nouvelle maladie ait produit des victimes. En tous cas, elle est déjà baptisée « grippe espagnole ». Pourquoi ? Nous n’en savons rien et ce sera à nos éminents docteurs  en médecine de nous  renseigner sur ce point »

Locmiquélic n’échappe pas à la contamination. L’étude des registres d’état-civil montre en effet une mortalité anormalement élevée  dès le mois de juillet et ce jusqu’en mars 1919.

Le 9 août, on apprend que la maladie peut provoquer des pneumonies et on peut lire les conseils du docteur Horace Bianchon  pour éviter d’attraper le mal :

« On se défend de la grippe par les soins du nez et de la gorge, en s’abstenant de voir les malades, d’assister à de nombreuses réunions. On diminue les risques de pneumonie en se soignant sérieusement dès le début et aussi longtemps que possible. »

Les commerçants ne perdent pas le Nord : pour soigner la grippe, rien de tel qu’un bon grog ! Le 15 septembre, on remarque deux publicités :

« CONTRE LA GRIPPE : FINE BRETONNE, grande marque eau-de-vie de cidre … En vente partout »

« CONTRE LA GRIPPE : RHUMS ST Lucie, Tomsk, Dacci Darlington (54 degrés) etc. CADIC LEDELLIOU, rue Victor Massé Lorient Plouay Rue aux moutons Quimperlé, place St Michel ».

Le 3 octobre, un petit encart donne la posologie:

« Evitez la grippe en prenant matin et soir un verre de vieux RHUM ROBINSON » !

Est-ce que les marins ont droit à ces remèdes traditionnels ? Le journal ne le dit pas mais il informe que ceux-ci paient un lourd tribut :

« La grippe sévit dans les troupes de la marine où elle a fait depuis huit jours de nombreuses victimes. Les broncho-pneumonies grippales massives, presque foudroyantes, tuent malheureusement un assez grand nombre de jeunes marins.

(…) La population civile est à peu près à l’abri de la contagion jusqu’à ce jour. Les cas sont peu nombreux et les décès très rares en ville. (…) »

L’article donne de nouveaux conseils qui nous permettent d’avoir une idée des remèdes préconisés  à l’époque :

« (…) Lorsque l’on se sent pris de fièvre, de douleurs de tête, de reins, mal

de gorge, courbatures et frissons, il faut aussitôt se mettre au lit, bien se couvrir, prendre un peu de quinine, des boissons chaudes et surtout appeler son médecin.

Un point de côté, de l’oppression, une haute température indiquent une complication toujours grave.  (…)

On peut tenter d’aseptiser les fosses nasales et la bouche des malades et des personnes de l’entourage avec de l’huile goménolée au 1/10e et des inhalations ou gargarismes antiseptiques faibles. De l’air, une bonne alimentation et une propreté extrême sont de rigueur pour l’entourage des malades. (…) »

Rémi Chaudré qui a étudié en détail l’épidémie en Morbihan pense qu’au moins les deux tiers de la population du département auraient pu être touchés par la maladie.

Sur le monument aux morts de la commune de Locmiquélic figurent le nom de Rodolphe Allain décédé à Brest de suites de grippe le 18 février 1919, celui de Gustave Marie Quéré décédé de la grippe à Bordeaux le 30 août 1918, celui de Joseph Gahinet mort de broncho-pneumonie à Salonique le 9 septembre 1918, celui de Joseph Lemaire décédé à Bordeaux  le 23 octobre 1918 des suites de pneumonie …….

 

 

Et chez vos ancêtres ? La mémoire familiale a-t-elle conservé le souvenir de cet épisode de la Grande Guerre ? Racontez–nous !

 

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le 1er mai 1918 -----------------

On voit brûler

l'église de Port-Louis ...

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Ce 1er mai 1918, comme tous les soirs à 9 heures, on entend sonner le couvre-feu à l’église de Port-Louis ! Mais à 10 h15, c’est le sinistre son du tocsin qui résonne, faisant sortir les habitants des environs. Le feu a pris dans la sacristie de l’église de Port-Louis ! Le sacristain est remonté dans le clocher malgré la fumée pour alerter la population qui accourt pour prêter la main en faisant la chaîne car l’eau manque au centre de la ville. Les pompes de l’hôpital, de la citadelle et celle des pompiers ne suffisent pas.

« Les flammes lèchent de tous côtés les murs ; les plafonds, la toiture entière s’effondrent. Le clocher est atteint.

Le spectacle est à ce moment d’un grandiose tragique. Les flammes, libres de toutes entraves s’élèvent à une hauteur vertigineuse, éclairant toute la région de leur lueur rougeâtre. Elles s’échappent par les auvents du clocher. 

Soudain, un bruit sinistre domine toutes les rumeurs. Il est 11 heures. Ce sont les cloches, les 5 belles cloches qui tombent avec un fracas épouvantable, toutes rougies par le feu, s’écrasant sous le porche, au milieu d’un frisson d’angoisse de la foule …»*

Lorsque la pompe de l'arsenal de Lorient arrive, il est trop tard. Elle contribuera cependant à sauvegarder les maisons voisines.

 

L’église qui avait été construite entre 1657 et 1666 sera reconstruite à partir de 1921 et, seule,  la façade de style Renaissance pseudo-classique sera conservée

  • L’Ouest maritime, 3 mai 1918

 

ooooo

Sardines fraîches

et vie chère.

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Comme vous le savez sûrement, la sardine est un poisson capricieux qui arrive sur nos côtes plus ou moins abondante et plus ou moins tôt dans le courant du printemps.

En 1918, c’est le 1er mai qu’elle a fait son apparition sur les étals des halles de Lorient. Ses fraîches écailles faisaient monter l’eau à la bouche du chroniqueur du Nouvelliste du Morbihan :

 

« A la fraîche, à la sar…dine fraîche … Ce sont des sardines nouvelles : et c’est bien tentant, ces écailles encore toutes nacrées de leurs teintes originales mais dam – à 32 et même 36 sous la douzaine on y regarde à deux fois. Il est vrai que les sardines salées ou pressées ne se vendaient guère au-dessous. »

Tiens donc ! En 1918, on trouve encore de la sardine pressée ?*

Dans les foyers minahouets, on avait sûrement fait provision de sardines salées à la belle saison, bien serrées dans leurs caissettes en bois et on avait été bien contents de les trouver pendant l’hiver. Et ce printemps 1918 où la vie est si chère, on a sans doute préféré vendre les premières sardines pêchées pour se procurer d’autres victuailles !

Et, les retraités qui n’étaient pas au front devaient bien rapporter une petite godaille pour varier les menus. Mais que pouvaient-ils bien rapporter ?

A la poissonnerie, c’est « demi-marée » en ce 1er mai 1918 : « des merlans, de 6 à 15 sous, suivant taille ; des tacots à 8 sous ; une aiguillette menue 15 sous ; une belle jusqu’à 3 francs ; un congre 8 fr. ; une petite vieille 10 sous ; un ratillon* de 15 à 20 sous  un crabe de 8 à 18 sous ; les écrevisses deux tailles 6 et 12 sous les douze. »

Hé oui, « C’est encore, et plus, la vie chère. » et la pénurie de combustibles :

On ne trouve ni bois ni charbon : « En fait de bois, pas de quoi débourrer « la pipe à Thomas ». Et avec ça, on a suspendu la livraison de charbon de terre … »

Reste l’espoir ! 

« Mais … faut pas s’en faire, on en aura, de ça … et du reste. »

En attendant, vive la marmite norvégienne ! Vous ne connaissez pas ? Cliquez ci-dessous.

 

  • Source : le nouvelliste du Morbihan, 2 mai 1918.
  • * Les presses à sardines étaient nombreuses autour de Port-Louis à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème avant l’apparition des conserveries. Nous y avons consacré un chapitre dans le N° 2 de notre publication : « C’était hier … »
  • ratillon : petite raie de la taille d'une main.

 

 

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le 21 avril, c'était la foire aux cochons sur la muse :

On manquait de pétrole.

Au début de 1918, le pétrole est rationné. Les jours sont courts.  Si cela complique la vie de tous, c'est dramatique pour les femmes qui cousent pour l'armée. Elles ne peuvent plus travailler le soir. Un article du "Nouvelliste" qui nous informe sur la condition féminine pendant la Grande Guerre :

 

"Chronique locale

Sans lumière !

En 1918, le pétrole est rationné, les couturières doivent réduire leur production. Regard sur la condition féminine à l'époque.
lampe à pétrole

Le petit monde continue d’être privé de pétrole. Sans lampes, impossible de travailler le soir. Et les jours sont si courts. Que la vie soit hors de prix, soit. Il faut s’y faire : mais qu’on nous enlève les moyens de la gagner, c’est plus difficile à admettre. Nous continuons à recevoir  des lettres navrantes à propos de cette pénurie de pétrole : « Je suis veuve et j’ai quatre enfants à élever, nous écrit une ouvrière. Alors j’ai pris de l’ouvrage militaire. Il faut que, pour arriver à ne pas mourir de faim, je travaille douze heures par jour. Sans pétrole, je ne travaille que huit heures, ça me fait vingt-quatre sous de moins chaque jour*. Comment faire ? »

Ce cas, hélas, n’est pas isolé. Souhaitons que l’administration fasse l’impossible pour procurer à la population ouvrière la lumière qui lui est indispensable. Peut-être pourrait-on en diminuant un peu l’importation d’essence si souvent gaspillée par les riches, trouver un peu de fret disponible pour le transport du pétrole, qui ne sera jamais gaspillé par les pauvres. »

Les pauvres ouvrières ne peuvent même pas se rabattre sur les bougies, elles aussi rares et hors de prix. Dans le journal du 6 février, on apprend  que :

« La bougie elle-même, bien que de qualité inférieure, atteint des prix élevés et nous avons perdu l’usage de ces bonnes vieilles chandelles de résine, à la vérité bien ternes et fuligineuses, dont se contentaient pourtant les modestes ménages d’autrefois. »

*6 sous pour une heure de travail.  Avec cette somme, elle peut s’acheter un kilo de patates ou une livre d’oignons (Le Nouvelliste du 3 février, rubrique : le marché du samedi)

Il y avait de nombreuses couturières professionnelles à l'époque à Locmiquélic. Elles étaient donc concernées par ces restrictions.

En avez- vous entendu parler ?

 

 

 

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L'hiver est bien là !

Après une année 2017 exceptionnellement sèche et ensoleillée, vous êtes nombreux à déplorer la pluie et le vent qui règnent en maîtres en ce mois de janvier 2018.

Mais quel temps faisait-il ici il y a 100 ans ?

Consultez avec nous le journal* de l'époque :

Amzer brein ha fall amzer

(Temps pourri et mauvais temps)

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publié le 20 janvier 2018

En ce mois de janvier 1918, le temps maussade n’incite pas les pêcheurs à sortir. Les paysans de Plouhinec ou de Riantec ne sont pas nombreux à  emprunter le vapeur pour se rendre au marché de Lorient, que ce soit pour le "petit"marché du mercredi ou le "grand" marché du samedi. Seuls quelques chars à bancs passent de bon matin sur la route entre les Quatre Chemins et Pen Mané. Il est vrai qu’en cette saison, les cultivateurs n’ont pas grand-chose à vendre (tout juste du beurre, des oeufs,  quelques légumes : carottes, oignons, navets et choux ...).

Dans le journal on peut lire :

Mercredi 10 janvier1918 :

4 degrés au-dessous de zéro – le dégel d’avant-hier n’était qu’un trompe l’œil – avec accompagnement de neige, de grésil et de vent du nord, il a regelé cette nuit et plus que jamais, c’est dire si les cultivateurs se sont bien gardés de s’exposer à se casser les reins sur la route glissante pour offrir à nos concitoyens de plutôt maigres denrées …

Samedi 13 janvier 1918 :

Dernier jour de la dernière lune de l’an dernier. Il a dégelé, c’est sûr mais le temps n’en est guère meilleur. – une brume piquante nous tombe du suroît, congestionnant les visages, congelant les pieds, empâtant les routes et chemins d’une épaisse couche de boue. « Amzer brein » comme on dit chez nous …

Mercredi 17 janvier 1918 :

(…) Le vent a soufflé en bourrasque de telle manière que le bateau de Groix n’a pu partir qu’hier soir (…)

Mercredi  24 janvier 1918:

« Il a plu toute la nuit, et bien que le temps se soit singulièrement adouci, les routes étant bourbeuses à merci, peu de paysans ou maraîchers se sont dérangés pour venir nous voir ce matin.

Pour la même raison, les bateaux ne sont pas sortis (...)

Samedi 27 janvier 1918

(…) On est noyé dans le brouillard et la brume qui rendaient glissantes les routes et engorgeaient les poumons les plus aguerris (…)

 

Bref, un temps de saison !

Ceux et celles qui ne travaillent pas à l'arsenal ou à la poudrerie de l'île Saint Michel restent au coin du maigre feu (il faut économiser le bois) en attendant l'éclaircie. Il faut bien s'occuper du cochon*, préparer sa "bailhad". C'est aussi le moment de mettre le cidre en bouteilles (les paysans le livraient en fûts).

On coud, on raccommode, on tricote des bas et des chaussettes en pensant aux poilus qui pataugent dans la gadoue des tranchées ... On lit et relit leurs lettres. On prend la plume pour donner des nouvelles. On guette le facteur ...

Et on espère des jours meilleurs ...

 

* Le Nouvelliste du Morbihan
mauvais temps (côte du Loch à Locmiquélic)
Mauvais temps (côte du Loch à Locmiquélic) en 2018 comme en 1918 !

 

 

En mai 1917,

On avait eu trop chaud

(publié le 3 mai 2017)

 

L'hiver 1916 - 1917 avait été particulièrement froid et on avait manqué de bois et de charbon à cause de la guerre sous-marine.

Les denrées alimentaires de base commençaient aussi à manquer (la farine en particulier mais aussi le beurre et le sucre). Des restrictions étaient imposées.

Le mois d'avril particulièrement chaud et sec n'arrangeait pas la situation et on s'inquiétait pour les récoltes.

Nous  transcrivons l'article publié par le Nouvelliste du Morbihan le 5 mai 1917 :

"A part des pluies incessantes et glaciales au cours des premiers mois de l’année, à part de légères ondées entre le 6 et le 15 avril pas une goutte d’eau n’est venue depuis le 16 avril, rafraîchir la terre. Tout au contraire, la chaleur est caniculaire à certains moments et toutes les récoltes souffrent grandement de cette température véritablement anormale en cette saison. »

Si on craignait pour les pommes, on s'inquiétait surtout pour les pommes de terre qui "ne sortaient pas" ! Ces patates que jeunes et vieux, femmes et enfants avaient mises en terre partout où c'était possible (A Lorient, il y en avait dans les parcs et jardins publics, à la place des remparts, même là où la terre n'était pas très bonne !). *

Les aléas de la météo amplifient les problèmes en période de crise. Et en 1917, il y avait péril en la demeure. C'est dire si on scrutait anxieusement le ciel désespérément bleu !

A Locmiquélic, les murs du couvent prenaient le soleil.

Les propriétaires y cultivaient-ils des pommes de terre ?

Mystère ...

* Le Nouvelliste du Morbihan des 8 et 13 mai 1917

 

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On lisait le journal ...

(publié le 3 mars 2017)

 

Cette affirmation vous paraît peut-être aller de soi. Pourtant lire et écrire était une possibilité qui n’était acquise par tous les gens du peuple que depuis les lois scolaires de 1881 et 1882. La scolarité étant devenue gratuite et obligatoire, l’instruction se généralisa et les filles qui n’en bénéficiaient pas forcément auparavant y eurent enfin accès.

On peut considérer que pendant la Grande Guerre, une fraction relativement importante de la population était encore illettrée : les parents des époux de Locmiquélic ne savent généralement pas signer les actes de mariages encore en 1910. Cependant, dans toute les familles, les plus jeunes étaient en mesure de lire la presse et de rendre compte des informations aux plus âgés.

Le 16 décembre 1914, le Nouvelliste fait paraître une annonce demandant un « crieur pour la vente du Nouvelliste à Pen Mané, Locmiquélic, Riantec. Bon gain assuré ». La diffusion du journal a dû s’accentuer pendant la guerre puisque le 27 octobre 1918, c’est une famille qui est demandée « pour la vente du [journal] à Locmiquélic. Trois francs pour la soirée. » (Le journal, une seule feuille, est vendu 5 centimes. Il faut déjà en vendre 60 pour payer les vendeurs).

Celui du 3 mars 2017 est consultable sur le site des archives départementales*. Il donne surtout des nouvelles de la guerre et fait le point sur ce qui se passe sur tous les fronts (après les coupes effectuées par la censure, les citoyens ne sont probablement pas dupes.). Les infos locales parlent des soldats de la région lorientaise, nous renseignent sur les restrictions, donnent des conseils pour soigner la grippe, les hernies et les maladies de la femme (publicités !).

Pour se distraire ( ?) on peut lire l’épisode du feuilleton intitulé « Le secret du Taube vert, roman de l’avant-guerre et de la guerre européenne» par Claire de Neste. On est aussi invité à participer au pardon de Pont-Scorff qui promet d’être « plus recueilli que naguère. »

Journal de temps de guerre où l’on cherche peut-être fébrilement quelques raisons d’espérer …

 

*http://recherche.archives.morbihan.fr/archive/resultats/presse/n:21?RECH_complement=and&rech_titrepr=le+nouvelliste&rech_annee=1917&rech_mois=mars&type=presse

 

 

En 1916 ...

(publié en janvier 2016)

zones de pêche à pied

Dans les villages qui faisaient toujours partie de la commune de Riantec, on rencontrait surtout des femmes, des enfants et des hommes de plus de 50 ans. Presque tous les autres étaient « sous les drapeaux ». La vie, d’ordinaire difficile, l’était plus encore en raison de l’augmentation des prix.

La pêche aux moules.

Le journal du 8 janvier 1916 rendait compte de l’intervention de Jean-Louis Danic (qui deviendra, 3 ans plus tard, le premier maire de la commune). Au conseil municipal du 12 décembre 1915, il demandait que le préfet maritime lève « la suspension de la pêche des moules » sur le banc de Kervern pour « permettre aux femmes de pêcheurs de gagner quelques sous en ces temps de vie chère »

Appel à témoignages

Nos recherches sur la vie de ce personnage nous ont permis de reconstituer certains aspects de la vie de notre cité avant, pendant et après la Grande Guerre. Il reste beaucoup à faire : la mémoire de vos familles a peut-être conservé des souvenirs de cette époque, des lettres et des vieux papiers, des photos de poilus ou de marins. N’hésitez pas à nous en faire part. Merci à tous ceux qui nous aideront. Laissez-nous vos coordonnées (e-mail ou téléphone ou page facebook). Nous vous rappellerons. (http://leminahouet.free.fr/)

Publié dans La Grande guerre

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La fête du port à Sainte-Catherine - Locmiquélic

Publié le par Marylis Costevec

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Demandez le programme

vous pouvez le télécharger : lien ci-dessous

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Pour patienter :

revoir

l'édition 2016

et les animations nautiques en 2017

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Mais où habitaient vos ancêtres ?

Publié le par Marylis Costevec

Vous vous intéressez à la vie de vos ancêtres et aimeriez savoir précisément dans quelle maison ils ont vécu. Qu'ils aient été propriétaires ou locataires, ce n'est pas totalement impossible. Il existe des documents qui permettent de le faire avec plus ou moins de certitude selon la période et le lieu choisis.

Elise Lenoble vous propose une méthode. Vous la découvrirez en cliquant sur le lien ci-dessous.

NB : Si vous trouvez des infos concernant les villages minahouets, n'hésitez pas à nous les communiquer.

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Quand l'orage grondait ...

Publié le par Marylis Costevec

De violents orages en 1911

dégâts et scènes cocasses ...

Vu la violence de l'orage qui  sévit sur Lorient en ce 31 mai 1911, il ne fait pas de doute qu'il y ait eu quelques inquiétudes de l'autre côté de la rade. Bien des Minahouets ont sans doute vécu directement ces moments que nous avons pu lire dans le Nouvelliste du Morbihan daté du 1er juin.

Nous les avons retranscrits :

"Depuis quelques jours, les nuages s’amoncelaient sur Lorient. L’orage qu’ils annonçaient a éclaté hier l’après-midi avec une violence extrême...

Lorient attire la foudre ?

« Un premier coup de tonnerre, assez lointain annonça qu’il était prudent de se garer. La pluie tomba aussitôt jusqu’à trois heures, et durant l’après-midi le tonnerre se mit à faire des siennes sur Lorient, principalement sur l’intra-muros.

Les éclairs succédaient aux éclairs, les grondements aux grondements, le tout accompagné de nouveau par une pluie diluvienne transformant les rues en marécages

Soudain, vers heures  1/4 , un formidable éclair immédiatement suivi d’un épouvantable fracas. Le tonnerre tombait à de courts intervalles sur le paratonnerre de l’église Saint-Louis, sur le bureau des agents placiers dans la cour de la mairie, sur le cadran de l’horloge du lycée, sur les établissements Carnoy et sur un immeuble de la rue Philippe à Kerentrech. »

Dommages aux téléphones …

« Le fluide suivit les fils électriques et amena une violente perturbation dans les appareils électriques de divers établissements, notamment au Nouvelliste du Morbihan, où une gerbe de flammes d’au moins cinquante centimètres de longueur jaillit soudain de l’appareil téléphonique.

La plupart des téléphones des environs de la place Bisson ont d’ailleurs été fortement avariés. »

… aux vitres,…

« Dans la cour de la mairie, devant le poste des pompiers (…). Deux étincelles jaillirent soudain, frappèrent la fenêtre du bureau des placiers et fendirent deux vitres.

Au lycée, le fluide atteignit le cadran de l’horloge, dont les aiguilles s’arrêtèrent net à 4 h 55 ; chez l’économe de l’établissement, il cassa un carreau de la fenêtre. »

… des blessés …

"La répercussion se fit sentir dans une maison  (…). Deux enfants se trouvaient près de la fenêtre. Aveuglés par l’éclair rapide, [ils] se retirèrent en hâte mais déjà les peignes en celluloïd ornant la tête de la fillette s’étaient dressés et on n’eut que le temps de les retirer.

Au Mir, le jardinier Bagousse éprouva une telle commotion qu’il dut rentrer à la maison et même s’aliter, en proie à une fièvre violente.

Dans la rue Philippe, la foudre s’est abattue sur une maison (…). Le locataire, un officier du 62 ème , descendait les escaliers avec son ordonnance, lorsque l’immeuble fut tout à coup ébranlé jusque sur ses bases. Le fluide atteignit à la main le soldat-ordonnance et aussi quelque peu l’officier."

Les halles étaient contigües à l'église Saint-Louis.

Panique aux halles

"Sous les halles de Saint-Louis, ce fut un véritable émoi, donnant lieu à des scènes épiques, dont la brave Maria riait encore aux éclats une heure après.

Certaines marchandes de légumes, effrayées par le grincement du fluide électrique dans le paratonnerre de l’église Saint-Louis, se mirent à genoux, implorant sainte Barbe et sainte Anne ; d’autres, tout aussi apeurées, se glissèrent sous des monceaux de choux-fleurs et de légumes ; quelques marchandes de poisson trouvèrent bon de se glisser sous leurs étaux en marbre."

Plus de peur que de mal ?

"Bref, l’affolement fut général, l’orage terrible, tel qu’on n’en avait pas vu depuis plusieurs années ; mais en somme il n’y eut pas à déplorer d’accidents graves.

Dès la première heure ce matin, l’administration des P.T.T. faisait partout rétablir les circuits."

 

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Plonger du môle de Sainte-Catherine, aujourd’hui comme autrefois.

Publié le par Marylis Costevec

Plonger du môle,

aujourd’hui comme autrefois.

 

C’est avec un sourire bienveillant que le retraité croisé sur le port regarde les jeunes plonger ou sauter du môle de Sainte-Catherine, " Sainte-Cathe " comme ils disent. Dans sa jeunesse, au sortir de la guerre, on disait "Talhouant" et il y passait toutes ses vacances d’été avec les copains, comme l’avait fait son père, bien avant lui. Pas de bateaux de plaisance à cette époque mais des plates, des canots et des pinasses …

Le môle accueillait chaque jour 20 ou 30 gamins : rien que des garçons ! des petits et des grands qui s’entendaient comme larrons en foire ! Les moins aguerris sautaient des plates et se faisaient houspiller par leurs propriétaires :

«  De quoi ! Un Minahouet dans mon canot !... »

 Les plus téméraires se « planquaient» dans les vedettes qui traversaient la rade pour plonger au loin et revenir à la nage. Le patron de la vedette n’appréciait pas trop non plus !!

Il raconte aussi que les invités de la maison bourgeoise construite dans l’enceinte de l’ancien couvent jetaient de pièces dans l’eau pour qu’ils plongent et les récupèrent. Cela leur permettait de faire provision de caram’bars. « Ils nous prenaient pour des indigènes ! » dit-il aujourd’hui avec le recul !I

Ils ne rentraient qu’à l’heure de la soupe, quand ils entendaient leur mère les appeler.

C’était le « bon temps », le temps de l’insouciance et de la liberté …

Qui s’en souvient encore ?

Aujourd'hui, les filles aussi sont là. Impensable, autrefois ...

 

Publié dans Jeux et Loisirs

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