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Le retour de l'André-Yvette

Publié le par Marylis Costevec

La gabare des PEP 56 est de retour à Pen-Mané.

l'André-Yvette au ponton de Pen-Mané à Locmiquélic (15 octobre 2019)

Temps de repos pour l'équipage après le séjour éducatif des ados en grande difficulté pris en charge par l'association.

Quelques travaux de nettoyage et de petites réparations ont été nécessaires avant l'hivernage.

Propriété de l'association (PEP 56) depuis 1997,  l'André-Yvette est une gabare (sloop à tape-cul) lancée à Camaret en 1936.

 

L'André-Yvette sera au ponton jusqu'au 5 novembre.

 

Plus d'infos sur le bateau et l'association en cliquant sur les liens ci-dessous :

 

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21 octobre 1919, l'Adieu à Anastasie ...

Publié le par Marylis Costevec

Un article de l’Ouest Maritime annonce la mort d’Anastasie,  explique sa raison d’être et la façon dont elle était perçue par le journal et ses lecteurs.

Mais qui était Anastasie ?

 

  L'Adieu à Anastasie  

 

André Gill, L'éclipse , journal hebdomadaire, 1874, source : BNF, gallica

 

Le 21 octobre 1919, L’OUEST MARITIME annonçait avec satisfaction la mort d’ANASTASIE,  près d’un an après la capitulation allemande  et quatre mois après le traité de Versailles.

Le règne de la censure mise en place dès les premiers jours d’août 1914 pour « empêcher  toute indiscrétion militaire» s’achevait avec la fin officielle de l’état de siège au soulagement du journal  et de ses lecteurs.

Qui feuillette la presse de la période est habitué à ces carrés blancs qui apparaissent régulièrement dans les colonnes, carrés blancs qui ne manquaient pas d’interpeler  et d’inquiéter les  lecteurs de l’époque, constituant même une « attraction du journal » :

 

Le public, intrigué, nous arrivait chuchotant à mi-voix ; « Qu’est-ce que c’est ? Il se passe quelque chose ? Cela doit être bien grave ? … Dites- le moi dans le tuyau de l’oreille, je ne le répéterai à personne. »

On répondait par une échappatoire et le pseudo secret aussitôt répandu par le « discret solliciteur, avait fait en moins d’une heure, passant de bouche en bouche, le tour de la ville et même de ses plus lointains faubourgs.

l'Ouest Maritime, archives 56

Le journal admet cependant n’avoir pas trop eu à se plaindre des « délégués  aux ciseaux officiels" qui délivraient le précieux visa.  " Ils se sont toujours montrés courtois " malgré quelques blanchiments  assez fréquents.

Il se souvient tout de même de ce 23 mars 1918 où le chef de la censure militaire avait fait saisir tous les numéros du journal qui relatait le bombardement de Paris par la grosse Bertha.

Mais qui tenait les ciseaux ?

La censure militaire devant laquelle il fallut se présenter du 2 août 1914 au 18 octobre 1919 était personnifiée par un capitaine de frégate (nom illisible) puis par un commandant d’infanterie coloniale (nom illisible aussi !) remplacé par le lieutenant de cavalerie de Geslas de Lespéroux à qui succédèrent deux capitaines de frégate.

La censure civile ne fonctionna que jusqu’au 1er août  1917. Elle était exercée par le sous-préfet et « incidemment, par M. Labes, adjoint au maire de Lorient".

L’article se termine par un cri de soulagement :

 C’est «  Le capitaine de frégate Le Coïc, qui, déposant des ciseaux sur l’autel de la paix reconquise, nous a rendu, définitivement, la clef des champs. »

Définitivement ? Vraiment ?

Publié dans La Grande guerre

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Mais il est où, RING ANDERSEN ???

Publié le par Marylis Costevec

ça fait tout drôle !!!! depuis le temps qu'on le voyait là, amarré au ponton de Pen Mané, Il y a comme un grand vide ...

 Jonathan, son nouveau capitaine, nous avait prévenus : RING ANDERSEN était en rénovation depuis le mois de mars 2019 et devait reprendre du service le long des côtes bretonnes ....

Aux dernières nouvelles (octobre 2019), il est au port de pêche  pour réparations ! :

Le moteur et l'échappement ont été sortis le 17 octobre. Pour l'occasion, le pont avait été recouvert d'un habillage bleu anti taches du plus bel effet !! (Merci Ludovic)

17 octobre : on retire le moteur !

 

 

RING ANDERSEN le 15 juillet 2019

 

15 octobre 2019, RING ANDERSEN a disparu

 

* Le Ring Andersen est un ketch de la Baltique construit en 1948 au Danemark

Entre 1948 et 1962, il a transporté du sel, des céréales et d'autres denrées entre la mer Baltique et l'Afrique. Son activité de cargo a rapidement cessé du fait de la concurrence des cargos à moteur.

 En 1962, le Ring-Andersen est transformé en un yacht de luxe qui sert de charter dans les Caraïbes.

Il subira d’importantes transformations de 1980 à 1983 puis en 2008.

En 2009, il rejoint le Musée Maritime de la Rochelle. Depuis 2012, il est basé dans la rade, d'abord au port de Kernevel puis à Pen Mané.

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les Minahouets au pardon de Saint Efflam

Publié le par Marylis Costevec

En 2019, le pardon de Saint Efflam aura lieu le 13 octobre avec un programme proche de celui de 2017 que nous vous avions relaté. Cette année, il sera animé par laa chorale "entre rade et ria" et le cercle de Merlevenez "Dam de zansal" ... avec une structure gonflable pour les plus jeunes !!!

 

Images du pardon du 8 octobre 2017

 

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Statue de Saint-Efflam

Bien que la fête de leur saint patron, Saint Michel, fasse l'objet d'une célébration spécifique, il n'existe pas sur la paroisse de Locmiquélic un pardon tel qu'on le définit habituellement, c'est-à-dire un office suivi d'une procession vers un lieu précis (une fontaine en général) célébré à une date immuable.

Il est vrai que les fidèles avaient leurs habitudes à Riantec, la paroisse-mère puisque celle de Locmiquélic ne date que de 1907. Il y avait déjà là deux pardons très suivis, celui de Sainte Radegonde et celui de Saint Jean ...

Quand on interroge les anciens, ils évoquent aussi immanquablement le pardon de la Victoire à Lorient, de Notre Dame de Joie à Hennebont, celui de saint Efflam à Kervignac ... et bien sûr, le grand pardon de Sainte Anne d'Auray !

Le pardon du 8 octobre 2017

OOOOOOOOOOOOOOOOO

Le programme est bien rodé ! Celui de 2017

fut semblable à celui de 2016.

La formule plaît ! Pourquoi changer ?

 

Feu de joie à Saint Efflam (Kervignac)

En 2017, le pardon de Saint Efflam a été célébré le 8 octobre, le deuxième dimanche du mois (comme chaque année), dans la chapelle du village, un édifice important construit récemment (vers 1895 semble-t-il) en lieu et place d'une ancienne chapelle dont nous ne savons presque rien.

Le comité de sauvegarde de la chapelle a organisé des randonnées pédestres (départ 8 h), une balade à moto (départ 14 h) ainsi qu'un repas sous chapiteau suivi d'animations, La chorale de la Petite Mer ( En 2016, c'étaient Les mat'lots du vent et leurs chants de marins) et le cercle Dam de Zansal de Merlevenez).

Il y a eu, bien sûr, une messe solennelle à 10 h 30 suivie de la procession à la fontaine et même un feu de joie :  on a entendu les pétards que le maître du feu avait préparés. Il a pris la succession de son père et officie, dit-il, depuis 11 ans.

Y avait-il des Minahouets parmi les pèlerins ? Rien n'est moins sûr !

Le pardon d'autrefois

Le départ de la procession à Saint Efflam (Kervignac)

Autrefois, c'est après les vêpres qu'on portait le Saint à la fontaine. On n'oubliait pas d'y jeter un sou pour être sûr de trouver chaussure à son pied dans l'année.

Comme la plupart des habitants de Locmiquélic, Madame le Leuch, née en 1906, se rendait au pardon à pied, en sabots de bois. Ses filles portaient des "babis" blancs, sorte de chaussures avec un bouton sur le côté que l'on blanchissait avec des crayons bleus. On partait le matin avec le casse-croûte.

Après les dévotions, on profitait de la fête foraine à condition d'avoir un peu d'argent : casse-gueules, chenille, bateaux-balançoires, un carrousel de chevaux de bois. Certains manèges étaient actionnés à la main par les forains. Il y avait aussi des loteries, des tirs à la carabine, des bohémiennes qui disaient "la bonne aventure".

Les bénévoles rencontrés sur le terrain ont aussi évoqué les cirques dont on leur aurait parlé et leurs premières expériences sur les auto-tamponneuses.

Cette fête foraine aurait été supprimée dans les années 80. Le comité de chapelle s'est ensuite adapté aux attentes des contemporains et les animations d'aujourd'hui servent aussi à récolter de l'argent pour entretenir et restaurer l'édifice.

C'est avec satisfaction que les bénévoles notent un regain d'intérêt pour le pardon.

Ci-dessous diaporama du pardon en 2017 :

(Laisser se dérouler ou faire défiler à votre rythme en cliquant sur l'image.)

Pardon de Saint Efflam à Kervignac (8 octobre 2017)
Pardon de Saint Efflam à Kervignac (8 octobre 2017)
Pardon de Saint Efflam à Kervignac (8 octobre 2017)
Pardon de Saint Efflam à Kervignac (8 octobre 2017)
Pardon de Saint Efflam à Kervignac (8 octobre 2017)
Pardon de Saint Efflam à Kervignac (8 octobre 2017)
Pardon de Saint Efflam à Kervignac (8 octobre 2017)

Pardon de Saint Efflam à Kervignac (8 octobre 2017)

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Publié dans vie locale

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à propos de l'expo LES DERNIERS JOURS D'UNE ECOLE

Publié le par Marylis Costevec

Elle avait tout de la bête,

cette machine qui dévora l’école.

Vous l’avez vue à l’affût, menaçante

Vous l’avez vue s’avancer lentement

à l’assaut des vieux murs,

gueule ouverte, vorace,

Vous l’avez vue croquer les pierres,

arracher des lambeaux de béton,

les planchers, l’escalier…

Vous l’avez vue saisir délicatement

quelques morceaux choisis,

et les recracher à ses pieds.

 

Impitoyable,

elle a emporté un peu de votre enfance

dans un nuage de poussière

et la lumière de l’été …

                                              août 2017

 

Venez bavarder autour des photos,

partager vos émotions

et vos souvenirs

Samedi 12 octobre 2019 à 11 H

Mardi 15 octobre entre 16 et 18 H

Marylis Costevec vous y attendra

(médiathèque de Locmiquélic).

 

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à propos de l'expo LES DERNIERS JOURS D'UNE ECOLE

Publié le par Marylis Costevec

Elle avait tout de la bête,

cette machine qui dévora l’école.

Vous l’avez vue à l’affût, menaçante

Vous l’avez vue s’avancer lentement

à l’assaut des vieux murs,

gueule ouverte, vorace,

Vous l’avez vue croquer les pierres,

arracher des lambeaux de béton,

les planchers, l’escalier…

Vous l’avez vue saisir délicatement

quelques morceaux choisis,

et les recracher à ses pieds.

 

Impitoyable,

elle a emporté un peu de votre enfance

dans un nuage de poussière

et la lumière de l’été …

                                              août 2017

 

Venez bavarder autour des photos,

partager vos émotions

et vos souvenirs

Samedi 09 novembre 2019 de 14  H à 15 h 30

 

Marylis Costevec vous y attendra

(médiathèque de Locmiquélic).

 

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La naissance de leur commune expliquée aux Minahouets

Publié le par Marylis Costevec

Le vendredi 4 octobre 2019, c'est environ cinquante personnes qui ont répondu à l'appel du Comité d'Histoire de Locmiquélic.

Des Minahouets, anciens et nouveaux mais aussi des Riantécois et des Port-Louisiens désireux d'en savoir plus sur l'histoire de cette jeune commune qui fêtera bientôt son centenaire.

 

 

Marylis et Lysiane leur ont raconté par le menu comment les 3 villages originels,  Locmiquélic, Kerderff et Nézenel, avaient vu pousser deux nouveaux quartiers (Pen Mané et Talhouet) après la construction du chemin d'intérêt commun et du débarcadère qui permettaient de relier Lorient au sud du Morbihan.

Elles leur ont expliqué comment ces villages avaient été dotés très progressivement des équipements destinés à faciliter le quotidien des habitants qui devenaient de plus en plus nombreux à la fin du XIXème siècle (écoles, chapelle, marché, bureau de vote ...)

Ils ont pu découvrir comment tout cela s'est accéléré après les élections municipales de 1892 et surtout de 1896 pour aboutir à la demande d'indépendance totale en 1905.

Le décret distrayant la section de Locmiquélic de la commune de Riantec n'a été signé qu'en 1919, 14 années plus tard. L'âpre discussion à propos de la ligne de séparation qui ne sera définie qu’en 1912 puis la première guerre mondiale expliquent cette longue attente.

Des cartes, des photos, des anecdotes qui ont fait rire ou sourire ont permis de se représenter la vie au bord de la rade et les rapports des Minahouets et des Culs Salés il y a 100 ans et plus.

 

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Quand une vieille coque descend la rade de Lorient ...

Publié le par Marylis Costevec

 

  La "korriganez" 

 

En mai 2019 (voir ci-dessous), nous nous désolions de voir ce bateau voiles affalées.

Il suffit d'un peu de patience, à défaut de fréquenter assidument les berges du Blavet !

Le 20 juillet 2019, alors que nous préparions la visite du fort de Pen Mané, nous avons vu apparaître la "KORRIGANEZ", une péniche hollandaise à dérives latérales) toutes voiles dehors. Elle remontait tranquillement vers sa base (l'écluse des Gorets à Hennebont).

  Rencontres en rade ... 

 

Nous vous l'avons souvent dit ! La rade de Lorient est un théâtre permanent et on ne se lasse pas d'observer les bateaux de toutes sortes et de toutes tailles qui s'y rencontrent.

Ce mardi 28 mai 2019, nous avons suivi une vieille coque d'un bleu pétant gréé de voiles cachoutées, hélas affalées, qui descendait tranquillement le Blavet !

 

 

Nous avons immortalisé sa rencontre avec "RING ANDERSEN"* désespérément "scotché" au ponton de Pen Mané !

 

Nous avons filé bien vite pour être témoins de sa rencontre avec AGRI PRINCESS. Il a longuement longé les 229 mètres de ce monstre arrivé le 21 mai qui nous livre du soja brésilien.

 

Il a ensuite disparu derrière BREIZH NEVEZ, qui transporte des passagers de Groix à Lorient.

 

L'enquête (merci à Yves et Michel) nous apprend que ce drôle de bateau est un tjalk, un péniche hollandaise à dérives latérales (qui empêchent le navire de giter) construite en 1907. Elle est basée à l'écluse des gorets à Hennebont et effectue des croisières sur le Blavet.

* Le Ring Andersen est un ketch de la Baltique construit en 1948 au Danemark

Entre 1948 et 1962, il a transporté du sel, des céréales et d'autres denrées entre la mer Baltique et l'Afrique. Son activité de cargo a rapidement cessé du fait de la concurrence des cargos à moteur.

 En 1962, le Ring-Andersen est transformé en un yacht de luxe qui sert de charter dans les Caraïbes.

Il subira d’importantes transformations de 1980 à 1983 puis en 2008.

En 2009, il rejoint le Musée Maritime de la Rochelle. Depuis 2012, il est basé dans la rade, d'abord au port de Kernevel puis à Pen Mané.

Publié dans vieux gréements

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Pour une vaisselle nickel : "Tawashi" ou "bouchon schwelleuw" ?

Publié le par Marylis Costevec

tawashi

Tawashi ou « bouchon schwelleuw » ?

 

Vous avez certainement remarqué que, développement durable oblige, on redécouvre aujourd’hui, les objets dont se servaient habituellement nos grands-mères ou arrière-grands-mères.

Depuis 2017, vous trouvez sur le net quantité de tutos vous expliquant comment fabriquer des tawashis.

Comme vous ne le saviez sans doute pas, il s’agit d’éponges que les japonaises (et les japonais ?) fabriquent à partir de vêtements usagés. Elles découpent les vieilles chaussettes ou les vieux tee-shirts en lanières et les tissent. C’est joli et cela permet de remplacer de manière économique et écologique les 9 éponges synthétiques que, paraît-il, nous utilisons annuellement.

Autrefois, en Terre Sainte* et bien au-delà, on appelait cela un « bouchon schwelleuw » (orthographe correcte : skudellou !), qu'on peut traduire par "chiffon à écuelles". On ne s’embarrassait pas à les tisser soigneusement et à assortir les couleurs ! On déchirait un morceau dans une vieille chemise ou dans le tricot molletonné du grand-père et on s’en servait pour faire la vaisselle ou essuyer la table.

Tous les vieux chiffons avaient une utilité et, finalement, il n'en restait pas beaucoup pour le pilhotour*.

Vous nous direz peut-être que le tawashi n’est pas très pratique pour les plats qui ont « attaché ». Bien entendu, l’auteure du tutoriel a une solution : elle préconise l’utilisation de coquilles d’œufs pilés que vous saupoudrez sur votre éponge-maison.

Pour cela aussi, nos aïeules avaient une technique éprouvée : avec un peu de sable ou un peu de boue elles astiquaient efficacement le fond des marmites ou le cul des casseroles noircies par les flammes de la cheminée ou du fourneau. Il suffisait de se mettre devant la porte et de frotter avec le « bouchon schwelleuw ». A l’époque, pas de bitume ! La matière première était à portée de main !

Vous vous souvenez peut-être aussi de les avoir vues frotter les casseroles noircies au gaz avec de la cendre ... C'était très efficace.

Si l’envie vous prend de revenir à des techniques écologiques vous pouvez acquérir le livre de Marie-France Ferré : « Labo zéro conso » ou vous connecter à son blog : www.savethegreen.fr.

Une autre adresse ?

https://terre-agir.com/

*Esprit d'ici, N° 34


*Terre Sainte : Rive gauche de la rade de Lorient : Locmiquélic, Port-Louis, Riantec ...

*pilhotour :  voir l'article en cliquant sur le lien :

 

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