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L’inauguration du Monument aux morts de Locmiquélic : un évènement fondateur de la commune ?

Publié le par Marylis Costevec

Le monument aux morts de la commune de Locmiquélic a tout juste 100 ans. Le 11 novembre prochain à 16 h 30 (salle Artimon), Jean-Luc BRUZULIER, docteur en histoire contemporaine, invité par le comité d'Histoire, nous expliquera en quoi l'inauguration de ce monument a été un évènement fondateur pour la commune.

 

Centenaire de l’inauguration

du Monument aux morts de Locmiquélic

 

 

L’inauguration du Monument aux morts de Locmiquélic :

un évènement fondateur de la commune ?

Le 24 octobre 1920, était inauguré en grande pompe le monument aux morts de la commune de Locmiquélic, soit moins de deux ans après la signature de l’armistice et un an après que ce quartier de Riantec ne soit devenu commune autonome. Cet édifice est l’un des 10 premiers à avoir été érigés dans le département.

Comment expliquer la célérité avec laquelle le comité va concevoir, construire leur monument en l’honneur de leurs morts pour la France ?

La conception originale du monument révèle les différentes significations que veulent donner les Minahouets de 1920 à leur mémorial qui n’est cependant pas le seul signe de leur reconnaissance envers le sacrifice des 140 enfants de Locmiquélic qu’ils veulent honorer. Néanmoins, cette histoire n’a pas été exempte de débats révélateurs d’une volonté de la société de sortir de cette longue guerre.

 

Par M. Bruzulier J.-L.

Chercheur associé au centre de recherche en Histoire TEMPORA, Université de Rennes 2

Professeur d’Histoire contemporaine en classe préparatoire

Actuellement travaillant à un ouvrage sur les Monuments aux morts et les politiques mémorielles dans les communes du Morbihan après la première guerre mondiale.

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A propos du passage de Sainte-Catherine

Publié le par Marylis Costevec

Il n'y a rien de tel qu'une grande marée pour découvrir les dangers de la navigation dans le rade de Lorient. Bien sûr, c'est à marée basse que le spectacle est intéressant, à défaut d'être beau (quoique...).

marée très basse à la pointe du Bigo

Ce dernier week-end (17, 18 et 19 octobre 2020), le coefficient est monté jusqu'à 115, découvrant largement les vasières, les bancs et les écueils qu'il vaut mieux savoir contourner. Et certains bateaux amarrés aux pontons du port de plaisance se sont retrouvés la quille dans la vase, obligés d'attendre le flot qui les berce habituellement.

l'entrée de la rade vue de Locmiquélic (19 oct. : marée basse, coeff 111 )

Nous nous sommes plus particulièrement intéressés au passage de Sainte Catherine. Pas de doute, la vedette qui l'emprunte aujourd'hui effectue le même trajet que celui qui était représenté sur les cartes du XVIIIème siècle. Elle passe entre le banc appelé banc de Sainte Catherine (ou banc de Saint-Michel selon les cartes que nous avons pu trouver) et la balise de Pengarne (Pengarin sur la carte ci-dessous, appelée aussi parfois "chapeau quintré" ou "quintrec"). Aujourd'hui on voyait bien les écueils qu'elle signale et qui sont le plus souvent recouverts.

 

le sillage de la vedette nous montre bien le passage entre le banc de Sainte-Catherine et Pengarne
On voit bien l'écueil signalé par Pengarne

Et nous nous sommes pris à imaginer comment c'était du temps des Romains. Il paraît que le niveau de la mer était alors inférieur d'un mètre ou deux et qu'un niveau proche de celui d'aujourd'hui n'a été atteint à nouveau qu'au XIème siècle.

Allez, il faut effacer la glacière et la base, les réservoirs, les silos et les quais maçonnés, imaginer les embarcations de l'époque et leurs occupants payant leur passage et jetant quelques pièces et offrandes aux dieux du fleuve qu'ils craignaient ou aux nymphes qu'ils vénéraient ...

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Des vaches rue de l'église à Locmiquélic. C'était hier ...

Publié le par Marylis Costevec

Les Minahouets qui n’ont plus vingt ans depuis un certain temps se souviennent encore des vaches qui empruntaient la rue de l’église pour s’en aller pâturer dans les prés derrière le presbytère.

 

Certains vous diront même que Monsieur le recteur n’appréciait pas trop les cadeaux qu’elles lui laissaient en passant devant le porche de l’ancienne église.

 

la rue de verger (une ancienne étable)

C’était du temps où il y avait encore des fermes à Kerderff, du côté de la rue du verger.  Des fermes, il y en avait aussi, à la même époque, à Kervern et à Sterville, au Loch et du côté de Pen Borh (à Kervihan, ce village qui fut coupé en deux au moment de la scission). On y allait chercher son lait, son beurre et ses œufs tout frais pondus, sans la date dessus !

 

l'ancienne ferme du Loch

En octobre 1938*, c’est à Locmiquélic qu’eut lieu le comice agricole du canton de Port-Louis. Il fit un temps exécrable. « Beaucoup de  cultivateurs ne purent pas venir à cette exposition. Seuls les plus proches étaient présents et encore n’arrivèrent-ils que vers 11 heures. ». On vit cependant des paysans de Sainte Hélène et de Merlevenez. Des mordus de concours !

Le banquet  par souscription servi dans la salle de la coopérative « La Persévérante » rassembla tout de même une centaine de convives. À la table d’honneur avaient pris place les maires, le conseiller général et  le conseiller d’arrondissement ainsi que l’inspecteur du service agricole du département. On a même remarqué la présence de plusieurs dames !

Les fermiers d’ici furent nombreux à être primés :

Messieurs Padellec  Pierre et Jean de Sterville, Messieurs Le Maux de Kervern et de Sterville pour la bonne tenue de leurs fermes.

Le taureau de la ferme Le Dain de Kersabiec reçut une médaille d’argent.

en 2020 à Kervern

Paul Babin de Kerderff reçut un prix pour ses plantes et graines fourragères  mais aussi pour ses vaches laitières tandis que Monsieur  Cahérec du même village fut récompensé pour son cheval. Et c’est le poulain de M. Perron de Kervihan qui fut remarqué par le jury.

On apprend que, cette année-là, c’est le beurre de Padellec (Sterville) qui était le meilleur ainsi que son cidre. Celui de Perron fut aussi apprécié et c’est chez lui, à Kervihan, qu’il fallait acheter son eau de vie, indispensable dans le grog qu’on buvait pour chasser la grippe…

Aujourd’hui, plus de vaches, plus de pommiers à cidre et qui a encore sa bouteille de lagoutte ?… Si on a toujours le plaisir d’admirer les chevaux  du côté de Kervern et Sterville, ce sont surtout des chevaux de selle.  Mais on peut tout de même voir un bon cheval breton : nostalgie de l'éleveur ?

La roue tourne et le moteur à essence a remplacé « le moteur à crottin » comme disaient les anciens ! …

C’est le progrès … il paraît …

*Petit Lorientais (Le) du 16/10/1938

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Un drame sur le passage de Sainte-Catherine

Publié le par Marylis Costevec

Nous sommes "en l'an de grâce mil sept cent quatrevingt six" comme l'écrit l'abbé Guillouzic, curé de Riantec. Le 4 octobre,  un drame s'est joué sur le passage de Sainte Catherine. Au moins 12 personnes dont 10 femmes ont perdu la vie. Elles étaient sur le bateau qui effectuait la traversée entre Sainte-Catherine et Bec-er-Groez (Aujourd'hui, on dit Kergroise).

On ne sait pas précisément ce qui s'est passé. Seuls, les actes de sépultures gardent la trace de cet  événement. 7 personnes sont enterrées dès le lendemain 5 octobre "avec la permission expresse de M. Messieurs les juges de l’amirauté de L’Orient". Cinq autres victimes seront inhumées entre le 6 et le 17 octobre, ce qui laisse supposer que les cadavres n'ont été retrouvés et identifiés que progressivement.

Y a-t-il eu des rescapés ? sans doute mais combien ??

acte de sépulture (ADM, 193_1MIEC193_R5_01_0565)

Pendant des siècles, le passage de Sainte Catherine qui dépendait du prieuré des Montagnes sis sur l'île Saint-Michel puis de, la Compagnie des Indes Orientales était le seul moyen de traverser la rade. Henri-François Buffet nous dit que le service a été assuré par un bac qui transportait des voitures et des chevaux au moins au début du XVIIIème siècle.

le passage de Sainte Catherine. Extrait d'une carte de 1772 (Les entrées de Port-Louis et de Lorient) « Source gallica.bnf.fr / BnF ».

Nous ignorons ce qu'il en était précisément en 1786. Nous nous interrogeons sur la présence de ces femmes :  nous pouvons supposer qu'elles allaient ou revenaient de Lorient où elles avaient vendu du poisson, des coquillages ou encore des légumes. Mais nous ne pouvons qu'émettre des hypothèses... 

Pour plus d'informations sur l'histoire de ce passage, nous vous invitons à vous référer au N° 4 de 'c'était Hier..." la revue du Comité d'Histoire de Locmiquélic qui évoque aussi un  drame similaire ; Le naufrage de "La Prospérité" qui fit 9 morts et 9 blessés le 26 juin 1934.

Bien sûr si vous avez des éléments supplémentaires, n'hésitez pas à nous en faire part.

 

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octobre 2020 à Kergroise...

Publié le par Marylis Costevec

01 octobre

LONE, en escale technique depuis le 11 septembre, est toujours à quai.

 

02 octobre

Les sabliers ANDRE L et STELLAMARIS que l'on voit régulièrement en rade quand ils passent avec leur cargaison vers le Rohu (Lanester) ou quand ils en reviennent pour se diriger vers le lieu d'extraction au large de Noirmoutier sont tous deux amarrés à Kergroise.

En fin d'après-midi, ANDRE L est reparti. Stellamaris reste à quai. Il quittera le port à 23 h 45 et mettra le cap sur Brest.

19 h 51 :  arrivée de ARKLOW ABBEY (120 m., Irlande ) en provenance de CARBONERAS (Sud-Est de l'Espagne) avec 7504 tonnes de ciment.

ARKLOW ABBEY à Lorient Kergroise le5 octobre 2020

 

5 octobre

15 h : arrivée de SANDVIKEN (130 m., France) en provenance de Donges avec 5150 tonnes d'hydrocarbures.

 

6 octobre

13 h 30 : départ de Sandviken.. Cap sur Brest.

7 octobre

13 h 18 ; départ de ARKLOW ABBEY pour Southampton.

le pétrolier HAFNIA TORRES à Lorient Kergroise le 8 octobre 2020

6 h 34 : Accostage du pétrolier HAFNIA TORRES (184 m, Singapour) en provenance de Primorsk (Russie) avec 31341 tonnes de gazole. Il attendait à l'ancre dans les coureaux depuis  le 5 octobre

TOMAROs à Lorient Kergroise le 8 octobre 2020

18 h 40 : le cargo TOMAROS (200 m, Bahamas) en provenance de San Lorenzo (Argentine) avec 45140 tonnes de soja

8 octobre

10 h 30 : HERMAS (90 m., CHYPRE) en provenance de RISOYHAMN (Norvège) avec 4521 tonnes de calcaire marin.

9 octobre

9 h : le tanker SUZANNE THEREZA (93 m., Danemark) en provenance de Bordeaux avec 3000 tonnes d'EHMV. Il était à l'ancre dans les coureaux depuis le 7 actobre à 12 h 40.

11 octobre :

13 h 16 : accostage de LENI SELMER (180 m., îles Marshall) en provenance de CONSTANTA (Roumanie) avec 23 771 tonnes de tournesol.

14 octobre

3 h départ de TOMAROS pour LuLea (Suède)

4 h 47 : SVEALAND (120 m. Portugal) en provenance de Djen Djen (Algérie) via Carboneras (Espagne) avec 6900 tonnes de ciment.

16 octobre

22 h 16 : départ de SVEALAND pour Caen.

Le 17 octobre :

17 h 21 : départ de LENI SELMER pour SKAGEN (Danemark)

le 18 octobre :

18 h 32 : arrivée de SIMONA (100 m., Malte) en provenance de Bayonne. Il va charger 4 000 tonnes de pneus broyés.

 

Le 19 octobre

13 h 13 : départ du pétrolier SKUTEVIKEN (130 m., France) qui était à quai depuis le 18 à  5 h 52. Il part pour la Pallice après avoir déchargé 7 000 tonnes d'hydrocarbures

 

Le 20 octobre

15 h : départ de SIMONA pour Casablanca avec son chargement de pneus broyés.

 

Le 21 octobre

18 h 32 : Le sablier STELLAMARIS s'amarre à Kergroise.

             

ATTENDUS

le 25 octobre ;

le tanker LS EVANNE (119 m., Gibraltar) en provenance de la Rochelle avec 1075 tonnes d'EHMV (biocarburants)

CELTICA HAV (82 m, Bahamas) en provenance de Klaipeda (Lituanie) avec 21 00 tonnes de phosphate.

 

A SUIVRE ...

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