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14 articles avec a boire et a manger

Succulent, le raisin qui pousse à Locmiquélic …

Publié le par Marylis Costevec

 

photo R. R.

Ah : Il la bichonne, sa treille, notre ami Rémy et il en est bien récompensé !

Voilà bien une quinzaine d’années qu’il l’a plantée, bien exposée au sud,  en souvenir de toutes celles qui avaient survécu dans le quartier du Rollo dévasté par les bombardements.

Il la soigne, il la taille et surveille attentivement la croissance des grappes qu’il déguste chaque année avec satisfaction ! Pas d'engrais, pas de pesticides, c'est tout bio !

Cette année, il a fait goûter ses précieux grains aux membres du Comité d’Histoire qui furent fort agréablement surpris : extrêmement sucré, très parfumé (une saveur qui s’apparente à celle du muscat). Qui a dit qu’en Bretagne, on ne produisait que du raisin acide ?

 

Allez, les Minahouets ! Plantez donc la vigne, sans hésiter ! Un peu de patience, de bons soins  et vous allez vous régaler !

 

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KOMZ ME RER vend ses crustacés à Sainte-Catherine

Publié le par Marylis Costevec

Un mois déjà que Locmiquélic accueille le caseyeur KOMZ ME RER.

Ce mardi 11 août, il vendait directement sa pêche sur le ponton de Sainte-Catherine où il s'amarre tous les soirs.

Les clients se sont pressés pour acheter les araignées pêchées dans la journée. Ceux qui veulent du homard doivent le commander.

Il sera là les mardis et vendredis à partir de 17 heures.

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Du thon au kari Gosse comme autrefois...

Publié le par Marylis Costevec

 

*Le thon au kari Gosse :  une nouvelle recette à classer soigneusement dans les archives du kari Gosse :

Thon au kari Gosse

d'après Le Nouvelliste du Morbihan, 07 août 1936

Le kari Gosse est un mélange d'épices (gingembre, curcuma, girofle, piment, cannelle, poivre) dont la formule a été déposée au XIXème siècle  par Monsieur Gosse, un pharmacien d'Auray. Très utilisé dans le pays lorientais où il relève les plats de poisson et de fruits de mer (mais pas que !...), on le trouve dans les pharmacies et certaines épiceries.

 

"Un petit quartier de thon lavé, gratté, rincé est mis à la casserole, avec de l’eau juste pour le couvrir. Ajoutez bouquet garni, échalotes, coupées gros et un soupçon de kari Gosse. Faites trembler  durant une bonne demi-heure, mais sans faire bouillir.

Pendant ce temps, faires votre sauce, avec un bon morceau de beurre.

 À peine fondu, joindre une cuillerée de fécule. Bien mélanger.

Ajouter ciboule, ail, persil, échalotes haché fin fin et une pointe de kari Gosse.

Laisser dorer, un petit peu de sel, sans poivre.

Mouiller alors largement avec un bon jus de tomates du pays, et faire mijoter doucement.

Votre thon bien cuit est mis à égoutter.

Le détacher délicatement par quartiers en levant la peau et les arêtes. Aligner ces quartiers sur un plat, y verser la sauce préparée. Arroser d’un bon verre de ce que vous avez sous la main, passer au four et servir bien chaud."

Bon appétit !                                                    

 

Le plus :

Cette cuisson en deux temps est bien pratique en cette saison :

J'ai gardé une part de poisson sans la sauce pour en mettre, bien émietté, dans les salades composées des pique-nique (Chacun son bocal !) Le petit goût de kari gosse fait merveille ! C'est bien meilleur qu'avec du thon en boîte ...

Publié dans à boire et à manger

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Moules marinières au kari Gosse comme autrefois ...

Publié le par Marylis Costevec

Voici la saison des moules !

Nous avons testé une recette collectée dans un journal de 1936* et nous nous sommes léché les doigts !

Le kari Gosse est un mélange d'épices (gingembre, curcuma, girofle, piment, cannellel, poivre) dont la formule a été déposée au XIXème siècle  par Monsieur Gosse, un pharmacien alréen. Très utilisé dans le pays lorientais où il relève les plats de poisson et de fruits de mer (mais pas que !...), on le trouve dans les pharmacies.

A vos fourneaux !

"Choisir de belles moules, lourdes mais pas trop grosses. Les brosser, gratter pour les bien nettoyer. Rincer à l’eau claire. Dans une casserole, à feu assez vif, mettre les moules à ouvrir avec un peu d’eau, un bouquet garni, et une petite pincée de kari Gosse. Quand elles sont bien ouvertes, retirer du feu et  mettre à tenir chaud.

D’autre part  faire une sauce avec un bon morceau de beurre et une cuillerée de farine. Bien mélanger. Etendre largement avec l’eau qui a servi à la cuisson des moules. Ajouter ail, ciboule, échalote, persil hachés fin fin , une pointe de kari Gosse et un verre de bon vin blanc. Laisser réduire en mijotant. Quand votre sauce est à point, y jeter les moules, après avoir désarticulé et enlevé une des coquilles que vous aurez aussi débarrassées des barbes, filandres qu’elles contiennent. Laisser cuire un bon moment , sur feu doux, en brassant le tout, de temps en temps.

Servir  très chaud."

NB : Enlever une coquille de chaque moule, c'est un peu fastidieux si on est nombreux et gourmands ! Personne ne vous en voudra si vous les laissez entières ! Il faudra peut-être "touiller" un peu plus et plus souvent !

 

*Le Nouvelliste du Morbihan, (7 février 1936)

Photos : R. Quastana et Maryl Photos

 

Publié dans à boire et à manger

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La cave des gourmands : un an déjà !

Publié le par Marylis Costevec

La cave des gourmands : un an déjà !

Il y a tout juste un an, Emilie et Matej ouvraient LA CAVE DES GOURMANDS, à Locmiquélic, au bord de la route qui relie Port-Louis à Hennebont. une adresse que les Minahouets connaissent bien !  C'était le bar de Mamm Kounifl, "le bistrot de pays et le temple local de la musique "bretonne mais pas que", où Maryka vous servait comme l'avaient fait autrefois, sa mère, sa grand-mère et son arrière grand-mère. 

C'est une nouvelle continuité familiale qui s'installe dans les lieux. Les parents d'Emilie tiennent le Jardin Gourmand de l'autre côté de la rade.

Plus de concerts mais, vous l'avez deviné, à  LA CAVE DES GOURMANDS,  on peut acheter du vin, y manger ou bien les deux. Selon Chris (Tripadvisor, 28 juin 2019), c'est " l'adresse idéale pour les Amateurs de Vins qui veulent partager autour d'un plat simple et Nickel ... ".

Après plus de deux mois d'interruption forcée, les restaurateurs ont décidé de proposer la vente à emporter. Depuis le 1er mai, les amateurs ont donc pu déguster à leur domicile les produits-phares préparés par Matej :  généreux hamburgers avec la sauce maison, fish and chips (poisson frais et sauce tartare accompagnées de frites dorées à point), la goulash et le dessert réclamé par les habitués (le délicieux tiramisu).

Emilie nous explique comment elle envisage d'installer les convives en toute sécurité.

Emilie nous parle de cette drôle de période où ils ont dû fermer l'établissement, une parenthèse qu'ils ont mis à profit pour prendre soin d'eux et préparer l'avenir de leur établissement : tester de nouveaux plats et sélectionner quelques bonnes bouteilles !

Tout sourires et pleins d'enthousiasme, ils vous attendent dès le vendredi 5 juin avec l'intention de fêter dignement le premier anniversaire de la maison. Du mercredi soir au dimanche, vous pourrez vous installer en salle ou en terrasse. Les mesures de rigueur seront mises en place pour votre sécurité,

La vente à emporter continue : du vin, bien sûr mais aussi un choix de plats élargi.

N'oubliez pas de réserver !!! Les tables seront bien espacées alors forcément, il y en aura moins !

www.lacavedesgourmands.fr ou par téléphone : 09 51 12 91 06

 

Plus d'infos (horaires et menus) :

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Quel vin avec la bûche ?

Publié le par Marylis Costevec

Quel vin avec la bûche ?

Oui, Noël est passé et vous avez certainement dégusté une ou plusieurs parts de bûche.

Dites-nous quels accords vous avez particulièrement appréciés.

Comme vous aurez sans doute l'occasion d'en proposer encore pendant la semaine à venir, profitez donc des conseils d'Emmanuel Delmas, qui, vous le remarquerez apprécie les bûches made in Breizh ! :

Publié dans à boire et à manger

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Quel vin avec les langoustines ?

Publié le par Marylis Costevec

Quel vin avec les langoustines ?

Quoi de meilleur qu'un joli plat de langoustines ?

Nature ou avec de la mayo, vous êtes sûr de vous régaler.

Envie d'innover ? Vous trouverez plein d'idées sur le net : au basilic, à l'estragon ou au curry, à l'américaine ou en cassolette. Incontounables dans les timbales et vol-au-vent de poisson, délicieuses dans les tartes salées ....

N'oubliez pas de nous donner vos préférences !

ET POUR LE VIN ? nous direz-vous ...

Vous avez peut-être vos habitudes ... et faites-nous en part

mais tentez donc les associations proposées par un sommelier et donnez-nous en des nouvelles !

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Un petit marché qui ne demande qu'à grandir !

Publié le par Marylis Costevec

Il est tout nouveau, le marché d'été à Locmiquélic.

N'hésitez pas à venir flâner sur les quais du port de Sainte-Catherine le mercredi en soirée (de 18 à 20 heures de préférence)en juillet et en août. Vous pourrez y acheter des légumes frais, de délicieuses fraises, du miel, des herbes et tester les douceurs épicées ... dans un cadre bien agréable ...

 

 

Hélène vous conseille :  "Tomates 🍅 fraîches, salade et basilic 🌿d’une sublime odeur, le tout arrosé du vinaigre de sureau acheté sur le stand d’à côté ..."

Claire a apprécié le riz au lait et les fromages de chèvre ...

Catherine est ravie d'avoir trouvé du "gwell", une spécialité bretonne qu'on ne se procure qu'en vente directe :

Le Gwell est une recette de gros-lait, produit fermenté typique fabriqué à partir du lait entier de vaches de races bretonnes. La spécificité du produit réside dans le fait qu’il s’agit d’un produit fermenté à partir d’un levain fermier, le seul persistant encore en Bretagne pour la fabrication d’un produit laitier.

Le Gwell est préparé à partir du lait cuit puis refroidi à 30 °C auquel on mélange le gros lait de la fabrication précédente ; un extraordinaire ferment lactique naturel ! Après trois à cinq heures de temps de prise, il est mis au frais, prêt à être dégusté.

https://bretonnepienoir.com/des-produits-naturels-gouteux-et-sains-issus-d-elevages-en-plein-air/zoom-sur-le-gwell/

Et vous ? De quoi nous parlerez-vous ?

Un petit marché qui ne demande qu'à grandir !

Le comité d'Histoire y était présent le 24 juillet 2019 pour présenter son travail.

Le 31 juillet, ce sont nos amis "Les Flâneurs" qui vous parleront de poésie et vous présenteront leur programme.

 

 

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Une gourmandise d’hier à redécouvrir : le lampion …

Publié le par Marylis Costevec

Connaissez-vous  le lampion ?

Une gourmandise d’hier à redécouvrir …

 

S’il ressemble au  pastéis de nata, ce petit gâteau portugais qui  est aujourd’hui à la mode, le lampion est plus généreux et sa garniture est quelque peu différente.

Vous pouvez trouver encore assez facilement chez les boulangers du coin, cette gourmandise qu’on mange chez nous au moins depuis le début du XXème siècle. Le lampion figure, en effet, avec le pommé et le far, dans la liste des pâtisseries que Henri-François Buffet (1907-1973) dégustait dans son enfance*.  Dans les années 50, on pouvait s’en procurer dans les boulangeries de la Grande Rue à Locmiquélic.

Depuis quelques temps, nous en recherchions vainement  la recette … Alors quand

le service du patrimoine de Lorient a proposé une animation sur ce gâteau dans le cadre des deiziou , nous n’avons pas hésité !

Bien sûr, nous partageons avec vous les informations que les animateurs nous ont apportées.

 

L’origine du lampion

Son origine reste assez mystérieuse. Sa présence est attestée tout autour de Lorient mais aussi à Pluvigner, Vannes et Pontivy. Il semblerait qu’un de ses cousins aurait été dégusté dans la région de Douarnenez sous l’appellation de polig amann (petit Pol de beurre), ce qui le relierait à la tradition des mardis-gras ( Polig est  le surnom qu’on donne là-bas au diable et ce jour-là, on  y enterre son effigie) …

Son appellation pourrait être rattachée à une tradition festive : sa forme rappelle celle d’un demi-lampion, ces lanternes qui éclairaient les retraites aux flambeaux lors des fêtes d’autrefois.

 

Les lampions de Lorient

Le boulanger de la rue de Merville appelle lampions des petits fars aux raisins secs qu’il fait cuire dans des moules à brioche. Pas de secret, ça, on sait le faire !

Mais s’il simplifie au maximum, ce boulanger est peut-être celui qui est le plus près du lampion de notre enfance ! Une amie interrogée s’était exclamée : « Ma mère en rapportait toujours quand elle allait à Lorient : c’est du far qu’il y avait dedans ! »

 

La dégustation

Ce dimanche, nous avons eu le plaisir de déguster les productions de deux autres boulangers lorientais, qui ressemblaient bien à ceux que l’on connaît de ce côté de la rade, deux gâteaux assez proches mais pas identiques. Les uns étaient cuits dans des moules à muffins et s’éloignaient donc un peu de la tradition locale.  Les autres étaient bien cuits dans des moules à brioche et la pâte feuilletée était garnie d’une crème qui s’apparentait au flan pâtissier.

On a pu juger de l’équilibre entre le croustillant du feuilletage et le moelleux de la garniture :

les avis des testeurs étaient partagés, bien entendu !  A chacun sa recette et à chacun ses goûts !

 

La recette ! La recette ! La recette !

Tout de même, nous attendions cela ! La voilà (enfin voilà une recette) !

Il ne reste plus qu’à s’y mettre :

Les ingrédients  pour 6 lampions :

- Pâte à brick ( euh ? nos ancêtres connaissaient ?) ou pâte feuilletée (là, OK !)

- 50 grammes de beurre

- 50 grammes de sucre

- 2 g de sel (ou alors du beurre salé ?)

- 125 grammes d’œufs entiers (2 ou 3 selon la taille)

- 50 grammes de farine

- 10 grammes de cardamone

- 4 centilitres de rhum brun

- 10 centilitres de crème fleurette

- 25 cl de lait entier

Préchauffer le four à 165°

Beurrer les moules, étaler la pâte feuilletée très finement ( 2 à 4 mm d’épaisseur), la découper et la disposer dedans.

Mélanger le sucre, le sel et les œufs, ajouter la farine, la cardamone, le rhum et fouetter jusqu’à ce que la pâte soit lisse. Délayer avec la crème puis le lait.

Verser le mélange sur la pâte feuilletée jusqu’à 1 cm du bord. Faire cuire 30 minutes.

Saupoudrer de sucre glace ou bien garnir de citrons confits. Il a aussi été suggéré d'ajouter des raisins secs : dans la pâte alors ?

Même si nous ne procédons pas ainsi pour faire le far, cela paraît effectivement assez proche, avec beaucoup d'oeufs quand même.  Et de nos jours, on met souvent moins de sucre ...

 

 

Allez, au travail, régalez famille et amis et donnez-nous des nouvelles.

Bon appétit …

 

* Buffet Henri-François Buffet ,  En relisant leurs lettres , éditions Bahon- Rault , Rennes, p.147.

 

Une autre recette ....

pour un lampion géant à partager

Cliquez sur le lien :

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Il y a 100 ans, le retour des pêcheurs ...

Publié le par Marylis Costevec

Les « vieilles classes » sont démobilisées et les pêcheurs reprennent la mer.

A Locmiquélic où 600 pêcheurs avaient  été recensés en 1911, l’activité reprend à Sainte-Catherine et à Pen Mané. Les pluies diluviennes et les tempêtes  des premiers jours de 1919 ne les découragent pas.

Le poisson, qui était devenu rare, réapparaît sur les marchés de Port-Louis et  Lorient où il se vend toujours très cher.

Un petit tour au marché du samedi 6 janvier 1919 :

« L’année nouvelle nous est arrivée sous forme d’averses diluviennes [ …]
Et pourtant, malgré le vent qui souffle en tempête et qui nous chasse au visage des bourrasques glaciales, il y a un peu de monde au marché. […]
Aux halles, malgré la tempête, pas mal de poisson : il faut dire aussi que le nombre du personnel pêcheur et des bateaux de pêche s’est accru sensiblement, par suite de la démobilisation des vieilles classes et de la cessation des hostilités.
Malgré tout, les prix restent très élevés :
une poule de mer, 8 francs,
un merlan moyen, 10 sous,
un fouet de congre de 2 à 3 francs,
un lieu de 20 à 30 sous,
une toute petite targe, 5 sous,
un turbotin, 3 francs,
un chinchard, de 12 à 18 sous,
un ratillon, de 25 à 30 sous.
[…] »

Le nouvelliste du Morbihan, 6 janvier 1919

L’occasion de remarquer que les poissons se vendaient généralement à la pièce plutôt qu’au poids et  de retrouver des appellations que l’on n’entend plus guère !

Mais qu’est-ce donc qu’une targe ????  A Locmiquélic, les vieux Minahouets vous diront que c’est un plie … (ou  un carrelet), ce poisson plat à pois orange, généralement bon marché, que vous voyez  toujours chez le poissonnier.  Si vous n’en avez jamais mangé, nous vous conseillons de découvrir son goût iodé. Attention à le choisir très, très frais (Vous pouvez demander qu’on vous lève les filets !)

Par Arnstein Rønning — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15063287

 

 

Il n’est, par contre,  pas du tout sûr que l’on sache encore ce qu’est le ratillon qui était beaucoup pêché au début du XXème siècle !

Renseignements pris, il s’agit d’une petite raie de la taille d'une main ! En voyez-vous parfois ? Etonnamment, vous trouvez des recettes sur le net. Le terme est donc encore employé dans certaines régions.

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