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7 articles avec lieux

Une visite bien instructive à la montagne du fort ...

Publié le par Marylis Costevec

25 juillet 2019

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Une visite bien instructive à la montagne du fort ...

 

La montagne

du fort

dans l'Histoire.

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Accueillies par le Comité d'Histoire de Locmiquélic, quelques 25 personnes sont venues écouter Soazig Le Hénanff leur parler de notre rade et de son rôle dans l'Histoire de la France et du monde depuis le XVIIème siècle.

La montagne du fort surplombe Lorient et un retranchement y fut construit à partir de 1761 (fin de la guerre de 7 ans) pour protéger la ville d'un éventuel débarquement ennemi.  Destiné plus précisément à protéger les entrepôts et la flotte de la Compagnie des Indes, cet ouvrage venait compléter le système défensif érigé depuis la fin du XVIème siècle entre la rivière d'Etel et la Laïta en y incluant Groix.

Après une période d'abandon, la défense nationale s'intéresse à nouveau au site et un batterie de côte y est installée. C'est aussi à cette époque que le corps de garde du XVIIIème est surmonté de l'étage encore visible aujourd'hui (partie gauche, en crépi coloré).

Au tout début du XXème siècle, la Marine y installa sa première station de radio à longue distance. Le corps de garde fut aménagé et des bâtiments furent construits pour loger les militaires chargés des opérations de TSF. Deux pylônes furent implantés au début des années 20 et déposés après 1950.

Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands occupèrent le site et y installèrent une station de démagnétisation des navires pour que ceux-ci n'attirent pas les nombreuses mines flottantes présentes dans les eaux côtières. Le bunker situé à l'extrémité du fort alimentait la station située au niveau des actuels pontons du port de plaisance. Le corps de garde subit de nouvelles modifications.

Le bunker construit par les Allemands à l'extrémité du fort de Pen Mané à Locmiquélic, alimentait la station située au niveau des actuels pontons du port de plaisance.
Le bunker de la station de démagnétisation allemande au fort de Pen Mané (Maryl photo, 2019)

 

Le site abandonné par les militaires fut acquis par la commune qui entreprit de le réhabiliter à partir de 1994. Des bâtiments furent détruits et le fort retrouva peu ou prou son aspect originel.

 

 

Compte-rendu de la visite du 22 août 2019 :

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En balade au fort de Pen Mané ...

Publié le par Marylis Costevec

Et si vous montiez là-haut ?

 

le fort de Pen Mané vu des pontons du port.

Allez, on vous montre le chemin ...

A l'embarcadère, vous trouverez facilement le petit escalier qui y mène ... De là-haut, à 20 mètres au dessus de l'eau,  vous avez une vue imprenable sur Lorient, les embouchures du Scorff et du Blavet.

Accoudés au parapet ou grimpés sur les fortifications, vous verrez les bateaux de plaisance, les bateaux de guerre, les vedettes à passagers, le courrier de Groix et même, aux quais de Kergroise, les cargos qui nous apportent du soja et du tournesol pour nourrir le bétail breton.

Un sablier pousse régulièrement jusqu'au Rohu pour décharger sa cargaison.

Quatre ou 5 fois par an, on peut voir un paquebot .... Les escales prévues au début de 2020 ont été déprogrammées. En verra-t-on en septembre ?

 

Le port de plaisance de Pen Mané, vu du fort.

 

Allez, il est temps de découvrir l'ouvrage ... Construit au XVIIIème siècle, ce retranchement est un ouvrage à cornes qui a eu plusieurs vies avant d'être restauré à la fin du XXème siècle ... :

Bon, il n'a jamais été attaqué ! Vous pouvez quand même vous faire un film !

En balade au fort de Pen Mané ...

 Biquettes et  moutons entretiennent le fossé.

 

Vous pouvez redescendre au bout du chemin et cela vous emmène dans le marais ; la réserve ornithologique dont nous vous parlons souvent ...

Et là, tout est expliqué sur des panneaux !

 

 

Pour l'histoire du fort, des rendez-vous sont programmés régulièrement en été. Cette année, elles ne sont pas encore programmées pour cause de COVID.

Le 14 juillet 2020,

Un rendez-vous exceptionnel a été programmé  le 14 juillet. Une dizaine d'artistes se sont produits en  danse (Compagnie Eskemm), musique, cirque et même voyance !

Le site se prête admirablement à ce genre de spectacles avec un public limité.

photos Joel Guillemoto

 

Histoire du fort

 

Une première visite guidée a eu lieu le 25 juillet 2019.

Cliquez sur le lien pour un résumé succinct

Publié dans patrimoine, lieux

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Un cimetière militaire allemand à Locmiquélic.

Publié le par Marylis Costevec

 Que sait-on du cimetière allemand 

  de Locmiquélic ? 

 

Beaucoup de gens ont connaissance de son existence passée mais ils sont aujourd'hui peu nombreux à savoir où il était précisément.

On vous dira qu'il était situé entre l'école publique et la côte de Normandèze. C'est vrai !

On vous dira qu'il se situait sur le terrain vague  sur lequel la municipalité projette de faire construire des logements sociaux. C'est faux !

 

On dispose de plans établis après guerre qui montrent très précisément son emplacement :

 

Archives départementales du Morbihan

 

Les photos aériennes réalisées par l'IGN en 1946 montrent 112 sépultures au fond de la parcelle (partie plus large) qui apparaît sur le plan ci-dessus. Les soldats de la Wehrmacht étaient donc enterrés en bordure de l'actuelle rue Jules Ferry qui n'était alors qu'un chemin de brouette et au Nord du terrain qui va être bientôt construit.

Les corps ont été exhumés en 1953 (la délibération du conseil municipal du 21 décembre mentionne le paiement des ouvriers chargés de ce travail).

Les dépouilles des soldats (Allemands et Russes Blancs), pour la plupart victimes des bombardements alliés de 1943 ont été transférées au cimetière régional de Pornichet (Loire-Atlantique) où étaient déjà regroupés celles de la poche de Saint-Nazaire.

Ce cimetière deviendra cimetière régional en 1955. Y sont aussi enterrés les soldats décédés dans les département de Vendée, des Deux-Sèvres et du Maine et Loire ainsi que ceux de Loire Atlantique, 5 000 corps au total, militaires pour la plupart mais aussi quelques victimes civiles.

Le cimetière militaire allemand de Pornichet (guerre 39-45)
(recherches : Joël Guillemoto, Lysiane Le Goff, Marylis Costevec)

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A propos du pont du Bonhomme ...

Publié le par Marylis Costevec

Des images de Pen Mané en 1970 en introduction d'un petit film sur le pont du Bonhomme ...

  Images de Pen Mané  

  en 1970 

 

Les piles de l'ancien pont du Bonhomme mis en service en novembre 1904. et le nouveau pont utilisé depuis 1974.
aux ponts du Bonhomme (06/11/2018)

Nous vous proposons aujourd'hui de visionner un petit film sur le pont du Bonhomme. Réalisé en septembre 1970, il vient d'être mis en ligne par "La vie en VO".

Il était alors question de l'avenir du pont du Bonhomme en service depuis 1904 et restauré en 1945. Comme vous le savez, cela aboutit à la construction du  pont que vous pouvez emprunter depuis 1974.

Les 2 premières minutes ont été filmées à Locmiquélic, depuis Normandèze jusqu'à Pen Mané Bihan.

La cale de Pen Mané

On y voit bien sûr des images de Lorient mais à 45 secondes, vous pouvez retrouver l'aspect qu'avait à l'époque la cale de Pen Mané avec ses petits escaliers qui permettaient d'accéder aux vedettes jaunes par grandes marées.

Zoom ensuite sur  Pen Mané Bihan.

Un paysage qui a bien changé depuis la construction de la digue quelques années plus tard.

A l'époque, l'espace qui correspond à l'actuel marais était largement découvert. C'était un schorre, un pré salé recouvert de végétation basse.

Aujourd'hui, vous pouvez voir à marée basse que cette zone s'arrêtait à peu près au niveau de la digue.

 

Publié dans lieux, patrimoine

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L'enfance de Noëlle à la montagne du fort ...

Publié le par Marylis Costevec

Elle est née à la montagne du fort*, Noëlle, le 17 décembre 1949.

Elle y a passé les premières années de sa vie dans une toute  petite maison qui appartenait à la marine. Elle était chauffée par la cuisinière à bois de la cuisine où il y avait l’eau courante. Dans la chambre on trouvait le lit des parents avec d’un côté son petit lit et de l’autre celui de sa sœur.

Et dehors, un débarras, à droite  du passage voûté et  les deux cabinets équipés de chasses d’eau, luxe suprême, utilisés par les quatre familles qui vivaient là.

Madame Tréhin élevait des lapins un peu plus loin près de sa petite maison. Noëlle se souvient qu’elle utilisait une table à repasser alors que sa mère se contentait d’une couverture étalée sur la table de la cuisine.

 Et en haut de l’escalier qui descend à l’embarcadère, la famille Le Roux occupait une cabane.

A l’époque, s’il y avait un parapet, elle ne s’en rappelle pas. Par contre,  elle se souvient du garçon qui l’a poussée et de l’arbre qui l’a recueillie dans ses branches, de l’affolement de son père accouru à ses cris ….

A gauche du bâtiment où habitait la famille Philippe, un sentier descendait jusqu’à la mer. Il est aujourd’hui envahi par la végétation.
 

La maison était habitée par la famille Philippe.La maison était habitée par la famille Philippe.

La maison était habitée par la famille Philippe.

Elle revoit le poulailler avec les poules et les canards juste là en face de la maison dont on a muré les ouvertures, à la place du mur arrondi que vous voyez à gauche de la voûte.

Le chemin sur lequel vous marchez est quasiment identique à celui que sa mère empruntait avec son vélo. Elle n’avait guère plus de vingt ans et dévalait la côte avec ses petites filles sur les porte-bagages avant de longer le plan d’eau qui a été comblé il y a déjà longtemps. Le camping qui occupait cet espace  est désormais un jardin public.

Elle est souvent venue là en pèlerinage, Noëlle. La reconstruction du fort n’a pour elle pas d’intérêt et la destruction de sa maison qui n’était plus qu’une ruine à la fin des années 90, l’a rendue bien triste.

Les bâtiments, très humides, avaient dû être abandonnés dès le début des années 50 et le site avait vite disparu sous la végétation.

Les petits Minahouets trouvaient là un espace idéal pour les ventrées de mûres et les parties de cache-cache dans les bambous que fréquentaient aussi les amoureux mais chut !...

Les enfants n’avaient pas le droit d’y aller mais tous se souviennent du petit chemin et des maisons abandonnées qu’ils visitaient en catimini, avec un petit peu d’inquiétude tout de même, là au creux de l’estomac !…

 

Aujourd’hui, Noëlle ne se lasse pas d’admirer la vue sur la rade !

Pas besoin de partir loin.  Rien ne vaut le petit paradis de ses jeunes années !

* La montagne du fort est une petite hauteur sur la rive gauche de la rade de Lorient. En 1761, on y construisit un retranchement destiné à protéger les installations de la compagnie des Indes d'un éventuel débarquement des anglais du côté d'Etel.

Publié dans lieux, patrimoine

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Les noms de lieux nous informent sur le passé !

Publié le par Marylis Costevec

Le Trer

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Qui va encore à la côte du "Trer"?


Il est de ces noms de lieux qui sont en voie de disparition. La faute à l’évolution de la société et, dans le cas qui nous préoccupe, à l’urbanisation.
La côte du "Trer", c’est là qu’autrefois on voyait les femmes pêcher les coquillages, chaussées des sabots à planche qui leur permettait de glisser sur la vasière sans s’enfoncer.

Sur le cadastre de 1837, on lit : anse de Lézenelle. Aujourd’hui, c’est l’anse de Normandèze (plan officiel de 2014) ou l’anse de Nézenel (plan 2015-2017).


La pêche à pied y a été interdite en 1942. Alors, les pêcheuses ont abandonné les lieux la mort dans l’âme. On a juste continué à ramasser en catimini les bigorneaux qui se cachaient dans le goémon sur la grève.

La côte du Trer vers 1960 (carte postale Lapie : coll. privée, D. R.)

 

Les habitants du quartier de Nézenel ont tout de même continué à emprunter la rue du Rivage qui s’arrêtait alors à la côte où ils déversaient leurs eaux usées, le contenu de leurs seaux hygiéniques et de leurs tinettes … à la nuit tombante de préférence. Ils y déposaient aussi tout ce qui les encombrait et que l'on brûlait allègrement à la Saint Jean ... Et ceci jusque vers 1960.

Le Trer : entre la rue du rivage et la rue J. Macé.

Et puis, on a interdit les dépôts sauvages, on a installé le tout à l’égout, on a construit une rue gagnée sur la mer. La rue du rivage a été prolongée jusqu’à la rue de la douane ...
Petit à petit, beaucoup de gens ont oublié " le Trer".


Le "Trer", c’était les champs, les prés situés entre la petite rue du rivage et Normandèze. Maintenant, vous y voyez des maisons, un rue et une promenade, des jeux pour enfants ... L’école Ty Douar y a été construite, vraiment les pieds dans l’eau, à l’origine en 1958.

 

La côte du Trer: la promenade et la rue ont été gagnées sur la mer.

 

Le Trer, le Trec'h, le Treizh ou le Traezh?

 

C’est toujours avec précautions que nous tentons une approche toponymique. Le Trer est l'orthographe utilisée dans la matrice cadastrale de 1837 et ne correspond pas à une orthographe bretonne.

Le trec'h, mot breton de prononciation voisine est traduit par "reflux" dans le dictionnaire breton/français de Favereau. Vu la façon dont les lieux se découvrent à marée basse, l'hypothèse est séduisante.

Le Treizh pourrait signifier le passage, C’est une proposition que nous avons eu l'occasion de rencontrer. Le sens ne manque pas de poser question : le passage ? Quel passage ?
Peut-être celui qui permettait de relier le village de Nézenel, à celui de Kerderff, le passage entre les actuelles rues du rivage et Jean Macé qui correspondent aux seuls vrais chemins desservant le village de Nézenel dessinés sur le cadastre de 1837 et sur les cartes anciennes.
En suivant la côte, on pouvait sans doute rejoindre Locmiquélic en passant par Normandèze. Le Trer (trec'h ou treizh), quelle que soit l'origine du mot, fut sans doute longtemps, pour les habitants de Lézenelle, la seule solution pour rejoindre le bourg de Riantec où se trouvait la mairie, l’église, le cimetière …

On nous souffle que cela pourrait être tout simplement TRÈH (orthographe moderne : TRAEZH) qui veut tout simplement dire "sable" et désigne donc en toponymie une grève sableuse (une plage, quoi !). Vraisemblable, c'est sûr ! C'est aussi le mot dont la prononciation est la plus proche de celle utilisée au milieu du XXème siècle. (traeh-x en alphabet phonétique international. le symbole x correspondant à la jota en espagnol ou au ch allemand : un raclement de gorge proche du "r".)

Il y a bien une plage au lieu-dit "la côte du TRER"

Il y a bien une plage au lieu-dit "la côte du TRER"

Si vous avez une autre proposition, n'hésitez pas à nous la communiquer.

Si vous avez ses documents (actes notariés) qui mentionnent ces noms de lieux, faites-nous en part. Cela pourrait nous aider. Merci !

http://recherche.archives.morbihan.fr/ark://15049/vta523d21f755da5/dao/0/layout:linear/idsearch:RECH_bd03e761d987ff3ba548b578a1bcb093#id:1800320315?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00&center=5484.115952338212,-3984.74234624494&zoom=20

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Normandèze

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Il y a, à Locmiquélic, un lieu appelé Normandèze … et aussi une rue de Normandèze qui y mène.

Pour le Minahouet d’aujourd’hui, Normandèze, c’est l’aboutissement de la promenade Rallier du Baty, et le bas de la rue des lavoirs. C’est le terrain de boules. C’est la place où on dresse les chapiteaux et le podium pour la fête des Langoustines ...

Une grande partie de cet espace a été gagnée sur la mer. Cependant, les terres en retrait sont appelées « Park Normandez » sur le cadastre napoléonien (1837). A l'époque, c'était des prés et des champs.

On y appelait aussi Normandès les terres situées à droite de la partie pentue de la rue de la Résistance, celle qui va de la côte à l’embranchement avec la rue de … Normandèze. Autrement dit, Normandès commençait là où la rue de Normandèze s'arrête !

Là aussi, on voyait des prés au bord du chemin, plus loin un champ cultivé et une lande au-delà.

 

Normandèze !

 

Quand on essaie de trouver l’origine du nom, on prend mille précautions. On imagine une famille de Normands qui s’y serait installée au début du XVème siècle à moins qu’un ancien propriétaire ne lui ait laissé son nom. Un propriétaire ou une propriétaire ? Normandez signifierait "la Normande"  mais pourrait aussi être une déformation de Normandiz et dans ce cas, le mot serait masculin et signifierait Normands.

On évoque, bien sûr, les invasions des vikings aux 9ème et 10ème siècles mais allez savoir pourquoi, on n’ose pas trop l’affirmer ! C’est si loin, tout ça !

Pourtant, les vikings sont sûrement passés par là ! Ils ont séjourné à Groix. Les historiens pensent qu’ils y étaient bien implantés (un de leurs chefs y a été enterré dans une sépulture caractéristique en forme de bateau qui a été fouillée en 1906).

Selon les médiévistes, l'île était une des bases à partir desquelles les hommes du nord pénétraient à l’intérieur du pays en empruntant les rias et les rivières. Ils rançonnaient les populations et détruisaient les lieux de culte après les avoir pillés.

Comment imaginer qu’ils aient fait l’impasse sur notre rade ?

Qui sait ? Les vikings sont peut-être responsables de la destruction du sanctuaire qu’il y eut au Gelin à une époque indéterminée. Son existence est attestée par la toponymie. On a relevé dans le cadastre de 1837 une terre nommée Park dran er verette, soit en français «le champ derrière le cimetière», un cimetière qui entourait certainement une église (On a trouvé récemment dans le vieux quartier des ossements qui n’ont pas été datés).

En 911, on a appelé Normandie la province cédée au chef viking Rollon, par le roi Charles le simple. Les Bretons ont tout à fait pu appeler Normandiz un coin de terre où serait passé et aurait peut-être séjourné un groupe de vikings. L’endroit dont nous parlons était bien propice à l’échouage des embarcations.

Toute cette zone est maintenant occupée par des habitations ...

 

Hélas, les élites et les moines qui faisaient office de chroniqueurs avaient fui ! Nous manquons donc cruellement de documents à propos des incursions des hommes du Nord entre l’an 836 et l’an 937. Nous ne pouvons donc qu’émettre des hypothèses !

Aucune certitude ! On n’a pas, à notre connaissance, trouvé ici d’objet caractéristique comme à Groix.

Un jour, peut-être, dans un jardin ? Ouvrons l'œil ...

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 La pointe du BIGO(T)

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous imaginez qu'il y eut là, il y a quelques siècles, un ermitage avec un saint homme en prière, vous faites certainement erreur. Pourtant, l'orthographe actuelle vous y incite fortement !

Au temps où tout le monde parlait breton à Locmiquélic, ce lieu était cultivé et s'appelait "ar Bego" (orthographe repérée dans un document de 1740) ou ar bigeux* (cadastre de 1837). Si vous consultez un dictionnaire "français-breton", vous trouvez beg (begou au pluriel) traduit par pointe(s) ou embouchure(s).

Même s'il faut rester très prudent en toponymie, il faut admettre qu'appeler une pointe, "la pointe" n'est pas totalement improbable !

Il y a déjà un certain temps qu'on parle de "la pointe du Bigo(t)", sans doute depuis qu'on ne comprend plus guère le Breton dans notre commune !

Quant au "t" à la fin du mot qui nous détourne à coup sûr du sens premier du mot, (qu'il s'agisse de "pointe" ou d'autre chose), nous ne saurions dire depuis quand il apparaît sur les plans et les cartes ! Ceux qui l'y ont mis ignoraient sans doute qu'en Bretagne on fait sonner le "t" à la fin des mots : canot se prononce "canotte", , un minahouet, minahouette , un douet "douette" ...etc...

On pourrait peut-être songer à l'ôter, ce "t". Qu'en pensez-vous ?

 

*prononcer "BIGUEUW"

 

Publié dans lieux

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Des fantômes sur la vasière ?

Publié le par Marylis Costevec

Une vasière à Locmiquélic (photo Marc Le Sénéchal).

Une vasière à Locmiquélic (photo Marc Le Sénéchal).

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Avant que la télévision n’ait fait son entrée dans les foyers, les soirs d’hiver à la veillée, on se racontait des histoires. Et comme déjà on adorait se faire peur, surtout quand on était bien en sécurité près de la cheminée, on entendait surtout des histoires de revenants, d’apparitions mystérieuses, de jeteurs de sorts et de maléfices divers.

Des histoires à faire peur ...

Si vous n’avez pas connu ces temps-là, interrogez donc vos parents ou vos grands parents. Ils se souviennent certainement des « dames blanches » qu’on pouvait rencontrer au bord du chemin ou du bugul noz qui attrapait les enfants qui se hasardaient à sortir la nuit …

Il y avait des personnages qui avaient la réputation de faire apparaître des êtres surnaturels. On disait qu’ils faisaient des tours de « physique ». L’oncle de Jean Baptiste voyait un cheval blanc chaque fois qu’il allait voir sa belle : il soupçonnait le premier curé de Locmiquélic d’essayer ainsi de l’empêcher de la rencontrer car il aurait voulu le voir entrer au séminaire.

A Groix, c’était le meunier qui jetait des sorts à qui s’aventurait la nuit entre Primiture et Piwisi.

 

Bientôt, Halloween ou Samain

Vous savez certainement que la fête d’Halloween est une interprétation commerciale d’une très ancienne fête celte que les Irlandais auraient emportée dans leurs bagages quand ils ont émigré aux Amériques : la nuit de Samain qui marquait le début de l’année et le passage de la saison claire aux mois noirs. En Bretagne aussi, on avait cette tradition avant que l’église catholique ne la récupère …

Cette nuit-là, les morts venaient rendre visite aux vivants, disait-on.

Alors si, en cette nuit très spéciale, vous vous promenez entre Normandèze et la pointe du Bigo, à marée basse, peut-être que vous apercevrez des silhouettes de femmes penchées sur la vasière. Il se peut qu’elles reviennent pêcher des palourdes ou des bigorneaux comme elles le faisaient autrefois. Regardez bien et, dans les rayons de la lune, vous distinguerez peut-être l’empreinte des planches qu’elles clouaient sous leurs sabots afin de ne pas s’enfoncer …

Et bien sûr, si vous voyez tout autre chose, n’oubliez pas de nous le raconter …

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