Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

7 articles avec objets oublies ou presque

Le 1er avril 1900, les Minahouets entendent des voix !

Publié le par Marylis Costevec

Ce n'était pas un poisson d'avril mais une sacrée découverte pour la plupart des Minahouets qui participaient à une réunion de la Société Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole des Garçons de Locmiquélic.

Les membres et leurs invités ont pu écouter les sons d'un graphophone, une demi-heure durant. C'est ce qu'on apprend en relisant la République du Morbihan du 8 avril 1900.

Mais qu'est-ce donc que cet objet ?

C'est un appareil qui permet de restituer des sons enregistrés sur un cylindre réalisé d'abord en étain puis en carton enduit de cire. Le procédé a été imaginé par Alexander Graham Bell et son cousin Charles Summer Tainter entre 1885 et 1887.

graphophone, (BNF gallica, coll. Charles Cros)

Il a été commercialisé en 1888 sous la marque Columbia mais ne sera plus fabriqué après 1890. En effet, Edison, qui avait inventé le phonographe en 1877, sort le class M, un nouveau modèle plus performant que le graphophone.*

phonographe à cylindre Edison Class M (BNF gallica, coll. Charles Cros).

Il est bien dommage que le journal ne précise pas la nature des enregistrements écoutés ce jour-là.

On apprend cependant qu'en ce dimanche soir, les participants ont bénéficié d'une conférence d'Alexandre Georgeault, leur ancien maître. Il leur a parlé des Devoirs du Citoyen dans une République. "Ils l'ont écouté dans un silence recueilli et l'ont beaucoup applaudi."

Ce fut l'occasion d'entonner des chants patriotiques et de réciter quelques 'charmants monologues'...

Sources :

- La République du Morbihan, 8 avril 1900.

- blog BNF :

http://blog.bnf.fr/voix/index.php/2009/03/16/les-inventeurs-alexander-graham-bell/#more-228

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9636906j/f9.image.texteImage

 

Partager cet article

Repost0

A fond dans l’histoire du jeu vidéo...

Publié le par Marylis Costevec

  A fond dans l’histoire du jeu vidéo.  

 

 

Le samedi 21 décembre, une trentaine de participants, jeunes et moins jeunes, se sont bien régalés sur les consoles de la fin du siècle dernier. Elles étaient mises à leur disposition par RGC Breizh.( Retro Gaming Connexion).

 Invitée par le service intercommunal enfance-jeunesse, cette association regroupe des passionnés de jeu vidéo rétro et alternatif et proposent des animations destinées à valoriser le patrimoine numérique des anciennes consoles et ordinateurs».

 

Une découverte pour les plus jeunes et des souvenirs et de la nostalgie pour leurs parents et grands-parents qui, comme Joël, notre photographe, les accompagnaient.

 

 

A fond les manettes…dans l’histoire à cette époque où tout évolue si vite !

Photos de Joël Guillemoto.

A fond dans l’histoire du jeu vidéo...
A fond dans l’histoire du jeu vidéo...
A fond dans l’histoire du jeu vidéo...

Partager cet article

Repost0

Pour une vaisselle nickel : "Tawashi" ou "bouchon schwelleuw" ?

Publié le par Marylis Costevec

tawashi

Tawashi ou « bouchon schwelleuw » ?

 

Vous avez certainement remarqué que, développement durable oblige, on redécouvre aujourd’hui, les objets dont se servaient habituellement nos grands-mères ou arrière-grands-mères.

Depuis 2017, vous trouvez sur le net quantité de tutos vous expliquant comment fabriquer des tawashis.

Comme vous ne le saviez sans doute pas, il s’agit d’éponges que les japonaises (et les japonais ?) fabriquent à partir de vêtements usagés. Elles découpent les vieilles chaussettes ou les vieux tee-shirts en lanières et les tissent. C’est joli et cela permet de remplacer de manière économique et écologique les 9 éponges synthétiques que, paraît-il, nous utilisons annuellement.

Autrefois, en Terre Sainte* et bien au-delà, on appelait cela un « bouchon schwelleuw » (orthographe correcte : skudellou !), qu'on peut traduire par "chiffon à écuelles". On ne s’embarrassait pas à les tisser soigneusement et à assortir les couleurs ! On déchirait un morceau dans une vieille chemise ou dans le tricot molletonné du grand-père et on s’en servait pour faire la vaisselle ou essuyer la table.

Tous les vieux chiffons avaient une utilité et, finalement, il n'en restait pas beaucoup pour le pilhotour*.

Vous nous direz peut-être que le tawashi n’est pas très pratique pour les plats qui ont « attaché ». Bien entendu, l’auteure du tutoriel a une solution : elle préconise l’utilisation de coquilles d’œufs pilés que vous saupoudrez sur votre éponge-maison.

Pour cela aussi, nos aïeules avaient une technique éprouvée : avec un peu de sable ou un peu de boue elles astiquaient efficacement le fond des marmites ou le cul des casseroles noircies par les flammes de la cheminée ou du fourneau. Il suffisait de se mettre devant la porte et de frotter avec le « bouchon schwelleuw ». A l’époque, pas de bitume ! La matière première était à portée de main !

Vous vous souvenez peut-être aussi de les avoir vues frotter les casseroles noircies au gaz avec de la cendre ... C'était très efficace.

Si l’envie vous prend de revenir à des techniques écologiques vous pouvez acquérir le livre de Marie-France Ferré : « Labo zéro conso » ou vous connecter à son blog : www.savethegreen.fr.

Une autre adresse ?

https://terre-agir.com/

*Esprit d'ici, N° 34


*Terre Sainte : Rive gauche de la rade de Lorient : Locmiquélic, Port-Louis, Riantec ...

*pilhotour :  voir l'article en cliquant sur le lien :

 

Partager cet article

Repost0

Des fantômes sur la vasière ?

Publié le par Marylis Costevec

Une vasière à Locmiquélic (photo Marc Le Sénéchal).

Une vasière à Locmiquélic (photo Marc Le Sénéchal).

-----------------------------------

Avant que la télévision n’ait fait son entrée dans les foyers, les soirs d’hiver à la veillée, on se racontait des histoires. Et comme déjà on adorait se faire peur, surtout quand on était bien en sécurité près de la cheminée, on entendait surtout des histoires de revenants, d’apparitions mystérieuses, de jeteurs de sorts et de maléfices divers.

Des histoires à faire peur ...

Si vous n’avez pas connu ces temps-là, interrogez donc vos parents ou vos grands parents. Ils se souviennent certainement des « dames blanches » qu’on pouvait rencontrer au bord du chemin ou du bugul noz qui attrapait les enfants qui se hasardaient à sortir la nuit …

Il y avait des personnages qui avaient la réputation de faire apparaître des êtres surnaturels. On disait qu’ils faisaient des tours de « physique ». L’oncle de Jean Baptiste voyait un cheval blanc chaque fois qu’il allait voir sa belle : il soupçonnait le premier curé de Locmiquélic d’essayer ainsi de l’empêcher de la rencontrer car il aurait voulu le voir entrer au séminaire.

A Groix, c’était le meunier qui jetait des sorts à qui s’aventurait la nuit entre Primiture et Piwisi.

 

Bientôt, Halloween ou Samain

Vous savez certainement que la fête d’Halloween est une interprétation commerciale d’une très ancienne fête celte que les Irlandais auraient emportée dans leurs bagages quand ils ont émigré aux Amériques : la nuit de Samain qui marquait le début de l’année et le passage de la saison claire aux mois noirs. En Bretagne aussi, on avait cette tradition avant que l’église catholique ne la récupère …

Cette nuit-là, les morts venaient rendre visite aux vivants, disait-on.

Alors si, en cette nuit très spéciale, vous vous promenez entre Normandèze et la pointe du Bigo, à marée basse, peut-être que vous apercevrez des silhouettes de femmes penchées sur la vasière. Il se peut qu’elles reviennent pêcher des palourdes ou des bigorneaux comme elles le faisaient autrefois. Regardez bien et, dans les rayons de la lune, vous distinguerez peut-être l’empreinte des planches qu’elles clouaient sous leurs sabots afin de ne pas s’enfoncer …

Et bien sûr, si vous voyez tout autre chose, n’oubliez pas de nous le raconter …

Partager cet article

Repost0

La "grek" des "Greks" et des "Minahouets"

Publié le par Marylis Costevec

Une enquête sur l'origine d'un mot utilisé à Locmiquélic, à Groix et ...(Surprise ?) pour désigner une cafetière.

"grecque" ou cafetière ? ça dépend !

Un mot d'ici ?

Autrefois à Locmiquélic, à Groix et sans doute dans tout le pays bretonnant, on appelait «grek» ce qu'ailleurs (presque) tout le monde appelait une cafetière. Mais d’où vient cette étrange appellation ?

Ici, certains disent que l’ustensile s’est ainsi appelé parce que les «Greks» habitants de Groix (et non de Grèce) consommaient beaucoup de café et que leur cafetière était bien en évidence sur leurs bateaux. D’autres assurent au contraire, que ce sont les pêcheurs groisillons qui ont été surnommés les «greks» à cause de leurs cafetières.

Ce qui n’explique pas pourquoi les Minahouets* désignaient le récipient par le même nom !

Un petit coup d’œil dans le dictionnaire bilingue breton/français de F. Favereau nous apprend qu’en breton, c’est généralement le mot « grek », ou parfois « kaf(et)ierenn », qui est utilisé pour désigner l’ustensile. Son usage étant relativement récent, le mot a sans doute été emprunté à une autre langue (le français ? sans doute !).

On trouve parfois aussi que le terme viendrait de la cafetière grecque ! Peut-être mais à notre connaissance, le café grec n’est pas filtré et le nôtre l'est. Alors ?

En effectuant des recherches sur le sujet, on apprend qu’à la Réunion et à l’Île Maurice et même en Louisiane, c’est le mot « grègue » qui est utilisé pour nommer le récipient ! Un Guadeloupéen nous apprend que son père né en 1908 utilisait aussi ce terme.

Tiens donc ! Les marins bretons auraient-ils emprunté le mot lors de leurs voyages ? A moins qu’inversement, ils l’aient laissé là-bas en souvenir de leur passage ? Qui sait ?

Des objets du passé ?

F. Favereau traduit « grek » par cafetière, bien sûr, mais aussi par « chausse ». Ah ??? Il se trouve que les « grègues » (en français) étaient des hauts de chausses que l’on portait sous l’ancien régime, l’ancêtre du pantalon quoi !

Y aurait-il un rapport avec la « chaussette » qui aurait servi de filtre à l’origine ? Nos compétences ne nous permettent pas de l’assurer formellement mais c'est une hypothèse. Une grègue aurait été un filtre en forme de chaussette utilisé par les apothicaires ! Juste ce qu’il faut pour faire un vrai « jus de chaussette », c’est d’ailleurs de là que viendrait l’expression ! Et il y a toujours, paraît-il, des gens qui utilisent de vraies chaussettes à cet usage, d’abord le pied droit … et puis le gauche ou bien le gauche avant le droit.

S’il vous arrive d’être en panne de filtre papier, pas de panique ! Vous trouverez ce qu’il vous faut dans le tiroir de la commode, l'occasion peut-être d'utiliser l'une de ces maudites chaussettes uniques !

Et maintenant ? Café noir ou café au lait ? Avec ou sans sucre ? Pour le faire comme pour le boire, vous avez le choix …

Avertissement : Nous ne sommes pas linguiste. Nous publions seulement le résultat de nos recherches sur le sujet. Comme toujours, tous commentaires, critiques, suggestions et informations sont les bienvenus.

A propos du surnom des habitants de Groix :

https://www.ouest-france.fr/bretagne/groix-56590/pourquoi-surnomme-t-les-groisillons-les-greks-5689410 :

"Trois questions à ... Jo Le Port.

D'où surgit le surnom groisillon « Grek » ?

Grek était le surnom donné aux marins de Groix par les marins de la grande terre, ceux d'Etel à Douarnenez. Les Groisillons aussi donnaient des surnoms aux marins des autres ports. Par exemple « Paliar » (prononciation de pat lèr, patte de cuir) était donné aux marins de Kerroc'h et Lomener car ils auraient utilisé les premiers des pièces de cuir sur leurs sabots. Les Groisillons, eux, se firent appeler « chikour » (chiqueur) mais le terme est tombé en désuétude. Est resté le surnom de « Grek ».

Que signifie alors « Grek » ?

Oh, plusieurs explications sont données. Certains pensent à une quelconque origine grecque des Groisillons. Une autre explication avancée était que les marins groisillons auraient parlé de leurs femmes par le mot breton « groeg » contracté en « greg », mot que n'utilisaient pas les Lorientais. Or, pour désigner sa femme le Groisillon dit « me mouez » et non pas « greg ». Selon la troisième explication, la plus répandue, ce surnom viendrait de la « greg », la cafetière en breton. Car il y avait toujours une cafetière sur le feu dans les maisons groisillonnes. On dit aussi qu'au début du XXe siècle, on buvait à Groix plus de 40 000 litres de café par an...

Vous êtes sceptique quant à cette explication, que pourtant l'on entend un peu partout...

Oui, c'est comme si les gens aimaient cette histoire de cafetière. Ce n'est pas forcément une mauvaise explication mais pour moi, ce n'est pas la bonne. Déjà, des anciens m'ont raconté qu'à bord, avant, on ne buvait pas de café mais du thé et du chocolat.

Quand le café est arrivé sur les bateaux, on parlait déjà des marins de Groix comme des Greks. Par contre, les femmes, à terre, elles, oui, elles en buvaient ! Chaque jour par exemple, elles prenaient leur « gaverenn » le café de quatre heures. Mais ça, c'était vrai partout en Bretagne.

 

Je crois qu'en fait, les marins de Douarnenez ou de Concarneau, ports que fréquentaient les Groisillons, devaient trouver étrange leur manière de parler. Or le dialecte groisillon, du bas-vannetais à la prononciation particulière, se dit « groeég ». Pour moi, on peut imaginer comme « groeég » peut se contracter en « greg » dans le vannetais de la grande terre. Je crois que c'est là l'explication... Grek signifierait en quelque sorte « celui qui parle groeég »."

Ouest-France Lorient, 10 avril 2018

 

* Minahouet est le surnom collectif donné aux habitants de Locmiquélic, petite ville située face à Lorient dans le Morbihan.

Partager cet article

Repost0

Le moulin à café

Publié le par Marylis Costevec

La bonne position

Après vous avoir vendu du café moulu sous vide pour vous permettre de gagner quelques minutes chaque matin, voilà qu’on redécouvre les vertus du café fraîchement moulu, histoire de vous faire acheter une machine sophistiquée qui effectuera l’opération automatiquement avant de vous délivrer une tasse dosée à votre convenance. L’avantage de cette dernière invention est de vous permettre de trouver en rayon, le café en grain qui l’avait déserté depuis quelques décennies. C’est peut-être aussi pour vous l’occasion de sortir le moulin de votre grand-mère qui décore votre cuisine ou qui se cache quelque part à la cave ou au grenier. Si vous ne l’avez plus, vous pourrez certainement en dénicher un dans le prochain vide-grenier. Vous pouvez même en acheter un tout neuf si vous en avez les moyens. Vous voilà paré pour retrouver les gestes de votre enfance ou ceux de votre grand-mère. Voilà aussi une activité toute trouvée pour occuper vos enfants et petits-enfants par un après-midi pluvieux. Après un petit dépoussiérage, le voilà prêt à fonctionner : Ouvrez le réservoir supérieur et remplissez-le de grains de café. Fermez avec le petit crochet. Asseyez-vous confortablement, les pieds bien calés au sol. Placez le moulin entre vos genoux en prenant bien soin de coincer le petit tiroir. Il serait dommage de retrouver la mouture sous vos pieds ou dans vos souliers. Tournez la manivelle en écoutant le café grincer et en respirant l’odeur caractéristique. S’il y a une résistance, c’est parce que vous manquez d’entraînement. L’appareil n’y est pour rien. Il a fait ses preuves ! Quand ça tourne dans le vide, c’est que le café est moulu. Vous pouvez recommencer mais pour les « bigorneaux* » d’aujourd’hui, ce sera suffisant. Vous pouvez remplir le filtre de votre bonne vieille cafetière électrique, votre cafetière à piston ou votre cafetière italienne.

C’est magique, écologique et finalement assez rapide ! Et bien plus économique que les machines que l’on veut vous vendre. Après quelques essais vous allez sûrement trouver le dosage qui vous convient ! Vous m’en direz des nouvelles !

*Ma grand-mère qualifiait de « bigorneaux » les tasses à moka qui vous délivrent deux gorgées de nectar.

Partager cet article

Repost0

Aiguille à ramender

Publié le par Marylis Costevec

aiguille à ramender.

Rares sont les Minahouets qui ne connaissent pas ce petit outil que les pêcheurs utilisaient pour réparer leurs filets. Ce que l’on sait sans doute moins, c’est que c’était l’instrument de travail des ouvrières de la filature de Pen Mané, tout au moins des laceuses, celles qui confectionnaient les filets à l’étage du bâtiment. Ces filets étaient ensuite montés en chaluts. Le rez-de-chaussée était occupé par les fileuses qui faisaient fonctionner les machines. Les ficelles qu’elles fabriquaient à partir de fibres de diverses provenances, servaient bien sûr à la fabrication des chaluts.

La filature de Pen Mané créée vers 1930 à LOCMIQUELIC a fermé ses portes en 1966.

Toutes informations sur les machines à filer seraient bienvenues ainsi que tous les souvenirs que vous pouvez avoir à propos de ce bâtiment, que ce soit pendant son fonctionnement ou après, Ainsi que de sa destruction. Merci à vous.

http://leminahouet.free.fr/

 

Partager cet article

Repost0