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5 articles avec patrimoine

La course à la godille, une vieille tradition à Locmiquélic

Publié le par Marylis Costevec

 

Les finalistes de la cours à la godille disputée à Locmiquélic à l'occasion de la fête du port 2017
la finale !

Les courses à la godille furent un grand moment de la fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic le 2 juillet dernier. Champions locaux et plaisanciers de passage se sont affrontés dans la bonne humeur devant de nombreux spectateurs groupés sur les quais. Avant de vous faire le compte-rendu de cette édition, nous vous proposons de jeter un regard sur le passé ...

C'est en 2016 que l'on a renoué avec une longue tradition. Ces courses sont en effet mentionnées en 1910 et 1912 dans la presse ancienne (le Nouvelliste). Des régates où s'affrontent des bateaux de pêche étaient alors organisées à Sainte Catherine par le comité des fêtes. En 1912, il est précisé que la course de canots à godille est réservée aux mousses de pêche. Le journal nous donnera le nom des champions : Jean-Louis Nézet, Le Sausse et Louis Evanno.

Après une longue interruption due à la guerre, c'est la Persévérante, la société coopérative de consommation, qui reprend le flambeau en 1923. Les régates, moins importantes ont alors lieu à la côte de Ty Douar avec, cette fois encore une course à la godille. La formule est reprise en 1933, toujours à Ty Douar. Il est tout à fait possible que d'autres courses aient eu lieu entre temps sans que la presse en parle.

A partir de 1934, date de la création de la fête des Langoustines, des courses à la voile et des courses à l'aviron sont annoncées mais on ne parle pas de godille ...

Il est bien évident que les mousses n'attendaient pas ces occasions pour se mesurer et il est probable que le port de Sainte Catherine, l'anse de Locmiquélic et l'anse de Nézenel furent le théâtre de nombreuses courses spontanées et improvisées et ce, bien avant que la presse ne s'en fasse l'écho.

Il faut bien admettre que les godilleurs que nous avons vus samedi étaient un peu et parfois beaucoup plus âgés que les mousses de 1912. Mais  l'an dernier dans l'un des canots, il y avait un petit garçon qui, dans quelques années, sera peut-être en mesure de battre les vétérans d'aujourd'hui. Entre son père et sa mère, il était à bonne école.

Cette année encore des femmes ont  aussi participé à la course. Autrefois, certaines savaient aussi ramer et godiller mais si elles participaient à ces courses, la presse n'en parle pas.

Bravo à tous.

course de godille 2017 - fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic.

course de godille 2017 - fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic.

Images de la course de godille en 2016 (Fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic)Images de la course de godille en 2016 (Fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic)

Images de la course de godille en 2016 (Fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic)

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… et Saint Michel supplanta Sainte Catherine !

Publié le par Marylis Costevec

L'ancienne église Saint Michel (Locmiquélic)

… et Saint Michel supplanta Sainte Catherine !

A Locmiquélic, nombreuses sont les personnes qui regrettent leur ancienne église, celle où ils ont fait leur communion, se sont mariés ou ont fait baptiser leurs enfants. Bien des moments importants de leur vie se sont déroulés dans cette modeste chapelle en forme de croix latine qui, en 1907, devint l’église de la paroisse nouvellement créée.

Construit au milieu des champs dans un lieu appelé ar goh velin (le vieux moulin : du nom d'une ruine dont il n'y avait déjà plus trace au début du XIXème siècle), le sanctuaire fut inauguré en juillet 1870. Sa construction avait été décidée par le conseil de fabrique sous l’impulsion du recteur de la paroisse l’abbé Collet : à Riantec, les villages proches de la rade n’avaient plus de lieu de culte alors qu'ils étaient éloignés du bourg.

En effet, en 1863, on avait démoli la chapelle du couvent de Sainte Catherine où, même après le départ des moines, les habitants avaient l’habitude de faire leurs dévotions à la Vierge . Le chanoine Danigo raconte, en effet, qu'au mois de mai de cette année-là, on trouva dans cet édifice désaffecté depuis longtemps, une statue de la vierge posée sur des barriques et deux vases remplis de fleurs.

Ce n’est pourtant pas la Vierge mais à Sainte Catherine et que la petite chapelle nouvellement construite fut consacrée, sans doute pour rappeler le couvent détruit en 1870.

Lorsqu’elle devint église paroissiale en 1907, allez savoir pourquoi*, on décida que désormais ce serait à Saint Michel qu’elle serait dédiée. C’est donc l’archange qui veillera sur les Minahouets à partir de cette date.

En 1972, la petite chapelle sera rasée dès l’achèvement de l’église moderne que vous connaissez.

Et Sainte Catherine ? Et bien, on donna son nom à une cloche qui fut baptisée le 25 juin 1972 en compagnie de Radegonde, qui porte le nom de la patronne de Riantec, la paroisse – mère. Elles sonnent aujourd’hui avec Marie-Jeanne, la vieille cloche baptisée en 1957, dans le clocher de la nouvelle église Saint Michel.

*Il est probable que la décision a été prise par les autorités religieuses ou des paroissiens érudits qui voulaient souligner l'étymologie du nom de la paroisse : Locmiquélic (lieu consacré à Saint Michel).

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Men er run : La pierre qui bouge ...

Publié le par Marylis Costevec

Le plus ancien monument de Locmiquélic

En cette période où le patrimoine est à l'honneur, nous choisissons de vous parler du plus ancien monument de Locmiquélic : "Men er run", la pierre de la colline. Nous nous permettons de la surnommer la pierre qui bouge ... mais peut-être que la pierre qu'on bouge conviendrait mieux.

Ce qui est vraisemblablement une stèle gauloise christianisée, érigée à l'âge du fer (vers 750 avant J.C) indiquerait aussi l'endroit où aurait été construit le plus ancien édifice religieux de la commune. C'est du moins ce qu'ont affirmé autrefois des érudits locaux, qui, hélas, ne nous ont pas indiqué leurs sources. Des ossements mis à jour lors des travaux d'adduction d'eau à la fin des années 50 puis du chantier du tout à l'égout après 1970 ont toutefois confirmé qu'il y eut bien là un lieu de sépulture, qui apparaîtrait sous l'appellation "park er vered" (le champ du cimetière) dans un document ancien que nous n'avons pas encore retrouvé.

Déplacée récemment lors de travaux de voirie, cette pierre se trouve aujourd'hui contre le mur d'un ancien courtil (qui est lui-même un élément patrimonial, construit au plus tard au XVIIIème siècle). En 2008, elle était implantée à quelques mètres, dans la rue de Normandèze, tout contre un muret de construction plus récente. Certains habitants se souviennent de l'avoir vue couchée et de s'en être servi comme d'un banc où trois enfants pouvaient tout juste s'asseoir. Nous supposons que cette position n'était pas plus que celle d'aujourd'hui la place exacte qui lui avait été assignée à l'origine. Ce qui est plus sûr, c'est que lorsque vous aurez trouvé la pierre après avoir emprunté la rue de la Résistance à partir de la Grande Rue et tourné à gauche dans la rue de Normandèze, vous serez au coeur du vieux Locmiquélic. Profitez-en pour vous promener dans les ruelles et venelles empruntées par nos ancêtres.

N'oubliez pas d'examiner attentivement le monument et essayez d'interpréter les signes qui y sont gravés. Ils nous ont laissés perplexes. Vous serez peut-être plus perspicaces ...

Nous attendons vos conclusions !

http://leminahouet.free.fr/

La stèle gauloise a été placée récemment contre le mur d'un vieux courtil à LOCMIQUELIC.

La stèle gauloise a été placée récemment contre le mur d'un vieux courtil à LOCMIQUELIC.

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Le galon de Lorient

Publié le par Marylis Costevec

Point de Lorient sur le dos d'une camisole
Point de Lorient sur le dos d'une camisole

A Lorient et outre-rade, comme partout, des générations de petites filles ont appris les points de base de la broderie quand elles étaient à l’école primaire. Généralement, c’était le samedi après-midi qui était consacré à cet exercice. Elles savaient faire, plus ou moins bien, le point de tige, le point de chaînette, le point d’épine et même le point de Boulogne mais dans les cahiers que nous avons consultés, pas de point de Lorient !

Il existe pourtant bien mais vous ne le trouverez décrit que dans des ouvrages très pointus consacrés aux costumes bretons en général et à celui de Lorient en particulier !

Si vous avez encore le gilet de votre arrière grand-père ou la camisole de votre grand-mère, regardez bien : le point ou galon de Lorient servait à fixer les pièces de velours sur la pièce de toile, surtout dans les parties les plus visibles, le dos et le bas des manches, qui devaient être particulièrement soignées.

Si vous savez faire le point de chausson, vous saurez faire le galon de Lorient. Enfilez donc du cordonnet de soie noir et au travail ! Vous pouvez broder indifféremment de bas en haut ou de gauche à droite. Si vous avez les doigts musclés, un dé de compétition et de bons yeux, assemblez du velours noir sur du drap noir, le tout sur une toile de lin raide et bien serrée. N’oubliez pas que c’était un travail effectué par des tailleurs plutôt que des tailleuses. Les hommes ont donc le droit d’essayer aussi. Ils ne seront pas pénalisés par rapport aux jeunes femmes d’aujourd’hui. C’est aussi ça, l’égalité.

Vous voulez essayer ? Suivez le guide ! :

Le galon de Lorient

Votre travail n’est probablement pas très régulier ! Quand, comme nos ancêtres tailleurs et couturières, vous aurez travaillé quelques heures assis sur une botte de paille avec un oreiller sur les genoux, ce sera beaucoup mieux ! Tenez-nous au courant et postez-nous quelques photos !

Mariée en costume traditionnel de Lorient (1926)

Mariée en costume traditionnel de Lorient (1926)

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Quand Sainte Catherine était une île …

Publié le par Marylis Costevec

L'étang salé et l'enceinte du couvent au début du 20 ème siècle..
L'étang salé et l'enceinte du couvent au début du 20 ème siècle..

On a toujours plaisir à regarder les anciennes photos. Celles de l’île Sainte Catherine à Locmiquélic au tout début du XXème siècle font partie des plus appréciées. On y voit les murs de l’ancien couvent des Cordeliers qui s’y installèrent en 1447 avec la porte qui donne sur la digue Sud. La chaussée qui relie l’île au continent forme un des côtés de ce qui a été une pêcherie permettant le ravitaillement des moines en poissons. Un plan datant de 1821 nous apprend que la digue qui formait l’autre côté est déjà « rompue » et indique que cette zone servait de « petit port où des chaloupes se mettent à l’abri ». Un court tunnel permettait le passage de la marée.

La grande maison bourgeoise que l’on aperçoit encore fut édifiée après la démolition complète des bâtiments conventuels en 1870 par la famille de Volz. La famille Rallier du Baty acquit la propriété vers 1925.

L’étang salé fut partiellement comblé en 1958. La municipalité en avait concédé le bail à la société Querrien, l’autorisant à y installer ses chantiers de construction de bateaux en bois à charge pour ladite société de procéder au remblaiement de la zone qu’elle allait occuper.

L’île n’en sera plus une. Une page est tournée.

Après le départ des chantiers, le reste de l’étang fut remblayé très progressivement.

En 1986, on décide de laisser à nouveau passer la marée et de rouvrir le « petit pont » pour ralentir l’envasement du port. Une aire de repos et de verdure est alors créée et l’enrobé refait.

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