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21 articles avec personnages

La mort de "papillon", chanteur ambulant ...

Publié le par Marylis Costevec

Les actes d'état-civil nous réservent parfois des surprises et nous renseignent sur la vie d'autrefois.

BNF gallica

Nous avons retrouvé l'acte de décès de "Papillon". Il était chanteur ambulant et est décédé le 25 mars 1903 à Locmiquélic. C'était un mercredi.

Il fut "frappé d'apoplexie au moment où il chantait dans les rues de Locmiquélic"*

Ce petit bonhomme (1, 55 m) d'une soixantaine d'années avait une petite barbe taillée en pointe, grise comme ses cheveux. Il se déplaçait avec ses deux béquilles et gagnait sa vie en vendant les textes des chansons qu'il interprétait.

Dans le journal qui relate ce fait, on dit qu'il "paraissait d'une condition qui n'est généralement pas celle des chanteurs de ce genre".

Nul ne connaît son nom. On ne sait pas d'où il vient. On constate son décès et on l'enterre.

Ce n'est que trois mois plus tard que l'on en apprend plus sur le personnage : l'officier d'état-civil de la section reçoit une note du tribunal civil de Lorient et écrit en marge du registre que "Papillon" était né à Langoëlan le 7 mai 1839. Il s'appelait Isidore Nélec.

 

acte décès de PAPILLON, chanteur ambulant.

 

La police avait mené l'enquête ou quelqu'un s'était inquiété de son sort et le pleurait peut-être ...

 

Les chanteurs ambulants :

Les chanteurs de complaintes bretonnes sont mentionnés dans "La galerie bretonne" d'Olivier Perrin (1761-1832). Ils sont présents dans tous les pardons au moins à partir du début du XIXème siècle et sans doute avant.

Leur répertoire évolue et au XXème siècle, il y ajoutent des chansons parisiennes .

Reproduction d'une carte postale éditée par Villard, Quimper représentant un chanteur populaire debout, monté sur une boîte, les chansons sur feuilles volantes étalées à ses pieds. Les spectateurs se pressent autour de lui avec en arrière-plan, des stands forains.
un chanteur ambulant au pardon de Sainte-Anne La Palud (Musée De Bretagne, Numéro d'inventaire : 988.0067.3)
Reproduction d'une carte postale éditée par Villard, Quimper représentant un chanteur populaire debout, monté sur une boîte, les chansons sur feuilles volantes étalées à ses pieds. Les spectateurs se pressent autour de lui avec en arrière-plan, des stands forains.
*Le progrès du Morbihan, 1er avril 1903

 

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Un prêtre Minahouet, l'Abbé Georges Rio

Publié le par Marylis Costevec

La biographie

de l'Abbé Georges Rio

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 L'Abbé Georges Rio a quitté ce monde le 21 janvier 2019.

Ce Minahouet bien connu a participé aux premiers travaux du Comité d'Histoire de Locmiquélic.

Né en 1926 dans une famille très pratiquante, il fut ordonné prêtre en 1951.

Il dirigea alors l'école Saint Pierre de Port-Louis jusqu'en 1966 où il fut nommé à Vannes à la Direction des Vocations avant d'exercer dans différentes paroisses.

Retiré en 2003, il continua à exercer son sacerdoce comme auxiliaire à Locmiquélic notamment.

Pendant 5 années, il a résidé à la maison de retraite des prêtres (Saint Joachim) à Sainte-Anne d'Auray.

Il y est décédé le 21 janvier 2019, ses obsèques ont été célébrées le 23 janvier 2019 à la basilique de Sainte-Anne d'Auray. Il a été inhumé au cimetière de la maison Saint-Joachim.

 

NB :  Grâce à vos différentes contributions, nous avons pu écrire sa biographie. Elle est parue dans le N° 10 de notre publication : "C'était hier...."

Publié dans Personnages

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Philomène admirait Brizeux

Publié le par Marylis Costevec

  Philoména et Auguste Brizeux  

 

Philoména Georgeault-Jouan (1861-1937) puisait son inspiration dans son quotidien et ses poèmes nous parlent de la vie à Locmiquélic et aux alentours à la fin du XIXème siècle.

Le 9 septembre 1888, Lorient érigea une statue à la mémoire d’Auguste Brizeux (1803-1858). Elle fut installée dans le square qui bordait la vasière de Kergroise, là, juste en face de l’embarcadère de Pen Mané. On y parvenait aisément en descendant de la vedette après avoir longé le quai de Rohan.

Philoména aimait s’y rendre.

Dans ce poème, elle clame son admiration pour le poète, un peu oublié aujourd’hui même si des établissements scolaires et un cercle celtique portent son nom.

Elle déplore aussi les incivilités commises à l’encontre de l’effigie de celui qui l’inspire … Eh oui, ce n’est pas nouveau !

 

Dessin paru dans "le monde illustré" du 15 septembre 1888, dans'un article écrit au moment de l'érection de la statue d'Auguste Brizeux à Lorient. (Source gallica - BNF)

 

                                   A la mémoire de Brizeux

 

C’est moi, c’est moi, Brizeux, oh ! ne fais pas un geste ;

Tu me connais déjà, ne suis-je point ta sœur ?

A mon cœur comme au tien parle une voix céleste,

Voix qui, seule ici-bas me fait croire au bonheur.

 

Voilà pourquoi je viens, quand la foule te quitte,

M’inspirer près de toi, te parler et te voir.

Tu m’entends, n’est-ce pas ? Brizeux, réponds-moi vite,

Poète qui compris et l’amour et l’espoir.

 

Toi qui, tendre et touchant sus connaître la femme ;

Toi qui pus la chanter après l’avoir chérie,

Toi qui même à l’athée, fis entrevoir une âme

Sous le corsage blanc de ta chaste Marie.

 

Oh ! parle-moi !... Faut-il m’approcher de ta bouche ?

Tu es si grand, vois-tu … Moi si petite hélas !

Je dois bien me hausser pour que ton pied me touche,

Mais aller à ton cœur, oh ! je ne le puis pas.

 

Et pourtant je voudrais de ma main frémissante,

Caresser ce front pur où germèrent tes chants ;

Je voudrais, ô Brizeux que ma lyre inconstante

Sut parfois te charmer par quelques sons touchants.

 

Oh ! je voudrais au moins, jeune Breton de marbre,

Protéger ta statue des vandales honteux,

Et mettre sur ton chef la branche de cet arbre

Que je courbe pour toi.

                                            Fais-moi grandir, Brizeux !

 

Philoména Georgeault-Jouan

 

Le parc Brizeux a été détruit par les bombardements pendant la seconde guerre mondiale. On peut désormais voir la statue du poète dans le parc Chevassu à Lorient. Si vous ne connaissez pas ce parc, allez-y ! C'est une bien agréable promenade.

 

inaugurée  le 9 septembre 1888, la statue de Brizeux avait été dressée dans un parc situé au bord de la vasière de Kergroise. Suite aux bombardements de la seconde guerre mondiale qui détruisit ce parc, la statue fut déplacée. On peut la voir aujourd'hui dans le parc Chevassu
La statue de Brizeux dans le parc Chevassu à Lorient.

 

N B : Il ne reste que 2 exemplaires de la réédition des poèmes de Mme Georgeault-Jouan (nouveau tirage envisagé.)

Pour vous le procurer, télécharger le bon de commande où laissez un message dans la rubrique contact.

Publié dans Personnages, femmes, poésie

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Les FLÂNEURS ont lu des poèmes de Philoména Georgeault-Jouan ...

Publié le par Marylis Costevec

 

Les FLÂNEURS, compagnons en poésie ont pris grand plaisir à nous préparer cette lecture musicale qui avait été fort appréciée en mars 2019 à l'occasion de la journée de la femme.

Le 14 août 2019, c'est à Port-Louis dans le cadre de l'exposition sur les personnalités du cimetière proposée par le CAHPPL qu'ls  ont lu les poèmes de Philoména Georgeault-Jouan.

Cette poétesse qui enseigna à Locmiquélic jusqu'en 1919 vécut à Port-Louis, rue de la citadelle  de 1908 à 1937. Elle repose au cimetière de Kerzo

S'ils nous parlent d'autrefois, ses sentiments et ses combats, écologie, féminisme, sont toujours d'actualité !

Merci aux FLÂNEURS et au Centre d'animation historique de faire connaître cette femme et son oeuvre.

 

La presse en parle :

Port-Louis : Article du TELEGRAMME – VENDREDI 16 AOÛT 2019

Poésie. Les Flâneurs à la chapelle Saint-Pierre

Les Flâneuses ont lu, à quatre voix, les textes de Philoména Georgeault-Jouan, accompagnées par Bohdan.

Dans le cadre de son exposition à la chapelle Saint-Pierre consacrée aux personnalités inhumées dans le cimetière de Kerzo, le Centre d’animation historique a invité, jeudi soir, Les Flâneurs en poésie. Accompagnés en musique par Bohdan au Uilleann pipes et à la flûte irlandaise, quatre membres de l’association de Locmiquélic ont lu, devant une trentaine de personnes, quelques textes et poèmes de Philoména Georgeault-Jouan, l’une de ces personnalités.
Marylis Costevec-Le Hay, secrétaire du Comité d’histoire de Locmiquélic, avait auparavant évoqué la vie de Philoména, qui fut institutrice à Locmiquélic de 1880 à 1919, et marqua, par sa pédagogie et la diffusion de ses textes, plusieurs générations de Locmiquélicains. « Elle aimait la nature et engageait ses élèves à la respecter. C’est une femme qui se révèle bien plus proche des femmes d’aujourd’hui qu’on aurait pu l’imaginer ».
Dans l’enceinte de la vieille cité maritime, les Flâneuses ne pouvaient pas manquer la lecture du poème intitulé « Aux baigneurs du Port-Louis » qui décrit, avec un humour ravageur, l’arrivée des premiers touristes dans la seconde moitié du XIXe siècle. « Cela n’a pas beaucoup changé depuis cette époque », fait remarquer avec malice une vieille Port-Louisienne en quittant la chapelle.
 

 

Ouest-France, 17 août 2019 :

À la chapelle Saint-Pierre, une exposition du Centre d’animation historique retrace la vie de personnalités oubliées du cimetière de Kerzo. L’une d’entre elle, Philoména Georgeault-Jouan, personnalité hors du commun, a retenu l’attention des Flâneurs. Institutrice qui enseigna à Locmiquélic jusqu’en 1919 et poétesse, elle vécut à Port-Louis, rue de la Citadelle, de 1908 à 1937.

« Ses poèmes, remarquablement bien écrits, révèlent une femme sensible et cultivée. Ils sont, en outre, un précieux témoignage de la vie à la fin du XIXe siècle, dans la rade de Lorient », précisent les Flâneurs. S’ils nous parlent d’autrefois, ses sentiments et ses combats, écologie, féminisme, sont toujours d’actualité.

Mercredi, quatre lectrices des Flâneurs, Agnès, Annick, Babeth et Patricia, ont réjoui les oreilles d’un public attentionné et intergénérationnel, en lisant ses textes accompagnés par Bohdan au uillean pipe et à la flûte irlandaise. Une bonne trentaine de personnes au total.

« De beaux moments de partage dans ce lieu. Nous sommes ravis de ce travail et des échanges avec d’autres associations de la commune et du secteur : le Centre d’animation historique de Port-Louis et le Comité d’histoire de Locmiquélic », soulignent les Flâneurs. Étaient présents des membres de ces deux associations, dont Marylis Costevec-Le Hay, secrétaire du Comité d’histoire, qui a collecté les poèmes et qui a présenté la poétesse en introduction de cette lecture.

Publié dans Personnages, femmes, poésie

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Philoména Georgeault-Jouan, une personnalité hors du commun...

Publié le par Marylis Costevec

Philoména Georgeault-Jouan, poétesse et institutrice à Locmiquélic de 1880 à 1919,  fait partie des personnalités enterrées au cimetière de Port-Louis...

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Philoména Georgeault-Jouan

à l'honneur

à la chapelle Saint-Pierre ...

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26 juillet 2019 : Patricia (àgauche) et Annick (à droite) lisent un poème de Philoména  Georgeault-Jouan dans la chapelle Saint-Pierre à Port-Louis pendant le vernissage de l'exposition consacrée aux personnalités du cimetière.
Lecture d'un poème de Ph. Georgeault-Jouan à la chapelle Saint-Pierre (Port-Louis)

Cette année,  l’exposition estivale du CAHPPL, l’association d’Histoire de Port-Louis, est consacrée aux personnalités enterrées au cimetière de la ville.

Dans la chapelle Saint-Pierre, vous trouverez des panneaux vous expliquant l’histoire des cimetières en général et de ceux de Port-Louis en particulier, une présentation des tombes remarquables qui sont à y découvrir.

Vous y trouverez aussi les courtes biographies de 27 personnages qui reposent à Kerzo, des militaires et des résistants, des hommes politiques, des industriels de la conserve, des artistes, des scientifiques, des écrivains…

Parmi ceux-ci, 3 femmes seulement :

- Pierrette-Micheline PRADO, victime civile de la  seconde guerre mondiale,

- Apolline-Héloïse VIGNEAU, fille de déportés acadiens, " bonne épouse et bonne mère",

- Philoména GEORGEAULT-JOUAN, institutrice et poétesse.

Ce constat suffit certainement à souligner la personnalité hors du commun de Philomène Jouan qui figure dans cette exposition pour son œuvre qu’il ne faut pas oublier.

Ses poèmes remarquablement bien écrits révèlent une femme sensible et cultivée. Ils sont, en outre, un précieux témoignage de la vie à la fin du XIXème siècle dans la rade de Lorient.

Les personnes présentes au vernissage le 26 juillet 2019 ont pu découvrir une peinture à caractère humoristique de la vie port-louisienne entre 1880 et 1890 :

LES FLÂNEURS, COMPAGNONS en POESIE, leur ont lu, ou plutôt joué, un texte :

« AUX BAIGNEURS DE PORT-LOUIS ».

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NB : Le Comité d’Histoire de Locmiquélic a réédité un des recueils de poèmes de Madame Georgeault. 

Profitez de votre visite à l’exposition pour vous le procurer.

 

 

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Un cadeau pour la fête des Mères ?

Publié le par Marylis Costevec

Patrimoine et poésie

 

Elle a formé des générations de Minahouettes ! Philoména Georgeault-Jouan a enseigné à Locmiquélic de 1880 à 1919. C'était une femme cultivée et engagée qui écrivait aussi des poèmes.

 

Le Comité d'Histoire de Locmiquélic a réédité l'un de ces ouvrages :

RÊVES, SOURIRES ET LARMES.

 

Entrez dans l'univers d'une femme, d'une  mère et d'une institutrice de l'époque ...

 

 

Permanence à la maison du stade le lundi 20 mai de 17 h à 19 h

Réservation au 06 64 72 67 28 ou dans la rubrique "contact" (15 €)

Nous pouvons aussi vous l'expédier.

Un poème pour vous mettre en appétit :

 

AU BORD DE LA MER

 

(A Melle Marie B.)

 

Mon cœur est en repos, mon âme est en silence :

Le bruit lointain du monde expire en arrivant,

Comme un son éloigné qu’affaiblit la distance,

A l’oreille incertaine apportée par le vent.

         (De Lamartine)

 

Seule au bord de la mer, selon mon habitude,

Je rêve : il est bon  de reposer ses sens !

Le cœur aime à goûter l’air de la solitude.

Les flots bleus et les bois ont instruit bien des gens.

 

Point de pliant vernis ; c’est narguer la nature.

Moi qui la chéris tant pourrais-je l’attrister ?

Pour siège, un roc poli ; pour tapis, la verdure,

Le sable ou le varech qu’un flot vient m’apporter.

 

J’oublie tout : les soucis, les honneurs, la richesse ;

J’écoute les zéphirs qui me parlent tout bas.

Les caresses de l’onde éloignent la tristesse.

Comme Pierre, je dis : « Campons, ne quittons pas ! »

 

Souvent, j’écris un nom sur la mouvante grève,

C’est un secret… un mal que nul n’a deviné.

La curieuse vague avec peine se lève,

Puis emporte ce mot d’écume couronné.

 

Le flot vient, monte, monte, et j’ai beau crier grâce.

Il cerne mon rocher, paraissant, le moqueur,

Me souffler à l’oreille : « Allons, quitte la place ;

Je ne te prends qu’un roc, renferme-t-il ton cœur ?... »

 

Non, mon cœur n’est point là, flot aux questions mordantes,

Car malgré mes efforts, je n’ai pu l’y sceller.

Les cailloux sont trop durs, les ondes trop mouvantes ;

Tu fais bien de venir pour me le rappeler.

 

L’océan furieux s’élance, bruit, menace,

Et sa lugubre voix me dit ; « Va, fuis le port,

« Si je puis te saisir et que mon bras t’enlace,

« Mon baiser convulsif te donnera la mort. 

 

« Car sous un masque bleu, je cache une âme noire ;

« A l’aile du bonheur ma main fixe un linceul.

« Je hais le bien, le beau, j’empoisonne la gloire. »

Hélas ! dis-je  en partant, si tu étais le seul !

 

 

 

 

 

Publié dans Personnages

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Locmiquélic rend hommage à la Résistance ...

Publié le par Marylis Costevec

rue de la Résistance à Locmiquélic

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                    

     

Alors que nous nous apprêtons à commémorer la fin de la guerre 39-45, nous nous sommes intéressés à la mémoire de la Résistance dans la commune de Locmiquélic.

Des résistants, il y en eut comme partout, certains par engagement militant, d’autres un peu par hasard et occasionnellement, c’est du moins ce qui ressort de témoignages de gens modestes qui ne veulent pas se mettre en avant.

 

La rue de la Résistance 

 

Le 21 avril 1957, le conseil municipal propose "d'honorer la mémoire des déportés et résistants de la commune "Morts pour la France".

En pleine période de reconstruction, les bâtiments, détruits par les bombardements, qui fermaient le champ de foire (appelé aussi "la Muse") sont rasés ouvrant ainsi une voie qui relie la Grande Rue à la place des !avoirs (appelée aujourd'hui Normandèze). La nouvelle rue portera le nom de " rue de la Résistance"

 

La plaque commémorative 

 

Le conseil municipal décide aussi d'apposer une plaque de marbre portant "le nom des enfants de la commune "Morts pour la France" à la suite d'un acte de résistance."

Roger Dréanno, Adolphe Gabellec, Joseph Guyonvarch, Maurice Le Golvan, François Le Levé, Joseph (dit Valentin) Le Tréquesser, Emile Thépaut qui sont morts dans des actions armées, ont été fusillés ou déportés y figurent. Cette plaque vient de faire l'objet d'une rénovation :

 

La plaque installée en 1957 vient d'être rénovée.

 

 

Monument aux morts

et noms de rue 

 

Joseph Guyonvarch et François Le Levé ont une rue à leur nom.

Adolphe Gabellec, François Le Levé et Emile Thépaut (décédé en 1954 des suites de sa déportation) ne figurent pas sur le Monument aux Morts.

Nous avons pu rassembler des documents sur la disparition de Joseph Guyonvarch et nous avons écrit son histoire dans le N° 8 de notre publication.

Par ailleurs, sept rues de Locmiquélic portent le nom de Résistants plus « célèbres » connus nationalement ou régionalement :

Général de Gaulle, Jean Moulin, Pierre Brossolette, René Cassin, Jean Lebas, Jean Le Coutaller, Colonel Henri Manhès.

Le Comité d’Histoire de Locmiquélic serait heureux de recueillir des informations (photos, documents, témoignages) sur les résistants Minahouets connus ou inconnus afin qu’ils ne tombent pas totalement dans l’oubli. Utilisez le formulaire de contact si vous pouvez nous aider dans cette tâche.
la plaque en 2016 (avant rénovation)

la plaque en 2016 (avant rénovation)

Publié dans Personnages

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Rêve d'adolescente....

Publié le par Marylis Costevec

 

 La beauté 

selon Philomène.

 

 Quels étaient les canons de la beauté pour une adolescente en 1875 ?

Mme Philoména Georgeault-Jouan (1861-1937) nous éclaire dans un de ses poèmes dont nous vous livrons les premières strophes :

 

Lorsque j’avais quinze ans, je rêvais d’être belle,
D’avoir de grands yeux noirs à la vive prunelle,

Ombrés de cils épais très soyeux et très longs.
Ainsi que les sourcils, je les désirais blonds.

Un front blanc, découvert, et des joues toujours roses,
Fraîches et veloutées comme des fleurs mi-closes,

Des lèvres carminées aux sourires faciles,
Façonnées par l’amour, Lutin aux pieds mobiles.

Mes cheveux ondulés, brillante toison d’or,
Eussent orné mon chef pour l’embellir encor.

Hélas ! cette beauté sut m’être refusée.
Pourtant elle vécut toujours dans ma pensée.

Et, parfois, en voyant un profil gracieux,
Jalouse, malgré moi, je détournais les yeux.

Mais nul ne devina cet insensé désir ;
Partout je paraissais savourer le plaisir ;

Néanmoins je cachais dans un pli de mon cœur
Un regret… eh ! que dis-je ?... un reptile rongeur.

[...]

Mon rêve s'est réalisé in "Rêves, Sourires, Larmes" par Philoména Georgeault-Jouan

Un poème que les FLÂNEURS EN POESIE 

nous ont lu le 8 mars lors de soirée dédiée à la poétesse.

 

Les rêves des jeunes filles d'aujourd'hui sont sans doute différents.

Qui rêve encore d'un teint blanc et de joues roses ?

Autres rêves peut-être mais rêves sûrement !

Publié dans Personnages, poésie

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Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....

Publié le par Marylis Costevec

Quel plaisir d’entendre «  Les flâneuses » lire les poèmes de Philoména Georgeault-Jouan !

Philoména, une institutrice qui enseigna à Locmiquélic entre 1880 et 1919, une femme engagée qui nous offre un regard critique ou ému sur son époque : elle dépeint avec malice les commères et les «estivants » de Port-Louis,  fustige les injustices dont sont victimes les femmes, réfléchit au rôle d’une mère, engage les enfants à respecter la nature ou la parole donnée...

Une vraie découverte pour un public curieux et attentif qui a salué la « modernité » de son propos.

Des textes vivants que Patricia, Annick, Monique et Jeanine, accompagnées par Bohdan à la flûte et au uileann pipe, ont su mettre en valeur.

 

Nous les remercions …

Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....
Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....

Le comité d'Histoire de Locmiquélic a réédité un ouvrage de Philoméma Georgeault-Jouan :

Publié dans Personnages, femmes, poésie

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Féministe, Philomène ?

Publié le par Marylis Costevec

 Philoména Georgeault-Jouan, une institutrice de Locmiquélic, lance en 1888 un véritable "coup de gueule". A la lecture du palmarès du concours de poésie auquel elle avait participé, elle semblait disposée à mener la Révolution contre les lois de son époque qui soumettaient les femmes au pouvoir des hommes.

Les sentiments qui l'agitaient cèdent peu à peu la place à une attitude beaucoup plus "réaliste", soufflée par la voix de la raison jusqu'à une conclusion pleine d'ironie !!!!

Le Code Civil en vigueur disait alors : "La femme doit obéissance à son mari" . Revendiquer une égalité dans la société semblait bien utopique.

Le texte nous permet de réfléchir au chemin parcouru depuis et aussi à celui qui reste à faire  ...

 

Voici maintenant le poème dans son intégralité :

Féministe, Philomène ?
Féministe, Philomène ?

A défaut de mener la bataille, elle signalait les inégalités dont elle se sentait victime.

Une prise de conscience non suivie d'effets ... Une analyse des "avantages" de la situation ...

Les raisins n'étaient pas mûrs ....

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La femme doit obéissance à son mari. (Code civil illustré). Source gallica.BNF.fr

La femme doit obéissance à son mari. (Code civil illustré). Source gallica.BNF.fr

Pour avoir un aperçu de l'état d'esprit  de l'époque sur la question des droits des femmes, nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant :

Publié dans Personnages, femmes, poésie

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