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10 articles avec poesie

Locmiquélic, Adolphine Bonnet et les magnolias...

Publié le par Marylis Costevec

A Locmiquélic, les magnolias sont en fleurs et il y en a beaucoup.

Qui sait ? Adolphine Bonnet y est peut-être pour quelque chose !

Aujourd'hui, Adolphine Bonnet (Madame Ernest Barutin) est totalement oubliée. Enfin presque ! Une rue porte son nom à Muret en Haute-Garonne, à quelques 50 kms de Villefranche de Lauragais où elle vécut.

Elle eut son heure de gloire en 1868 quand elle reçut le prix Maillé-Latour-Landry (prix de littérature et de philosophie) décerné par l'Académie pour encourager de jeunes écrivains dans la carrière des lettres :

L'auteur d’un volume de vers, les Chants de l’âme, Mlle Adolphine Bonnet, jeune personne élevée dans la retraite, loin de Paris, est désignée pour le prix Maillé-Latour-Landry, après la lecture inattendue et vraiment poétique de quelques-uns de ses chants religieux.

Abel-François VILLEMAIN RAPPORT SUR LES CONCOURS DE L’ANNÉE 1868. DE M. VILLEMAIN SECRÉTAIRE PERPÉTUEL DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

Adolphine et Philoména :

 

On ne peut en douter : Philoména Georgeault-Jouan, une poétesse qui enseigna à Locmiquélic de 1881 à 1919 s'est beaucoup inspirée de son oeuvre. Elle y a manifestement puisé des idées ; certains titres de poèmes sont presque identiques !

Nos aïeules (et aïeux ?) ont donc été indirectement nourri.e.s de l'imaginaire d'Adolphine Bonnet. Indirectement mais aussi directement puisque huit textes de la poétesse méridionale figurent dans la petite anthologie que Philoména Georgeault-Jouan publia en 1897*.

C'est d'ailleurs la seule voix féminine autre que celle de Mme Georgeault qui s'exprime dans ce recueil.

Il est temps de vous faire découvrir ce sonnet qui évoque la fleur de magnolia et qui résonna autrefois à l'école et dans les chaumières de Locmiquélic :

 

 

 

 

*L'Ecrin Scolaire, morceaux choisis d'auteurs contemporains (...) réunis et annotés par Mme Georgeault-Jouan

 

Pour découvrir d'autres poèmes  d'Adolphine Bonnet:

Le chant de l'âme publié en 1864 et Fleurs d'été publié en 1872 ont été réédités par la BNF. Les originaux sont consultables en ligne :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54696207

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56272426

Publié dans flore et faune, femmes, poésie

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Philomène admirait Brizeux

Publié le par Marylis Costevec

  Philoména et Auguste Brizeux  

 

Philoména Georgeault-Jouan (1861-1937) puisait son inspiration dans son quotidien et ses poèmes nous parlent de la vie à Locmiquélic et aux alentours à la fin du XIXème siècle.

Le 9 septembre 1888, Lorient érigea une statue à la mémoire d’Auguste Brizeux (1803-1858). Elle fut installée dans le square qui bordait la vasière de Kergroise, là, juste en face de l’embarcadère de Pen Mané. On y parvenait aisément en descendant de la vedette après avoir longé le quai de Rohan.

Philoména aimait s’y rendre.

Dans ce poème, elle clame son admiration pour le poète, un peu oublié aujourd’hui même si des établissements scolaires et un cercle celtique portent son nom.

Elle déplore aussi les incivilités commises à l’encontre de l’effigie de celui qui l’inspire … Eh oui, ce n’est pas nouveau !

 

Dessin paru dans "le monde illustré" du 15 septembre 1888, dans'un article écrit au moment de l'érection de la statue d'Auguste Brizeux à Lorient. (Source gallica - BNF)

 

                                   A la mémoire de Brizeux

 

C’est moi, c’est moi, Brizeux, oh ! ne fais pas un geste ;

Tu me connais déjà, ne suis-je point ta sœur ?

A mon cœur comme au tien parle une voix céleste,

Voix qui, seule ici-bas me fait croire au bonheur.

 

Voilà pourquoi je viens, quand la foule te quitte,

M’inspirer près de toi, te parler et te voir.

Tu m’entends, n’est-ce pas ? Brizeux, réponds-moi vite,

Poète qui compris et l’amour et l’espoir.

 

Toi qui, tendre et touchant sus connaître la femme ;

Toi qui pus la chanter après l’avoir chérie,

Toi qui même à l’athée, fis entrevoir une âme

Sous le corsage blanc de ta chaste Marie.

 

Oh ! parle-moi !... Faut-il m’approcher de ta bouche ?

Tu es si grand, vois-tu … Moi si petite hélas !

Je dois bien me hausser pour que ton pied me touche,

Mais aller à ton cœur, oh ! je ne le puis pas.

 

Et pourtant je voudrais de ma main frémissante,

Caresser ce front pur où germèrent tes chants ;

Je voudrais, ô Brizeux que ma lyre inconstante

Sut parfois te charmer par quelques sons touchants.

 

Oh ! je voudrais au moins, jeune Breton de marbre,

Protéger ta statue des vandales honteux,

Et mettre sur ton chef la branche de cet arbre

Que je courbe pour toi.

                                            Fais-moi grandir, Brizeux !

 

Philoména Georgeault-Jouan

 

Le parc Brizeux a été détruit par les bombardements pendant la seconde guerre mondiale. On peut désormais voir la statue du poète dans le parc Chevassu à Lorient. Si vous ne connaissez pas ce parc, allez-y ! C'est une bien agréable promenade.

 

inaugurée  le 9 septembre 1888, la statue de Brizeux avait été dressée dans un parc situé au bord de la vasière de Kergroise. Suite aux bombardements de la seconde guerre mondiale qui détruisit ce parc, la statue fut déplacée. On peut la voir aujourd'hui dans le parc Chevassu
La statue de Brizeux dans le parc Chevassu à Lorient.

 

N B : Il ne reste que 2 exemplaires de la réédition des poèmes de Mme Georgeault-Jouan (nouveau tirage envisagé.)

Pour vous le procurer, télécharger le bon de commande où laissez un message dans la rubrique contact.

Publié dans Personnages, femmes, poésie

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Les FLÂNEURS ont lu des poèmes de Philoména Georgeault-Jouan ...

Publié le par Marylis Costevec

 

Les FLÂNEURS, compagnons en poésie ont pris grand plaisir à nous préparer cette lecture musicale qui avait été fort appréciée en mars 2019 à l'occasion de la journée de la femme.

Le 14 août 2019, c'est à Port-Louis dans le cadre de l'exposition sur les personnalités du cimetière proposée par le CAHPPL qu'ls  ont lu les poèmes de Philoména Georgeault-Jouan.

Cette poétesse qui enseigna à Locmiquélic jusqu'en 1919 vécut à Port-Louis, rue de la citadelle  de 1908 à 1937. Elle repose au cimetière de Kerzo

S'ils nous parlent d'autrefois, ses sentiments et ses combats, écologie, féminisme, sont toujours d'actualité !

Merci aux FLÂNEURS et au Centre d'animation historique de faire connaître cette femme et son oeuvre.

 

La presse en parle :

Port-Louis : Article du TELEGRAMME – VENDREDI 16 AOÛT 2019

Poésie. Les Flâneurs à la chapelle Saint-Pierre

Les Flâneuses ont lu, à quatre voix, les textes de Philoména Georgeault-Jouan, accompagnées par Bohdan.

Dans le cadre de son exposition à la chapelle Saint-Pierre consacrée aux personnalités inhumées dans le cimetière de Kerzo, le Centre d’animation historique a invité, jeudi soir, Les Flâneurs en poésie. Accompagnés en musique par Bohdan au Uilleann pipes et à la flûte irlandaise, quatre membres de l’association de Locmiquélic ont lu, devant une trentaine de personnes, quelques textes et poèmes de Philoména Georgeault-Jouan, l’une de ces personnalités.
Marylis Costevec-Le Hay, secrétaire du Comité d’histoire de Locmiquélic, avait auparavant évoqué la vie de Philoména, qui fut institutrice à Locmiquélic de 1880 à 1919, et marqua, par sa pédagogie et la diffusion de ses textes, plusieurs générations de Locmiquélicains. « Elle aimait la nature et engageait ses élèves à la respecter. C’est une femme qui se révèle bien plus proche des femmes d’aujourd’hui qu’on aurait pu l’imaginer ».
Dans l’enceinte de la vieille cité maritime, les Flâneuses ne pouvaient pas manquer la lecture du poème intitulé « Aux baigneurs du Port-Louis » qui décrit, avec un humour ravageur, l’arrivée des premiers touristes dans la seconde moitié du XIXe siècle. « Cela n’a pas beaucoup changé depuis cette époque », fait remarquer avec malice une vieille Port-Louisienne en quittant la chapelle.
 

 

Ouest-France, 17 août 2019 :

À la chapelle Saint-Pierre, une exposition du Centre d’animation historique retrace la vie de personnalités oubliées du cimetière de Kerzo. L’une d’entre elle, Philoména Georgeault-Jouan, personnalité hors du commun, a retenu l’attention des Flâneurs. Institutrice qui enseigna à Locmiquélic jusqu’en 1919 et poétesse, elle vécut à Port-Louis, rue de la Citadelle, de 1908 à 1937.

« Ses poèmes, remarquablement bien écrits, révèlent une femme sensible et cultivée. Ils sont, en outre, un précieux témoignage de la vie à la fin du XIXe siècle, dans la rade de Lorient », précisent les Flâneurs. S’ils nous parlent d’autrefois, ses sentiments et ses combats, écologie, féminisme, sont toujours d’actualité.

Mercredi, quatre lectrices des Flâneurs, Agnès, Annick, Babeth et Patricia, ont réjoui les oreilles d’un public attentionné et intergénérationnel, en lisant ses textes accompagnés par Bohdan au uillean pipe et à la flûte irlandaise. Une bonne trentaine de personnes au total.

« De beaux moments de partage dans ce lieu. Nous sommes ravis de ce travail et des échanges avec d’autres associations de la commune et du secteur : le Centre d’animation historique de Port-Louis et le Comité d’histoire de Locmiquélic », soulignent les Flâneurs. Étaient présents des membres de ces deux associations, dont Marylis Costevec-Le Hay, secrétaire du Comité d’histoire, qui a collecté les poèmes et qui a présenté la poétesse en introduction de cette lecture.

Publié dans Personnages, femmes, poésie

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Nos amis LES FLÂNEURS sont au FIL

Publié le par Marylis Costevec

Tous les jours à 14h55

A l’Espace Paroles - Mail de la République-

Quai de Rohan à LORIENT.
(près du Palais des Congrès).

 

Les Flâneurs vous proposent des lectures musicales à plusieurs voix et en quelques langues :

français – breton - galicien – asturien - anglais -

Ils vous feront partager et découvrir des poètes au cœur du Festival Interceltique,

dans un lieu convivial et chaleureux.


 

samedi 3 mars : SOUBENN (Danielle et Marie) accompagnent Les FLÂNEURS

 

Samedi 3 août :

« La mer : rebelle sensuelle »

textes et poèmes d'Alain Jégou et Charles Madézo.-

avec SOUBENN (Marie CORMIER et DANIELLE PORET) :

guitare et accordéon diatonique

 


Dimanche 4 août :

« Galice : énergies d'un joyau naturel »

avec les poèmes de Rosalia De Castro, Diana Varela Puñal, Claudio Rodriguez Fer.

avec SOUBENN (Estelle AUFFRET et Audrey MAILHO) :

accordéon diatonique et flûte.

 


Lundi 5 août :

« Vie, amitié, amour d'Hélène :

poésie intimiste de l'instant » :

poèmes de René-Guy Cadou

avec Lenawenn TOPIN à la harpe

 


Mardi 6 août :

« Voix intense pour une partition des possibles » :

textes et poèmes de Bruno Geneste

avec Lenawenn TOPIN à la harpe

 

"Bruno Geneste est né en 1960 à Pont L’Abbé dans le Finistère Sud.
Poète et écrivain, il vit et travaille en Bretagne (Moëlan sur Mer).
Il est le co-fondateur et animateur avec Isabelle Moign du Festival de la Parole Poétique « Sémaphore » et de la Maison de la Poésie du Pays de Quimperlé.
Il se produit régulièrement en lecture-performance : Festival International Voix Vives à Sète, Les poètes à Paris, Poésie Marseille, Festival de Poésies Actuelles à Cordes-sur-Ciel, Festival International de Trois Rivières à Québec, Institut Franco Polonais, Maelstrom Festival à Bruxelles, Festival du Théâtre du Vélo à Avignon etc."

 


Mercredi 7 août :

14h50 « Asturies : visages et paysages » :

Poèmes de Daniel García Granda et autres poètes asturiens.

avec Saturnino VEGA ÁLVAREZ à l’accordéon

 


Jeudi 8 août :

« Hymne à la vie » :

poèmes de Nicole Laurent-Catrice

avec Gilles DAUNEAU à la guitare et Enora TREGUIER à la flûte

 

Vendredi 9 août :

« Dialogue solaire avec l'Absent »

poèmes d'Hélène Cadou

avec David CARRE à la flûte traversière irlandaise, au uillean pipe

 


Samedi 10 août :

« Irlande : voix et chemins de Femmes » :

poèmes d'auteures irlandaises

avec David CARRE à la flûte traversière irlandaise, au uillean pipes

 


Dimanche 11 août :

« Mots et silences, regards et souvenirs » :

poèmes de Chantal Couliou

avec Gilles DAUNEAU à la guitare

 

NNNNNNNNNNNN

 

Les lectures sont suivies de plateaux littéraires : de rencontres/débats qui réunissent auteurs, éditeurs, universitaires, illustrateurs, scénaristes et traducteurs dont :


Mona OZOUF : 3 août,

Maria Lopo, essayiste et traductrice - Claudio Rodriguez Fer, poète, autour de la poésie, Bruno D'Halluin : 4 août ;

Gilles Servat, chanteur, poète - Alain Rémond, journaliste : 5 août,

Bruno Geneste, poète : 6 août,

Alexis Gloaguen, poète et Nono, illustrateur… : 7 août

L’Espace Paroles est associé au Quai du Livre qui offre un grand choix d’ouvrages.

CONTACTS :
- Céline BENABES
Diffusion, communication et animation littéraires
06 86 99 03 66
http://lalitteraturealabouche.over-blog.com
- Patricia LE BOULC'H-RIO
06 78 47 18 20
mail : lesflaneursenpoesie@gmail.com
Facebook : Flâneurs Poésie

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Philoména Georgeault-Jouan, une personnalité hors du commun...

Publié le par Marylis Costevec

Philoména Georgeault-Jouan, poétesse et institutrice à Locmiquélic de 1880 à 1919,  fait partie des personnalités enterrées au cimetière de Port-Louis...

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Philoména Georgeault-Jouan

à l'honneur

à la chapelle Saint-Pierre ...

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26 juillet 2019 : Patricia (àgauche) et Annick (à droite) lisent un poème de Philoména  Georgeault-Jouan dans la chapelle Saint-Pierre à Port-Louis pendant le vernissage de l'exposition consacrée aux personnalités du cimetière.
Lecture d'un poème de Ph. Georgeault-Jouan à la chapelle Saint-Pierre (Port-Louis)

Cette année,  l’exposition estivale du CAHPPL, l’association d’Histoire de Port-Louis, est consacrée aux personnalités enterrées au cimetière de la ville.

Dans la chapelle Saint-Pierre, vous trouverez des panneaux vous expliquant l’histoire des cimetières en général et de ceux de Port-Louis en particulier, une présentation des tombes remarquables qui sont à y découvrir.

Vous y trouverez aussi les courtes biographies de 27 personnages qui reposent à Kerzo, des militaires et des résistants, des hommes politiques, des industriels de la conserve, des artistes, des scientifiques, des écrivains…

Parmi ceux-ci, 3 femmes seulement :

- Pierrette-Micheline PRADO, victime civile de la  seconde guerre mondiale,

- Apolline-Héloïse VIGNEAU, fille de déportés acadiens, " bonne épouse et bonne mère",

- Philoména GEORGEAULT-JOUAN, institutrice et poétesse.

Ce constat suffit certainement à souligner la personnalité hors du commun de Philomène Jouan qui figure dans cette exposition pour son œuvre qu’il ne faut pas oublier.

Ses poèmes remarquablement bien écrits révèlent une femme sensible et cultivée. Ils sont, en outre, un précieux témoignage de la vie à la fin du XIXème siècle dans la rade de Lorient.

Les personnes présentes au vernissage le 26 juillet 2019 ont pu découvrir une peinture à caractère humoristique de la vie port-louisienne entre 1880 et 1890 :

LES FLÂNEURS, COMPAGNONS en POESIE, leur ont lu, ou plutôt joué, un texte :

« AUX BAIGNEURS DE PORT-LOUIS ».

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NB : Le Comité d’Histoire de Locmiquélic a réédité un des recueils de poèmes de Madame Georgeault. 

Profitez de votre visite à l’exposition pour vous le procurer.

 

 

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Rêve d'adolescente....

Publié le par Marylis Costevec

 

 La beauté 

selon Philomène.

 

 Quels étaient les canons de la beauté pour une adolescente en 1875 ?

Mme Philoména Georgeault-Jouan (1861-1937) nous éclaire dans un de ses poèmes dont nous vous livrons les premières strophes :

 

Lorsque j’avais quinze ans, je rêvais d’être belle,
D’avoir de grands yeux noirs à la vive prunelle,

Ombrés de cils épais très soyeux et très longs.
Ainsi que les sourcils, je les désirais blonds.

Un front blanc, découvert, et des joues toujours roses,
Fraîches et veloutées comme des fleurs mi-closes,

Des lèvres carminées aux sourires faciles,
Façonnées par l’amour, Lutin aux pieds mobiles.

Mes cheveux ondulés, brillante toison d’or,
Eussent orné mon chef pour l’embellir encor.

Hélas ! cette beauté sut m’être refusée.
Pourtant elle vécut toujours dans ma pensée.

Et, parfois, en voyant un profil gracieux,
Jalouse, malgré moi, je détournais les yeux.

Mais nul ne devina cet insensé désir ;
Partout je paraissais savourer le plaisir ;

Néanmoins je cachais dans un pli de mon cœur
Un regret… eh ! que dis-je ?... un reptile rongeur.

[...]

Mon rêve s'est réalisé in "Rêves, Sourires, Larmes" par Philoména Georgeault-Jouan

Un poème que les FLÂNEURS EN POESIE 

nous ont lu le 8 mars lors de soirée dédiée à la poétesse.

 

Les rêves des jeunes filles d'aujourd'hui sont sans doute différents.

Qui rêve encore d'un teint blanc et de joues roses ?

Autres rêves peut-être mais rêves sûrement !

Publié dans Personnages, poésie

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Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....

Publié le par Marylis Costevec

Quel plaisir d’entendre «  Les flâneuses » lire les poèmes de Philoména Georgeault-Jouan !

Philoména, une institutrice qui enseigna à Locmiquélic entre 1880 et 1919, une femme engagée qui nous offre un regard critique ou ému sur son époque : elle dépeint avec malice les commères et les «estivants » de Port-Louis,  fustige les injustices dont sont victimes les femmes, réfléchit au rôle d’une mère, engage les enfants à respecter la nature ou la parole donnée...

Une vraie découverte pour un public curieux et attentif qui a salué la « modernité » de son propos.

Des textes vivants que Patricia, Annick, Monique et Jeanine, accompagnées par Bohdan à la flûte et au uileann pipe, ont su mettre en valeur.

 

Nous les remercions …

Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....
Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....

Le comité d'Histoire de Locmiquélic a réédité un ouvrage de Philoméma Georgeault-Jouan :

Publié dans Personnages, femmes, poésie

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Féministe, Philomène ?

Publié le par Marylis Costevec

 Philoména Georgeault-Jouan, une institutrice de Locmiquélic, lance en 1888 un véritable "coup de gueule". A la lecture du palmarès du concours de poésie auquel elle avait participé, elle semblait disposée à mener la Révolution contre les lois de son époque qui soumettaient les femmes au pouvoir des hommes.

Les sentiments qui l'agitaient cèdent peu à peu la place à une attitude beaucoup plus "réaliste", soufflée par la voix de la raison jusqu'à une conclusion pleine d'ironie !!!!

Le Code Civil en vigueur disait alors : "La femme doit obéissance à son mari" . Revendiquer une égalité dans la société semblait bien utopique.

Le texte nous permet de réfléchir au chemin parcouru depuis et aussi à celui qui reste à faire  ...

 

Voici maintenant le poème dans son intégralité :

Féministe, Philomène ?
Féministe, Philomène ?

A défaut de mener la bataille, elle signalait les inégalités dont elle se sentait victime.

Une prise de conscience non suivie d'effets ... Une analyse des "avantages" de la situation ...

Les raisins n'étaient pas mûrs ....

...............................................................

 

La femme doit obéissance à son mari. (Code civil illustré). Source gallica.BNF.fr

La femme doit obéissance à son mari. (Code civil illustré). Source gallica.BNF.fr

Pour avoir un aperçu de l'état d'esprit  de l'époque sur la question des droits des femmes, nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant :

Publié dans Personnages, femmes, poésie

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Conte de Noël

Publié le par Marylis Costevec

Nous vous proposons aujourd'hui un conte de Noël écrit en vers par Philoména Georgeault-Jouan, qui enseignait à Locmiquélic à la fin du XIXème siècle. A l'époque, le  village était peuplé essentiellement de pêcheurs. 

Elle était confrontée à la misère de ses petits élèves qui est souvent évoquée dans les délibérations du conseil municipal.

Elle avait dû aussi, trop souvent, accueillir la détresse des enfants dont le père était mort en mer.

C'est cette dure réalité qu'elle évoque dans cet émouvant poème plein d'amour et d'espoir  (médaille de bronze du "Luth Français") :

auteur inconnu (d.r.)

 

Conte de Noël

 

Il s’appelait Noël, le cher petit garçon,

Parce qu’il était né le vingt-quatre décembre,

Et que ses yeux d’azur et ses beaux cheveux d’ambre

Le faisaient ressembler à Jésus enfançon.

 

Le père était pêcheur. Un jour, date fatale,

La barque revint seule, à la dérive, au port :

Plus de doute permis, le marin était mort …

Emporté brusquement par un coup de rafale !

 

L’enfant ne sut jamais ce que versa de pleurs.

La mère qui pour lui savait chanter encore,

L’embrasser, lui sourire au réveil, dès l’aurore,

En couvrant son berceau de jouets et de fleurs.

 

La fête de Noël survint ; la pauvre femme

Jetait les yeux sur son dénûment absolu…

Comment se procurer un léger superflu

Lorsque la huche est vide et le foyer sans flamme ?

 

Pourtant l’enfant disait en langage naïf

« Maman, je vais dormir ; vois, dans la cheminée,

Mes deux petits sabots que, toute la journée,

J’ai ciré gentiment avec des feuilles d’if.

 

Demain ils seront plein de bonbons et d’oranges…

Et je t’en donnerai, ma mère et tu verras

Comme on fait dans le ciel de superbes nougats !

Mais, chut… fermons les yeux, j’entends chanter les anges …

 

La malheureuse veuve essaya de prier,

Elle invoqua le mort, lui conta ses souffrances,

S’oublia si longtemps en telles confidences

Qu’un bienfaisant sommeil lui fit tout oublier.

 

Quand elle ouvrit les yeux à la faible lumière

De l’aube, elle aperçut tout le foyer rempli

De mets et de bonbons ! À genoux, recueilli,

Le bon petit Noël souriait sur la pierre.

 

Ils ne surent jamais lequel combla leurs vœux,

De la Terre ou du Ciel. Quand les cloches sonnèrent

Le joyeux carillon… leurs deux voix résonnèrent

En un hymne d’amour pour les cœurs généreux.

Publié dans fêtes calendaires, poésie

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Se souvenir et espérer

Publié le par Marylis Costevec

  Se souvenir et espérer  

Voici venu le temps ou chacun va venir déposer des fleurs et se recueillir sur la tombe des êtres chers.

En 1890, Philoména Georgeault-Jouan exprimait tout son amour et sa tristesse dans ce joli poème adressé à Marie, sa jeune amie qui venait de mourir à 19 ans :

 

SUR UNE TOMBE

 

A Marie Le Baron, morte à 19 ans.

 

Dis, ne frémis-tu point quand sur ton mausolée,

Pour nourrir ma douleur, colombe désolée,

                        Je viens semer des fleurs.

Quand je crie vainement à la voûte étoilée

De me rendre l’amie que la mort m’a volée,

En dépit de mes pleurs.

 

Mes appels, mes regrets doivent aller au ciel ;

La douleur peut monter au séjour éternel

                        Sans y troubler la joie.

Sur la terre d’exil tout fruit cache son fiel :

Mais descend sur les fleurs qui nous donnent le miel,

                        Afin que je te voie.

 

Oh ! oui, reviens à moi du sein de ce nuage,

Où mille fois par jour, je vois ton doux visage

                        Gravé par ma pensée.

Mais hélas ! constamment, comme un trompeur mirage,

Cette nue bleue s’enfuit vers un autre rivage,

                        Car sa route est tracée.

 

Rien n’agit au hasard : Dieu règle l’avenir ;

Il savait qu’au printemps tu devais t’endormir

                        Comme une fleur le soir.

Il savait qu’en t’aimant j’aurais eu à gémir,

Et dans mon cœur blessé, tout près du souvenir,

                        Il a placé l’espoir.

 

 

 

Publié dans poésie, femmes

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