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13 articles avec traditions

KOMZ ME RER ... une expression oubliée ?

Publié le par Marylis Costevec

 

 

Interloqués, offusqués, amusés ?

 

Les gens qui comprennent un tantinet la langue bretonne ne sont pas restés indifférents en voyant le caseyeur amarré au ponton à Talhouant (Sainte-Catherine), ce vendredi 10 juillet 2020 pour quelques réparations.

Hé oui ! "KOMZ ME RÈR, me beg e zo klañv..." se traduit en français par :

"Parle à mon c..., ma bouche est malade...", une expression que les enfants des milieux populaires d'autrefois entendaient régulièrement quand leurs parents ou grands-parents en avaient assez de répéter une consigne !

C'est d'ailleurs en souvenir de sa grand-mère que le propriétaire du bateau l'a ainsi nommé !

Pour cette raison mais aussi parce qu'il dispose d'une embarcation deux fois plus plus rapide que celles du même genre qui ne peuvent donc pas le suivre.

KOMZ ME RÈR ..., une expression imagée aussi efficace que celle d'aujourd'hui : "Je compte jusqu'à trois !".

Voilà un bateau qui nous rappelle un patrimoine linguistique et une époque où le langage était moins policé que celui d'aujourd'hui (quoique... !).

L'expression était utilisée à Locmiquélic mais aussi ailleurs (attesté dans le nord du Finistère).

Qui s'en souvient encore ?

A propos du bateau :

Publié dans traditions, bateaux

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à la Saint-Jean : légende autour du feu ...

Publié le par Marylis Costevec

Nous vous l'avons souvent dit : quand on s'intéresse au passé on n'a jamais fait le tour d'une question ! Nous découvrons sans arrêt des éléments qui précisent des études que nous avions cru boucler !

Aujourd'hui, c'est une vraie pépite que nous avons trouvée dans un journal de 1895 (Le phare de Bretagne, du 25 juin). Cet article nous raconte une légende qui nous était inconnue, une légende qu'on entendait chez nous, il y a bien longtemps  à propos des feux de la Saint-Jean, une légende qu'on aurait bien aimé intégrer à l'article que nous avons écrit dans le dernier numéro de "c'était hier ", la revue du Comité d'Histoire de Locmiquélic !

 

Découvrez-la !

 

En cette année 1895, en revenant du Kernével, le chroniqueur du « PHARE DE BRETAGNE », a vu s’élever les flammes des feux de la  Saint-Jean sur toutes les côtes de Riantec, de Locmiquélic, de Larmor et de Ploemeur.

A cette occasion, il rappelle cette légende que l’on racontait « dans les terres, où les vieilles mœurs se sont mieux conservées qu’ailleurs, grâce au génie particulier de la race (sic) » :

« La croyance est que les morts qui rôdent la nuit par les campagnes viennent se chauffer autour des cendres. Les morts ont toujours froid ; ils cherchent à se réchauffer, et l’on jette  à leur intention dans le feu des pierres qui conserveront leur chaleur une partie de la nuit. Les morts les disposent en rond, s’y asseyent et devisent tout une nuit, joyeusement, en oubliant leurs peines.

Quand le coq gris chante, ils se lèvent subitement et dispersent les pierres qui leur ont servi ; quand le coq rouge claironne à son tour, ils disparaissent en bénissant les membres de leur famille qui ont conservé leur souvenir, et leur témoignent une religieuse pitié. »

 

 

Et le chroniqueur de se désoler parce que (déjà ! ndlr) les traditions se perdent :

L’esprit n’y est plus. Ce sont les enfants qui, pour l’avoir entendu dire par les grands-pères, veulent à leur tour célébrer la fête. Les grandes personnes haussent les épaules et ricanent et le garde-champêtre survient […]

Déjà hors-la-loi, ces feux ?

NB : D'après Anatole le Bras, le coq blanc et le coq gris seraient des écervelés qui chantent à tort et à travers et n'annoncent pas le lever du jour. On ne peut se fier qu'au chant du coq rouge.

https://books.google.fr/books?id=ouEMCwAAQBAJ&pg=PT40&lpg=PT40&dq=le+coq+blanc,+le+coq+gris+et+le+coq+rouge+l%C3%A9gende&source=bl&ots=dZm_52rKRi&sig=ACfU3U06jdyNmqUp1T05ytXszSrEO8BJsg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwi1ktyns4zqAhVNrxoKHcYUDwsQ6AEwE3oECAcQAQ#v=onepage&q=le%20coq%20blanc%2C%20le%20coq%20gris%20et%20le%20coq%20rouge%20l%C3%A9gende&f=false

 

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ça s'arrose !

Publié le par Marylis Costevec

   Ça s’arrose !  

 

Notre blog a trouvé son rythme de croisière et le jeudi 30 janvier 2020, il a franchi le cap symbolique des 100 000 visites. Si vous avez cliqué sur un de nos liens ce jour-là, vous êtes peut-être notre 100 000ème visiteur.

Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à l’histoire de notre tout petit coin de terre (3,58 km2 ; ca 4000 ha). Cela nous encourage à continuer nos petites chroniques qui parlent de la vie des Minahouets* d’hier et d’aujourd’hui.

Notre dernière publication rencontre aussi un joli succès avec des articles plus complets et plus longs dont vous trouvez parfois un avant-goût sur ce blog.

Alors bien sûr, nous allons trinquer ! 

Nous avons bien pensé au « Picherel » dont nous vous parlé dans notre dernière publication  mais nous n’en avons plus dans nos buffets et plus personne n’en fabrique ! Un peu de lagout’chistr  peut-être ? Une larmichette alors, après le café, dans le verre tiède, comme autrefois ! Il faut savoir garder les idées claires.

Finalement, il nous semble bien plus raisonnable d’opter pour un petit verre de cidre « pur jus » bien pétillant  avec un morceau de goastell (gâteau breton). Nous allons le confectionner en suivant la recette que nous avait donnée Simone Hubert et que nous avions publiée dans le numéro 6 de « C’était hier... ». Nous le dégusterons en pensant à vous.

« Gres Mad ! »* comme disaient nos ancêtres, une expression dont peu de monde semble se souvenir mais que l’on retrouve bien dans la presse ancienne…

La preuve ! :

 

publicité parue dans Le Nouvelliste en 1920. A consommer avec modération !

* Minahouets : surnom collectif appliqué aux habitants de la commune de Locmiquélic.


* On prononçait : "gresse mat" qui se traduirait littéralement par "bonne grâce". Le dictionnaire de breton contemporain de Favereau traduit "grâce" par "grass".

On peut donc comprendre l'expression comme un remerciement à Dieu.

 

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les prévisions météorologiques pour 2020, la méthode d'antan...

Publié le par Marylis Costevec

La gozh suhun

 

Nos ancêtres ne manquaient pas de scruter le ciel pendant la semaine qui suit le 25 décembre. Ils prétendaient que sa couleur annonçait le temps de l'année* !

Alors souvenez-vous de cette dernière semaine de 2019 : nous avons eu une alternance de soleil et de nuages pour les mois de janvier à mars avec quelques gouttes impromptues et un soleil qui devrait l'emporter largement ente avril et août.

 

 

On peut s'attendre à des brouillards fréquents en septembre et octobre. Le temps devrait rester couvert en novembre et le mois de décembre devrait être nettement plus mouillé.

En bref, nos ancêtres nous auraient prédit, pour cette année, un temps conforme à nos saisons  :

un peu trop sec peut-être ? 

Oui, mais ces derniers mois, les niveaux des nappes phréatiques ont bien remonté et ça, c'était pas au programme de la gozh suhun 2018 !

 

* la gozh suhun (que l’on peut traduire par « vieille semaine »). C’est ainsi que l’on nommait, en Bretagne, les six derniers jours de l’année, ceux qui nous mènent de Noël au premier janvier.

Ainsi le temps qu’il faisait le matin du 26 décembre annonçait la météo du mois de janvier et celui qu’il faisait l’après-midi, celle du mois de février et ainsi de suite jusqu’au 31 décembre. En ce dernier jour de l’année, on pouvait ainsi prévoir le temps des mois de novembre et de décembre.

 

Pour remonter le temps, cliquez sur le lien ci-dessous :

 

Publié dans traditions

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Des passionné.e.s de dentelle à Locmiquélic !

Publié le par Marylis Costevec

Elles, ils sont breton.nes, vendéennes ou normandes et sont passionnées de dentelle. Presque 100 femmes et 3 hommes se sont retrouvés à Locmiquélic le samedi 28 septembre à la salle omnisports, cernée par les camping-cars.

Accueillies par la section Art et tradition du PLL (Patronage Laïque de Locmiquélic), elles  vous ont présenté leurs travaux. Vous avez pu admirer leur dextérité dans le maniement des fuseaux et quelques-unes de leurs plus belles réalisations étaient exposées.

 

Des échanges enrichissants !

Elles sont intarissables les dentellières quand elles vous parlent de leur passion qu’elles qualifient même d’addiction.  

Alors le fond torchon, le point fermé, le point de toile et le point d’esprit ne sont plus des mots étranges. Après de longs échanges autour des carreaux, vous  vous dites que vous aussi, vous pourriez peut-être maîtriser les techniques et réaliser ces petites merveilles.

 

Il y a les motifs que l’on peut réaliser très vite et ceux qui demandent des heures et des heures de travail. Concentré.e sur les cartons, croisant et décroisant les fuseaux, déplaçant les épingles, jouant avec les fils blancs ou de couleur, vous oubliez les tracas de la vie, c’est du moins ce que nous ont dit ces dames !

Pas de dentelle au fuseau dans la tradition bretonne  mais il y a tant à découvrir : dentelle du Puy, de Bayeux,  de Venise, de Bruges ou d’ailleurs : on n’a jamais fini d’apprendre et quel plaisir de réaliser des petits cadeaux pour les gens qui nous sont chers !

 

De bien belles rencontres !

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100 dentellières attendues à Locmiquélic

Publié le par Marylis Costevec

   Rassemblement dentellier  de l’Ouest  

 

Elles sont bretonnes, vendéennes ou normandes et sont passionnées de dentelle. Elles se retrouveront à Locmiquélic le samedi 28 septembre à la salle omnisports (16, place Théo Jaffré) de 10 h à 17 h 30.

Accueillies par la section Art et tradition du PLL (Patronage Laïque de Locmiquélic), elles  vous présenteront leurs travaux. Vous pourrez admirer leur dextérité dans le maniement des fuseaux  ou leur minutie dans le travail à l’aiguille.

Vous pourrez même vous y mettre !

Un événement à ne pas manquer !

 

29 - septembre  2019 : C'est passé ! Pour voir le compte-rendu , cliquez sur le lien :

 

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le lait de mai

Publié le par Marylis Costevec

le lait de mai

La tradition du "mai" qui consiste à accrocher une branche de hêtre ou d'aubépines aux fenêtres est en train de renaître. La coutume du "lait de mai" qui y était associée fait l'objet de tentatives plus rares ...

Qu'était-ce exactement ?

  LA BRANCHE ET LE LAIT DE MAI   

 

Connaissez-vous la tradition du « lait de mai » ? Longtemps indissociable de celle de la « branche de mai », il ne semble pas en rester grand-chose dans les mémoires de notre ville et c’est un peu par hasard que nous en avons eu connaissance.

Le Nouvelliste du Morbihan évoque cette pratique en 1917, et regrette que, seule la moitié " la plus faible encore que plus aimable» (sic !!!!) de la jeunesse lorientaise se soit levée « au premier chant du coq pour (…) s’égailler dans les campagnes reverdies (…) et s’en soit allée « par les sentes étroites et les agrestes chemins creux vers une ferme déterminée, (…) où l’on est assuré d’avance de trouver le bon lait crémeux et écumeux à qui on a si heureusement donné le gracieux vocable de lait de mai."

Le chroniqueur déplore cependant qu’en lieu et place des lauriers attendus au front des héros qui combattent, "les pèlerins de l’aube ne rapporteront de leur promenade que les rameaux aux feuilles d’un vert humide qu’ils arboreront comme porte-bonheur au-dessus des portes et des croisées du logis familial (…) "

Ce n’est donc pas la veille mais le matin du premier mai que les jeunes Lorientais accrochaient la « branche de mai ». Les citadins faisaient donc d’une pierre deux coups en célébrant le renouveau de la nature.

Il semblerait que la tradition du "lait de mai" venue de la nuit des temps était respectée un peu partout en France. Elle était encore en vigueur à Lorient en 1939. En 1932, à Nantes, elle donna lieu à une fête un peu folklorique. Interrompue en 1939, elle aurait été reprise en 1949.

De nos jours, on sert « le lait de mai» ça et là et sous différentes formes : en Normandie, en Bretagne (à Saint Pol de Léon) notamment, histoire de faire revivre les vieilles traditions.

Selon la légende, la rosée du premier mai aurait des vertus magiques qui passeraient dans le lait des vaches. Mais chacun sait que, depuis toujours, c’est avec le lait du printemps que l’on faisait le meilleur beurre, les meilleurs fromages (tout le monde connaît le « gouda de mai »). Après avoir consommé du  foin en hiver, les vaches retournaient au pré et se régalaient de la nouvelle herbe tendre. La saveur du lait et de ses dérivés s’en trouvait fort améliorée …

Allez, cherchez bien et vous trouverez peut-être des vaches nourries à l’ancienne … l’occasion de découvrir et d’apprécier le vrai bon goût du lait de mai !

Et si par miracle, vous connaissez quelqu'un qui les trait encore à la main, dites-le nous vite : on accourt !

 

La branche de mai : cliquez sur le lien :

 

 

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La crèche 2018 dans tous ses états ...

Publié le par Marylis Costevec

La crèche 2018

dans l'église Saint-Michel

à Locmiquélic

 

Chaque année, l'équipe paroissiale met en scène les personnages de la crèche, une création que l'on a plaisir à découvrir que l'on soit chrétien ou pas.

Le temps de l'AVENT

Cette année, les paroissiens ont choisi d'installer la crèche sur un îlot situé entre le baptistère et le choeur de l'église Saint-Michel.

Ils ont placé Marie et Joseph dans une étable ouverte à tous les vents. Autour, quelques bergers, des moutons, un joueur de biniou, une bretonne ...

L'ange qui remercie en inclinant la tête si vous glissez une pièce dans sa coquille est là, comme toujours ...

La crèche 2018 dans tous ses états ...
La crèche 2018 dans tous ses états ...
La crèche 2018 dans tous ses états ...

25 décembre : Il est né le divin enfant !

 

La crèche 2018 dans tous ses états ...
La crèche 2018 dans tous ses états ...

Le 6 janvier, l'épiphanie

 

Les rois mages apparaissent dans la crèche ...

(cette année, ils étaient un peu en avance mais chutt !...)

 

 

Les reconnaissez-vous ?

 

Melchior a une longue barbe et offre l'or (symbole de royauté).

Balthazar est noir et offre la myrrhe (gomme-résine aromatique utilisée en médecine traditionnelle et pour embaumer les morts). Elle symbolise l'humanité du Christ et annonce ses souffrances. Elle peut aussi symboliser la renaissance.

Gaspard est le plus jeune et il offre l'encens (symbole de divinité).

Ils représentent les 3 continents (Asie, Europe et Afrique) et les 3 âges de la vie.

Ils apparaissent dans l'évangile de Matthieu et représentent les non-juifs. Dans le récit, ils sont guidés par un étoile, se prosternent devant Jésus et lui offrent l'or, la myrrhe et l'encens. Ce n'est qu'au VIème siècle qu'on décide qu'ils sont trois et qu'on leur donne un nom.

La crèche 2018 dans tous ses états ...
La crèche 2018 dans tous ses états ...
La crèche 2018 dans tous ses états ...
sources :
https://croire.la-croix.com/Definitions/Fetes-religieuses/Epiphanie/Qu-est-ce-que-l-Epiphanie
https://croire.la-croix.com/Definitions/Bible/Rois-mages/Qui-etaient-les-Rois-mages
https://www.consoglobe.com/myrrhe-cg

 

Pour revoir la crèche de 2017, cliquez sur le lien ci-dessous :

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météo bretonne : ar gozh suhun

Publié le par Marylis Costevec

Relisez donc ci-dessous les prévisions de la météo 2017 et 2018 : incroyable, non ? 2017 a été sèche et chaude comme prévu ! En 2018, le temps fut médiocre  comme annoncé même si on s'attendait à un un automne plus humide !

Celles annoncées par la GOzH SUHUN  pour 2019 seront-elles aussi justes ?

A vrai dire les prévisions qu'auraient faites nos ancêtres ne sont pas folichonnes et nos jardins devraient souffrir quelque peu !

Prévisions pour 2019

Pas besoin de détailler. Cette goh Suhun a été calme, grise et sèche sur toute la ligne ! Le temps devrait être frais en janvier et février mais sans plus. Le soleil sera légèrement moins timide cet été. Alors préparons nous à des brumes, brouillard, ciels voilés ou couverts et le temps doux qui va avec !

A défaut d'être belle, nous vous souhaitons une bonne et heureuse année comme on disait autrefois !

 

La méthode :

Avant que les moyens modernes ne nous aient permis de prévoir le temps qu’il allait faire avec une certaine fiabilité (… à court terme), nos ancêtres savaient le faire en observant la mer, le ciel, le comportement des animaux, les phases de la lune et les marées … la Nature, quoi !

Pour ce qui est du long terme, ils avaient des moyens plus empiriques que nous révèlent les dictons. Certains ont été oubliés, d’autres s’accrochent comme celui qui met en scène Saint Médard et Saint Barnabé. Et … parfois, ils ont raison !!! Question de probabilités sans doute mais peut-être pas seulement …(???)

 La gozh suhun 

Il est cependant une tradition qui est en train de se perdre petit à petit : celle de la gozh suhun (que l’on peut traduire par « vieille semaine »). C’est ainsi que l’on nommait, en Bretagne, les six derniers jours de l’année, ceux qui nous mènent de Noël au premier janvier.

Ainsi le temps qu’il faisait le matin du 26 décembre annonçait la météo du mois de janvier et celui qu’il faisait l’après-midi, celle du mois de février et ainsi de suite jusqu’au 31 décembre. En ce dernier jour de l’année, on pouvait ainsi prévoir le temps des mois de novembre et de décembre.

Prévisions pour 2017

Ceux qui y sont encore attentifs (Mais si ! Certains jouent encore le jeu !) vous diront que cette année, il ne pleuvra guère, vu que les averses ont été plus que rares ces derniers jours. Les mois de janvier et de février devraient être bien ensoleillés ainsi que les suivants. Après des passages nuageux au mois de juin, les vacanciers devraient bénéficier d’un temps superbe en juillet, août et même septembre avant l’arrivée des brumes vers la fin du mois d’octobre.

Quand aux deux derniers mois de l’année 2017 … brrr, brume et brouillard froids, devraient être au menu et si on se fie à la méthode ancestrale, on ne devrait guère voir le soleil.

Prévisions pour 2018

Janvier : frais et venté ; Février : particulièrement pluvieux ! des inondations peut-être ? Mars : le mauvais temps continue mais s'améliore vraiment en fin de mois. avril et mai : Nuage et soleil font un concours et ... les nuages l'emportent mais le temps reste sec. Juin : il pleuvra sans doute à la Saint Médard et on sait ce que cela veut dire. Juillet et août : le soleil aura du mal à s'imposer mais il ne devrait guère pleuvoir : ouf !!! Septembre : du vent et de la pluie. Octobre : un peu moins d'eau. Novembre ? comme septembre et décembre comme octobre ... Une année pourrie semble se profiler. Grenouilles et escargot feront la fête ...

Si vous voulez venir dans le sud du Morbihan, choisissez bien votre créneau !!!

 Nous déclinons toutefois toute responsabilité au cas où les prévisions de la gozh Suhun s'avéreraient totalement fausses !

De toutes façons, en Bretagne, quand il ne fait pas beau ... on reste au bistrot !

 

Prévisions pour 2019

Pas besoin de détailler. Cette goh Suhun a été grise et sèche sur toute la ligne ! Le temps devrait être frais en janvier et février mais sans plus. Le soleil sera un peu moins timide cet été. Alors préparons nous à des brumes, brouillard, ciels couverts et le temps doux qui va avec !

 

Bonne Année 2019  !!!

 

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La branche de mai en Morbihan.

Publié le par Marylis Costevec

La branche de « mai »

 

Même à Locmiquélic où on a à cœur de faire vivre les traditions, il est une coutume qui nous venait de la nuit des temps dont on est en train de perdre jusqu’au souvenir en l’espace d’une génération.

Il n’y a pas si longtemps, la veille du 1er mai, on cueillait ici une branche d’aubépine juste fleurie et on l’accrochait au volet ou à la gouttière pour protéger l’habitation et ses habitants. Ailleurs, il s’agissait d’une branche de hêtre aux feuilles fraîchement écloses, parfois du bouleau ou du genêt.

Ce rituel pratiqué dans le Morbihan, le long des vallées du Scorff et du Blavet jusqu’au-delà de Pontivy et jusqu’autour du golfe du Morbihan marquait la fin de la saison sombre (kala-gouianv) et le début de la saison claire (kala-mae), les deux saisons du calendrier celtique. On célébrait ainsi le renouveau de la nature.

Pour éloigner le mauvais sort, dans un passé plus lointain, le « mai » était aussi, semble-t-il, apposé sur les étables, les poulaillers, les granges et les entrées de champs … Des pratiques semblables existeraient également en Irlande et en Cornouailles britanniques.

Superstitions, direz-vous. Certes, mais après tout, pas plus que la tradition du muguet qui fait l’objet de publicité parce qu’il y a des intérêts commerciaux à la clé.

Alors demain, pourquoi ne cueilleriez-vous pas quelques rameaux pour les placer sur votre maison et celles de vos voisins, histoire de rappeler les pratiques d’autrefois. Une attention qui ne coûte rien !*

 

 

 

Pour en savoir plus sur cette tradition inscrite au « patrimoine culturel immatériel de la France » :

*Une lectrice nous signale que ce rituel est toujours pratiqué autour de Bubry et de Melrand. Merci Pascale

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