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28 articles avec fetes calendaires

le 11 novembre 1920 : Hommage à Marianne et aux poilus.

Publié le par Marylis Costevec

 

Le 11 novembre 1920, Les Minahouets étaient appelés au pied du Monument aux Morts pour la troisième fois en 18 jours.

Ces trois cérémonies n'étaient cependant pas identiques :

Le 24 octobre, on inaugurait le monument et le comité chargé de son érection le remettait solennellement aux Locmiquélicains représentés par le maire, Jules Le Bourdiec et les conseillers municipaux en présence des habitants, des enfants des écoles, et des personnalités civiles et religieuses : député, conseiller général, sous-préfet, le recteur et son vicaire,

Le second hommage, pour la fête des morts, était essentiellement religieux

 

Marianne, au centre de la Croix de guerre, bien visible sur le Monument aux Morts de Locmiquélic.

 

La cérémonie du 11 novembre se voulait avant tout patriotique : c'est d'abord la naissance de la République (la troisième) proclamée 50 ans plus tôt, le 4 novembre 1870, que le peuple était invité à commémorer.

BNF, gallica

La date choisie n'était pas anodine. C'est dans un moment très difficile de l'histoire du pays que la République avait été proclamée,

En 1920, le souvenir de la guerre de 1870 était encore vivace. On n'avait pas oublié que, cette année-là, le 10 juillet, Napoléon III avait déclaré la guerre au royaume de Prusse. On se souvenait aussi de la bataille de Sedan, le 2 septembre, où il avait dû capituler. On se souvenait de ce 4 septembre où les députés avaient prononcé la déchéance de l'empereur et ,proclamé le retour de la  République sous l'impulsion de Léon Gambetta et des Parisiens.

On se rappelait surtout, qu'on avait perdu la guerre, qu'on avait perdu l'Alsace et la Lorraine et qu'on ne l'avait jamais accepté.

"Pourtant là-bas est un point noir

Près de l'Alsace et de sa soeur ;

Oh ! là... Je ne veux plus rien voir :

C'est le terrier du ravisseur."

Ph. Georgeault-Jouan,18901

Ce 11 novembre 1920, on honorait donc avec la République, la mémoire des soldats de 1870 et celle des soldats de 14-18 qui nous avaient rendu l'Alsace et la Lorraine.

Le petit journal (7 nov. 1920), BNF Gallica

Ce jour-là, c'est le coeur de Gambetta, considéré comme "le véritable chef du gouvernement de la Défense nationale en 1870-71" et la dépouille du Soldat Inconnu, "symbole de la reconnaissance française envers 1 500 000 héros morts pendant la Grande Guerre"2 placés côte à côte sous l'Arc de Triomphe que l'on saluait.

Le coeur de Gambetta et le Soldat In connu sous l'arc de triomphe (agence Rol) BNF gallica
Cérémonie du 11 novembre 1920 à Paris (agence Rol) BNF Gallica

La presse locale de l'époque souligne bien le lien entre les deux guerres :

"La fête populaire a été splendide, joignant l'apothéose du patriotisme de 1870-1871 à celui (sic) du patriotisme de 1914-1918, dans l'apothéose générale de la France aimée de tous." (Le Nouvelliste du Morbihan, 13 novembre 1920).

Le coeur de Gambetta fut transporté au Panthéon dans la soirée tandis que le cercueil du Soldat fut installé dans la salle du premier étage transformée en chapelle ardente; en attendant son inhumation sous l'Arc de Triomphe, selon la volonté des associations d'anciens combattants.

CPA - coll. privée

1) La référence à la guerre de 1870 et la question de la Revanche est omniprésente dans l'oeuvre de Philoména Georgeault-Jouan, cette poétesse qui enseigna à Locmiquélic de 1880 à 1919. De nombreux poèmes de son recueil "l'écrin scolaire" destiné aux enfants de 8 à 13 ans en parlent aussi.

Les Locmiquélicains sont certainement impliqués dans cette commémoration. Aujourd'hui, en 2020,  Pierrette Horel (née en 1929) entonne encore des chansons évoquant la perte de l'Alsace et la Lorraine, des chansons que sa mère lui a apprises.

2) Le Nouvelliste du Morbihan, 13 nov 1920

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La commémoration du 11 novembre en 2020 à Locmiquélic : un comité restreint.

Publié le par Marylis Costevec

Journée nationale de commémoration

de la Victoire et de la Paix,

Hommage à tous les "Morts pour la France" 

 

En raison de la crise sanitaire, le public n'était pas autorisé à participer aux cérémonies commémoratives. C'est donc en Comité restreint que s'est effectué le dépôt de gerbe au pied de la stèle rappelant le sacrifice des "Enfants de Locmiquélic" qui ont donné leur vie pour la Patrie : on notait , aux côtés de Philippe Berthault, maire, la présence de Didier Tanguy, maire adjoint, Madame Nahalie le Magueresse, ancien maire, élue d'opposition, Alain Le Huec, président de l'UFAC de Locmiquélic.

 

 

 

 

Le discours du maire

Jean Yves Le Gloahec, conseiller municipal a d'abord évoqué la naissance de la commune et l'érection du Monument aux Morts, inauguré le dimanche 24 octobre 1920.

Une plaque portant les noms de deux marins disparus lors de la Grande Guerre dont il a retrouvé la trace a été rajoutée à l'arrière du Monument. Il s'agit de Gildas Le Corre, né à Locmiquélic (commune de Riantec) le 30 janvier 1892, fusilier-marin disparu à Steenstracte (Belgique) le 17 décembre 1914 et de Charles-Marie Scolan, né à Locmiquélic (commune de Riantec) le 28 décembre 1882, matelot-charpentier disparu le 18 mars 1915 à bord du BOUVET, coulé après avoir été touché par une mine dans le détroit des Dardanelles.

Le discours de Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants, a été lu par le maire, Philippe Berthault :

 Il évoque la cérémonie de 1920. Ce jour-là, 'le peuple de France accompagne solennellement le cercueil du Soldat Inconnu sous les voûtes de l'Arc de Triomphe, saluant la mémoire de tous les soldats morts sous le drapeau tricolore."

En 2020, c'est Maurice Génevoix qui entre au Panthéon. "(...) Il y entre avec tous ses frères d'armes, ceux dont il a immortalisé le souvenir, l'héroïsme et les souffrances. (...) "

Pour lire le texte en entier, cliquer sur le lien ci-dessous.

Un jeune Locmiquélicain qui effectue son SNU (Service National Universel) a lu un texte de Maurice Génevoix qui est entré ce mercredi au Panthéon, ce texte qui se termine par la phrase d'anthologie :

« Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes. Et pourtant, nous l’avons fait »

Vous trouverez, plus bas un article sur Maurice Génevoix.

Discours de Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants, prononcé lors de la journée nationale de commémoration de la Victoire et de la Paix, Hommage à tous les "Morts pour la France"

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En 1920, pour la Toussaint, tous les Locmiquélicains unis autour du monument aux Morts ...

Publié le par Marylis Costevec

La cérémonie en l’honneur

des « Enfants de Locmiquélic Morts pour la France »

 

La loi du 25 octobre 1919 stipulait que,  tous les ans, le 1er ou le 2 novembre, une cérémonie serait consacrée dans chaque commune à la mémoire et à la glorification des héros Morts pour la Patrie. Elle devrait être organisée par la municipalité avec le concours des autorités civiles et militaires.

En 1920, cette cérémonie a pu se dérouler au pied du monument qui venait d’être inauguré 8 jours auparavant (le 24 octobre). Le comité chargé de son érection et présidé par Jean-Louis Danic[1] depuis avril 1919 avait « voulu qu’il soit placé à la place d’honneur au milieu de leurs chers morts parce que c’est l’endroit qui impose le plus de respect, le recueillement et la prière… »[2]

N’en doutons pas, ils étaient tous là, en tenue de deuil, les proches des 140 poilus dont les noms figurent sur le monument,  les veuves, les orphelins, les pères et mères, les frères et sœurs, les parents, les amis … regroupés devant l’édifice. Pas une famille n’avait été totalement épargnée.

Ils  avaient, presque tous, suivi les vêpres des morts, serrés dans la chapelle édifiée en 1970, une chapelle trop petite  qui n’avait sans doute pas pu les contenir tous. Ils avaient suivi les drapeaux portés par les anciens combattants, ceux qui étaient revenus et qui pouvaient témoigner des souffrances endurées.

Quelques-uns  avaient pu déposer des fleurs et se recueillir sur les tombes où reposaient ceux qui avaient expiré à Locmiquélic, des suites de leurs blessures ou d’une maladie contractée au service de la Nation.

Pour la plupart, le monument remplaçait la pierre tombale ou le tertre enclos d’une grille de fer forgé pour tous ceux qui n’étaient pas revenus, les marins engloutis avec leur bateau (le LEON GAMBETTA, L’AMIRAL CHARNER, le BOUVET, le  SUFFREN, le CASSINI…), ceux qu’on avait inhumé dans les cimetières du front en Picardie, en Champagne, ou dans l’Est, ceux qui reposaient si loin, en Turquie, en Grèce au Maghreb et ceux, trop nombreux, dont on n’avait pas retrouvé la dépouille, pulvérisée par les bombes ennemies.

coll. privée

Cent ans après, qui s’arrête devant le monument qu’on a fleuri à l’occasion de la Toussaint ?

Ils sont un peu plus nombreux, ceux qui participent aux cérémonies du 11 novembre, le jour dédié à la mémoire des poilus depuis le 24 octobre 1922. C’est un jour férié qui, depuis la loi du 20 février 2012, est devenu celui où l’on rend hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour la France.

Ne l’oublions pas. Ne les oublions pas.

 

[1] Jean-Louis Danic fut élu maire de la nouvelle commune de Locmiquélic le 10 décembre 1919. Il démissionna le 19 janvier 1920 avec tout le conseil municipal. Sa démission réitérée sera acceptée par le préfet en avril 1920. (Le conseil municipal avait été réintégré dans ses fonctions le 6 mars.)

[2] Extrait du discours écrit par Jean-Louis Danic pour l’inauguration du monument.

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à la Saint-Jean : légende autour du feu ...

Publié le par Marylis Costevec

Nous vous l'avons souvent dit : quand on s'intéresse au passé on n'a jamais fait le tour d'une question ! Nous découvrons sans arrêt des éléments qui précisent des études que nous avions cru boucler !

Aujourd'hui, c'est une vraie pépite que nous avons trouvée dans un journal de 1895 (Le phare de Bretagne, du 25 juin). Cet article nous raconte une légende qui nous était inconnue, une légende qu'on entendait chez nous, il y a bien longtemps  à propos des feux de la Saint-Jean, une légende qu'on aurait bien aimé intégrer à l'article que nous avons écrit dans le dernier numéro de "c'était hier ", la revue du Comité d'Histoire de Locmiquélic !

 

Découvrez-la !

 

En cette année 1895, en revenant du Kernével, le chroniqueur du « PHARE DE BRETAGNE », a vu s’élever les flammes des feux de la  Saint-Jean sur toutes les côtes de Riantec, de Locmiquélic, de Larmor et de Ploemeur.

A cette occasion, il rappelle cette légende que l’on racontait « dans les terres, où les vieilles mœurs se sont mieux conservées qu’ailleurs, grâce au génie particulier de la race (sic) » :

« La croyance est que les morts qui rôdent la nuit par les campagnes viennent se chauffer autour des cendres. Les morts ont toujours froid ; ils cherchent à se réchauffer, et l’on jette  à leur intention dans le feu des pierres qui conserveront leur chaleur une partie de la nuit. Les morts les disposent en rond, s’y asseyent et devisent tout une nuit, joyeusement, en oubliant leurs peines.

Quand le coq gris chante, ils se lèvent subitement et dispersent les pierres qui leur ont servi ; quand le coq rouge claironne à son tour, ils disparaissent en bénissant les membres de leur famille qui ont conservé leur souvenir, et leur témoignent une religieuse pitié. »

 

 

Et le chroniqueur de se désoler parce que (déjà ! ndlr) les traditions se perdent :

L’esprit n’y est plus. Ce sont les enfants qui, pour l’avoir entendu dire par les grands-pères, veulent à leur tour célébrer la fête. Les grandes personnes haussent les épaules et ricanent et le garde-champêtre survient […]

Déjà hors-la-loi, ces feux ?

NB : D'après Anatole le Bras, le coq blanc et le coq gris seraient des écervelés qui chantent à tort et à travers et n'annoncent pas le lever du jour. On ne peut se fier qu'au chant du coq rouge.

https://books.google.fr/books?id=ouEMCwAAQBAJ&pg=PT40&lpg=PT40&dq=le+coq+blanc,+le+coq+gris+et+le+coq+rouge+l%C3%A9gende&source=bl&ots=dZm_52rKRi&sig=ACfU3U06jdyNmqUp1T05ytXszSrEO8BJsg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwi1ktyns4zqAhVNrxoKHcYUDwsQ6AEwE3oECAcQAQ#v=onepage&q=le%20coq%20blanc%2C%20le%20coq%20gris%20et%20le%20coq%20rouge%20l%C3%A9gende&f=false

 

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Poissons d'avril, bizutages d'autrefois ?

Publié le par Marylis Costevec

En ce premier avril 2020, on vous a peut-être fait des poissons d’avril par téléphone, mail ou visioconférence ; ceux qui vivent avec des enfants en ont peut-être eu d’accrochés dans le dos !

Sur les réseaux sociaux, il en est apparu de très gros et des plus fins, histoire de détendre une atmosphère particulièrement pesante … Peut-être que vous-mêmes, vous vous êtes fait avoir !

Nous avons eu envie de remonter le temps et de retrouver des blagues d’autrefois  et cela nous a réservé quelques surprises !

Une expression qui a changé de sens !

Si l’on en croit wikipédia, c’est en 1718 que l’expression «donner un poisson d’avril » entre dans  le Dictionnaire de l'Académie française. A l’époque, cela signifie « obliger quelqu'un à faire quelque démarche inutile pour avoir lieu de se moquer de lui »3. Il faut bien avouer que les "poissons d’avril" qui ont fleuri sur les réseaux sociaux en cette année 2020, n’ont plus grand-chose à voir avec cette définition !

Poissons d’avril d’autrefois

Le 4 avril 1908, le progrès du Morbihan proposait un florilège de ces poissons d’avril qui n’avaient déjà plus cours :

« Chaque corporation avait son poisson d’Avril :

Les tisserands invitaient leurs apprentis à aller chercher un échantillon de la fameuse toile sans chaine ni trame ; les lampistes demandaient à leurs commis de l’huile de cotret*, et les couturières, modistes et tailleuses ne se faisaient pas faute de demander à leurs « arpètes » de se procurer un bon moule à aiguilles.

BNF, gallica, M. Toussaint

Les matelots de l’ancienne marine à voile n’eussent manqué pour rien au monde d’adresser ce jour-là, un novice ou un mousse peu dégourdi pour demander au commandant de leur bâtiment pour réclamer de son obligeance la corde à virer le vent. Durant ce même jour, les jardiniers conseillaient à ceux qui voulaient réussir dans la vie, de se procurer une goutte de rosée de midi, à moins qu’ils ne réussissent à découvrir le fameux bâton d’un

Gallica BNF

seul bout, dont la vertu magique est comparable à celle de de la baguette de

Fortunatus.

Faut-il encore citer la recherche de la presse à velours, imposée aux commis de la nouveauté ; de la scie à mastic dont les peintres-vitriers éprouvaient tous ce jour-là le besoin urgent de se servir ; de l’esprit en bouteille, dont on conseillait l’usage aux sots ; du fusil cintré pour tirer dans les coins, dont les chasseurs expérimentés révélaient l’existence aux novices ; de tant d’autres objets bizarres auxquels il faut apparenter la machine à faire … bayer les coquecigrues, dont parle quelque part maître François Rabelais, de joyeuse mémoire !

Il fallait bien s’amuser

Toutes ces recherches saugrenues s’agrémentaient d’incidents bizarres, de courses prolongées, d’interminables stations pendant lesquelles on faisait cent fois pour une, répéter sa demande au pauvre mystifié, afin de jouir longuement de sa naïveté et aussi de sa confusion quand enfin on lui révélait la vérité ridicule.

La coutume a disparu de ces plaisanteries au gros sel. On n’envoie plus les conscrits du régiment chercher la pierre à attendrir la viande, laquelle se trouvait toujours dans une autre caserne sous forme d’un énorme pavé, extrêmement lourd, dont précisément on n’avait plus besoin lorsque les commissionnaires arrivaient à destination, et que conséquemment, on les envoyaient rapporter là où ils l’avaient pris.

On ne leur conseille plus d’aller chercher quand ils veulent sortir, la clef du champ de manœuvres. Mais on a remplacé ces grosses plaisanteries par des envois de cartes postales spéciales, bien peu spirituelles le plus souvent, et quelquefois même d’une révoltante grossièreté.

 

Sait-on cependant que ces promenades burlesques ont eu une origine sacrée ?

On sait que pour ridiculiser le Christ, les Pharisiens le renvoyèrent d’Anne à Caïphe , de Caïphe à Hérode, d’Hérode à Pilate, sous les injures et les coups. C’est pour commémorer cette suppliciante promenade, que les Chrétiens des premiers âges – dont le poisson était l’emblème – se faisaient don mutuellement au moment de la Pâque de petits poissons de pâte ou de métal. La Pâque chrétienne tombant presque toujours en avril, la coutume fut vite prise de donner à ces menus cadeaux le nom de poisson d’avril qui leur est resté."

Le Progrès du Morbihan, 4 avril 1908

* huile de cotret : expression argotique qui signifie « coups de bâton ».

Publié dans fêtes calendaires

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Qu'il est bon d'écouter des histoires ...

Publié le par Marylis Costevec

Des contes et des chansons

à la médiathèque :

 

Que du plaisir !

 

 

Des enfants et des parents réjouis ont écouté Mamm Soaz à la médiathèque le mercredi 19 février 2020. Elle leur a raconté des histoires plutôt amusantes que petits et grands ont appréciées.

Les chansons enfantines, interprétées par Jean-François Rouzo qui s'accompagne à la guitare, ont été reprises en choeur.

Les deux intervenants ont été chaleureusement applaudis avant un autre moment de plaisir partagé :

le goûter !

 

Photos Joël Guillemoto.

 

 

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L'une s'en va, l'autre arrive, Bonne Année

Publié le par Marylis Costevec

  LE TEMPS QUI PASSE 

 

Une carte de voeux comme on n'en voit plus ! Editée spécialement pour le nouvel an de 1920, elle nous parle du temps qui passe.

Une année s'en va , la besace pleine de souvenirs ... L'autre arrive, fringante pleine d'espoirs et de projets...

 

Nous vous offrons en prime, une deuxième carte éditée la même année avec une évocation des quatre saisons. L'idée en est toujours présente aujourd'hui même si les amoureux ont changé de look !

 

 

Le Comité d'Histoire espère que l'année passée vous a comblés et souhaite que tous vos voeux se réalisent en cette année qui commence.

 

  BONNE ANNEE 

 

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Joyeux Noël !

Publié le par Marylis Costevec

 

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C'est la saison des chrysanthèmes ...

Publié le par Marylis Costevec

Cette fleur nous fait penser à nos défunts et nous sommes nombreux à en avoir déposés sur les tombes. Les cimetières sont magnifiques en ce début de mois...

Dans le langage des fleurs, il dit tout simplement "je vous aime" et symbolise la fidélité, l'amitié : un joli message destiné à ceux que nous avons aimés et qui nous ont aimés.

BNF gallica : étude de chrysanthèmes par Lily Giry, extrait de "les fleurs de nos jardins" album à colorier (1920)
BNF gallica : étude de chrysanthèmes par Lily Giry

 

Au Japon, elle est la fleur des empereurs dont elle symbolise la puissance. Les japonais en cultiveraient 350 variétés sur les 20 000 qui existent dans le monde.

Il existe de nombreuses légendes autour du chrysanthème. Nous vous proposons de découvrir celle qui explique comment elle fut créée :

 



Le chrysanthème est, pour les Japonais, une fleur sacrée qui est source de rire et de joie.

Selon une vieille légende Japonaise, une jeune Fille voulait s’assurer de l’amour de son fiancé.

Un Dieu lui conseilla de choisir une fleur dans le jardin et il ajouta que son époux l’aimerait autant d’années que la fleur avait de pétales.

La jeune Fille choisit un œillet persan et commença à en séparer les pétales en plus de deux cents lanières avec une épingle à cheveux.

C’est ainsi qu’une nouvelle variété de Fleur était née : « Le Chrysanthème ».

http://brigitisis.centerblog.net/

Ses couleurs chaudes égaient aussi les lieux publics, les jardins et les balcons. Profitons-en par ces temps de grisaille ... Pompons, marguerites, anémones doubles ou simples, vous avez l'embarras du choix !

 

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le lait de mai

Publié le par Marylis Costevec

le lait de mai

La tradition du "mai" qui consiste à accrocher une branche de hêtre ou d'aubépines aux fenêtres est en train de renaître. La coutume du "lait de mai" qui y était associée fait l'objet de tentatives plus rares ...

Qu'était-ce exactement ?

  LA BRANCHE ET LE LAIT DE MAI   

 

Connaissez-vous la tradition du « lait de mai » ? Longtemps indissociable de celle de la « branche de mai », il ne semble pas en rester grand-chose dans les mémoires de notre ville et c’est un peu par hasard que nous en avons eu connaissance.

Le Nouvelliste du Morbihan évoque cette pratique en 1917, et regrette que, seule la moitié " la plus faible encore que plus aimable» (sic !!!!) de la jeunesse lorientaise se soit levée « au premier chant du coq pour (…) s’égailler dans les campagnes reverdies (…) et s’en soit allée « par les sentes étroites et les agrestes chemins creux vers une ferme déterminée, (…) où l’on est assuré d’avance de trouver le bon lait crémeux et écumeux à qui on a si heureusement donné le gracieux vocable de lait de mai."

Le chroniqueur déplore cependant qu’en lieu et place des lauriers attendus au front des héros qui combattent, "les pèlerins de l’aube ne rapporteront de leur promenade que les rameaux aux feuilles d’un vert humide qu’ils arboreront comme porte-bonheur au-dessus des portes et des croisées du logis familial (…) "

Ce n’est donc pas la veille mais le matin du premier mai que les jeunes Lorientais accrochaient la « branche de mai ». Les citadins faisaient donc d’une pierre deux coups en célébrant le renouveau de la nature.

Il semblerait que la tradition du "lait de mai" venue de la nuit des temps était respectée un peu partout en France. Elle était encore en vigueur à Lorient en 1939. En 1932, à Nantes, elle donna lieu à une fête un peu folklorique. Interrompue en 1939, elle aurait été reprise en 1949.

De nos jours, on sert « le lait de mai» ça et là et sous différentes formes : en Normandie, en Bretagne (à Saint Pol de Léon) notamment, histoire de faire revivre les vieilles traditions.

Selon la légende, la rosée du premier mai aurait des vertus magiques qui passeraient dans le lait des vaches. Mais chacun sait que, depuis toujours, c’est avec le lait du printemps que l’on faisait le meilleur beurre, les meilleurs fromages (tout le monde connaît le « gouda de mai »). Après avoir consommé du  foin en hiver, les vaches retournaient au pré et se régalaient de la nouvelle herbe tendre. La saveur du lait et de ses dérivés s’en trouvait fort améliorée …

Allez, cherchez bien et vous trouverez peut-être des vaches nourries à l’ancienne … l’occasion de découvrir et d’apprécier le vrai bon goût du lait de mai !

Et si par miracle, vous connaissez quelqu'un qui les trait encore à la main, dites-le nous vite : on accourt !

 

La branche de mai : cliquez sur le lien :

 

 

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