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A Locmiquélic, la fête du port 2017 : une belle édition ...

Publié le par Marylis Costevec

La Course d'OFNI au port de Locmiquélic. C'est parti !

Aujourd'hui,

des images de l'atelier paddle

et de la course d'OFNI .

 

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La fête du port de Locmiquélic, 2ème édition, c'est fini !

Une belle fête,entre animations culturelles, traditionnelles, ludiques et conviviales ...

Si vous êtes venus, vous ne le regrettez certainement pas !

Vous n'y étiez pas ?

Ces images  vous donneront peut-être envie de venir l'année prochaine !

Un petit aperçu des animations

et épreuves nautiques :

 

Un atelier paddle a été organisé. Les jeunes en ont profité pour améliorer leur équilibre.  Feront-ils un jour aussi bien que l'animateur ?

A Locmiquélic, la fête du port 2017 : une belle édition ...
A Locmiquélic, la fête du port 2017 : une belle édition ...
A Locmiquélic, la fête du port 2017 : une belle édition ...
Après la course : un OFNI se repose à la cale de sainte Catherine - Locmiquélic !

 La course des OFNI 

(Objets Flottants Non Identifiés, vous l'aviez deviné!) :

Il y avait ceux qui avaient privilégié l'efficacité et ceux qui s'étaient d'abord éclatés en créant une embarcation  originale, pas forcément facile à manoeuvrer.

Tous s'amusaient beaucoup et nous ont amusés. Merci aux jeunes, tout jeunes, très jeunes et moins jeunes  pour ce spectacle haut en couleurs !

Un OFNI sous bonne escorte (fête du port de Locmiquélic 2017)

 

Images de la course :

A Locmiquélic, la fête du port 2017 : une belle édition ...
A Locmiquélic, la fête du port 2017 : une belle édition ...
A Locmiquélic, la fête du port 2017 : une belle édition ...
A Locmiquélic, la fête du port 2017 : une belle édition ...
A Locmiquélic, la fête du port 2017 : une belle édition ...
A Locmiquélic, la fête du port 2017 : une belle édition ...


 

Vous pouvez retrouver l'ambiance musicale en cliquant sur le lien ci-dessous.

 

En attendant le compte-rendu des autres joutes nautiques  (godille, paddle ...)  que nous  publierons ici bientôt, relisez le programme pour voir ce que vous avez manqué ... et à l'année prochaine.

Publié dans fêtes locales

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BICHE était à Sainte Catherine (Locmiquélic) : quelle histoire !

Publié le par Marylis Costevec

La belle histoire d'un beau bateau :

BICHE, le dernier thonier de Groix

que l'on a pu visiter à Locmiquélic,

ce premier week-end de juillet 2017.

Embarquez !

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BICHE nous rappelle les temps anciens à Locmiquélic ........

 

Viendra ? Viendra Pas ? Vous vous êtes peut-être interrogé comme nous, ce samedi 1er juillet 2017. Vous étiez prêt à monter sur le pont, descendre dans la cale,  jauger les espaces intérieurs, imaginer les matelots déployer les tangons et amener les thons à bord. Las ! Vous aviez beau regarder du côté de Keroman : pas de BICHE à  l'horizon ! 

Quelqu'un croisé sur le môle vous rassure : "Il viendra ! Il sera en retard mais il viendra !"

BICHE à Sainte Catherine

Bref,  BICHE s 'est fait désirer ! 

Un peu avant 15 h 30, le thonier est apparu derrière l'île Saint Michel précédé d'un bateau pneumatique et est venu s'amarrer tranquillement dans le port, histoire de se faire admirer par ceux qui regrettent le temps où, à Sainte Catherine, il y avait des bateaux de pêche.

Jusque 1960 environ,  les pinasses minahouettes pêchaient au chalut en hiver et armaient au thon au mois de juin après avoir procédé à quelques aménagements. On n'y voyait plus de dundées comme BICHE mais des pinasses, des canots, des plates,  des bateaux de pêche, en  bois quand même. Et sur le quai, des pêcheurs en bleus de chauffe avec le béret sur le crâne, des pêcheurs qui chaloupaient parfois un peu trop après la cotriade ...

 

Et BICHE ?

 

Biche ? C'était le dernier thonier de Groix. Il avait été construit aux Sables d'Olonne en 1934 pour Ange Stéphan, un "Grek" surnommé ... Ange Biche !

Après de nombreuses campagnes au thon, il fut acheté en 1956 par le Belgium Sailing Club pour servir de base au cercle nautique d'Ostende. Et puis, en 1967, il devint Anglais.

Il est racheté en 1991 par le port-musée de Douarnenez qui n'a pas les moyens de l'entretenir et l'abandonne en vasière en 2003.

"Les Amis de BICHE" sortent la coque de la vase en 2004 et l'amènent à Brest, aux chantiers du Guip, spécialisés dans la restauration des bateaux en bois. L'association lance un appel aux institutions (conseil régional et conseil général) ainsi qu'au mécénat privé et au public pour l'aider à restaurer le vieux thonier (budget : 1 350 000 €).

La restauration débute à Lorient en mai 2009. Elle durera 3 ans.

Mais peut-on vraiment parler de restauration ? Du vieux "BICHE", il ne reste que deux membrures et quelques pièces métalliques d'origine. Tout le reste a été construit à l'identique. Le nouveau Biche sera lancé en 2012.

32 mètres hors tout, 21 mètres de coque, 6,60 de largeur, c'est le thonier BICHE dans le port de Locmiquélic.

 

Quand BICHE pêchait le thon.

 

Le "BICHE" d'origine n'a été équipé d'un moteur que par un de ses propriétaires anglais. La pêche au thon par ses équipages groisillons a donc toujours été pratiquée à la voile.

Les marins partaient pour des marées de 10 à 15 jours. Ils commençaient en juin dans le golfe de Gascogne, se trouvaient au large de la Bretagne vers le mois d'août.

 Ils suivaient la migration du thon germon.  La campagne se terminait dans le Sud de l'Irlande au mois de septembre. A la mi-octobre, tous les thoniers étaient désarmés.*

*d'après Robert-Muller C., La pêche et la conserve du thon dans la Bretagne de l'Atlantique, Annales de géographie, Année 1936, volume 45, Numéro 256, p.375-398
Sources : 
prospectus de l'association "les amis de Biche", Biche.com, et wikipédia
 
La  pêche au thon. (maquette, musée des thoniers Etel).

La pêche au thon. (maquette, musée des thoniers Etel).

Et aujourd'hui ?

 

Vu de l'extérieur, il a toute l'apparence de l'ancien thonier avec sa barre et ses gréements traditionnels. Avec sa coque blanche (les anglais l'avaient peinte en bleu) il est d'une rare élégance.

Images du pont et de la mâture '(diaporama: cliquer sur l'image pour les faire défiler à votre rythme) :

Zoom sur BICHE et ses gréements.
Zoom sur BICHE et ses gréements.
Zoom sur BICHE et ses gréements.
Zoom sur BICHE et ses gréements.
Zoom sur BICHE et ses gréements.
Zoom sur BICHE et ses gréements.
Zoom sur BICHE et ses gréements.
Zoom sur BICHE et ses gréements.
Zoom sur BICHE et ses gréements.
Zoom sur BICHE et ses gréements.

Zoom sur BICHE et ses gréements.

Et dans les cales ?

 

Auiourd'hui BICHE est équipé de moteurs et de tous les instruments modernes de navigation que nous avons découverts à l'arrière du bateau, là ou autrefois se reposaient les 5 marins de l'équipage.

 

Le mousse cuisinait dans le réduit à l'avant du thonier et y dormait dans un hamac.

L'ancienne cale à poissons au centre du bateau a été aménagée pour accueillir des passagers avec tout le confort nécessaire (cuisine, couchages, douche, toilettes).

Vous pouvez embarquer pour une marée au thon ou une petite croisière.

Cela vous tente ? Renseignements sur www.lebiche.com/

Merci a Jean-Claude Rosso et aux "amis du Biche" pour cette belle photo sous voiles (300 m2), tangons déployés.

 

 

En 2016, c'est le dernier thonier d'Etel , l'ARAWAK,

qui était  à Sainte Catherine

(Locmiquélic)

Petite rétrospective:

L'ARAWAK, dernier thonier d'Etel, amarré au port de Locmiquélic

L'ARAWAK, dernier thonier d'Etel, amarré au port de Locmiquélic

L'Arawak, le dernier thonier d'Etel était amarré au port de Sainte Catherine, ce samedi 9 juillet 2016. Construit aux Sables d'Olonne en 1954, ce bateau de 28 mètres de long (21 m de coque et 6 m de maître-bau) et de 70 tonneaux pratiquait la pêche artisanale, chalut en hiver et pêche au thon, à la canne en été et ceci jusqu'en 1985.

On peut  naviguer comme autrefois en adhérant à l'association qui le gère depuis 1990 à Lormont près de Bordeaux où il est utilisé pour des actions sociales et culturelles.

Il est parti, au moteur, vers 16 heures juste avant que le soleil ne perce les nuages. Nous ne bouderons pas notre plaisir d'avoir pu l'approcher et le photographier tout en regrettant de ne pas avoir pu admirer ses 380 m2 de voiles déployées !

Diaporama :

BICHE était à Sainte Catherine (Locmiquélic) : quelle histoire !
BICHE était à Sainte Catherine (Locmiquélic) : quelle histoire !
BICHE était à Sainte Catherine (Locmiquélic) : quelle histoire !
BICHE était à Sainte Catherine (Locmiquélic) : quelle histoire !
BICHE était à Sainte Catherine (Locmiquélic) : quelle histoire !
BICHE était à Sainte Catherine (Locmiquélic) : quelle histoire !
Il est parti vers Brest. A une autre fois ! Ici ou ailleurs.

Il est parti vers Brest. A une autre fois ! Ici ou ailleurs.

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La course à la godille, une vieille tradition à Locmiquélic

Publié le par Marylis Costevec

 

Les finalistes de la cours à la godille disputée à Locmiquélic à l'occasion de la fête du port 2017
la finale !

Les courses à la godille furent un grand moment de la fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic le 2 juillet dernier. Champions locaux et plaisanciers de passage se sont affrontés dans la bonne humeur devant de nombreux spectateurs groupés sur les quais. Avant de vous faire le compte-rendu de cette édition, nous vous proposons de jeter un regard sur le passé ...

C'est en 2016 que l'on a renoué avec une longue tradition. Ces courses sont en effet mentionnées en 1910 et 1912 dans la presse ancienne (le Nouvelliste). Des régates où s'affrontent des bateaux de pêche étaient alors organisées à Sainte Catherine par le comité des fêtes. En 1912, il est précisé que la course de canots à godille est réservée aux mousses de pêche. Le journal nous donnera le nom des champions : Jean-Louis Nézet, Le Sausse et Louis Evanno.

Après une longue interruption due à la guerre, c'est la Persévérante, la société coopérative de consommation, qui reprend le flambeau en 1923. Les régates, moins importantes ont alors lieu à la côte de Ty Douar avec, cette fois encore une course à la godille. La formule est reprise en 1933, toujours à Ty Douar. Il est tout à fait possible que d'autres courses aient eu lieu entre temps sans que la presse en parle.

A partir de 1934, date de la création de la fête des Langoustines, des courses à la voile et des courses à l'aviron sont annoncées mais on ne parle pas de godille ...

Il est bien évident que les mousses n'attendaient pas ces occasions pour se mesurer et il est probable que le port de Sainte Catherine, l'anse de Locmiquélic et l'anse de Nézenel furent le théâtre de nombreuses courses spontanées et improvisées et ce, bien avant que la presse ne s'en fasse l'écho.

Il faut bien admettre que les godilleurs que nous avons vus samedi étaient un peu et parfois beaucoup plus âgés que les mousses de 1912. Mais  l'an dernier dans l'un des canots, il y avait un petit garçon qui, dans quelques années, sera peut-être en mesure de battre les vétérans d'aujourd'hui. Entre son père et sa mère, il était à bonne école.

Cette année encore des femmes ont  aussi participé à la course. Autrefois, certaines savaient aussi ramer et godiller mais si elles participaient à ces courses, la presse n'en parle pas.

Bravo à tous.

course de godille 2017 - fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic.

course de godille 2017 - fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic.

Images de la course de godille en 2016 (Fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic)Images de la course de godille en 2016 (Fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic)

Images de la course de godille en 2016 (Fête du port de Sainte Catherine à Locmiquélic)

Publié dans patrimoine

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Fête de la musique 2017 à Locmiquélic

Publié le par Marylis Costevec

Du rock, du trad., de la salsa et les tubes des années 80 ...

Il y en a eu pour tous les goûts.

La fanfare " LA BANDE A PAS D'AIR" vous a emmenés depuis l'EHPAD Le Gloahec jusqu'à la place du Centre où avaient été montés la scène et les chapiteaux de restauration avant de vous faire danser la salsa.

Après les groupes de rock  FANCIFUL et NEW WAVE, SOUBENN vous a invités à vous prendre par le petit doigt pour quelques laridé, Hanter dro ou kas a-barh ...

La soirée s'est terminée sur les tubes des années 80.

Une bonne soirée avec une ambiance et des températures de chez nous !

 

petit diaporama  

cliquez sur l'image pour faire défiler à votre rythme

(merci à Joël Cormier, B. Danigo et Joël Guillemoto pour leurs photos)

 

 

Fête de la musique 2017 à Locmiquélic
Fête de la musique 2017 à Locmiquélic
Fête de la musique 2017 à Locmiquélic
Fête de la musique 2017 à Locmiquélic
Fête de la musique 2017 à Locmiquélic
Fête de la musique 2017 à Locmiquélic
Fête de la musique 2017 à Locmiquélic
Fête de la musique 2017 à Locmiquélic
Fête de la musique 2017 à Locmiquélic
Fête de la musique 2017 à Locmiquélic

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Appel du 18 juin 1940 : le général de Gaulle entre en résistance

Publié le par Jean Lévy

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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Les noms de lieux : le passé dévoilé !

Publié le par Marylis Costevec

Normandèze

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Il y a, à Locmiquélic, un lieu appelé Normandèze … et aussi une rue de Normandèze qui y mène.

Pour le Minahouet d’aujourd’hui, Normandèze, c’est l’aboutissement de la promenade Rallier du Baty, et le bas de la rue des lavoirs. C’est le terrain de boules. C’est la place où on dresse les chapiteaux et le podium pour la fête des Langoustines ...

Une grande partie de cet espace a été gagnée sur la mer. Cependant, les terres en retrait sont appelées « Park Normandez » sur le cadastre napoléonien (1837). A l'époque, c'était des prés et des champs.

On y appelait aussi Normandès les terres situées à droite de la partie pentue de la rue de la Résistance, celle qui va de la côte à l’embranchement avec la rue de … Normandèze qu’elle prolongeait autrefois. Là aussi, on voyait des prés au bord du chemin, plus loin un champ cultivé et une lande au-delà.

 

Normandèze !

 

Quand on essaie de trouver l’origine du nom, on prend mille précautions. On imagine une famille de Normands qui s’y serait installée au début du XVème siècle à moins qu’un ancien propriétaire ne lui ait laissé son nom. Un propriétaire ou une propriétaire ? Normandez signifierait "la Normande"  mais pourrait aussi être une déformation de Normandiz et dans ce cas, le mot serait masculin et signifierait Normands.

On évoque, bien sûr, les invasions des vikings aux 9ème et 10ème siècles mais allez savoir pourquoi, on n’ose pas trop l’affirmer ! C’est si loin, tout ça !

Pourtant, les vikings sont sûrement passés par là ! Ils ont séjourné à Groix. Les historiens pensent qu’ils y étaient bien implantés (un de leurs chefs y a été enterré dans une sépulture caractéristique en forme de bateau qui a été fouillée en 1906).

Selon les médiévistes, l'île était une des bases à partir desquelles les hommes du nord pénétraient à l’intérieur du pays en empruntant les rias et les rivières. Ils rançonnaient les populations et détruisaient les lieux de culte après les avoir pillés.

Comment imaginer qu’ils aient fait l’impasse sur notre rade ?

Qui sait ? Les vikings sont peut-être responsables de la destruction du sanctuaire qu’il y eut au Gelin à une époque indéterminée. Son existence est attestée par la toponymie. On a relevé dans le cadastre de 1837 une terre nommée Park dran er verette, soit en français «le champ derrière le cimetière», un cimetière qui entourait certainement une église (On a trouvé récemment dans le vieux quartier des ossements qui n’ont pas été datés).

En 911, on a appelé Normandie la province cédée au chef viking Rollon, par le roi Charles le simple. Les Bretons ont tout à fait pu appeler Normandiz un coin de terre où serait passé et aurait peut-être séjourné un groupe de vikings. L’endroit dont nous parlons était bien propice à l’échouage des embarcations.

Toute cette zone est maintenant occupée par des habitations ...

 

Hélas, les élites et les moines qui faisaient office de chroniqueurs avaient fui ! Nous manquons donc cruellement de documents à propos des incursions des hommes du Nord entre l’an 836 et l’an 937. Nous ne pouvons donc qu’émettre des hypothèses !

Aucune certitude ! On n’a pas, à notre connaissance, trouvé ici d’objet caractéristique comme à Groix.

Un jour, peut-être, dans un jardin ? Ouvrons l'œil ...

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 La pointe du BIGO(T)

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous imaginez qu'il y eut là, il y a quelques siècles, un ermitage avec un saint homme en prière, vous faites certainement erreur. Pourtant, l'orthographe actuelle vous y incite fortement !

Au temps où tout le monde parlait breton à Locmiquélic, ce lieu était cultivé et s'appelait "ar Bego" (orthographe repérée dans un document de 1740) ou ar bigeux* (cadastre de 1837). Si vous consultez un dictionnaire "français-breton", vous trouvez beg (begou au pluriel) traduit par pointe(s) ou embouchure(s).

Même s'il faut rester très prudent en toponymie, il faut admettre qu'appeler une pointe, "la pointe" n'est pas totalement improbable !

Il y a déjà un certain temps qu'on parle de "la pointe du Bigo(t)", sans doute depuis qu'on ne comprend plus guère le Breton dans notre commune !

Quant au "t" à la fin du mot qui nous détourne à coup sûr du sens premier du mot, (qu'il s'agisse de "pointe" ou d'autre chose), nous ne saurions dire depuis quand il apparaît sur les plans et les cartes ! Ceux qui l'y ont mis ignoraient sans doute qu'en Bretagne on fait sonner le "t" à la fin des mots : canot se prononce "canotte", , un minahouet, minahouette , un douet "douette" ...etc...

On pourrait peut-être songer à l'ôter, ce "t". Qu'en pensez-vous ?

 

*prononcer "BIGUEUW"

 

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La vie de matelot au XIXème siècle

Publié le par Marylis Costevec

La journée du matelot à la mer.

Vous avez peut-être un ou plusieurs ancêtres qui ont servi dans la Royale. Jean-Louis Danic qui deviendra le 1er maire de Locmiquélic était matelot-timonier en 1877. Nous avons cherché à savoir comment se passait la vie à bord à cette époque.

Petit extrait de la biographie que nous avons publiée :

Il se réveille au son du clairon, sort de son hamac qu’il accroche au bastingage avant de prendre son petit déjeuner (café, biscuit et rincette de cognac), il « s’lave à la baille » puis 3 heures durant, lave, fourbit et astique les cuivres de l’espace dont il est chargé : les timoniers aidés des mousses s’occupent plus précisément de « la propreté de la dunette, des porte-haubans d’artimon, des bouteilles (les toilettes des officiers situés à l'arrière du vaisseau), des galeries, des fanaux de signaux, des dômes, des habitacles, des peintures de panneaux arrière et des échelles arrière »[1].

A l’heure du changement de tenue « s’agit’ la foul’nue des solid’s mat’lots » qui vont subir l’inspection du capitaine annoncée par le clairon. Vient alors le temps de l’exercice de manœuvre. « Après la soupe,/ chacun fait d’ l’étoupe,/ à moins qu’il ne loupe/ une heur’ sous l’ciel clair ». Aux repas, on s’assure que les timoniers sont bien servis les premiers, car tous doivent être à leur poste pendant les repas en rade[2]. Selon Yann Nibor*, la nourriture (lard et viande bouillie, biscuits et fayots) « est sain’, copieuse et bonne, et nul ne s’en plaint à bord [3] (sic)». Ces hommes issus de milieux très modestes n’ont pas été habitués aux ortolans !

Un moment de repos où on peut fumer sa bouffarde avant la prière qui précède la lecture des punitions, à 11 heures 30 précises. Au coup de sifflet du maître d’équipage, les matelots se précipitent au bastingage pour saisir leur hamac. Ils descendent l’accrocher au croc avant de remonter bien vite sur le pont « écouter un conte/ qu’un vieux loup raconte/ près d’ l’écoute de focs »[4].

* Yann Nibor, né en 1857, auteur- compositeur -interprète. Il a écrit de nombreuses chansons inspirées de sa carrière dans la marine

[1]Manuel du matelot-timonier, p. 151

[2] Id. p.148, art.396

[3] La chanson des cols bleus, bourlingueurs, p.82

[4] Id., la journée du matelot… p. 204

Pour tout savoir sur la carrière de Jean-Louis Danic, qui servit dans la Marine de 1872 à 1905, procurez vous le hors-série N°2. Bon de commande à télécharger en cliquant sur le lien :

 

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Dans le buffet, devinez ce qu'il y avait ...

Publié le par Marylis Costevec

Dans le buffet, il y avait

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... des cerises à l'eau de vie ...

 

2017 est "une année à cerises". Dans votre jardin, il y a peut-être de ces petits fruits acides presque translucides, à la chair fine et très juteuse.

Non ? Alors, c'est le moment de faire les yeux doux à votre voisin(e) et de lui demander l'autorisation d'en cueillir quelques poignées.

Si elles vous font faire la grimace quand vous y mordez, vous pourrez les mettre dans de l'eau de vie comme le faisaient nos aïeules qui en avaient toujours dans le buffet.

Elles étaient servies à la fin des repas de familles. Après le café, la maîtresse de maison sortait le précieux "flacon" et déposait deux ou trois cerises, parfois plus dans la tasse ou le verre encore tiède. On ajoutait un peu ou beaucoup de jus selon le goût de chacun.

(Si les enfants avaient très souvent le droit d'en goûter une à titre exceptionnel, il était généralement hors de question de leur ajouter la moindre goutte du jus !)

Chaque Minahouette avait sa recette et son fournisseur de Lagou(tte) chistr  (l'eau de vie de cidre qu'on se procurait chez les fermiers des environs).

On avait pris soin de couper le bout de la queue des cerises avant de les déposer dans un bocal avec du sucre en poudre, en proportion variable selon les goûts. On commençait par en  mettre une quantité raisonnable et on goûtait la préparation régulièrement pour savoir s'il y avait lieu d'en rajouter.

Le tout était recouvert d'eau de vie et rangé à l'abri de la lumière. On devait attendre avant de les déguster en les attrapant par la queue. Les plus impatients y goûtaient deux mois plus tard mais il était conseillé d'attendre Noël.

Une recette toute simple ...  Reste à se procurer les fameuses cerises !

Impossible ? En cas de pénurie, nos aïeules utilisaient des pruneaux qu'on trouvait toute l'année dans l'épicerie du village ou parfois des prunelles (en breton des girin : prononcer djering) cueillies dans les haies.

Mais pour cela, il vous faudra attendre la fin de l'automne, après les premières gelées ... et vous les dégusterez ...  au temps des cerises !

 

 

 

 

 

Publié dans Traditions culinaires

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La mayonnaise de Marie- Laure : tout un rituel ...

Publié le par Marylis Costevec

Vous aimez peut-être déguster les langoustines nature avec une tartine beurrée. Mais comme tout hôte qui se respecte, vous ne les serviriez pas à vos invités sans un grand bol de mayonnaise, mayonnaise-maison, bien sûr.

Autrefois, on ne la trouvait ni en tube ni en pot, il fallait donc bien prendre la fourchette pour la préparer même quand on n’était pas un cordon bleu. Et pour la maman de Marie-Laure*, c’était une véritable épreuve.

La veille, elle avait pris soin de sortir au moins deux œufs du frigo parce qu’elle la réussissait rarement du premier coup et au moment de se lancer dans la délicate opération, elle fermait soigneusement portes et fenêtres. La mayonnaise, selon elle, n’aimait pas les courants d’air.

Le moindre souffle risquait de tout compromettre et Marie-Laure appelée à la rescousse devait tourner la tête tandis qu’elle tenait fermement le bol à bout de bras ! Il lui était aussi interdit de parler. Pas question que son haleine vienne troubler la préparation !

Le stress aidant, le mélange refusait catégoriquement de monter et il fallait se résoudre à employer un deuxième œuf avec généralement plus de succès !

On pouvait enfin respirer !

Bien entendu, il n’était pas question de se lancer dans l’opération si l’une ou l’autre était « indisposée ». Le désastre était alors assuré. En cas d’absolue nécessité, il fallait trouver une âme charitable pour réaliser la sauce.

Et Marie-Laure de soupirer : « Dire que ma mère est morte sans avoir su qu’avec un peu de moutarde, elle aurait réussi sa mayonnaise à tous les coups, qu’elle ait eu ses règles ou pas ! »

Les cuisinières d'aujourd'hui ne connaissent pas leur chance !

* Marie Laure est née en 1949

 

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Jean-Louis Danic, 1er maire de Locmiquélic

Publié le par Marylis Costevec

Le Comité d'Histoire de Locmiquélic a publié la biographie de Jean-Louis Danic (1859-1936), un personnage fort intéressant qui, comme on ne s'en souvient guère, fut le premier maire de la commune en 1919. Après une carrière dans la Marine où il entra à l'Ecole des mousses à l'âge de 13 ans, il participe activement à la naissance de la commune et à son administration.

Marin dans la Royale.

La première partie est consacrée à sa carrière de marin de la Royale, entre 1872 et 1905. En vous racontant son histoire, nous vous emmenons d’abord au temps de la marine à voile à l’école des mousses de Brest. Vous pourrez suivre la journée du matelot après avoir pris connaissance de la formation des timoniers de l’époque. Vous découvrirez ensuite celle des fusiliers avant de monter à bord des tous premiers cuirassés à barbettes. Vous accompagnerez le marin de Lorient à Oléron puis à Toulon sur les navires-écoles chargés de la formation des torpilleurs avant de naviguer à bord des unités de la défense mobile. Vous débarquerez à Rochefort où vous observerez le fonctionnement de la défense fixe, à laquelle il a participé en tant que 1er maître. Il y sera décoré de la Légion d’Honneur avant de revenir au pays natal. Au fil de ses permissions vous verrez augmenter la population des villages qui constitueront la commune de Locmiquélic.

Retraité au service de la commune

Nous vous invitons ensuite à le suivre lorsqu’il participe activement à la naissance de cette commune puis à son administration. Vous apprendrez avec nous pourquoi son mandat de maire n’a duré que quelques mois avant de participer à la vie des Minahouets après la Grande Guerre. Vous suivrez l’action des municipalités successives jusqu’en 1934 et l’élection d’Emmanuel Le Visage… Toute une époque !

En vente sur commande (http://leminahouet.free.fr/)

Publié dans Personnages

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