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le 11 novembre 1920 : Hommage à Marianne et aux poilus.

Publié le par Marylis Costevec

 

Le 11 novembre 1920, Les Minahouets étaient appelés au pied du Monument aux Morts pour la troisième fois en 18 jours.

Ces trois cérémonies n'étaient cependant pas identiques :

Le 24 octobre, on inaugurait le monument et le comité chargé de son érection le remettait solennellement aux Locmiquélicains représentés par le maire, Jules Le Bourdiec et les conseillers municipaux en présence des habitants, des enfants des écoles, et des personnalités civiles et religieuses : député, conseiller général, sous-préfet, le recteur et son vicaire,

Le second hommage, pour la fête des morts, était essentiellement religieux

 

Marianne, au centre de la Croix de guerre, bien visible sur le Monument aux Morts de Locmiquélic.

 

La cérémonie du 11 novembre se voulait avant tout patriotique : c'est d'abord la naissance de la République (la troisième) proclamée 50 ans plus tôt, le 4 novembre 1870, que le peuple était invité à commémorer.

BNF, gallica

La date choisie n'était pas anodine. C'est dans un moment très difficile de l'histoire du pays que la République avait été proclamée,

En 1920, le souvenir de la guerre de 1870 était encore vivace. On n'avait pas oublié que, cette année-là, le 10 juillet, Napoléon III avait déclaré la guerre au royaume de Prusse. On se souvenait aussi de la bataille de Sedan, le 2 septembre, où il avait dû capituler. On se souvenait de ce 4 septembre où les députés avaient prononcé la déchéance de l'empereur et ,proclamé le retour de la  République sous l'impulsion de Léon Gambetta et des Parisiens.

On se rappelait surtout, qu'on avait perdu la guerre, qu'on avait perdu l'Alsace et la Lorraine et qu'on ne l'avait jamais accepté.

"Pourtant là-bas est un point noir

Près de l'Alsace et de sa soeur ;

Oh ! là... Je ne veux plus rien voir :

C'est le terrier du ravisseur."

Ph. Georgeault-Jouan,18901

Ce 11 novembre 1920, on honorait donc avec la République, la mémoire des soldats de 1870 et celle des soldats de 14-18 qui nous avaient rendu l'Alsace et la Lorraine.

Le petit journal (7 nov. 1920), BNF Gallica

Ce jour-là, c'est le coeur de Gambetta, considéré comme "le véritable chef du gouvernement de la Défense nationale en 1870-71" et la dépouille du Soldat Inconnu, "symbole de la reconnaissance française envers 1 500 000 héros morts pendant la Grande Guerre"2 placés côte à côte sous l'Arc de Triomphe que l'on saluait.

Le coeur de Gambetta et le Soldat In connu sous l'arc de triomphe (agence Rol) BNF gallica
Cérémonie du 11 novembre 1920 à Paris (agence Rol) BNF Gallica

La presse locale de l'époque souligne bien le lien entre les deux guerres :

"La fête populaire a été splendide, joignant l'apothéose du patriotisme de 1870-1871 à celui (sic) du patriotisme de 1914-1918, dans l'apothéose générale de la France aimée de tous." (Le Nouvelliste du Morbihan, 13 novembre 1920).

Le coeur de Gambetta fut transporté au Panthéon dans la soirée tandis que le cercueil du Soldat fut installé dans la salle du premier étage transformée en chapelle ardente; en attendant son inhumation sous l'Arc de Triomphe, selon la volonté des associations d'anciens combattants.

1) La référence à la guerre de 1870 et la question de la Revanche est omniprésente dans l'oeuvre de Philoména Georgeault-Jouan, cette poétesse qui enseigna à Locmiquélic de 1880 à 1919. De nombreux poèmes de son recueil "l'écrin scolaire" destiné aux enfants de 8 à 13 ans en parlent aussi.

Les Locmiquélicains sont certainement impliqués dans cette commémoration. Aujourd'hui, en 2020,  Pierrette Horel (née en 1929) entonne encore des chansons évoquant la perte de l'Alsace et la Lorraine, des chansons que sa mère lui a apprises.

2) Le Nouvelliste du Morbihan, 13 nov 1920

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La commémoration du 11 novembre en 2020 à Locmiquélic : un comité restreint.

Publié le par Marylis Costevec

Journée nationale de commémoration

de la Victoire et de la Paix,

Hommage à tous les "Morts pour la France" 

 

En raison de la crise sanitaire, le public n'était pas autorisé à participer aux cérémonies commémoratives. C'est donc en Comité restreint que s'est effectué le dépôt de gerbe au pied de la stèle rappelant le sacrifice des "Enfants de Locmiquélic" qui ont donné leur vie pour la Patrie : on notait , aux côtés de Philippe Berthault, maire, la présence de Didier Tanguy, maire adjoint, Madame Nahalie le Magueresse, ancien maire, élue d'opposition, Alain Le Huec, président de l'UFAC de Locmiquélic.

 

 

 

 

Le discours du maire

Jean Yves Le Gloahec, conseiller municipal a d'abord évoqué la naissance de la commune et l'érection du Monument aux Morts, inauguré le dimanche 24 octobre 1920.

Une plaque portant les noms de deux marins disparus lors de la Grande Guerre dont il a retrouvé la trace a été rajoutée à l'arrière du Monument. Il s'agit de Gildas Le Corre, né à Locmiquélic (commune de Riantec) le 30 janvier 1892, fusilier-marin disparu à Steenstracte (Belgique) le 17 décembre 1914 et de Charles-Marie Scolan, né à Locmiquélic (commune de Riantec) le 28 décembre 1882, matelot-charpentier disparu le 18 mars 1915 à bord du BOUVET, coulé après avoir été touché par une mine dans le détroit des Dardanelles.

Le discours de Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants, a été lu par le maire, Philippe Berthault :

 Il évoque la cérémonie de 1920. Ce jour-là, 'le peuple de France accompagne solennellement le cercueil du Soldat Inconnu sous les voûtes de l'Arc de Triomphe, saluant la mémoire de tous les soldats morts sous le drapeau tricolore."

En 2020, c'est Maurice Génevoix qui entre au Panthéon. "(...) Il y entre avec tous ses frères d'armes, ceux dont il a immortalisé le souvenir, l'héroïsme et les souffrances. (...) "

Pour lire le texte en entier, cliquer sur le lien ci-dessous.

Un jeune Locmiquélicain qui effectue son SNU (Service National Universel) a lu un texte de Maurice Génevoix qui est entré ce mercredi au Panthéon, ce texte qui se termine par la phrase d'anthologie :

« Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes. Et pourtant, nous l’avons fait »

Vous trouverez, plus bas un article sur Maurice Génevoix.

Discours de Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants, prononcé lors de la journée nationale de commémoration de la Victoire et de la Paix, Hommage à tous les "Morts pour la France"

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En novembre 1920, aux USA, un nouveau président qui a le béguin pour la France...

Publié le par Marylis Costevec

En 1920, c'est dans le Nouvelliste du Morbihan que les Minahouets et les Morbihannais découvrent le nom du nouveau président des Etats-Unis : Warren Gamaliel Harding. :

 

"M. Harding va remplacer

M. Wilson comme

Président de la République

 

« Mardi 2 novembre a eu lieu l’élection des délégués chargés de nommer pour quatre ans le Président de la République qui doit remplacer M. Wilson à la Maison-Blanche.

source : BNF, gallica

 

Celui-ci avait été élu deux fois et ne se représentait pas : on sait que sans qu’aucun article n’ait été introduit dans la loi électorale des Etats-Unis, il est admis qu’aucun président ne se représente trois fois aux suffrages de ses concitoyens, en hommage à la mémoire de Washington qui ne voulut pas remplir les fonctions de président au-delà de huit ans.

Deux candidats étaient en présence : M. Harding, sénateur de l’Ohio, choisi par la convention républicaine de Chicago le 12 juin  et M. Cox, gouverneur de l’Ohio, choisi par la convention démocrate de San Francisco le 8 juillet.

Les deux candidats étaient l’un et l’autre peu connus avant leur désignation. Leur prestige personnel n’entrait donc pas en jeu et ce sont véritablement leurs deux partis qui se sont affrontés en eux.

Leurs programmes n’étaient pas d’ailleurs nettement opposés. Au point de vue extérieur. Harding se déclara, il est vrai opposé à la Ligue des Nations, qu défendit M. Cox. Mais celui-ci mettait des réserves au pacte et M. Harding annonçait qu’il est partisan d’une association internationale pour assurer la paix.

Au point de vue intérieur, M. Harding incline vers des idées d’autorité et de conservation sociale, tandis que M. Cox passe pour avoir, en matière de législation ouvrière, des idées plus hardies.

En ce qui touche la France, les deux candidats ont formellement exprimé la sympathie et l’admiration qu’ils éprouvent pour elle.

 

Mercredi matin, un télégramme de New-York nous apprenait que le parti républicain l’avait emporté aux élections des délégués.

C’est donc M. Harding qui sera président de la République des Etats-Unis. »

Le 5 novembre, les lecteurs ont eu des précisions sur la carrière politique du nouveau président de la République.

Ils apprennent aussi que :

« M. Harding est un journaliste  (..) Ancien propriétaire de journaux, il s’est toujours intéressé à la presse. Orateur de talent, il a à plusieurs reprises contribué à assurer l’élection de ses amis au Sénat  (…)

M. Harding est un homme vigoureux, grand, de belle apparence et de manières distinguées. Il est rasé et porte les cheveux coupés court. On s’accorde à lui trouver un  profil de romain. »

Hé oui, il y a rarement des photos dans le Nouvelliste !

Pour avoir une idée de l'aspect de Warren G. Harding, il fallait être abonné au petit journal  dont nous avons tiré toutes les illustrations de notre article ! Le petit journal décrit de manière détaillée le processus électoral américain et offre à ses lecteurs un portrait plus précis du nouvel élu ( lien ci-dessous)

source BNF gallica

 

Ce jeune président (55 ans)  n'exercera ses fonctions que deux ans. Ce sera un mandat marqué par de nombreux scandales qui s'achèvera par le décès de Harding le 2 août 1923, officiellement d'une pneumonie mais des rumeurs et des témoignages laissent penser qu'il aurait pu être empoisonné.

Le vice-président Calvin Coolidge lui succèdera.

Publié dans histoire

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En 1920, pour la Toussaint, tous les Locmiquélicains unis autour du monument aux Morts ...

Publié le par Marylis Costevec

La cérémonie en l’honneur

des « Enfants de Locmiquélic Morts pour la France »

 

La loi du 25 octobre 1919 stipulait que,  tous les ans, le 1er ou le 2 novembre, une cérémonie serait consacrée dans chaque commune à la mémoire et à la glorification des héros Morts pour la Patrie. Elle devrait être organisée par la municipalité avec le concours des autorités civiles et militaires.

En 1920, cette cérémonie a pu se dérouler au pied du monument qui venait d’être inauguré 8 jours auparavant (le 24 octobre). Le comité chargé de son érection et présidé par Jean-Louis Danic[1] depuis avril 1919 avait « voulu qu’il soit placé à la place d’honneur au milieu de leurs chers morts parce que c’est l’endroit qui impose le plus de respect, le recueillement et la prière… »[2]

N’en doutons pas, ils étaient tous là, en tenue de deuil, les proches des 140 poilus dont les noms figurent sur le monument,  les veuves, les orphelins, les pères et mères, les frères et sœurs, les parents, les amis … regroupés devant l’édifice. Pas une famille n’avait été totalement épargnée.

Ils  avaient, presque tous, suivi les vêpres des morts, serrés dans la chapelle édifiée en 1970, une chapelle trop petite  qui n’avait sans doute pas pu les contenir tous. Ils avaient suivi les drapeaux portés par les anciens combattants, ceux qui étaient revenus et qui pouvaient témoigner des souffrances endurées.

Quelques-uns  avaient pu déposer des fleurs et se recueillir sur les tombes où reposaient ceux qui avaient expiré à Locmiquélic, des suites de leurs blessures ou d’une maladie contractée au service de la Nation.

Pour la plupart, le monument remplaçait la pierre tombale ou le tertre enclos d’une grille de fer forgé pour tous ceux qui n’étaient pas revenus, les marins engloutis avec leur bateau (le LEON GAMBETTA, L’AMIRAL CHARNER, le BOUVET, le  SUFFREN, le CASSINI…), ceux qu’on avait inhumé dans les cimetières du front en Picardie, en Champagne, ou dans l’Est, ceux qui reposaient si loin, en Turquie, en Grèce au Maghreb et ceux, trop nombreux, dont on n’avait pas retrouvé la dépouille, pulvérisée par les bombes ennemies.

coll. privée

Cent ans après, qui s’arrête devant le monument qu’on a fleuri à l’occasion de la Toussaint ?

Ils sont un peu plus nombreux, ceux qui participent aux cérémonies du 11 novembre, le jour dédié à la mémoire des poilus depuis le 24 octobre 1922. C’est un jour férié qui, depuis la loi du 20 février 2012, est devenu celui où l’on rend hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour la France.

Ne l’oublions pas. Ne les oublions pas.

 

[1] Jean-Louis Danic fut élu maire de la nouvelle commune de Locmiquélic le 10 décembre 1919. Il démissionna le 19 janvier 1920 avec tout le conseil municipal. Sa démission réitérée sera acceptée par le préfet en avril 1920. (Le conseil municipal avait été réintégré dans ses fonctions le 6 mars.)

[2] Extrait du discours écrit par Jean-Louis Danic pour l’inauguration du monument.

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L’inauguration du Monument aux morts de Locmiquélic : un évènement fondateur de la commune ?

Publié le par Marylis Costevec

Le monument aux morts de la commune de Locmiquélic a tout juste 100 ans.

Jean-Luc BRUZULIER, docteur en histoire contemporaine, invité par le comité d'Histoire, devait nous expliquer en quoi l'inauguration de ce monument a été un évènement fondateur pour la commune (le 11 novembre 2020 à 16 h 30 dans la salle Artimon), .

Compte tenu de la fermeture de la salle ARTIMON, suite aux mesures anti-COVID19, la conférence est reportée à une date indéterminée. Nous vous tiendrons au courant...

 

Centenaire de l’inauguration

du Monument aux morts de Locmiquélic

 

 

L’inauguration du Monument aux morts de Locmiquélic :

un évènement fondateur de la commune ?

Le 24 octobre 1920, était inauguré en grande pompe le monument aux morts de la commune de Locmiquélic, soit moins de deux ans après la signature de l’armistice et un an après que ce quartier de Riantec ne soit devenu commune autonome. Cet édifice est l’un des 10 premiers à avoir été érigés dans le département.

Comment expliquer la célérité avec laquelle le comité va concevoir, construire leur monument en l’honneur de leurs morts pour la France ?

La conception originale du monument révèle les différentes significations que veulent donner les Minahouets de 1920 à leur mémorial qui n’est cependant pas le seul signe de leur reconnaissance envers le sacrifice des 140 enfants de Locmiquélic qu’ils veulent honorer. Néanmoins, cette histoire n’a pas été exempte de débats révélateurs d’une volonté de la société de sortir de cette longue guerre.

 

Par M. Bruzulier J.-L.

Chercheur associé au centre de recherche en Histoire TEMPORA, Université de Rennes 2

Professeur d’Histoire contemporaine en classe préparatoire

Actuellement travaillant à un ouvrage sur les Monuments aux morts et les politiques mémorielles dans les communes du Morbihan après la première guerre mondiale.

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1er novembre 2020 : un temps de Toussaint...

Publié le par Marylis Costevec

Ils sont venus, les Minahouets, fleurir les tombes de leurs défunts.

Ils sont venus dès jeudi pour être sûrs que la sépulture des êtres chers ne semble pas abandonnée.

Ils sont venus samedi sous le soleil.

Ils sont venus dimanche sous les parapluies. Ils se sont inclinés, se sont remémorés les souvenirs heureux. Certains ont prié. Ils ont salué quelques personnes de leur connaissance, échangé quelques phrases en se tenant à bonne distance avant de rentrer.

Résignés, reconfinés,

tristes comme le temps...

1er novembre 2020 : un temps de Toussaint...
1er novembre 2020 : un temps de Toussaint...
1er novembre 2020 : un temps de Toussaint...

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A propos du passage de Sainte-Catherine

Publié le par Marylis Costevec

Il n'y a rien de tel qu'une grande marée pour découvrir les dangers de la navigation dans le rade de Lorient. Bien sûr, c'est à marée basse que le spectacle est intéressant, à défaut d'être beau (quoique...).

marée très basse à la pointe du Bigo

Ce dernier week-end (17, 18 et 19 octobre 2020), le coefficient est monté jusqu'à 115, découvrant largement les vasières, les bancs et les écueils qu'il vaut mieux savoir contourner. Et certains bateaux amarrés aux pontons du port de plaisance se sont retrouvés la quille dans la vase, obligés d'attendre le flot qui les berce habituellement.

l'entrée de la rade vue de Locmiquélic (19 oct. : marée basse, coeff 111 )

Nous nous sommes plus particulièrement intéressés au passage de Sainte Catherine. Pas de doute, la vedette qui l'emprunte aujourd'hui effectue le même trajet que celui qui était représenté sur les cartes du XVIIIème siècle. Elle passe entre le banc appelé banc de Sainte Catherine (ou banc de Saint-Michel selon les cartes que nous avons pu trouver) et la balise de Pengarne (Pengarin sur la carte ci-dessous, appelée aussi parfois "chapeau quintré" ou "quintrec"). Aujourd'hui on voyait bien les écueils qu'elle signale et qui sont le plus souvent recouverts.

 

le sillage de la vedette nous montre bien le passage entre le banc de Sainte-Catherine et Pengarne
On voit bien l'écueil signalé par Pengarne

Et nous nous sommes pris à imaginer comment c'était du temps des Romains. Il paraît que le niveau de la mer était alors inférieur d'un mètre ou deux et qu'un niveau proche de celui d'aujourd'hui n'a été atteint à nouveau qu'au XIème siècle.

Allez, il faut effacer la glacière et la base, les réservoirs, les silos et les quais maçonnés, imaginer les embarcations de l'époque et leurs occupants payant leur passage et jetant quelques pièces et offrandes aux dieux du fleuve qu'ils craignaient ou aux nymphes qu'ils vénéraient ...

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Des vaches rue de l'église à Locmiquélic. C'était hier ...

Publié le par Marylis Costevec

Les Minahouets qui n’ont plus vingt ans depuis un certain temps se souviennent encore des vaches qui empruntaient la rue de l’église pour s’en aller pâturer dans les prés derrière le presbytère.

 

Certains vous diront même que Monsieur le recteur n’appréciait pas trop les cadeaux qu’elles lui laissaient en passant devant le porche de l’ancienne église.

 

la rue de verger (une ancienne étable)

C’était du temps où il y avait encore des fermes à Kerderff, du côté de la rue du verger.  Des fermes, il y en avait aussi, à la même époque, à Kervern et à Sterville, au Loch et du côté de Pen Borh (à Kervihan, ce village qui fut coupé en deux au moment de la scission). On y allait chercher son lait, son beurre et ses œufs tout frais pondus, sans la date dessus !

 

l'ancienne ferme du Loch

En octobre 1938*, c’est à Locmiquélic qu’eut lieu le comice agricole du canton de Port-Louis. Il fit un temps exécrable. « Beaucoup de  cultivateurs ne purent pas venir à cette exposition. Seuls les plus proches étaient présents et encore n’arrivèrent-ils que vers 11 heures. ». On vit cependant des paysans de Sainte Hélène et de Merlevenez. Des mordus de concours !

Le banquet  par souscription servi dans la salle de la coopérative « La Persévérante » rassembla tout de même une centaine de convives. À la table d’honneur avaient pris place les maires, le conseiller général et  le conseiller d’arrondissement ainsi que l’inspecteur du service agricole du département. On a même remarqué la présence de plusieurs dames !

Les fermiers d’ici furent nombreux à être primés :

Messieurs Padellec  Pierre et Jean de Sterville, Messieurs Le Maux de Kervern et de Sterville pour la bonne tenue de leurs fermes.

Le taureau de la ferme Le Dain de Kersabiec reçut une médaille d’argent.

en 2020 à Kervern

Paul Babin de Kerderff reçut un prix pour ses plantes et graines fourragères  mais aussi pour ses vaches laitières tandis que Monsieur  Cahérec du même village fut récompensé pour son cheval. Et c’est le poulain de M. Perron de Kervihan qui fut remarqué par le jury.

On apprend que, cette année-là, c’est le beurre de Padellec (Sterville) qui était le meilleur ainsi que son cidre. Celui de Perron fut aussi apprécié et c’est chez lui, à Kervihan, qu’il fallait acheter son eau de vie, indispensable dans le grog qu’on buvait pour chasser la grippe…

Aujourd’hui, plus de vaches, plus de pommiers à cidre et qui a encore sa bouteille de lagoutte ?… Si on a toujours le plaisir d’admirer les chevaux  du côté de Kervern et Sterville, ce sont surtout des chevaux de selle.  Mais on peut tout de même voir un bon cheval breton : nostalgie de l'éleveur ?

La roue tourne et le moteur à essence a remplacé « le moteur à crottin » comme disaient les anciens ! …

C’est le progrès … il paraît …

*Petit Lorientais (Le) du 16/10/1938

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Un drame sur le passage de Sainte-Catherine

Publié le par Marylis Costevec

Nous sommes "en l'an de grâce mil sept cent quatrevingt six" comme l'écrit l'abbé Guillouzic, curé de Riantec. Le 4 octobre,  un drame s'est joué sur le passage de Sainte Catherine. Au moins 12 personnes dont 10 femmes ont perdu la vie. Elles étaient sur le bateau qui effectuait la traversée entre Sainte-Catherine et Bec-er-Groez (Aujourd'hui, on dit Kergroise).

On ne sait pas précisément ce qui s'est passé. Seuls, les actes de sépultures gardent la trace de cet  événement. 7 personnes sont enterrées dès le lendemain 5 octobre "avec la permission expresse de M. Messieurs les juges de l’amirauté de L’Orient". Cinq autres victimes seront inhumées entre le 6 et le 17 octobre, ce qui laisse supposer que les cadavres n'ont été retrouvés et identifiés que progressivement.

Y a-t-il eu des rescapés ? sans doute mais combien ??

acte de sépulture (ADM, 193_1MIEC193_R5_01_0565)

Pendant des siècles, le passage de Sainte Catherine qui dépendait du prieuré des Montagnes sis sur l'île Saint-Michel puis de, la Compagnie des Indes Orientales était le seul moyen de traverser la rade. Henri-François Buffet nous dit que le service a été assuré par un bac qui transportait des voitures et des chevaux au moins au début du XVIIIème siècle.

le passage de Sainte Catherine. Extrait d'une carte de 1772 (Les entrées de Port-Louis et de Lorient) « Source gallica.bnf.fr / BnF ».

Nous ignorons ce qu'il en était précisément en 1786. Nous nous interrogeons sur la présence de ces femmes :  nous pouvons supposer qu'elles allaient ou revenaient de Lorient où elles avaient vendu du poisson, des coquillages ou encore des légumes. Mais nous ne pouvons qu'émettre des hypothèses... 

Pour plus d'informations sur l'histoire de ce passage, nous vous invitons à vous référer au N° 4 de 'c'était Hier..." la revue du Comité d'Histoire de Locmiquélic qui évoque aussi un  drame similaire ; Le naufrage de "La Prospérité" qui fit 9 morts et 9 blessés le 26 juin 1934.

Bien sûr si vous avez des éléments supplémentaires, n'hésitez pas à nous en faire part.

 

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octobre 2020 à Kergroise...

Publié le par Marylis Costevec

01 octobre

LONE, en escale technique depuis le 11 septembre, est toujours à quai.

 

02 octobre

Les sabliers ANDRE L et STELLAMARIS que l'on voit régulièrement en rade quand ils passent avec leur cargaison vers le Rohu (Lanester) ou quand ils en reviennent pour se diriger vers le lieu d'extraction au large de Noirmoutier sont tous deux amarrés à Kergroise.

En fin d'après-midi, ANDRE L est reparti. Stellamaris reste à quai. Il quittera le port à 23 h 45 et mettra le cap sur Brest.

19 h 51 :  arrivée de ARKLOW ABBEY (120 m., Irlande ) en provenance de CARBONERAS (Sud-Est de l'Espagne) avec 7504 tonnes de ciment.

ARKLOW ABBEY à Lorient Kergroise le5 octobre 2020

 

5 octobre

15 h : arrivée de SANDVIKEN (130 m., France) en provenance de Donges avec 5150 tonnes d'hydrocarbures.

 

6 octobre

13 h 30 : départ de Sandviken.. Cap sur Brest.

7 octobre

13 h 18 ; départ de ARKLOW ABBEY pour Southampton.

le pétrolier HAFNIA TORRES à Lorient Kergroise le 8 octobre 2020

6 h 34 : Accostage du pétrolier HAFNIA TORRES (184 m, Singapour) en provenance de Primorsk (Russie) avec 31341 tonnes de gazole. Il attendait à l'ancre dans les coureaux depuis le 5 octobre

TOMAROs à Lorient Kergroise le 8 octobre 2020

18 h 40 : le cargo TOMAROS (200 m, Bahamas) en provenance de San Lorenzo (Argentine) avec 45140 tonnes de soja

8 octobre

10 h 30 : HERMAS (90 m., CHYPRE) en provenance de RISOYHAMN (Norvège) avec 4521 tonnes de calcaire marin.

9 octobre

9 h : le tanker SUZANNE THEREZA (93 m., Danemark) en provenance de Bordeaux avec 3000 tonnes d'EHMV. Il était à l'ancre dans les coureaux depuis le 7 actobre à 12 h 40.

11 octobre :

13 h 16 : accostage de LENI SELMER (180 m., îles Marshall) en provenance de CONSTANTA (Roumanie) avec 23 771 tonnes de tournesol.

14 octobre

3 h départ de TOMAROS pour LuLea (Suède)

4 h 47 : SVEALAND (120 m. Portugal) en provenance de Djen Djen (Algérie) via Carboneras (Espagne) avec 6900 tonnes de ciment.

16 octobre

22 h 16 : départ de SVEALAND pour Caen.

Le 17 octobre :

17 h 21 : départ de LENI SELMER pour SKAGEN (Danemark)

le 18 octobre :

18 h 32 : arrivée de SIMONA (100 m., Malte) en provenance de Bayonne. Il va charger 4 000 tonnes de pneus broyés.

 

Le 19 octobre

13 h 13 : départ du pétrolier SKUTEVIKEN (130 m., France) qui était à quai depuis le 18 à  5 h 52. Il part pour la Pallice après avoir déchargé 7 000 tonnes d'hydrocarbures

 

Le 20 octobre

15 h : départ de SIMONA pour Casablanca avec son chargement de pneus broyés.

 

Le 21 octobre

18 h 32 : Le sablier STELLAMARIS s'amarre à Kergroise.

             

 

le 24 octobre :

Constance à Lorient Kergroise le 27 octobre 2020

13 h 13 : arrivée de CONSTANCE (86 m., Gibraltar) en provenance de Newport (GB), qui va charger 2750 tonnes de kaolin.

SKUTEVIKEN a déchargé 7 000 tonnes de produits pétroliers.

 

le 26 octobre :

2 h 11  ; le tanker LS EVANNE (119 m., Gibraltar) en provenance de la Rochelle avec 1075 tonnes d'EHMV (biocarburants).  Il repartait à 12 h 09 pour Brest.

 

le 27 octobre

Advantage point à Lorient Kergroise le 27 octobre 2020

1 h : arrivée du tanker ADVANTAGE POINT (183 m, Iles Marshall) en provenance d'ANVERS avec 30 000 tonnes de gazole.

9 h 45 : CELTICA HAV (82 m, Bahamas) en provenance de Klaipeda (Lituanie) avec 21 00 tonnes de phosphate.

 

Le 28 octobre

22 h 40 : départ de ADVANTAGE POINT pour Anvers

Le 29 octobre

18 h 22 départ de CONSTANCE pour Castellon (Espagne)

Le 30 octobre

18 h 19 : départ de CELTICA HAV pour Teignmouth (côte sud GB)

 

Il n'y a plus de bateaux à quai

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