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Lettre d'Amour

Publié le par Gérard OUDART

Cet article est reposté depuis Modeste Poilu..

Une petite indiscrétion, 100 ans après ...

Elle nous permet de connaître l'état d'esprit de nos poilus ...

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"Déclarer sa flamme"

Publié le par Marylis Costevec

L'Amour en 1916 ...

L'Amour en 1916 ...

"Parlez-nous d'amour ..."

 

Nous vous offrons cette carte d'autrefois qui fera sans doute sourire les jeunes amoureux de 2017 ! Et  qui permet d'entrevoir la façon de faire la cour au début du siècle dernier !

Quand un marin envoyait ce type de carte à une demoiselle, le message était explicite et le petit mot au dos n'avait pas besoin de parler d'amour ! Une façon de déclarer sa flamme par l'image plutôt que par les mots.

Elle a été envoyée de la Rochelle en décembre 1916. Le marin n'était pas en première ligne. Il n'évoque pas la guerre mais évoque la famille de sa bien aimée, annonce sa prochaine visite, et présente ses "affectueux souvenirs". C'est tout  mais tout est dit !

Vos grands-mères ou vos grands-pères vous ont fait des confidences sur leurs amours heureuses ou malheureuses ? Mariage d'amour, mariage "arrangé" ? Racontez-nous !

Vous avez retrouvé des lettres d'amour dans les tiroirs de vos aïeux ? Parlez-nous en !

 

 

Publié dans fêtes calendaires

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Mourir pour la France

Publié le par Marylis Costevec

8 février 1916 :

La perte de l'AMIRAL CHARNER ...

3 Minahouets à bord

                                                                                 

Ils étaient 3 :                                              

Julien LE FAOUDER, matelot chauffeur, 22 ans.  

Eugène LE NÉZET, matelot, 34 ans.

Paul Louis MAINGUY, quartier-maître canonnier, 21 ans.

 

3 marins de Locmiquélic, embarqués sur l’AMIRAL CHARNER, un croiseur-cuirassé affecté à la surveillance du Canal de Suez. Construit en 1893, c’est un de ces « vieux sabot hors d’âge, [… ] vétérans usés jusqu’à l’os qui ne tiennent que par la volonté de ceux qui sont à bord et passent leur temps à réparer tout ce qui casse »[1].

Le 7 février 1916 au soir, le bâtiment quitte Rouad, une île située à moins de 3 kilomètres des côtes syriennes entre Tripoli et Tartous. Il a apporté du matériel. Il emporte le courrier. Dans 2 jours, il sera à Port-Saïd en Egypte.

Tous les hublots sont bouclés, pas une lumière ne filtre. On sait qu’un sous-marin allemand patrouille dans les environs. Alors, on préfère naviguer de nuit …

Mais, le 8 février, on n’arrive plus à joindre le bateau. Il n’a pas donné sa position aux heures habituelles. Il ne répond pas aux appels. Que s’est-il passé ?

Le 9 février à l’aube, l’AMIRAL CHARNER n’est pas arrivé à Port-Saïd. Six unités partent à sa recherche. La journée passe : pas un débris, pas une épave. L’horizon est désespérément vide.

Le 11 février, on trouve quelques bouts de bois mais si loin de la route tracée par le CHARNER !

Enfin le dimanche 13 février, vers 7 h, le LABORIEUX croit apercevoir le périscope d’un sous-marin, un sous–marin qui se comporte de manière fort étrange.

Ce n’est pas un sous-marin. C’est un radeau avec un homme qui a accroché son caleçon à un aviron pour appeler à l’aide : Joseph CARIOU, un marin de Clohars-Carnoet, près de Quimperlé, qui a survécu cinq jours sans vivres et sans eau.

Il racontera le naufrage et le calvaire de ceux qui avaient pu se hisser sur les deux radeaux qu’on avait eu le temps de mettre à l’eau :

Le 8 février à 7 heures, juste après le changement de bordée, il a entendu « un bruit sourd avec un fort tremblement du bateau, [et] a eu tout de suite l’impression que c’était une torpille ». Le sous-marin allemand U-21 qui l’a envoyée notera que l’AMIRAL CHARNER a coulé en 4 minutes.

Pas le temps de mettre les canots à la mer, pas le temps de gonfler les collets de sauvetage.

Joseph CARIOU et treize autres hommes se hissent sur le plus petit radeau. Quarante hommes, peut-être plus, montent sur le grand radeau. Le vent les pousse vers le large.

Sur le petit radeau, les hommes lâchent prise les uns après les autres, deviennent fous, délirent et se jettent à la mer. Le jeudi soir, CARIOU est seul sur le radeau.

Seul, pendant deux jours et trois nuits, il s’accroche, scrute la mer, et prie jusqu’à ce dimanche matin où il aperçoit le LABORIEUX. Sauvé ! Il est sauvé !

Ses 427 compagnons ont péri. Parmi eux, les trois Minahouets et 8 Lorientais. Ces derniers ont-ils coulé avec le bateau ? Ont-ils souffert sur le grand radeau ? Pendant combien de temps ? Faisaient-ils partie des 13 marins qui ont tenu 3 jours sur le petit radeau ?

Nul ne le sait. Nul ne le saura jamais ...

 

[1][1]MARINE NATIONALE, Navires de la Grande Guerre, AMIRAL CHARNER, Fiche récapitulative mise à jour le 21 juin 2008, auteurs :DUFEIL Yves, LE BEL Franck, TERRAILLON Marc,

Publié dans La Grande guerre

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Appel à participation ...

Publié le par Marylis Costevec

Appel à participation ...

Vous avez des documents, des photos de famille, d'événements ayant trait à l'histoire de Locmiquélic,

Vous ou  l'un de vos proches, avez des souvenirs à raconter ...

Vous souhaitez les partager avec le plus grand nombre pour que vos souvenirs profitent à tous et qu'ils soient conservés pour les générations futures.

Contactez-nous, nous pouvons vous rencontrer.

Laissez-nous un message ! Nous vous rappellerons.

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Locmiquélic sous les bombes ...

Publié le par Marylis Costevec

La couverture du carnet de François Jégo

La couverture du carnet de François Jégo

C'est aux toutes premières heures du 15 janvier 1943 que commença le bombardement de Lorient par l'aviation anglo-américaine. Ce sont les quartiers de la Nouvelle-Ville et de Merville qui subirent les dégâts les plus importants lors de cette première opération.

A Locmiquélic, ce fut l'émoi. Les habitants étaient aux premières loges pour assister à la chute des milliers de bombes incendiaires qui furent lâchées ce jour-là. Certaines atteignirent Locmiquélic où quelques maisons et les magasins de la société coopérative "La Persévérante" prirent feu.

François Jégo a raconté ce qu'il a vécu dans un carnet que nous avons retranscrit : la journée du 15 janvier 1943, les dégâts qu'il a constatés et puis l'exode, la fuite vers des lieux plus sûrs et enfin le retour après l'armistice du 8 mai 1945.

C'est dans notre N° 6 (décembre 2012) que vous pouvez feuilleter sur le site

leminahouet.free.fr.

Vous pourrez vous le procurer à la médiathèque de Locmiquélic où nous assurerons une permanence, ce mercredi 18 janvier de 10 h 30 à midi (réservez-le). Nous vous proposerons aussi notre dernière publication.

Il est possible de commander les fascicules par courrier après avoir téléchargé le bon de commande ci-après :

Publié dans La guerre 39-45

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Un an déjà !

Publié le par Marylis Costevec

Nous venons de souffler la première bougie de notre blog sur un gâteau breton bien entendu puisque c'était le sujet du premier article que nous vous avons proposé.

Nous partions un peu vers l'inconnu mais le voyage en a valu la peine : plus de 60 articles que vous nous avez fait l'honneur et le plaisir de visiter régulièrement.

Plus de 10 000 pages vues à propos de l'histoire de notre petite cité sur des sujets divers au gré de l'actualité, des témoignages reçus et  de nos trouvailles fortuites dans les archives.

Ce blog n'est qu'un petit aperçu de nos recherches. Nous éditons aussi régulièrement des brochures sur des sujets plus importants. Vous y trouverez également des documents issus des archives que nous ne sommes pas autorisés à publier sur le web.

N'oubliez pas de visiter également notre page facebook : comité d'histoire de Locmiquélic. Vous y trouverez des images et posts empruntés à d'autres sites et qui pourront vous intéresser.

Nous vous en remercions et continuons sur notre lancée. Nous comptons aussi sur vos témoignages et vos commentaires ... L'histoire de Locmiquélic, c'est un bout de l'histoire de la Bretagne.  C'est aussi la vôtre !

 

 

 

 

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météo bretonne : ar gozh suhun

Publié le par Marylis Costevec

Avant que les moyens modernes ne nous aient permis de prévoir le temps qu’il allait faire avec une certaine fiabilité (… à court terme), nos ancêtres savaient le faire en observant la mer, le ciel, le comportement des animaux … la Nature, quoi !

Pour ce qui est du long terme, ils avaient des moyens plus empiriques que nous révèlent les dictons. Certains ont été oubliés, d’autres s’accrochent comme celui qui met en scène Saint Médard et Saint Barnabé. Et … parfois, ils ont raison !!! Question de probabilités sans doute mais peut-être pas seulement …(???)

Il est cependant une tradition qui est en train de se perdre petit à petit : celle de la gozh suhun (que l’on peut traduire par « vieille semaine »). C’est ainsi que l’on nommait, en Bretagne, les six derniers jours de l’année, ceux qui nous mènent de Noël au premier janvier.

Ainsi le temps qu’il faisait le matin du 26 décembre annonçait la météo du mois de janvier et celui qu’il faisait l’après-midi, celle du mois de février et ainsi de suite jusqu’au 31 décembre. En ce dernier jour de l’année, on pouvait ainsi prévoir le temps des mois de novembre et de décembre.

Ceux qui y sont encore attentifs (Mais si ! Certains jouent encore le jeu !) vous diront que cette année, il ne pleuvra guère, vu que les averses ont été plus que rares ces derniers jours. Les mois de janvier et de février devraient être bien ensoleillés ainsi que les suivants. Après des passages nuageux au mois de juin, les vacanciers devraient bénéficier d’un temps superbe en juillet, août et même septembre avant l’arrivée des brumes vers la fin du mois d’octobre.

Quand aux deux derniers mois de l’année 2017 … brrr, brume et brouillard froids, devraient être au menu et si on se fie à la méthode ancestrale, on ne devrait guère voir le soleil.

A bien y regarder, cela semble bien en phase avec les saisons et à ce qui est attendu par les météorologues.

Bien entendu, ces prévisions ne sont valables que dans le Sud du Morbihan !

Bonne Année 2017 !!!

 

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Bonne Année 2017

Publié le par Marylis Costevec


 

C'est avec une carte qui a circulé en 1903 que nous vous souhaitons la bonne année pour 2017.

Avec tous ces porte-bonheurs, nous espérons qu'elle vous portera chance.

Comme l'expéditeur de l'époque, nous vous souhaitons une "heureuse année, une bonne santé et tout ce que vous désirez".

Que peut-on souhaiter de plus pour l'année qui s'annonce ?

Que nos espoirs en un monde meilleur se réalisent ... que nos inquiétudes soient sans fondement ... que la fraternité soit le maître-mot de l'année ...


Bonne année à tous !!!

Publié dans fêtes calendaires

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"Elles ont des chaperons ..." disaient-ils ...

Publié le par Marylis Costevec

Eh oui ! Autrefois, les filles de Locmiquélic avaient des chaperons ...

Il est souvent difficile pour les jeunes d'aujourd'hui d'accepter de rendre compte à leurs parents de leurs sorties et de leur fréquentations et dès 18 ans, ils ne sont plus tenus de le faire. Cette liberté, toute relative d'ailleurs, n'était effective qu'à 21 ans depuis 1792.

Auparavant, si les garçons disposaient d'une certaine autonomie, ce n'était pas le cas des filles qui étaient étroitement surveillées. Pas question d'aller "courir le guilledou" avant sa majorité et sans doute après !

Certes, les pardons et les fêtes locales étaient l'occasion de rencontres et les filles avaient aussi la possibilité de danser dans les fêtes familiales, les noces en particulier sous le regard vigilant des parents et de la communauté.

Lorsque la coopérative de consommation "la Persévérante Locmiquélicaine" se mit à organiser ses premiers "bals à grand orchestre", le manque de cavalières a dû être tellement problématique qu'il a fallu recourir à des tarifs spéciaux pour remédier au problème.

En 1924, le droit d'entrée était de 1,50 franc pour les cavaliers et de 1 franc pour les cavalières mais surtout "les pères et mères de famille qui [accompagnaient] leurs jeunes filles [pouvaient] entrer gratuitement".

Nous ignorons si la mesure a été efficace à l'époque mais les chaperons étaient encore bien présents aux bals de la fête des Langoustines au début des années 50 :

Simone Gallic nous racontait que les filles étaient alors surveillées par leurs frères mais aussi leurs mères et surtout celles des autres qui étaient fort attentives et ne manquaient pas de commenter la façon dont les cavaliers tenaient leurs cavalières. Cela n'empêchait pas les couples d'amoureux de se retrouver sur la terrasse !

Nul doute que le bal du dimanche soir alimentait les conversations autour des fontaines et au lavoir le lundi et les jours suivants ...

Les jeunes filles d'aujourd'hui ont-elles conscience du chemin parcouru, de ce qu'ont obtenu leurs mères et grands-mères et qu'il convient de préserver ?

 

Quand on "guinchait" à la Persévérante, il y avait un toit terrasse à la place du second étage.

Quand on "guinchait" à la Persévérante, il y avait un toit terrasse à la place du second étage.

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Noms de lieux !

Publié le par Marylis Costevec

 La pointe du BIGO(T)

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous imaginez qu'il y eut là, il y a quelques siècles, un ermitage avec un saint homme en prière, vous faites certainement erreur. Pourtant, l'orthographe actuelle vous y incite fortement !

Au temps où tout le monde parlait breton à Locmiquélic, ce lieu était cultivé et s'appelait "ar Bego" (orthographe repérée dans un document de 1740) ou ar bigeux* (cadastre de 1837). Si vous consultez un dictionnaire "français-breton", vous trouvez beg (begou au pluriel) traduit par pointe(s) ou embouchure(s).

Même s'il faut rester très prudent en toponymie, il faut admettre qu'appeler une pointe, "la pointe" n'est pas totalement improbable !

Il y a déjà un certain temps qu'on parle de "la pointe du Bigo(t)", sans doute depuis qu'on ne comprend plus guère le Breton dans notre commune !

Quant au "t" qui nous détourne à coup sûr du sens premier du mot, (qu'il s'agisse de "pointe" ou d'autre chose), nous ne saurions dire depuis quand il apparaît sur les plans et les cartes ! Si vous pouvez nous éclairer à ce sujet, nous vous serions fort reconnaissants.

On pourrait peut-être songer à l'ôter, ce "t". Qu'en pensez-vous ?

 

*prononcer "BIGUEUW"

 

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