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Quand Philomène donna la vie

Publié le par Marylis Costevec

Vous vous souvenez sans doute du mariage d'amour de Philomène Jouan, cette jeune institutrice de Locmiquélic qui épousa Jean Marie Alexandre Georgeault le 21 octobre 1881 à Riantec. Elle avait 20 ans.

Moins de 10 mois plus tard, le 10 août 1882, jour de la Saint Laurent, naquit une petite Virginie qui porta aussi les prénoms de ses parents (Virginie, Philomène, Alexandrine, Marie).

C'est, cette fois encore, grâce à un de ses poèmes, que nous avons connaissance de ses sentiments en ce jour de bonheur où elle "presse sur [son] coeur sensible, le frêle nouveau-né qui lui devra la vie".

Nous avons choisi de vous proposer trois strophes de "La Saint Laurent de 1882", un long poème dédié "aux jeunes mères", trois strophes qu'elle fera aussi apprendre à ses élèves, celles où elle s'interroge sur la différence entre les mots "Maman" et "Mère" et ce qu'ils expriment :

      ...

         ...

Bonne Fête !

 

 

 

Publié dans fêtes calendaires

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Amour maternel

Publié le par Marylis Costevec

......Bonsoir.....

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C’est bientôt la fête des mères ! Aujourd’hui, nous faisons appel à Philomène Georgeault-Jouan,  poète et institutrice qui enseignait à Locmiquélic à la fin du XIXème siècle.

Nous vous proposons un poème plein de tendresse, qui évoque l’amour maternel et les rites du coucher pour les tout petits.

 

                        LE SOMMEIL D’UN ANGE

Oh ! viens ma Virginie, les étoiles se lèvent.

Il faut aller dormir avant qu’il fasse noir.

Ecoute … dans les nids mille « cui-cui » s’élèvent.

Fais le tour, mon aimée, souhaite le bonsoir.

 

Pour rêver au beau ciel il faut, tendre mignonne,

S’endormir doucement avec l’astre du jour,

S’éveiller avec lui … Ta jeune âme est trop bonne

Pour croire aux sombres nuits. – Dors en paix, cher amour

 

Causons bas, mes amis, laissons-lui ce sourire.

En errant sur sa bouche il accroit sa beauté.

Sa joue rose s’enflamme et sur son front se mire

Un doux reflet du ciel : innocence, gaîté.

 

Age pur, âge heureux, âge d’insouciance.

Ah ! Coulez lentement pour ma fille chérie.

Qu’elle garde toujours le cœur de son enfance

Et ne s’éloigne pas de la route fleurie.

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Histoire d'amour en temps de guerre

Publié le par Marylis Costevec

Nous suivons régulièrement la correspondance de Louis LAHOREAU, artilleur au 3è Rég. d'Art. à Pied puis au 7è RAP. Il est originaire de Poncé sur le Loir dans le département de la Sarthe. Ses courriers offrent une information sur la vie pendant la Grande Guerre d'un soldat qui n'est jamais (pour l'instant) en première ligne ainsi que sur la vie dans un village Sarthois de l'époque.

Nous vous proposerons parfois le lien vers une lettre où il exprime des sentiments d'une manière particulière.

Ce 14 mai 1917, une belle déclaration d'amour à sa femme accompagnée de quelques brins de muguet. Le muguet est manifestement un prétexte pour dire son amour d'une manière explicite, ce qu'il ne fait pas de manière habituelle. Ses sentiments transparaissent cependant toujours dans ses courriers ne serait-ce que par leur extrême régularité.

Nous remercions chaleureusement ses descendants qui ont conservé ces lettres et qui nous les mettent à disposition.

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Cuisiner la lotte comme les marins d'autrefois.

Publié le par Marylis Costevec

La vilaine tête de la marache

Connaissez-vous la « marache » ? C’est le nom que donnaient les pêcheurs de Locmiquélic à ce poisson que vous connaissez mieux sous celui de lotte ou de baudroie !

Une bonne idée pour se régaler le dimanche. Nous vous proposons la recette spéciale « mer » que nous ont confiée Lucien et François, anciens marins pêcheurs :

Nettoyer le poisson (couper la tête et le bout de queue).

Laisser égoutter environ 6 heures à l'extérieur avec la peau, celle-ci permettant de garder la chair juste humide. (En mer, afin de permettre le séchage, le poisson était suspendu sur le gui* arrière.)

Enlever la peau.

Déposer le poisson 3 à 4 heures sur de la glace.

Le poisson étant bien ferme, découper les 2 côtés le long de l'arête, enlever celle-ci.

L'on obtient 2 morceaux dans lesquels on pique ail, oignon, morceaux de poitrine de porc

Ficeler et faire cuire au four comme un rôti.

Rajouter bouquet garni à votre convenance.

La cuisson peut aussi se faire à la cocotte.*

Accompagné de quelques pommes de terre, ce plat plaira à tous vos convives.

Vous trouverez d’autres façons traditionnelles de l’accommoder dans notre fascicule N° 7 qui vous raconte aussi la vie de Jacques Chazot et vous emmène dans le cabaret de Marie-Jeanne Lucas en 1766.

* Gui : espar (longue pièce de bois) arrondi fixé au mat, placé horizontalement sur lequel la voile est bordée.

* Recette collectée par Rémy Ropert.

Publié dans Traditions culinaires

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Que se passait-il, il y a 100 ans à Locmiquélic ?

Publié le par Marylis Costevec

On avait trop chaud

(publié le 3 mai 2017)

 

L'hiver avait été particulièrement froid et on avait manqué de bois et de charbon à cause de la guerre sous-marine.

Les denrées alimentaires de base commençaient aussi à manquer (la farine en particulier mais aussi le beurre et le sucre). Des restrictions étaient imposées.

Le mois d'avril particulièrement chaud et sec n'arrangeait pas la situation et on s'inquiétait pour les récoltes.

Nous  transcrivons l'article publié par le Nouvelliste du Morbihan le 5 mai 1917 :

"A part des pluies incessantes et glaciales au cours des premiers mois de l’année, à part de légères ondées entre le 6 et le 15 avril pas une goutte d’eau n’est venue depuis le 16 avril, rafraîchir la terre. Tout au contraire, la chaleur est caniculaire à certains moments et toutes les récoltes souffrent grandement de cette température véritablement anormale en cette saison. »

Si on craignait pour les pommes, on s'inquiétait surtout pour les pommes de terre qui "ne sortaient pas" ! Ces patates que jeunes et vieux, femmes et enfants avaient mises en terre partout où c'était possible (A Lorient, il y en avait dans les parcs et jardins publics, à la place des remparts, même là où la terre n'était pas très bonne !). *

Les aléas de la météo amplifient les problèmes en période de crise. Et en 1917, il y avait péril en la demeure. C'est dire si on scrutait anxieusement le ciel désespérément bleu !

A Locmiquélic, les murs du couvent prenaient le soleil.

Les propriétaires y cultivaient-ils des pommes de terre ?

Mystère ...

* Le Nouvelliste du Morbihan des 8 et 13 mai 1917

 

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IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

IIIIIIIIIIIII

On lisait le journal ...

(publié le 3 mars 2017)

 

Cette affirmation vous paraît peut-être aller de soi. Pourtant lire et écrire était une possibilité qui n’était acquise par tous les gens du peuple que depuis les lois scolaires de 1881 et 1882. La scolarité étant devenue gratuite et obligatoire, l’instruction se généralisa et les filles qui n’en bénéficiaient pas forcément auparavant y eurent enfin accès.

On peut considérer que pendant la Grande Guerre, une fraction relativement importante de la population était encore illettrée : les parents des époux de Locmiquélic ne savent généralement pas signer les actes de mariages encore en 1910. Cependant, dans toute les familles, les plus jeunes étaient en mesure de lire la presse et de rendre compte des informations aux plus âgés.

Le 16 décembre 1914, le Nouvelliste fait paraître une annonce demandant un « crieur pour la vente du Nouvelliste à Pen Mané, Locmiquélic, Riantec. Bon gain assuré ». La diffusion du journal a dû s’accentuer pendant la guerre puisque le 27 octobre 1918, c’est une famille qui est demandée « pour la vente du [journal] à Locmiquélic. Trois francs pour la soirée. » (Le journal, une seule feuille, est vendu 5 centimes. Il faut déjà en vendre 60 pour payer les vendeurs).

Celui du 3 mars 2017 est consultable sur le site des archives départementales*. Il donne surtout des nouvelles de la guerre et fait le point sur ce qui se passe sur tous les fronts (après les coupes effectuées par la censure, les citoyens ne sont probablement pas dupes.). Les infos locales parlent des soldats de la région lorientaise, nous renseignent sur les restrictions, donnent des conseils pour soigner la grippe, les hernies et les maladies de la femme (publicités !).

Pour se distraire ( ?) on peut lire l’épisode du feuilleton intitulé « Le secret du Taube vert, roman de l’avant-guerre et de la guerre européenne» par Claire de Neste. On est aussi invité à participer au pardon de Pont-Scorff qui promet d’être « plus recueilli que naguère. »

Journal de temps de guerre où l’on cherche peut-être fébrilement quelques raisons d’espérer …

 

*http://recherche.archives.morbihan.fr/archive/resultats/presse/n:21?RECH_complement=and&rech_titrepr=le+nouvelliste&rech_annee=1917&rech_mois=mars&type=presse

 

 

En 1916 ...

(publié en janvier 2016)

zones de pêche à pied

Dans les villages qui faisaient toujours partie de la commune de Riantec, on rencontrait surtout des femmes, des enfants et des hommes de plus de 50 ans. Presque tous les autres étaient « sous les drapeaux ». La vie, d’ordinaire difficile, l’était plus encore en raison de l’augmentation des prix.

La pêche aux moules.

Le journal du 8 janvier 1916 rendait compte de l’intervention de Jean-Louis Danic (qui deviendra, 3 ans plus tard, le premier maire de la commune). Au conseil municipal du 12 décembre 1915, il demandait que le préfet maritime lève « la suspension de la pêche des moules » sur le banc de Kervern pour « permettre aux femmes de pêcheurs de gagner quelques sous en ces temps de vie chère »

Appel à témoignages

Nos recherches sur la vie de ce personnage nous ont permis de reconstituer certains aspects de la vie de notre cité avant, pendant et après la Grande Guerre. Il reste beaucoup à faire : la mémoire de vos familles a peut-être conservé des souvenirs de cette époque, des lettres et des vieux papiers, des photos de poilus ou de marins. N’hésitez pas à nous en faire part. Merci à tous ceux qui nous aideront. Laissez-nous vos coordonnées (e-mail ou téléphone ou page facebook). Nous vous rappellerons. (http://leminahouet.free.fr/)

Publié dans La Grande guerre

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Pour nous suivre ...

Publié le par Marylis Costevec

L'histoire de Locmiquélic vous intéresse ? Pour être informés de nos nouvelles publications, n'hésitez pas à vous abonner à notre blog ! Nous avons aussi une page "facebook"

comité d'histoire de Locmiquélic

Chaque nouvel article y est publié ....

Images d'aujourd'hui, événements passés, traditions, destins minahouets, la fête autrefois et aujourd'hui ...

Nous publions des fragments de l'Histoire des lieux et des gens qui y ont vécu et qui y vivent, puisqu,à cet instant déjà, nous sommes dans l'histoire, nous sommes l'Histoire ...

Vous avez des documents, des photos de famille, d'événements ayant trait à l'histoire de Locmiquélic,

Vous ou  l'un de vos proches, avez des souvenirs à raconter ...

Vous souhaitez les partager avec le plus grand nombre pour que vos souvenirs profitent à tous et qu'ils soient conservés pour les générations futures.

Contactez-nous, nous pouvons vous rencontrer.

Laissez-nous un message ! Nous vous rappellerons.

 


 

Publié dans vie de l'association

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Le meilleur gâteau breton

Publié le par Marylis Costevec

Le meilleur gâteau breton, c'est celui de notre enfance, celui que l'on dégustait à Locmiquélic pour le premier de l'an ou la Fête des Langoustines.

Si vous voulez participer au concours du meilleur gâteau breton d'aujourd'hui organisé par la confrérie du gâteau breton, il est grand temps de vous entraîner ! Ils devront être déposés à Lorient avant le 16 mai !

Si vos grands-mères ne vous ont pas transmis la recette, vous pouvez trouver celles que Simone nous avait données dans notre N° 6 de "C'était hier " avec tous les rites qui allaient avec !

Si vous ne l'avez pas, laissez-nous un message, nous vous dirons comment vous le procurer.

Pour tout savoir sur le gâteau et le concours, (règlement, lieux de dépôt, histoire, recettes) cliquer sur le lien ci-dessous :

Publié dans Traditions culinaires

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Hommage à Jean Pierre Calloch (27 avril 1917)

Publié le par Marylis Costevec

source : gallica - BNF.fr

source : gallica - BNF.fr

C’est le vendredi 27 avril que fut célébré l’office religieux à la mémoire du sous-lieutenant Jean Pierre Calloch tué à l’ennemi près de Saint Quentin le 10 avril 1917. Sa famille était entourée de ses amis et de représentants de l’armée.

La cérémonie fait l'objet d'un article publié le 3 mai 1917 dans Le Nouvelliste du Morbihan.

En évoquant le souvenir de la dernière permission de son ami à Groix un mois auparavant, Yves Le Diberder traduit quelques vers du poème qu’il intitule « À l’ami perdu » en disant qu’il ne pensait pas devoir les lui appliquer si tôt :

 

À l’ami perdu

Je ne vous verrai plus, douceur de ces regards,

Je ne me perdrai plus au fond de votre océan :

Celui que j’aime est cent et cent lieues

Loin de ma chaumière et de mon Arvor.

Et je sanglote, plein de reproches :

« O ! pourquoi vous ai-je donné mon cœur ? … »

Mais il n’y a, hélas ! personne qui m’écoute …

Douceur de ses regards, je ne vous verrai plus …

 

Regard de ses yeux, regard enivrant,

Plus clair que la première lueur du jour

Et profond comme la mer,

Qui rendiez plus pure ma pensée,

Jardin de rêves célestes sans nombre ;

La pureté a la paix pour signe,

Et un fleuve de paix découle de vous …

 

« Soleil de ses yeux, soleil béni,

lorsque vous répandiez sur moi la douceur de vos rayons,

toutes les pensées noires s’en allaient en fumée,

mon cœur était plein de chansons,

Aujourd’hui, hélas pour moi !

Sa voix est éteinte et lui, le nuage de la nuit le recouvre par masses …

Et je pleure à force mon soleil disparu,

O soleil béni, soleil de ses yeux ! »

 

  • D’après l’article paru dans le Nouvelliste du Morbihan (3 mai 1917)

 

Nous vous proposons maintenant le texte original et complet du poème écrit par Jean-Pierre Calloch avec une proposition en français inspirée de celle d’Yves Le Diberder mais qui respecte le rythme du texte en langue bretonne (vers de 10 pieds)

Hommage à Jean Pierre Calloch (27 avril 1917)

Le texte original nous semble plus amoureux qu’amical.

Qu’en pensent les bretonnants ?

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le lait de mai

Publié le par Marylis Costevec

le lait de mai

Connaissez-vous la tradition du « lait de mai » ? Longtemps indissociable de celle de la « branche de mai », il ne semble pas en rester grand-chose dans les mémoires de notre ville et c’est un peu par hasard que nous en avons eu connaissance.

Le Nouvelliste du Morbihan évoque cette pratique en 1917, et regrette que, seule la moitié « la plus faible encore que plus aimable» (sic !!!!) de la jeunesse lorientaise se soit levée « au premier chant du coq pour (…) s’égailler dans les campagnes reverdies (…) et s’en soit allée « par les sentes étroites et les agrestes chemins creux vers une ferme déterminée, (…) où l’on est assuré d’avance de trouver le bon lait crémeux et écumeux à qui on a si heureusement donné le gracieux vocable de lait de mai.

Le chroniqueur déplore cependant qu’en lieu et place des lauriers attendus au front des héros qui combattent, « les pèlerins de l’aube ne rapporteront de leur promenade que les rameaux aux feuilles d’un vert humide qu’ils arboreront comme porte-bonheur au-dessus des portes et des croisées du logis familial (…) »

Ce n’est donc pas la veille mais le matin du premier mai que les jeunes Lorientais accrochaient la « branche de mai ». Les citadins faisaient donc d’une pierre deux coups en célébrant le renouveau de la nature.

Il semblerait que la tradition du "lait de mai" venue de la nuit des temps était respectée un peu partout en France et qu’elle se serait éteinte après la première guerre mondiale. On note toutefois une réédition un peu folklorique à Nantes en 1932. Interrompue en 1939, elle aurait été reprise en 1949.

De nos jours, on sert « le lait de mai» ça et là et sous différentes formes : en Normandie, en Bretagne (à Saint Pol de Léon) notamment, histoire de faire revivre les vieilles traditions.

Selon la légende, la rosée du premier mai aurait des vertus magiques qui passeraient dans le lait des vaches. Mais chacun sait que, depuis toujours, c’est avec le lait du printemps que l’on faisait le meilleur beurre, les meilleurs fromages (tout le monde connaît le « gouda de mai »). Après avoir consommé du  foin en hiver, les vaches retournaient au pré et se régalaient de la nouvelle herbe tendre. La saveur du lait et de ses dérivés s’en trouvait fort améliorée …

Allez, cherchez bien et vous trouverez peut-être des vaches nourries à l’ancienne … l’occasion de découvrir et d’apprécier le vrai bon goût du lait de mai !

Et si par miracle, vous connaissez quelqu'un qui les trait encore à la main, dites-le nous vite : on accourt !

 

 

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La branche de mai en Morbihan.

Publié le par Marylis Costevec

La branche de « mai »

 

Même à Locmiquélic où on a à cœur de faire vivre les traditions, il est une coutume qui nous venait de la nuit des temps dont on est en train de perdre jusqu’au souvenir en l’espace d’une génération.

Il n’y a pas si longtemps, la veille du 1er mai, on cueillait ici une branche d’aubépine juste fleurie et on l’accrochait au volet ou à la gouttière pour protéger l’habitation et ses habitants. Ailleurs, il s’agissait d’une branche de hêtre aux feuilles fraîchement écloses, parfois du bouleau ou du genêt.

Ce rituel pratiqué dans le Morbihan, le long des vallées du Scorff et du Blavet jusqu’au-delà de Pontivy et jusqu’autour du golfe du Morbihan marquait la fin de la saison sombre (kala-gouianv) et le début de la saison claire (kala-mae), les deux saisons du calendrier celtique. On célébrait ainsi le renouveau de la nature.

Pour éloigner le mauvais sort, dans un passé plus lointain, le « mai » était aussi, semble-t-il, apposé sur les étables, les poulaillers, les granges et les entrées de champs … Des pratiques semblables existeraient également en Irlande et en Cornouailles britanniques.

Superstitions, direz-vous. Certes, mais après tout, pas plus que la tradition du muguet qui fait l’objet de publicité parce qu’il y a des intérêts commerciaux à la clé.

Alors demain, pourquoi ne cueilleriez-vous pas quelques rameaux pour les placer sur votre maison et celles de vos voisins, histoire de rappeler les pratiques d’autrefois. Une attention qui ne coûte rien !

 

 

 

Pour en savoir plus sur cette tradition inscrite au « patrimoine culturel immatériel de la France » :

Publié dans fêtes calendaires

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