Publié le 12 Août 2022

En janvier 2019 (Hé oui ! le temps passe !) nous vous avions fait découvrir le site d'un groupe de chants de marins de Perros-Guirec : "Les Couillons de Tomé".

Ils nous avaient intéressés parce qu'ils récapitulaient l'histoire et les caractéristiques de ces chants que nous avons toujours entendus et que nous avons toujours plaisir à  entonner à Locmiquélic.

Aujourd'hui, Georges Fiche, l'animateur du groupe attire notre attention sur un aspect de ce patrimoine et nous fait remarquer qu'il "est riche de chants à danser en rondes, andro, hanter dro, gavottes etc...", ce dont nous n'avons pas toujours conscience !

  • "chants à danser

Certaines périodes d'inactivité (manque de vent, etc.) étaient propices aux querelles. Une des solutions pour occuper les marins consistait à les faire danser. On retrouve beaucoup de rythmes à trois temps : valse et polka

(...)"

 

 

Les Couillons de Tomé ont fait des recherches et découvert une grande variété de mélodies, notamment dans le répertoire de musique bretonne, avec des chants de mer à danser an andro, gavotte etc.. Qui ne connaît pas Tri martolod, Ya dix marins sur mer etc.

Cette  richesse les a conduit à lancer des soirées de chants de marins à danser ...  "

Une bonne idée qu'ils nous invitent à diffuser !

Ils ont ajouté récemment sur leur site un chapitre dédié à ces chants à danser qui ont été repris avec succès par les chanteurs folk (off to sea , leaving of Liverpool).

Nous vous invitons donc à redécouvrir le travail de recherche effectué, avec une liste de chansons que vous trouverez à la fin de l'article qui s'ouvre en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://lescouillonsdetome.jimdofree.com/chants-de-marins-histoire-et-renouveau/

Bonne lecture !

 

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Rédigé par Marylis Costevec

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Publié le 11 Août 2022

  Un feu, deux feux, pas de feu ?
 

  On vous dit tout (ou presque !) 

 Pas de feu en 2022 

2022 restera certainement dans les annales comme une année particulièrement chaude et la plus sèche depuis 1976. On espère que ce record ne sera pas battu de sitôt malgré le pessimisme des climatologues.

Pour éviter la multiplication des incendies qui ont commencé  à se déclarer chez nous, le préfet a interdit de tirer les feux d'artifice. La municipalité de Locmiquélic avait d'ailleurs anticipé cet arrêté en annulant cette attraction prisée des Minahouets depuis la création de la fête en 1934.

C'est pour nous l'occasion de raconter son histoire.

  Et un ... et deux ! 

Mais oui, qui s'en souvient ? Personne ou presque ! Mais à l'origine (1934 donc), il y en eut deux : pas de jaloux  ! Un à Locmiquélic et l'autre à Pen Mané (nous parlons des anciens villages de Riantec bien entendu). La commune était toute jeune et les quartiers revendiquaient leur identité (non mais !)

Les feux étaient tirés le dimanche soir à 20 h 30 (heure d'été), soit à l'époque,  une heure d'avance sur l'heure solaire, et étaient suivis d'un défilé de bateaux illuminés : des bateaux de pêche bien sûr et ils étaient nombreux !

Ensuite, les jeunes et les moins jeunes suivaient l'accordéon (à moins que ce ne fut le biniou) avec de nombreux arrêts aux carrefours et devant les débits de boisson pour chanter, danser et se rincer le gosier !

 Plein de feux ...

... oui mais de ceux-là, on se serait bien passé ! Si d'aucuns parlaient de feux d'artifice et qu'ils se voyaient et s'entendaient de très loin, ils n'avaient rien de festifs :

Entre 1940 et 1945, le ciel s'est embrasé à plusieurs reprises, des bombes explosives et des bombes incendiaires pleuvaient sur la cité, semant la mort et la désolation.

François Jégo (1912-1986) nous a raconté celui de 1943 :

" [...] des fusées éclairantes partout, c'est beau, on dirait un feu d'artifice du 14 juillet, [...] des sifflements déchirent l'air frais du matin ; ici et là des petits feux de joie, ce sont des bombes incendiaires [...]

Jégo François, les jours sombres, C'était hier, N° 6, p.25

  Et puis ... un seul ... en pointillés -  -- - - --! 

L'occupant délogé, on a retrouvé le goût de la fête mais pour revoir un feu d"artifice dans le ciel minahouet à l'occasion de la grande fête de la commune, il a fallu attendre 1958. Il fut maintenu jusqu'en 1965.

Les premières fusées éclataient à 20 h 30 ; à cette heure, on dansait aussi à "la Persévérante" et notre amie Simone Gallic nous racontait que les danseurs montaient sur la terrasse pour en profiter et elle ajoutait en rigolant : "Il y avait des amoureux dans tous les coins !"

En 1985, à l'occasion de la venue du Belem, le fameux trois-mâts, c'est le jeudi à la nuit tombée que l'on vit les belles bleues, les belles rouges, etc...  illuminer le ciel et se refléter dans l'eau de la rade ! En 1986, il sera tiré le vendredi avant de subir une longue éclipse !

Le BELEM en rade de Lorient - photo Alain Lanoé (diapositive scannée)

Il réapparut en l'an 2000 pour saluer le nouveau millénaire et c'est en 2002 qu'il fut sonorisé pour la première fois !

Maryl photo (image d'archives)

Evidemment, c'est dans la presse ancienne que nous avons trouvé toutes ces infos !

Si vous avez des souvenirs personnels, n'hésitez pas à nous en faire part, un petit mot sous cette page ou topez-nous sur le circuit, du côté du chapiteau ou devant les attractions foraines !

 

Même sans feu d'artifice, il va y avoir du goût à Locmiquélic ce week-end : repas, guinches, manèges, cotriade et défilés sans oublier la course pédestre, les boules et le troc et puces ! de quoi amuser les petits, les grands, les sportifs, les jeunes et les moins jeunes, ceux qui aiment regarder, ceux qui ont plein de choses à raconter et les autres !

Les "étrangers" (c'est-à-dire tous ceux qui n'habitent pas Locmiquélic) sont les bienvenus !

Au plaisir de vous y croiser !

l'affiche 2022 :

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #patrimoine, #fêtes locales, #fête des Langoustines

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