patrimoine

Publié le 1 Novembre 2022

Lucile Garrigue, élue reine d'Arvor le 15 août 2022, est  danseuse au cercle An Drouz Vor de Port-Louis et habite à Locmiquélic.

C'est tout naturellement qu'elle a honoré de sa présence le premier Fest Roz au monde organisé dans la ville des Minahouets.

Elle a aussi invité ses deux dauphines, Gaëlle Goiset et Lena Videlo à participer à l'événement.

Les Minahouets et leurs amis ont ainsi pu admirer les costumes traditionnels du pays vannetais :

La reine d'Arvor et ses dauphines mènent la danse au fest Roz d'octobre 2022 à Locmiquélic

 

- celui de Lucile, bien sûr, qui porte avec élégance le costume du pays de Lorient avec le tablier blanc des mariées des années 40 qu'elle a confectionné et brodé elle-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

- celui de Lena Videlo, deuxième dauphine, originaire de Cléguérec, danseuse à la Kerlen Pondi (cercle de Pontivy) qui a choisi de porter une authentique tenue de mariée du pays pourlet, conservée dans sa famille.

 

- celui de Gaëlle Goiset, première dauphine, danseuse au cercle celtique de Vannes, qui arborait un costume de cérémonie des années 25-30, construit autour d'un tablier brodé par son père en 1990.

Le Fest Roz ?
Un événement créé pour récolter des fonds au profit de la lutte contre le cancer.

 

 C'est pour la bonne cause que les sonneurs du pays ont entraîné les danseurs dans des laridés à 6 ou 8 temps, des an dro, des hanter dro et des kas abarh endiablés et autres danses traditionnelles d'ici et d'ailleurs.
La reine d'Arvor et ses dauphines ont mené la danse au Fest Roz de Locmiquélic...
La reine d'Arvor et ses dauphines ont mené la danse au Fest Roz de Locmiquélic...
La reine d'Arvor et ses dauphines ont mené la danse au Fest Roz de Locmiquélic...
La reine d'Arvor et ses dauphines ont mené la danse au Fest Roz de Locmiquélic...
La reine d'Arvor et ses dauphines ont mené la danse au Fest Roz de Locmiquélic...
La reine d'Arvor et ses dauphines ont mené la danse au Fest Roz de Locmiquélic...
Que du plaisir pour les quelques 300 personnes (jauge maximale autorisée) qui ont répondu à l'appel des organisateurs (municipalité de Locmiquélic, cercle An Drouz Vor).
Merci à notre ami Joël pour ses photos !

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #patrimoine, #Personnages, #femmes

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Publié le 24 Octobre 2022

Au Comité d’Histoire, on s’intéresse beaucoup à la presse ancienne et tout particulièrement aux faits divers. Les articles qu’on traite parfois avec mépris de « rubrique des chiens écrasés » regorgent d’infos sur la vie des gens et sur l’aspect et l’activité des villages d’autrefois.

Un fait divers qui en dit long

 

Nous vous proposons aujourd’hui de revenir sur un accident survenu à Sainte-Catherine en octobre 1896. Il ne s’agit pas d’un chien mais d’un cheval blessé à cause du mauvais état d’un petit pont de bois.

 

On l’a un peu oublié mais Sainte Catherine était, à l’origine, un îlot. En 1447 des moines y construisirent un couvent. Entre le couvent et la terre ferme, ils disposaient d’une pêcherie délimitée par deux digues qui reliaient l’île à la terre ferme.

Sainte Catherine , d'après le cadastre napoléonien (1837)

 

Après la Révolution, le couvent fut vendu comme bien national, passa de propriétaires en propriétaires et fut démoli un peu avant 1880. À cette époque, la digue sud était en très mauvais état. C’est la digue Nord que l’on empruntait pour se rendre dans la propriété et à la cale qui la longeait. En 1896, elle est ainsi décrite dans « LE PHARE de PORT-LOUIS » du 18 octobre :

« Cette île est reliée à Locmiquélic par une jetée en maçonnerie coupée en son milieu par une brèche de quelques mètres recouverte de planches légères formant un petit pont dont la solidité ne permet point aux voitures l’accès de la cale de Locmiquélic ».

Sainte Catherine au début du XXèm" siècle (coll. part.)

 

Sainte-Catherine, port de commerce ?

Le jeudi octobre 1896, des voitures y passent pourtant :

«  Jeudi dernier, plusieurs voitures s’aventuraient sur le quai pour le déchargement d’un chaland chargé de pommes à cidre »

BNF, carte de 1772 (détail)

Et voilà, c’est prouvé : des marchandises transitaient encore par le passage de Sainte Catherine à la fin du XIXème siècle. C’est pour nous l’occasion de rappeler d’abord que le cidre était la boisson la plus consommée mais aussi le rôle ancien de ce passage pour le commerce dans la région. Il dépendait de l’abbaye Sainte Croix de Quimperlé et les moines établis dans le prieuré de l’île Saint Michel collectaient les droits de passage (ou droits de trépas) au moins depuis le XIème siècle.

Selon Henri-François Buffet, il y eut là un véritable bac transportant voitures et chevaux. (Voir c’était hier N° 4 p. 13 et 14).

Un accident  :

« Une des ces voitures brisa par son poids les planches formant le tablier du pont et ce ne fut qu’à grand peine qu’elle put être retirée de cette situation dangereuse. Malheureusement le cheval qui y était attelé fut grièvement blessé aux jambes et par suite dans l’impossibilité de reprendre son travail. »


Ce n’est manifestement la première fois que cela arrive !

 

Des solutions suggérées :

L’auteur de l’article s’impatiente : il est temps de faire quelque chose :

« Nous espérons que l’administration des Ponts et Chaussées responsable de cet accident ne se contentera pas cette fois de replacer les planches brisées mais qu’elle fera un travail sérieux pouvant répondre aux exigences des besoins du pays.

Rien ne serait plus facile que de faire un pont en pierre ou simplement de boucher la brèche dont l’inutilité est reconnue par tous les habitants du pays. »

Inutile, la brèche ?

Les doléances furent entendues et on finit même par boucher la brèche.

Pourtant, si vous êtes attentifs, à marée basse, on voit bien qu’il y en a une aujourd’hui.

port de sainte Catherine : la digue nord en 2022

 

Hé oui ! On s’est aperçu que le passage de l’eau empêchait le port de s’envaser et on l’a rétablie !

Les moines n’étaient point si bêtes !

Alire : les infos sur les pêcheries médiévales sur le site de l'INRAP :

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine, #lieux, #faits divers

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Publié le 30 Septembre 2022

 

l'église de Locmiquélic vers 1980

Pour les journées du patrimoine 2022, le Comité d’Histoire de Locmiquélic a organisé une visite commentée de l’église Saint-Michel, un édifice résolument moderne bâti entre 1970 et 1972 selon les plans établis par Félix Le Saint (1913-1975), architecte lorientais qui travaillait selon les préceptes de Le Corbusier (1887-1965).

photo J. Guillemoto

Nous avons d’abord invité les quelques 30 personnes intéressées à faire le tour du bâtiment en attirant leur attention sur les sources de lumière et les matériaux utilisés (béton brut de décoffrage, parements en pierre de Calan, ardoise).

photo J Guillemoto

Une attention particulière a été apportée au clocher en béton travaillé de manière originale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

J.G

Nous sommes entrés dans le sanctuaire par la petite porte qui donne sur la rue de l’église. Ceux qui n’y avaient jamais pénétré ont été surpris par répartition de la lumière qui éclaire indirectement les lieux importants : ambiance dorée dans le choeur éclairé par le vitrail et la verrière du toit, plus neutre dans la chapelle latérale, ambiance bleutée dans le baptistère éclairé par un grand vitrail créé par Pierre du Vorsent, ambiance colorée au fond de l’église à l’heure où le soleil met en valeur le chemin de croix en dalles de verre imaginé par le même artiste.

photos JP Gerbalphotos JP Gerbal

photos JP Gerbal

photos JP Gerbal
photos JP Gerbal

photos JP Gerbal

Ils découvraient aussi un intérieur réchauffé par le bois dont la couleur s'harmonise avec celle de la pierre. Les bancs sont disposés en amphithéâtre sur le sol en pente qui entoure l’autel en inox.

photos JP Gerbal

Nous avons expliqué que les soudures de l'autel en inox évoquent les plaies du Christ dont la silhouette domine aussi le choeur. C’est l’oeuvre de Dinahet, un sculpteur qui avait des attaches à Locmiquélic.

photo JP gerbal

photo JP gerbal

L’église a été conçue dans l’esprit du concile Vatican II qui invite les paroissiens à participer activement aux offices.

Rien de superflu, rien d’ostentatoire ne vient distraire l’attention des fidèles.

 

Et la chapelle ?

L’église actuelle, simple et fonctionnelle remplace la modeste chapelle construite en 1870 qui servit d’église lorsque la paroisse fut créée en 1907.

La chapelle Saint-Michel vers 1958 (coll privée)

Elle a été détruite en 1972, emportant les souvenirs de nombreux Minahouets qui regrettent sa disparition et en ont fait une sorte de mythe.

 

Pourtant, depuis la création de la paroisse, les habitants voulaient une "vraie" église. En janvier 1971, la Liberté du Morbihan titrait : "La première pierre de la première église de Locmiquélic". C'est dire !

 Nous avons rappelé les projets et les écueils qui ont retardé sa construction pour aboutir à l’érection de l'édifice actuel, témoin de son époque.

Il est là, un peu caché derrière les arbres et notre intervention a permis à nos auditeurs de le regarder d’une autre manière.

photo J. guillemoto

Nous remercions l’abbé Michel Le Pivain, curé des paroisses de Locmiquélic et Port-Louis qui nous a confié les clés.

Merci aussi à Francis Le Roux, collaborateur de Félix Le Saint qui nous a aidé à « lire » son architecture et aux paroissiens qui nous ont dit ce que l’édifice leur apporte sur le plan religieux.

Nous remercions tous les visiteurs pour leur attention, leurs commentaires, leurs observations, leurs questions qui nous ont permis d’approfondir l’histoire de ce sanctuaire.

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine

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Publié le 23 Septembre 2022

Pendant l'ouverture du Camp Artistique éphémère au parc de Pen Mané, il a été convenu entre les organisateurs de ce camp et Soazig le Hénanff, guide conférencière de la zone portuaire, que celle ci animerait 3 visites commentées sur des sites proposés., une action rendue possible grâce au soutien du service culturel de la ville de Locmiquélic qui a financé ces interventions.

Le fort de Pen Mané était le dernier concerné*.

Le 17 septembre 2022, Soazig Le Hénanff, guide-conférencière, emmène une dizaine de personnes découvrir le fort de Pen-Mané à l'occasion des JEP 2022 (Journées du patrimoine)
La montée au fort (photo Joël Guillemoto)

La visite du 17 septembre 2022 débuta à 17 h pour un groupe de 10 personnes,

Soazig fit tout d'abord remarquer que le nom de fort est utilisé à tort : c'est plus exactement un retranchement ou corps de garde.

Elle expliqua ensuite comment après l'époque des châteaux forts, Louis XIV et son ministre Colbert cherchèrent à sécuriser de façon moderne les côtes françaises en général et bretonnes en particulier. Une visite de la région les convainquirent que c'était là au confluent des 2 rivières Scorff et Blavet, qu'il fallait renforcer la sécurité du territoire.

Le Fort de Pen Mané surplombe le confluent du Sorff et du Blavet (Maryl photos).

 

Au XVIIème siècle, la compagnie des Indes s'implanta brièvement au Port-Louis puis sur la pointe ouest d'une terre qui était sur la commune de Ploemeur. Le commerce de produits orientaux (étoffes, épices, porcelaines...) prospéra rapidement et fit des envieux, en particulier les Anglais.

La rade n'étant protégée que par la citadelle du Port Louis laissait à découvert les entrepôts de la compagnie des Indes.

Une attaque des Anglais échoua de justesse en 1746 quand ceux-ci débarquèrent au Pouldu et progressèrent jusqu'à l'emplacement des actuelles halles de Merville, non loin du lieu stratégique de la compagnie des Indes !

Soazig Le Hénanff rappelle aux visiteurs la naissance de Lorient et de la Compagnie des Indes, des sites qui justifieront l'édification du "fort" de Pen Mané.qui
maison de l'agglomération

Les autorités se rendirent alors compte que les incursions ennemies pouvaient venir de la mer de tous côtés, du Pouldu aux plages de Gâvres et Plouhinec. La protection qui s'imposait devait être dirigée vers le sud de façon à protéger les bâtiments de la compagnie et les bateaux qui mouillaient entre Pen Mané et la pointe du Faouédic (lieu actuel de la maison de l'agglomération).

Le retranchement fut érigé et occupé par une garnison de surveillance qui en cas de danger pouvaient faire appel aux nombreux gardes qui étaient casernés au Port-Louis.

Les projets de protection étaient importants mais malheureusement la compagnie fit faillite et ce retranchement resta en l'état.

Soazig s'est aussi attachée à décrire l'ouvrage et son fonctionnement.

Après cette grande partie concernant la naissance de la compagnie des Indes et les problèmes de sécurité qui se posèrent pendant le temps de son fonctionnement, Soazig exposa les différentes fonctions du lieu aux XIXème et XXème siècles.

Lorient étant devenu port militaire, le fort eut alors un rôle de protection de la rade et fut équipé d’armement lourd. Au début du XXème siècle, le fort est déclassé et une base TSF est mise en place avec 2 antennes radio

Elle fonctionna jusqu'à l'arrivée des Allemands pendant la guerre 39-45. Ils y mirent en service une base de démagnétisation destinée à protéger leurs sous-marins des nombreuses mines larguées aux abords de nos côtes.

Le bunker qui recevait le matériel qui commandait le système de démagnétisation.

 

Des années 1950 à 1985, le site resta à l'abandon et devint un lieu privilégié de jeu et de rencontre pour la jeunesse de Pen Mané.

Ce n'est qu'au début des années 80 que la municipalité décida de réhabiliter l'espace avec l'aide des chantiers nature et d'en faire un lieu qui nous fait revivre la grande histoire de la rade.

Dominique enregistre les propos de Soazig Le Hénanff pour radio-balises.

Texte : Rémy Ropert

Photos : Joël Guillemoto

* Pour voir le compte-rendu des deux autres visites du cycle, cliquer sur les liens ci-dessous

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine

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Publié le 11 Septembre 2022

Il y a certainement de nombreux paroissiens à s'en souvenir et nous attendons leurs témoignages ce dimanche 18 septembre 2022 où nous présenterons aux plus jeunes mais aussi à tous le Minahouets anciens et nouveaux, cette église contemporaine qui mérite le détour.

 

Construite suivant les plans de Félix Le Saint, architecte à Lorient, elle a été inaugurée en juin 1972.

Près de 800 paroissiens assistaient à la cérémonie.

Source : la Liberté du Morbihan, juin 1972

L'évêque, Monseigneur Boussard a procédé aux bénédictions d'usage en présence des élus locaux : le député Monsieur Bonnet, la conseillère générale, Madame Stéphan et le maire, Monsieur Le Scouarnec et ses conseillers.

Bien entendu, il y avait aussi de nombreuses personnalités religieuses, le vicaire général, d'anciens desservants et vicaires, des prêtres originaires de la commune qui entouraient le recteur de l'époque, l'abbé Bénizé.

Le clocher de Locmiquélic vu de Keroman

La cérémonie s'est terminée par le baptême des 2 nouvelles cloches, Radegonde et Catherine qui ont rejoint Marie-Jeanne dans le clocher caractéristique que l'on peut voir de loin même s'il ne domine que légèrement la ville.

La construction s'intègre modestement dans le paysage : c'est à l'intérieur que l'architecte a voulu donner tout son sens dans un style épuré et la chaleur du bois.

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine

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Publié le 11 Août 2022

  Un feu, deux feux, pas de feu ?
 

  On vous dit tout (ou presque !) 

 Pas de feu en 2022 

2022 restera certainement dans les annales comme une année particulièrement chaude et la plus sèche depuis 1976. On espère que ce record ne sera pas battu de sitôt malgré le pessimisme des climatologues.

Pour éviter la multiplication des incendies qui ont commencé  à se déclarer chez nous, le préfet a interdit de tirer les feux d'artifice. La municipalité de Locmiquélic avait d'ailleurs anticipé cet arrêté en annulant cette attraction prisée des Minahouets depuis la création de la fête en 1934.

C'est pour nous l'occasion de raconter son histoire.

  Et un ... et deux ! 

Mais oui, qui s'en souvient ? Personne ou presque ! Mais à l'origine (1934 donc), il y en eut deux : pas de jaloux  ! Un à Locmiquélic et l'autre à Pen Mané (nous parlons des anciens villages de Riantec bien entendu). La commune était toute jeune et les quartiers revendiquaient leur identité (non mais !)

Les feux étaient tirés le dimanche soir à 20 h 30 (heure d'été), soit à l'époque,  une heure d'avance sur l'heure solaire, et étaient suivis d'un défilé de bateaux illuminés : des bateaux de pêche bien sûr et ils étaient nombreux !

Ensuite, les jeunes et les moins jeunes suivaient l'accordéon (à moins que ce ne fut le biniou) avec de nombreux arrêts aux carrefours et devant les débits de boisson pour chanter, danser et se rincer le gosier !

 Plein de feux ...

... oui mais de ceux-là, on se serait bien passé ! Si d'aucuns parlaient de feux d'artifice et qu'ils se voyaient et s'entendaient de très loin, ils n'avaient rien de festifs :

Entre 1940 et 1945, le ciel s'est embrasé à plusieurs reprises, des bombes explosives et des bombes incendiaires pleuvaient sur la cité, semant la mort et la désolation.

François Jégo (1912-1986) nous a raconté celui de 1943 :

" [...] des fusées éclairantes partout, c'est beau, on dirait un feu d'artifice du 14 juillet, [...] des sifflements déchirent l'air frais du matin ; ici et là des petits feux de joie, ce sont des bombes incendiaires [...]

Jégo François, les jours sombres, C'était hier, N° 6, p.25

  Et puis ... un seul ... en pointillés -  -- - - --! 

L'occupant délogé, on a retrouvé le goût de la fête mais pour revoir un feu d"artifice dans le ciel minahouet à l'occasion de la grande fête de la commune, il a fallu attendre 1958. Il fut maintenu jusqu'en 1965.

Les premières fusées éclataient à 20 h 30 ; à cette heure, on dansait aussi à "la Persévérante" et notre amie Simone Gallic nous racontait que les danseurs montaient sur la terrasse pour en profiter et elle ajoutait en rigolant : "Il y avait des amoureux dans tous les coins !"

En 1985, à l'occasion de la venue du Belem, le fameux trois-mâts, c'est le jeudi à la nuit tombée que l'on vit les belles bleues, les belles rouges, etc...  illuminer le ciel et se refléter dans l'eau de la rade ! En 1986, il sera tiré le vendredi avant de subir une longue éclipse !

Le BELEM en rade de Lorient - photo Alain Lanoé (diapositive scannée)

Il réapparut en l'an 2000 pour saluer le nouveau millénaire et c'est en 2002 qu'il fut sonorisé pour la première fois !

Maryl photo (image d'archives)

Evidemment, c'est dans la presse ancienne que nous avons trouvé toutes ces infos !

Si vous avez des souvenirs personnels, n'hésitez pas à nous en faire part, un petit mot sous cette page ou topez-nous sur le circuit, du côté du chapiteau ou devant les attractions foraines !

 

Même sans feu d'artifice, il va y avoir du goût à Locmiquélic ce week-end : repas, guinches, manèges, cotriade et défilés sans oublier la course pédestre, les boules et le troc et puces ! de quoi amuser les petits, les grands, les sportifs, les jeunes et les moins jeunes, ceux qui aiment regarder, ceux qui ont plein de choses à raconter et les autres !

Les "étrangers" (c'est-à-dire tous ceux qui n'habitent pas Locmiquélic) sont les bienvenus !

Au plaisir de vous y croiser !

l'affiche 2022 :

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #patrimoine, #fêtes locales, #fête des Langoustines

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Publié le 28 Juin 2022

Après deux années d'interruption pour cause de crise sanitaire, la fête du port  a été reprogrammée à Sainte-Catherine les 25 et 26 juin 2022.

Les Mat'lots du vent (Photo joël Guillemoto)

 

Elle a pour vocation d'animer la ville et  de faire revivre des anciennes traditions. Les Minahouets et leurs visiteurs ont pu écouter les chants de marins (Les mat'lots du vent) et des chants traditionnels bretons avec le groupe SOUBENN. Ils ont aussi pu voir évoluer le cercle port-louisien AN DROUZ VOR et même danser l'an dro, le laridé et le chanj tu en leur compagnie : toujours un plaisir.

(diaporama 4 images, photos Vincent VANDERMEERSCH)

vidéo : https://www.facebook.com/le.rozenn/videos/1556249984791582

 

Musique traditionnelle, godille et vieux gréement à la fête du port de Locmiquélic
Musique traditionnelle, godille et vieux gréement à la fête du port de Locmiquélic
Musique traditionnelle, godille et vieux gréement à la fête du port de Locmiquélic
Musique traditionnelle, godille et vieux gréement à la fête du port de Locmiquélic

Vive la godille !

Cours de godille pour les néophytes et courses comme autrefois pour les chevronnés.

diaporama (4 photos de Joël Guillemoto)

 

 

Musique traditionnelle, godille et vieux gréement à la fête du port de Locmiquélic
Musique traditionnelle, godille et vieux gréement à la fête du port de Locmiquélic
Musique traditionnelle, godille et vieux gréement à la fête du port de Locmiquélic
Musique traditionnelle, godille et vieux gréement à la fête du port de Locmiquélic

Un vieux gréement comme avant

 

FLEUR DE LAMPAUL à Sainte Catherine (Locmiquélic) le 26 juin 2022 (Photo Fleur de Lampaul)

On a pu admirer vieux gréement FLEUR de LAMPAUL qui nous a fait l'honneur de sa visite après ARAWAK en 2016 et BICHE en 2017.

Musique traditionnelle, godille et vieux gréement à la fête du port de Locmiquélic
Musique traditionnelle, godille et vieux gréement à la fête du port de Locmiquélic

Le voilier a participé à la procession maritime en hommage aux marins péris en mer.

Hommage aux marins péris en mer (Photos FLEUR DE LAMPAUL)

Le 26 juin était aussi la journée nationale des sauveteurs en mer et une quinzaine de bateaux de plaisanciers ont escorté la SNS 252, l’Hermine pour cet hommage. Le maire, Philippe Berthault, et la sénatrice, Muriel Jourda, avaient pris place sur la vedette avec l’équipe de bénévoles de la station SNSM du Pays de Lorient.

 

Comme les années passées, le père Pivain, recteur de la paroisse Locmiquélic/ Port-Louis a procédé à la bénédiction des eaux devant l'île Saint-Michel, un petit rappel de la traditionnelle bénédiction des coureaux qui rassemblait autrefois tous les pêcheurs de Groix et de la rade.

 

 

 

Les Binious et bombardes des élèves de SONAM' et de leur professeur ont résonné dans le rade.

La venue de FLEUR de LAMPAUL n'a pas échappé à la vigilance d'Alain Lanoé, qui a pu le photographier sous voile depuis la citadelle. Un grand merci pour ces belles images.

FLEUR de LAMPAUL devant la citadelle (photo Alain Lanoé)

 

FLEUR de LAMPAUL devant la citadelle de Port-Louis (photos Alain Lanoé)
FLEUR de LAMPAUL devant la citadelle de Port-Louis (photos Alain Lanoé)
FLEUR de LAMPAUL devant la citadelle de Port-Louis (photos Alain Lanoé)
FLEUR de LAMPAUL devant la citadelle de Port-Louis (photos Alain Lanoé)

FLEUR de LAMPAUL devant la citadelle de Port-Louis (photos Alain Lanoé)

L'Histoire du bateau

Mise à l’eau en 1948, Fleur de Lampaul est une gabare appartenant à la famille Le Guen de Lampaul-Plouarzet (Finistère). C’est alors un voilier de charge qui transporte des marchandises et des matières premières : du sable, des primeurs notamment.

Gréé en voile aurique, il se « modernise» progressivement, est doté d’une première petite timonerie dès 1952. Il perd peu à peu sa voilure (les dernières voiles seront retirées en 1975) et son bout dehors (en 1961).

En 1985, il est regréé en dundée et devient navire-école.

En 1987, Fleur de Lampaul est classé monument historique. Il navigue autour du monde avec des enfants et des adolescents à son bord dans un but de formation pédagogique. C’est une période où sont créées et diffusées de nombreuses séries documentaires.

En 2002, il devient la propriété de la fondation Nicolas Hulot qui s’en sépare en 2010. C’est depuis lors qu’il effectue des croisières qui mènent les amateurs de navigation traditionnelle depuis les côtes de Bretagne jusqu’en Norvège en passant par l’Irlande et l’Ecosse.

Pour suivre le bateau et pourquoi pas, s'offrir une croisière :

https://www.facebook.com/LoizonSailing

www.fleurdelampaul.fr

 

ci-dessous, des liens pour revoir

- la première édition de la fête du port (2016) avec ARAWAK

- le reportage sur la venue du thonier "BICHE" (2017)

- Le compte-rendu complet de la fête en 2017

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #bateaux, #fêtes locales, #patrimoine, #vieux gréements

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Publié le 12 Avril 2022

 Nous avons aperçu ses trois mâts depuis Pen Mané ce lundi 11 avril dans l’après-midi. Le ciel était voilé... alors ..

Alors, nous nous sommes décidée à aller le voir de près !

Direction Sainte-Catherine pour monter dans la vedette (le batobus !) qui en 5 minutes nous emmène  à Kéroman !

Et voilà les images :

 

ZOOM !

Le beaupré pointe vers Pen Mané.

 

la balustrade de style victorien que le duc de Westminster a fait installer !

Envie de grimper dans la mâture !

Une petite dernière depuis la vedette qui nous ramène à Sainte-Catherine :

 

SOUVENIRS... souvenirs !

images du BELEM dans le golfe du Morbihan le 31 mai 2019 (Semaine du golfe). Avec seulement quelque voiles hissées, il a déjà fière allure !.

 

Une lectrice nous dit que "Samedi 16 avril, il sera à Arcachon !
Profitez-en !

Envie d'en savoir plus ?

Un navire marchand

Le BELEM est un trois-mâts à coque d'acier construit à Chantenay sur Loire et mis à l'eau à Nantes en 1896.

Jusqu'en 1914, il transporte du cacao puis du rhum et de la canne à sucre.

Un yacht de luxe britannique

En 1914, il est acheté par le duc de Westminster qui l'équipe de moteur et le transforme en yacht de luxe

En 1951, il devient un navire-école italien sous le nom de GIORGIO CINI

En 1979, il revient en France et retrouve son nom originel. Il sera restauré pour devenir un navire-école civil.

Le BELEM est classé monument historique depuis 1984.

source :

 

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine, #bateaux, #vieux gréements

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Publié le 14 Février 2022

Une visite inopinée de ce beau trois-mâts nous offre l'occasion de parler de ce nom emblématique qui parle particulièrement aux habitants de Locmiquélic.

LE FRANÇAIS

Construit au Danemark en 1948, il naviguait autrefois sous le nom de Kaskelot.

En 2018, son nouveau propriétaire (Frédéric Lescure) l'a baptisé LE FRANÇAIS, en hommage au bateau de Jean-Baptiste Charcot. C'est sur ce trois-mâts de 32 mètres qu'en 1904 l'explorateur navigua jusqu'en Antarctique (une expédition de 9 mois). Le bateau qui avait bien failli s'appeler "POURQUOI PAS ?" comme les précédents navires du navigateur (un nom plus célèbre) fut vendu à la fin du voyage.

Sur LE FRANÇAIS de l'époque, parmi les 19 membres de l'équipage, il y avait un jeune matelot qui a laissé des souvenirs à Locmiquélic et qui y est enterré, un matelot qui a suivi les traces de son capitaine et mené (en 1908), avec son frère Henri, une expédition dans les mers australes qui lui permit d'explorer et de cartographier les Îles Kerguelen :

Raymond Rallier du Baty (1881-1978).

 

Par Georges Clerc-Rampal — Clerc-Rampal, G. (1913) Mer : la Mer Dans la Nature, la Mer et l'Homme, Paris : Librairie Larousse, p. 16, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=43141105

 

LE FRANÇAIS d'aujourd'hui

Le Français à Lorient Kéroman le 13 février 2022.

LE FRANÇAIS d'aujourd'hui (47 mètres) s'inscrit dans la lignée du commandant Charcot et s'est donné comme mission de faire connaître, aimer, respecter les pôles et sensibiliser sur le réchauffement climatique.

Il est très présent dans les ports et sur les côtes françaises et européennes où il mène une activité pédagogique en accueillant à bord des visiteurs grand public et des élèves.

Il projette des expéditions scientifiques  (tous les deux ans ) en région polaire pour effectuer "des campagnes de mesure (...) en partenariat avec les instituts de recherche".

https://lefrancaistemoindespoles.fr/

grimper dans la mâture, sous la pluie (13 février 2022 à Lorient-Kéroman)

 

L'escale technique

A partir du 17 février, il a été procédé au démâtage du navire qui a été sorti de l'eau le 21 février.

Bientôt un bateau tout beau !

 

Pour en savoir plus sur l'histoire du bateau amarré aujourd'hui (13 février 2022) à Lorient-Kéroman, cliquez sur le lien ci-dessous. Vous découvrirez les photos et pourrez lire l'article écrit lors de son passage à Lorient en juillet 2021.

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine, #bateaux, #histoire maritime, #vieux gréements

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Publié le 10 Février 2022

Nous reprenons notre petite chronique alimentée par les recherches de Benead et Brewal qui nous plongent dans une époque où les Minahouets utilisaient des mots et des expressions bretonnes de manière spontanée et très courante !

Aujourd'hui, nous avons choisi des mots doux à glisser au creux de l'oreille : c'est de saison !

Vous retrouverez aussi leur étymologie (d'après le dictionnaire d'Albert Deshayes)

 

Les petits mots doux
Franck Nohain (BNF gallica)

 

Kaille

« Kailh », orthographe actuelle en breton.

Signifie « vaurien », « canaille ». Il est affectif quand il désigne un enfant ou un adolescent.

Exemple : «Venez ici, kailh ! »

« Ah çuiçi avait des yeux kaille » (des yeux malicieux)

 

étymologie : Du français (fin XVe siècle)

 

Koko

«Ko(ant)-Ko(ant) », orthographe actuelle en breton.

Du mot breton « Koant », qui signifie «jolie, gentil, mignon ».

Exemples : « T'étais venu ko ? » (t’étais venu mon mignon/mignonne)

« Ca va ko ? »

« Il est koko » (il est mignon, gentil)

 

étymologie : De l’ancien français cointe (XIe siècle)

 

Me « loch »

« Ma lost », orthographe actuelle en breton.

Ce mot pourrait venir de « ma queue » mais en breton c'est une expression affective que l'on dit aux enfants, quelqu'un de mignon, quelqu'un de « koko ».

Ma limace ? Nom de poisson ? (Voir article de 1922 ci-dessous)

Exemple : « Viens ici me loch »

 

Me logodèn

« Ma logodenn », orthographe actuelle en breton.

Terme affectif, utilisé avec les enfants, comme « Me loch ». Cette expression veut dire « ma souris » en français.

étymologie : Ma logodenn : Ma + Logod + -enn

Ma : vieux breton : ma ; cornouaillais : ma ; gaulois : mon ; du celtique *mon-

Logod : vieux breton : Locot ; cornouaillais : logos ; gallois : llygod, vieille irlandais : luch ; gaulois : lucot- ; du celtique *luc-oto-

-enn : marque du singulatif. Procède du vieux breton : -in au masculin et -en féminin.

 

Me logoden bin doul

« Ma logodenn-benn-doull », orthographe actuelle en breton.

Terme affectif, utilisé avec les enfants qui signifie « Ma chauve-souris ».

étymologie :

Ma logodenn-benn-doull : Ma + Logod + -enn + Penn + Toull

Ma : vieux breton : ma ; cornouaillais : ma ; gaulois : mon ; du celtique *mon-

Logod : vieux breton : Locot ; cornouaillais : logos ; gallois : llygod, vieille irlandais : luch ; gaulois : lucot- ; du celtique *luc-oto-

-enn : marque du singulatif. Procède du vieux breton : -in au masculin et -en féminin

Penn : Cornouaillais : penn ; Gallois : pen ; Irlandais et Gaélique : ceann ; gaulois : penno-, du celtique kwenno-

Toull : Cornouaillais : toll ; Gallois : twll ; Irlandais et Gaélique : toll ; du celtique : tuc-slo-

à propos de " me loch "

On a manifestement des doutes sur sa signification ! mais qui a connaît encore ce poisson qui était pêché autrefois dans la région ?

(Nouvelliste du Morbihan (Le) du 17/02/1922)

 

Liens vers les chapitres précédents :

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine

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