Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

femmes

Marguerite Le Vey, directrice de l'école de 1937 à 1945 militait pour les droits des femmes...

Publié le par Marylis Costevec

A Locmiquélic, les aînées se souviennent bien de Mademoiselle Le Vey. Directrice à l'école de Riantec depuis 1933, elle arriva à Locmiquélic en 1937 après le départ de Mademoiselle Bossard nommée à Lorient.

On se rappelle surtout qu'entre 1943 et 1945, elle eut la charge du camp scolaire de Séréac en Muzillac dont Mesdames Philippe et le Visage nous ont longuement parlé*. Elles en ont gardé un très bon souvenir, ce qui vient confirmer la conclusion du rapport de l'inspecteur en visite au centre :

Aidée par des collaboratrices dévouées, Mademoiselle Le Vey a réalisé pour ses jeunes pupilles le maximum de confort et de bien-être. Le centre est remarquable par son excellente tenue matérielle et morale. A Séréac règne une atmosphère d'intimité familiale qu'on ne trouve que dans peu de centres.

Archives départementales du Morbihan,

 

On a sans doute oublié qu'elle était aussi engagée,
au parti socialiste, et militait pour les droits des femmes.

En lisant la presse de l'époque, nous apprenons qu'en mars 1938, Marguerite Le Vey fut l'une des 4 élues au bureau du Comité Fédéral (fonction d'archiviste) dont Madame Renée Rollo, institutrice à Auray, était secrétaire générale (https://maitron.fr/spip.php?article88702).

Les adhérentes du Comité National des Femmes Socialistes forment des groupes d'études, d'éducation, de propagande dans les milieux féminins, uniquement.

Le groupe approfondit les questions concernant l'émancipation féminine.

 

 Une conférence de SUZANNE BUISSON à Locmiquélic.

Le 30 avril 1938, dans la salle de "La ¨Persévérante", Marguerite Le Vey et le maire Emmanuel Le Visage accueillent Suzanne Buisson. La secrétaire nationale des Femmes Socialistes effectue une tournée de propagande dans le département. Elle interviendra aussi à Auray, Lorient, Keryado et Quiberon.

 

Par Wikimedia Commons / Mu — Travail personnel, CC BY-SA 3.0,

A Locmiquélic, "la conférencière sut par un exposé clair et prenant, convaincre son auditoire de la nécessité pour la femme de prendre enfin conscience du rôle important qu'elle joue dans la société, rôle qu'elle devra étendre à la vie politique, un jour qu'elle souhaite prochain."

Suzanne Buisson estime que la femme "devrait pouvoir prendre sa part de responsabilité dans les affaires du pays (...), s'élève contre les adversaires opportunistes qui refusent le droit de vote à la femme dans la crainte chimérique de voir la démocratie sombrer (...), revendique pour la femme l'égalité des droits politiques, le droit au travail, moins d'esclavage et la satisfaction de tous ses besoins et ceci dans l'intérêt général."

La conférencière appelle toutes les femmes à se grouper nombreuses au sein du parti socialiste.

  Message reçu à Locmiquélic ? 

Le rappel du Morbihan du 14 mai publie une Tribune des Femmes Socialistes où le Comité Fédéral fait le point sur la vie de leur fédération.

On apprend ainsi que la section féminine socialiste du Morbihan nouvellement créée comptait 108 adhérentes réparties dans quatre groupes constitués de 12 à 25 personnes dans le département (Lorient, Auray, Pontivy, Quiberon).

On apprend aussi que trois nouveaux groupes sont en train de se former : à Locmiquélic, Port-Louis et Plouray.

...a voté !

En 1945, lorsque Mademoiselle Le Vey prendra sa retraite, elle pourra enfin voter !

C'est Madame Cazenave qui sera nommée pour lui succéder à la direction de l'école : Madame Cazenave, une femme très engagée aussi ... au parti communiste cette fois ! Si vous avez des souvenirs ou des renseignements sur ces institutrices, n'hésitez pas à nous contacter ! Merci.

Sources : Le Rappel du Morbihan, 3 mars 1938, 5 et 14 mai 1938

AD56

 

* Ecoutez ou réécoutez l'émission enregistrée par Radio balises en novembre 1919 et diffusée en mars 2020 :

Publié dans Personnages, femmes

Partager cet article
Repost0

"L'amour est un levier qui soulève le monde, (...) " par Philoména Georgeault-Jouan

Publié le par Marylis Costevec

Il y avait bien longtemps que nous vous avions proposé de poèmes écrits par notre figure locale : Philoména Georgeault-Jouan qui enseigna à Locmiquélic de 1881 à 1919. L'étude de ses écrits nous  apprend qu'elle lisait beaucoup de poésie. Elle cite volontiers Lamartine et Chateaubriand, admire Brizeux et fait souvent référence à des poètes de son époque qui ont été, comme elle, quelque peu oubliés. -

Le poème que vous allez lire a été écrit en réaction à l'un de ceux écrit par Georges Gillet (1855-1932) qui fut très prolifique et était sans doute assez connu ... en son temps !

 

CHOISIS TES FLEURS

 

A M. Georges Gillet en réponse à sa pièce Tristesse

 

« Et je n’espère plus qu’en la paix du tombeau »,

As-tu dit, pauvre frère, en secouant la tête.

« L’amour n’est qu’un désir qui hante le cerveau,

L’amitié c’est un leurre … » Oh ! malheureux, arrête !...

 

L’amour est un levier qui soulève le monde,

L’amitié, le doux baume adoucissant tout mal ;

Et, pour chasser de toi la tristesse profonde,

Rêve, chéris, espère et poursuis l’Idéal.

 

Aime !... mais sais choisir les fleurs dans ton parterre ;

Pour flatter l’odorat, ne prends pas le pavot :

Cueille plutôt le lis, la rose printanière :

Aspire leur parfum, tu verras ce qu’il vaut.

 

Eh bien ! ces fleurs, ami, ce sont des cœurs de femmes

Purs, modestes et grands, se laissant ignorer ;

Et, Georges, ces cœurs-là sont reliés à des âmes

Si belles ! qu’à genoux tu dois les adorer …

Ph. Georgeault-Jouan

A méditer ... pour la Saint Valentin qu'on ne fêtait pas ici en 1890, année où fut publié ce texte.

 

Publié dans poésie, femmes

Partager cet article
Repost0

C'est un jardin ... extraordinaire !

Publié le par Marylis Costevec

Confinés depuis le 17 mars comme tout le monde,

nous avons eu envie de demander à nos amis Minahouets ce qu'ils faisaient de ces moments étranges ...

Et nous avons découvert le jardin de Ghislaine au coeur de notre bonne ville de Locmiquélic.

Elle a bien voulu nous autoriser à publier des photos de cet univers

où elle laisse libre cours à son imagination et à sa créativité. Et elle n'en manque pas !

On vous laisse découvrir !

C'est un jardin ... extraordinaire !
C'est un jardin ... extraordinaire !
C'est un jardin ... extraordinaire !
C'est un jardin ... extraordinaire !
C'est un jardin ... extraordinaire !
C'est un jardin ... extraordinaire !
C'est un jardin ... extraordinaire !
C'est un jardin ... extraordinaire !
C'est un jardin ... extraordinaire !
C'est un jardin ... extraordinaire !

Vivement qu'on puisse sortir pour le visiter en vrai !

Merci Ghislaine !

 

Publié dans femmes, album photo, confinement

Partager cet article
Repost0

Locmiquélic, Adolphine Bonnet et les magnolias...

Publié le par Marylis Costevec

A Locmiquélic, les magnolias sont en fleurs et il y en a beaucoup.

Qui sait ? Adolphine Bonnet y est peut-être pour quelque chose !

Aujourd'hui, Adolphine Bonnet (Madame Ernest Barutin) est totalement oubliée. Enfin presque ! Une rue porte son nom à Muret en Haute-Garonne, à quelques 50 kms de Villefranche de Lauragais où elle vécut.

Elle eut son heure de gloire en 1868 quand elle reçut le prix Maillé-Latour-Landry (prix de littérature et de philosophie) décerné par l'Académie pour encourager de jeunes écrivains dans la carrière des lettres :

L'auteur d’un volume de vers, les Chants de l’âme, Mlle Adolphine Bonnet, jeune personne élevée dans la retraite, loin de Paris, est désignée pour le prix Maillé-Latour-Landry, après la lecture inattendue et vraiment poétique de quelques-uns de ses chants religieux.

Abel-François VILLEMAIN RAPPORT SUR LES CONCOURS DE L’ANNÉE 1868. DE M. VILLEMAIN SECRÉTAIRE PERPÉTUEL DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

Adolphine et Philoména :

 

On ne peut en douter : Philoména Georgeault-Jouan, une poétesse qui enseigna à Locmiquélic de 1881 à 1919 s'est beaucoup inspirée de son oeuvre. Elle y a manifestement puisé des idées ; certains titres de poèmes sont presque identiques !

Nos aïeules (et aïeux ?) ont donc été indirectement nourri.e.s de l'imaginaire d'Adolphine Bonnet. Indirectement mais aussi directement puisque huit textes de la poétesse méridionale figurent dans la petite anthologie que Philoména Georgeault-Jouan publia en 1897*.

C'est d'ailleurs la seule voix féminine autre que celle de Mme Georgeault qui s'exprime dans ce recueil.

Il est temps de vous faire découvrir ce sonnet qui évoque la fleur de magnolia et qui résonna autrefois à l'école et dans les chaumières de Locmiquélic :

 

 

 

 

*L'Ecrin Scolaire, morceaux choisis d'auteurs contemporains (...) réunis et annotés par Mme Georgeault-Jouan

 

Pour découvrir d'autres poèmes  d'Adolphine Bonnet:

Le chant de l'âme publié en 1864 et Fleurs d'été publié en 1872 ont été réédités par la BNF. Les originaux sont consultables en ligne :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54696207

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56272426

Publié dans flore et faune, femmes, poésie

Partager cet article
Repost0

Philomène admirait Brizeux

Publié le par Marylis Costevec

  Philoména et Auguste Brizeux  

 

Philoména Georgeault-Jouan (1861-1937) puisait son inspiration dans son quotidien et ses poèmes nous parlent de la vie à Locmiquélic et aux alentours à la fin du XIXème siècle.

Le 9 septembre 1888, Lorient érigea une statue à la mémoire d’Auguste Brizeux (1803-1858). Elle fut installée dans le square qui bordait la vasière de Kergroise, là, juste en face de l’embarcadère de Pen Mané. On y parvenait aisément en descendant de la vedette après avoir longé le quai de Rohan.

Philoména aimait s’y rendre.

Dans ce poème, elle clame son admiration pour le poète, un peu oublié aujourd’hui même si des établissements scolaires et un cercle celtique portent son nom.

Elle déplore aussi les incivilités commises à l’encontre de l’effigie de celui qui l’inspire … Eh oui, ce n’est pas nouveau !

 

Dessin paru dans "le monde illustré" du 15 septembre 1888, dans'un article écrit au moment de l'érection de la statue d'Auguste Brizeux à Lorient. (Source gallica - BNF)

 

                                   A la mémoire de Brizeux

 

C’est moi, c’est moi, Brizeux, oh ! ne fais pas un geste ;

Tu me connais déjà, ne suis-je point ta sœur ?

A mon cœur comme au tien parle une voix céleste,

Voix qui, seule ici-bas me fait croire au bonheur.

 

Voilà pourquoi je viens, quand la foule te quitte,

M’inspirer près de toi, te parler et te voir.

Tu m’entends, n’est-ce pas ? Brizeux, réponds-moi vite,

Poète qui compris et l’amour et l’espoir.

 

Toi qui, tendre et touchant sus connaître la femme ;

Toi qui pus la chanter après l’avoir chérie,

Toi qui même à l’athée, fis entrevoir une âme

Sous le corsage blanc de ta chaste Marie.

 

Oh ! parle-moi !... Faut-il m’approcher de ta bouche ?

Tu es si grand, vois-tu … Moi si petite hélas !

Je dois bien me hausser pour que ton pied me touche,

Mais aller à ton cœur, oh ! je ne le puis pas.

 

Et pourtant je voudrais de ma main frémissante,

Caresser ce front pur où germèrent tes chants ;

Je voudrais, ô Brizeux que ma lyre inconstante

Sut parfois te charmer par quelques sons touchants.

 

Oh ! je voudrais au moins, jeune Breton de marbre,

Protéger ta statue des vandales honteux,

Et mettre sur ton chef la branche de cet arbre

Que je courbe pour toi.

                                            Fais-moi grandir, Brizeux !

 

Philoména Georgeault-Jouan

 

Le parc Brizeux a été détruit par les bombardements pendant la seconde guerre mondiale. On peut désormais voir la statue du poète dans le parc Chevassu à Lorient. Si vous ne connaissez pas ce parc, allez-y ! C'est une bien agréable promenade.

 

inaugurée  le 9 septembre 1888, la statue de Brizeux avait été dressée dans un parc situé au bord de la vasière de Kergroise. Suite aux bombardements de la seconde guerre mondiale qui détruisit ce parc, la statue fut déplacée. On peut la voir aujourd'hui dans le parc Chevassu
La statue de Brizeux dans le parc Chevassu à Lorient.

 

N B : Il ne reste que 2 exemplaires de la réédition des poèmes de Mme Georgeault-Jouan (nouveau tirage envisagé.)

Pour vous le procurer, télécharger le bon de commande où laissez un message dans la rubrique contact.

Publié dans Personnages, femmes, poésie

Partager cet article
Repost0

Les FLÂNEURS ont lu des poèmes de Philoména Georgeault-Jouan ...

Publié le par Marylis Costevec

 

Les FLÂNEURS, compagnons en poésie ont pris grand plaisir à nous préparer cette lecture musicale qui avait été fort appréciée en mars 2019 à l'occasion de la journée de la femme.

Le 14 août 2019, c'est à Port-Louis dans le cadre de l'exposition sur les personnalités du cimetière proposée par le CAHPPL qu'ls  ont lu les poèmes de Philoména Georgeault-Jouan.

Cette poétesse qui enseigna à Locmiquélic jusqu'en 1919 vécut à Port-Louis, rue de la citadelle  de 1908 à 1937. Elle repose au cimetière de Kerzo

S'ils nous parlent d'autrefois, ses sentiments et ses combats, écologie, féminisme, sont toujours d'actualité !

Merci aux FLÂNEURS et au Centre d'animation historique de faire connaître cette femme et son oeuvre.

 

La presse en parle :

Port-Louis : Article du TELEGRAMME – VENDREDI 16 AOÛT 2019

Poésie. Les Flâneurs à la chapelle Saint-Pierre

Les Flâneuses ont lu, à quatre voix, les textes de Philoména Georgeault-Jouan, accompagnées par Bohdan.

Dans le cadre de son exposition à la chapelle Saint-Pierre consacrée aux personnalités inhumées dans le cimetière de Kerzo, le Centre d’animation historique a invité, jeudi soir, Les Flâneurs en poésie. Accompagnés en musique par Bohdan au Uilleann pipes et à la flûte irlandaise, quatre membres de l’association de Locmiquélic ont lu, devant une trentaine de personnes, quelques textes et poèmes de Philoména Georgeault-Jouan, l’une de ces personnalités.
Marylis Costevec-Le Hay, secrétaire du Comité d’histoire de Locmiquélic, avait auparavant évoqué la vie de Philoména, qui fut institutrice à Locmiquélic de 1880 à 1919, et marqua, par sa pédagogie et la diffusion de ses textes, plusieurs générations de Locmiquélicains. « Elle aimait la nature et engageait ses élèves à la respecter. C’est une femme qui se révèle bien plus proche des femmes d’aujourd’hui qu’on aurait pu l’imaginer ».
Dans l’enceinte de la vieille cité maritime, les Flâneuses ne pouvaient pas manquer la lecture du poème intitulé « Aux baigneurs du Port-Louis » qui décrit, avec un humour ravageur, l’arrivée des premiers touristes dans la seconde moitié du XIXe siècle. « Cela n’a pas beaucoup changé depuis cette époque », fait remarquer avec malice une vieille Port-Louisienne en quittant la chapelle.
 

 

Ouest-France, 17 août 2019 :

À la chapelle Saint-Pierre, une exposition du Centre d’animation historique retrace la vie de personnalités oubliées du cimetière de Kerzo. L’une d’entre elle, Philoména Georgeault-Jouan, personnalité hors du commun, a retenu l’attention des Flâneurs. Institutrice qui enseigna à Locmiquélic jusqu’en 1919 et poétesse, elle vécut à Port-Louis, rue de la Citadelle, de 1908 à 1937.

« Ses poèmes, remarquablement bien écrits, révèlent une femme sensible et cultivée. Ils sont, en outre, un précieux témoignage de la vie à la fin du XIXe siècle, dans la rade de Lorient », précisent les Flâneurs. S’ils nous parlent d’autrefois, ses sentiments et ses combats, écologie, féminisme, sont toujours d’actualité.

Mercredi, quatre lectrices des Flâneurs, Agnès, Annick, Babeth et Patricia, ont réjoui les oreilles d’un public attentionné et intergénérationnel, en lisant ses textes accompagnés par Bohdan au uillean pipe et à la flûte irlandaise. Une bonne trentaine de personnes au total.

« De beaux moments de partage dans ce lieu. Nous sommes ravis de ce travail et des échanges avec d’autres associations de la commune et du secteur : le Centre d’animation historique de Port-Louis et le Comité d’histoire de Locmiquélic », soulignent les Flâneurs. Étaient présents des membres de ces deux associations, dont Marylis Costevec-Le Hay, secrétaire du Comité d’histoire, qui a collecté les poèmes et qui a présenté la poétesse en introduction de cette lecture.

Publié dans Personnages, femmes, poésie

Partager cet article
Repost0

Philoména Georgeault-Jouan, une personnalité hors du commun...

Publié le par Marylis Costevec

Philoména Georgeault-Jouan, poétesse et institutrice à Locmiquélic de 1880 à 1919,  fait partie des personnalités enterrées au cimetière de Port-Louis...

---------------------------

Philoména Georgeault-Jouan

à l'honneur

à la chapelle Saint-Pierre ...

------------------

 

26 juillet 2019 : Patricia (àgauche) et Annick (à droite) lisent un poème de Philoména  Georgeault-Jouan dans la chapelle Saint-Pierre à Port-Louis pendant le vernissage de l'exposition consacrée aux personnalités du cimetière.
Lecture d'un poème de Ph. Georgeault-Jouan à la chapelle Saint-Pierre (Port-Louis)

Cette année,  l’exposition estivale du CAHPPL, l’association d’Histoire de Port-Louis, est consacrée aux personnalités enterrées au cimetière de la ville.

Dans la chapelle Saint-Pierre, vous trouverez des panneaux vous expliquant l’histoire des cimetières en général et de ceux de Port-Louis en particulier, une présentation des tombes remarquables qui sont à y découvrir.

Vous y trouverez aussi les courtes biographies de 27 personnages qui reposent à Kerzo, des militaires et des résistants, des hommes politiques, des industriels de la conserve, des artistes, des scientifiques, des écrivains…

Parmi ceux-ci, 3 femmes seulement :

- Pierrette-Micheline PRADO, victime civile de la  seconde guerre mondiale,

- Apolline-Héloïse VIGNEAU, fille de déportés acadiens, " bonne épouse et bonne mère",

- Philoména GEORGEAULT-JOUAN, institutrice et poétesse.

Ce constat suffit certainement à souligner la personnalité hors du commun de Philomène Jouan qui figure dans cette exposition pour son œuvre qu’il ne faut pas oublier.

Ses poèmes remarquablement bien écrits révèlent une femme sensible et cultivée. Ils sont, en outre, un précieux témoignage de la vie à la fin du XIXème siècle dans la rade de Lorient.

Les personnes présentes au vernissage le 26 juillet 2019 ont pu découvrir une peinture à caractère humoristique de la vie port-louisienne entre 1880 et 1890 :

LES FLÂNEURS, COMPAGNONS en POESIE, leur ont lu, ou plutôt joué, un texte :

« AUX BAIGNEURS DE PORT-LOUIS ».

------

NB : Le Comité d’Histoire de Locmiquélic a réédité un des recueils de poèmes de Madame Georgeault. 

Profitez de votre visite à l’exposition pour vous le procurer.

 

 

Partager cet article
Repost0

Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....

Publié le par Marylis Costevec

Quel plaisir d’entendre «  Les flâneuses » lire les poèmes de Philoména Georgeault-Jouan !

Philoména, une institutrice qui enseigna à Locmiquélic entre 1880 et 1919, une femme engagée qui nous offre un regard critique ou ému sur son époque : elle dépeint avec malice les commères et les «estivants » de Port-Louis,  fustige les injustices dont sont victimes les femmes, réfléchit au rôle d’une mère, engage les enfants à respecter la nature ou la parole donnée...

Une vraie découverte pour un public curieux et attentif qui a salué la « modernité » de son propos.

Des textes vivants que Patricia, Annick, Monique et Jeanine, accompagnées par Bohdan à la flûte et au uileann pipe, ont su mettre en valeur.

 

Nous les remercions …

Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....
Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....Une bien belle soirée en hommage à Philoména Georgeault-Jouan....

Le comité d'Histoire de Locmiquélic a réédité un ouvrage de Philoméma Georgeault-Jouan :

Publié dans Personnages, femmes, poésie

Partager cet article
Repost0

Féministe, Philomène ?

Publié le par Marylis Costevec

 Philoména Georgeault-Jouan, une institutrice de Locmiquélic, lance en 1888 un véritable "coup de gueule". A la lecture du palmarès du concours de poésie auquel elle avait participé, elle semblait disposée à mener la Révolution contre les lois de son époque qui soumettaient les femmes au pouvoir des hommes.
Les sentiments qui l'agitaient cèdent peu à peu la place à une attitude beaucoup plus "réaliste", soufflée par la voix de la raison jusqu'à une conclusion pleine d'ironie !!!!
Le Code Civil en vigueur disait alors : "La femme doit obéissance à son mari" . Revendiquer une égalité dans la société semblait bien utopique.
Le texte nous permet de réfléchir au chemin parcouru depuis et aussi à celui qui reste à faire  ...
 
Voici maintenant le poème dans son intégralité :
Féministe, Philomène ?
Féministe, Philomène ?
A défaut de mener la bataille, elle signalait les inégalités dont elle se sentait victime.
Une prise de conscience non suivie d'effets ... Une analyse des "avantages" de la situation ...
Les raisins n'étaient pas mûrs ....

...............................................................

 

La femme doit obéissance à son mari. (Code civil illustré). Source gallica.BNF.fr

La femme doit obéissance à son mari. (Code civil illustré). Source gallica.BNF.fr

Pour avoir un aperçu de l'état d'esprit  de l'époque sur la question des droits des femmes, nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant :

Publié dans Personnages, femmes, poésie

Partager cet article
Repost0

Ces Minahouets venus d'ailleurs

Publié le par Marylis Costevec

Henriette, Minahouette par alliance

Locmiquélic, comme chacun sait, est le pays des Minahouets, des « vrais », des « purs », des plus que vrais, des presque vrais, des vrais de vrais … mais il n’y a pas besoin de remonter bien loin dans la généalogie de chacun pour trouver un « étranger » ou une « étrangère » que je qualifierai de « Minahouet(te) par alliance ».

Ma grand-mère, Henriette, en était une pour avoir épousé en 1919 un pêcheur dont la famille était implantée à Nézenel depuis le XVIIème siècle au moins. Originaire du pays d’Auray, cette « immigrée » en porta fièrement la coiffe jusqu’à son décès en 1971. Pour les grandes occasions, comme le mariage de ses petites-filles, elle arborait le costume complet.

Si certains habitants venaient de plus loin encore, ils étaient nombreux à être nés dans les communes voisines, Riantec, bien sûr mais aussi Groix, Kervignac, Plouhinec, Gâvres, Languidic ou Merlevenez ... Les femmes portaient alors le costume de Lorient. Seul un œil averti pouvait savoir d’où elles étaient à la façon dont elles arrangeaient leur coiffe. Si les femmes du cru étaient connues sous leur nom de jeune fille, celles qui l’étaient devenues en épousant un Minahouet étaient appelées « la femme Untel » …

NB : le terme « étranger » est employé sur les listes de recensement de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle à propos de ceux qui ne sont pas originaires de la commune même s’ils sont très proches voisins.

Publié dans Minahouets ?, femmes

Partager cet article
Repost0

1 2 > >>