Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publié par Marylis Costevec

Les cas récents de hantavirus ou de gastro-entérite à bord de paquebots contemporains, comme le mv Hondius ou l'Ambition, soulignent la vulnérabilité persistante des navires face aux épidémies. Ce constat fait écho aux événements de 1779 lors de la guerre d’Indépendance américaine, où la dysenterie avait paralysé l’invasion franco-espagnole de l’Angleterre. Un puissant rappel que, par-delà les siècles, le fléau microbien demeure une constante redoutable.

L'Armada brisée :
un rendez-vous manqué avec l'histoire

 

Le 3 juin 1779, une escadre de 40 vaisseaux (vaisseaux de ligne et frégates) commandée par le lieutenant général Louis d'Orvilliers quitte Brest. Elle doit rejoindre une escadre espagnole à hauteur de La Corogne. Des marins de Locmiquélic, embarqués sur la Surveillante (frégate de 32 canons), vivront cet épisode dramatique.

Le 3 juin 1779, une escadre de 40 vaisseaux commandée par le lieutenant général Louis d'Orvilliers quitte Brest. Elle doit rejoindre une escadre espagnole à hauteur de La Corogne.
Embarquement à Brest (détail). Ozanne Nicolas, marque du domaine public, Collection Musée de Bretagne / Ecomusée de la Bintinais

 

L'expédition de l'Armada fut un échec retentissant. Parti de Brest le 4 juin, d'Orvilliers devait rejoindre la flotte espagnole au large de la Corogne. L'objectif était de remonter ensemble la Manche afin de sécuriser le débarquement de troupes sur la côte sud de l'Angleterre. Pourtant, l’expédition tourne au fiasco, non à cause de la résistance anglaise, mais en raison de retards logistiques et d’une épidémie dévastatrice.

Dès juin, des cas de maladies (scorbut, fièvres, petite vérole) apparaissent à bord des navires français. En juillet, une épidémie de dysenterie se déclare, propagée par des novices et soldats recrutés dans des régions déjà touchées (Bretagne, Normandie, Poitou). Les conditions à bord — promiscuité, hygiène déplorable, alimentation insuffisante — déciment les équipages. En août, certains vaisseaux comptent jusqu’à 60 % de malades : la Ville de Paris aligne 560 malades et 61 morts, l’Intrépide 569 malades sur 680 hommes et 70 morts.

Les retards espagnols et l’impréparation sanitaire empêche toute action décisive. Le 20 août, le commandant français, Louis d’Orvilliers, reconnaît l’impossibilité de poursuivre : « L’armée navale, dévastée par l’épidémie, sans eau, sans ravitaillement, oblige à y renoncer. » La flotte rentre à Brest le 14 septembre, sans avoir débarqué un seul soldat.

Bilan : L’Angleterre est sauvée non par sa marine, mais par la dysenterie et l’incurie sanitaire de ses ennemis. Cette épidémie, oubliée de l’Histoire, rappelle que la santé des troupes peut, à elle seule, décider du sort des batailles.

source :

Patrick Villiers : (http://cdn1_3.reseaudesassociations.fr/cities/7627/documents/xylpvj7wee3hdui.pdf)

 

RV au salon de la généalogie à Lanester

dimanche 7 juin à 11 h

pour d'autres épisodes  :

                          plus d'infos :
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article