le dernier voyage de Philoména...
Une pensée pour Madame Georgeault qui marqua de son empreinte les petites filles de Locmiquélic nées entre 1875 et 1910 à l'époque où, avec la scolarité obligatoire, elles accédaient à l'éducation, apprenaient à lire et à écrire et à parler français : ce n'est pas rien ! Avec un petit plus : le goût de la poésie, la musique des mots.
Madame Georgeault se chargeait aussi d'un cours d'adulte et dispensait aux jeunes femmes des notions d'hygiène et de puériculture. En ce temps-là, on utilisait encore des méthodes ancestrales teintées de superstitions.
Madame Georgeault a quitté ce monde le 12 novembre 1937 au temps des chrysanthèmes :
La veille de la Toussaint, La Bôve était transformée (...) en un parterre de fleurs où dominaient les chrysanthèmes dont le timide sourire [allaient] parer la demeure des morts
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(En ce temps-là, on fleurissait aussi les tombes avec des cyclamens et des bruyères...)
Bien qu'on ne sache que peu de choses sur les dernières années de sa vie, on peut imaginer qu'elle avait eu le temps de fleurir la sépulture familiale où reposaient sa mère Marie-Josèphe Marot-Jouan décédée en 1899 et son époux (Jean-Marie) Alexandre Georgeault décédé brutalement le 29 novembre 1917.
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C'est le 14 novembre 1937 qu'on la porta en terre. Le deuil s'était réuni dans la belle demeure de le rue de la citadelle, acquise en 1908 au nom de sa fille Virginie.
La cérémonie religieuse a été célébrée en l'église Notre Dame de Port-Louis.
Sa fille Virginie Georgeault et son frère Gatien Jouan, leur famille, leurs amis ont suivi le corbillard jusqu'au cimetière marin de Kerso où elle a été inhumée, "un véritable jardin fleuri où des milliers de bouquets formaient des taches de lumière"
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Les groupes sombres étaient éclairés par la couleur des chrysanthèmes blancs ou dorés frais comme une espérance d'au-revoir.
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Philomène Jouan épouse Georgeaut (1891 - 1937), directrice de l'école des filles de 1889 à 1919 (Elle y fit toute sa carrière).
Marie-Josèphe Marot épouse Jouan (1828 -1899), qui seconda sa fille de 1890 à 1893 dans la première maison d'école.
Jean-Marie, Alexandre Georgeault (1856 -1917), directeur de l'école des garçons de 1881 à 1917.
Virginie Georgeault (1882- 1947) et Gatien Jouan (1858-1961) y sont aussi inhumés.