poesie

Publié le 29 Mars 2022

En 2022, le printemps des poètes s'est déroulé du 12 au 28 mars...

...et on a parlé, on a questionné, on a lu, on a dit, on a écouté des textes qui évoquent le temps, la joie de vivre, la mémoire, l'oubli et le temps qui fuit inexorablement .......

l'éphémère...

 

 

Des poèmes sont apparus dans la ville,

des lectures sur le bateau-bus

et une rencontre poético-artistique à la médiathèque ont eu lieu.

 

Poésies dans la ville,

Vous les avez-vus ? Nos amis les flâneurs vous ont proposé des poèmes à déguster sans modération dans des endroits stratégiques de la ville. Vous avez peut-être pris quelques minutes pour vous imprégner de la beauté des mots (avant de prendre le bateau ou d'aller emprunter un livre).

poésies dans la ville - Locmiquélic 2022
poésies dans la ville - Locmiquélic 2022
poésies dans la ville - Locmiquélic 2022

poésies dans la ville - Locmiquélic 2022

Des lectures sur le bateau-bus

Dès le samedi 12, les Flâneurs, infatigables et passionnés compagnons en poésie sont montés sur le bateau-bus pour lire des textes "entre 2 rives", celles de la rade de Lorient, entre Pen Mané et Lorient/quai des Indes.

Ils sont revenus le vendredi 18 mars dès 8 heures, le mardi 22 en fin d'après-midi et enfin le samedi 26 à partir de 14 h.

Une initiative saluée par les passagers !

Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic
Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic
Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic

Certains les ont découverts par hasard mais d'autres n'ont pas hésité à s'offrir une mini-croisière en poésie. Un aller, un retour ou même plusieurs, nous a-t-on dit.

Rencontre poétique à la médiathèque

 Le samedi 12 mars à 18h à la Médiathèque de Locmiquélic, les amateurs de poésie ont pu écouter les FLÂNEURS lire une choix de textes sélectionnés dans l'anthologie Fenêtres sur jardin éditée par Lydia Padellec, des textes écrits par des poètes contemporains* autour de deux peintures de LaOdina. Ils étaient accompagnés par la harpe de Mariannig Larc'hantec.

diaporama 5 photos :

Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic
Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic
Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic
Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic
Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic

Les poètes invités ont ensuite lu quelques-uns de leurs derniers poèmes :

Nous avons entendu tour à tour Hervé Martin, Marie-Josée Christien, Roland Nadaus, Chantal Couliou et Lydia Padellec.

diaporama 5 photos :

Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic
Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic
Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic
Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic
Le printemps des poètes 2022 à Locmiquélic

Musique des mots, chant de la harpe, couleurs, émotions ...

un bon moment de partage.

 

NB : L'exposition "portraits/ auto portraits" est restée à la médiathèque jusqu'au 19 mars.

 

A l'année prochaine très certainement mais nous comptons bien sur nos amis pour trouver des moments pour nous offrir des poèmes en partage.

Un grand merci !

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #poésie, #vie locale

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Publié le 10 Février 2022

On ne dira jamais assez combien l'oeuvre de Philoména Georgeault-Jouan nous apporte d'informations sur la vie à Locmiquélic à la fin du XIXème siècle et sur l'univers d'une toute jeune femme de l'époque  : elle n'a pas trente ans quand elle publie "Rêves, Sourires, Larmes", ce recueil de textes en vers qui nous parle de ses émotions jour après jour, un document d'histoire des femmes, des femmes du petit peuple, vous savez celles qu'on entendait si peu !

Aujourd'hui nous vous proposons d'écouter une histoire d'amour,  sûrement inspirée par ses lectures des auteurs romantiques, une histoire telle une petite pièce de théâtre en vers que nos amis LES FLÂNEURS, COMPAGNONS EN POESIE nous font vivre avec brio !

photo "Les FLÄNEURS"

Si vous aimez changer d'époque, si vous appréciez les histoires surannées, cliquez sur le lien ci-dessous et découvrez comment on peut "aimer, être aimé et.... souffrir" !

Nous vous proposons le texte après le lien pour permettre à ceux qui aiment avoir le texte sous les yeux de suivre en écoutant ; plusieurs possibilités s'offrent ainsi à vous, lire d'abord, écouter d'abord, les deux à la fois, lire et relire, écouter et réécouter, comme il vous sied !

 

 

AIMER, ÊTRE AIMÉE ET… SOUFFRIR

 

Si tu voyais un jour prier sur mon tombeau

Un jeune homme éploré, des mortels le plus beau :

Ce serait lui…Lui ! qu’en secret mon cœur adore

Dis-lui qu’en expirant je le nommais encore !

 

J’ai là dans ce tiroir une correspondance :

C’est le trop plein du cœur d’une intime d’enfance.

 

Depuis de bien longs jours nous étions séparées

Mais j’y pensais souvent ; et pendant les soirées

D’hiver, quand on se plaît à revoir le passé,

Je parlais de Léda dans mon groupe pressé.

 

Or un jour que j’étais d’assez méchante humeur

Je vis venir à moi Thomas le vieux facteur.

 

Ma fine, me dit-il, vous paraissez bouder,

Prenez ce billet doux il va vous dérider

J’ignore ce que c’est car je ne suis pas fin,

Mais je crois cet écrit dicté par le chagrin

Voyez comme ces mots se courbent tristement,

La main du désespoir les trace assurément ;

Mais, excuse… pardon… cela ne me fait rien,

S’il y a des douleurs vous le verrez trop bien

 

Les phrases du facteur me faisaient réfléchir,

On sait qu’il s’y connaît, je n’osais plus ouvrir

Enfin, très bravement de mon peigne à cheveux

Je perçai l’enveloppe et la fendis en deux.

La lettre commençait :

P*, ce dix-neuf janvier

Chère amie, ainsi que tes doigts à ce papier

Que tu tiens, ont fait une large déchirure,

Ainsi mon pauvre cœur a reçu sa blessure

Il s’est offert lui-même, orgueilleux, ignorant,

Le plaisir de servir de cible au dieu tyran.

J’aime ! je suis aimée !... oh ! cache-toi le front ;

En te le révélant je te fais un affront,

Je le sais, ô mon Dieu, mais je souffre un martyre ;

Par commisération laisse-moi te l’écrire

 

Lorsque j’étais enfant je n’étais point méchante

Il doit t’en souvenir. Une histoire touchante

Nous faisaient toutes deux pleurer pendant longtemps

Des larmes de pitié ; qu’il est loin ce bon temps !

 

Eh bien ! je pleure encor… mais des larmes de feu,

Larmes de désespoir qui m’éloignent de Dieu !

Je pleure, malheureuse ! en menaçant le ciel

Qui dans un cœur humain laisse entrer tant de fiel

 

Pourtant ai-je le droit d’en accuser le sort ?...

Oh ! non, mea culpa, car seule j’ai eu tort

 

Qu’il aille avais-je dit, je ne veux plus le voir ;

Sa présence m’ennuie à mon plus grand devoir

Sans faillir je pourrais me relâcher un jour ;

S’il est fou, soit ! mais moi je ne sens nul amour

Pour ce pauvre insensé, venu je ne sais d’où,

Et suis fort insensible à ses longs regards doux.

 

Qu’ai-je besoin vraiment d’un pareil ennuyeux ?

Je ne puis faire un pas sans rencontrer ses yeux

Si je ris, il est gai, si je suis triste il pleure ;

Je garde le logis : il cerne ma demeure.

Me plaît-il, par hasard, d’aspirer l’air du soir,

Sous l’ombre du balcon je vois son profil noir.

Lasse de l’obsession je me sauve à l’église

Il m’y devance encor ; sa main nerveuse puise

Dans l’eau sainte, et vers moi s’avançant galamment,

M’offre un doigt que j’ai soin d’effleurer seulement.

Mais qu’il s’en aille donc et parte pour toujours

Puisse-t-il rencontrer plus faciles amours.

 

Il partit, devinant à la fin mon mépris,

Et je reçus ces mots de ce jeune homme épris :

 

« Adieu ! soyez heureuse, ô angélique femme !

Je vous quitte de corps mais vous gardez mon âme.

Avant de m’éloigner permettez qu’à genoux

J’ose baiser le sol où votre pied si doux

S’est posé bien souvent. Mais encore une fois,

Adieu !... Je vous gênais ; et pourtant dans six mois

Je reviendrai vers vous, j’en ai le ferme espoir,

Si je vis jusque là ; donc, Madame, au revoir.

On ne meurt point d’amour, Musset nous le dit bien,

Je le chantais jadis sans y comprendre rien.

- Vous si bonne !... pour moi que vous êtes cruelle ;

Vous êtes vertueuse presque autant que belle.

Que je vous aime ainsi détournant vos beaux yeux

De l’indigne étranger qui ose être amoureux.

Cependant laissez-moi le dire seulement :

Quand je vous remarquai je croyais franchement

Que vous étiez encor libre de votre main ;

J’appris que je m’étais trompé, le lendemain ;

Je voulus oublier, hélas ! c’était trop tard,

J’avais perdu mon cœur dès un premier regard.

- Au revoir ! Dans six mois à cette même date

Je serai près de vous : mon âme se dilate

A ce seul souvenir, oh ! je vous reverrai !...

Pour mon malheur, Léda, toujours je t’aimerai ;

(Tu le vois, il savait comment je me nommais)

Toi, quand m’aimeras-tu ? jamais ! jamais ! jamais ! »

 

Aussitôt je brûlai cette épître si tendre,

Mais – dois-je l’avouer ? – j’en conservai la cendre.

Certes je n’aimais point, je puis te le jurer ;

Ah ! cette indifférence ne devait pas durer !

Les six mois écoulés il revint, c’était lui !

Je sentis sa présence comme un rayon luit.

Malgré moi mon regard fut rencontrer le sien ;

La foule m’entourait : je ne voyais plus rien

Que lui seul ! si plutôt, j’aperçus une femme

Qui lui donnait le bras… il m’oubliait, l’infâme !

 

Ah ! que je souffris en cet instant fatal !

Je ne puis définir ; mais j’ai gardé ce mal.

Mon cœur se contracta, je respirais à peine,

Et ses yeux me suivaient pour augmenter ma peine.

Mes doigts crispés tordaient et déchiraient mon gant :

Il me fallait sourire aux amis cependant.

 

Rentrons, dis-je, il est temps, ce bruit joyeux m’agace

Le vent fraîchit, partons… à l’air mon front se glace.

Hélas ! je me disais que montrer mon chagrin

Eut été lâcheté ; je me mis en chemin

Pour ma demeure : ô ciel ! que longue était la route

Que je suivis ce jour ; mais j’ignorais sans doute

Qu’au logis ma douleur devait s’accroître encor ;

Partout je revoyais la femme aux cheveux d’or

Que j’avais aperçue à son bras dans la fête,

Et pour ne plus la voir je me cachais la tête ;

Mais son portrait était gravé dans ma prunelle :

Je portais ma rivale… oh ! Dieu, qu’elle était belle !...

Cette beauté mettait en moi de la folie

Et je l’aurais maudite d’être si jolie !

 

Je n’avais rien de Lui, si, mais si peu de chose,

Je gardais une fleur, un petit œillet rose…

Qui rose était resté conservant tous ses charmes,

Je le pris, et, sur lui laissant couler mes larmes,

Je lui parlai longtemps… d’abord il s’irisa,

Puis sous mes pleurs brûlants il se carbonisa.

Je fus dans cet état trois jours : quelle démence !

Dieu te garde à jamais de pareille souffrance.

 

A ce grand désespoir succéda la tristesse

Quand me vint cet écrit :

« Charmante enchanteresse,

Dimanche, vous voyant ma sœur m’a dit tout bas :

Que cette femme est belle et j’ai pressé le pas !

Au revoir ! ma Léda, dans six mois, jour pour jour,

Vous verrez à vos pieds le mendiant d’amour !

Cela pour retrouver cette froideur étrange :

Vous seriez un démon si vous n’étiez un ange… »

- Sa sœur ! c’était sa sœur ! j’aurais dû le savoir.

On n’aime qu’une fois : il aimait … sans espoir

Il est vrai ; mais je dois plaindre au moins son malheur ;

Nul autre désormais ne conquerra mon cœur.

 

Je m’en remets à toi, ma chère, sans détour,

Dis-moi qu’en penses-tu ? Crois-tu que c’est l’amour

Qui me transperce l’âme sans espoir, sans trêves,

Et me poursuit partout, même au sein de mes rêves ?...

 

 

Non !!! … ce n’est point l’amour : cela ne peut pas être,

Dieu si juste et si bon n’aurait point laissé naître

Ce sentiment impur dans mon cœur si loyal :

Je n’ai rien fait au ciel pour mériter ce mal !

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Eh bien ! si j’aime, soit !... en quoi suis-je blâmable ?

L’aimable rossignol serait-il donc coupable

De chanter en son bois un duo de tendresse ?

Sans son consentement la Nature en ivresse

Lui donne voix et cœur : l’oiseau aime et chante !

L’homme rêveur s’arrête à cette voix touchante.

 

Oh ! toi qui me connais pourras-tu réprimer

Ces sentiments sans nom que j’ose t’exprimer ?

Rappelle-toi ceci : je ne peux succomber,

Ma conscience est là ; je puis mourir, tomber…

Jamais ! car sur un pic j’ai placé mon honneur,

Pour l’atteindre il faudrait me transpercer le cœur.

- Au revoir, chère amie ; en apprenant ma mort

Sous peu, réjouis-toi. L’infortuné s’endort

Sans regrets ; moi j’invoque l’éternel sommeil :

Nous nous retrouverons au jour du grand réveil. »

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

J’ai voilé cette lettre avec un crêpe noir,

Pour la morte d’amour je prierai chaque soir.

 

...........................................
BNF-Gallica : le bouquet refusé, estampe de Louis-Marin Bonnet (1743-1793)

 

Nous avons fait réimprimer quelques exemplaires du recueil qui était épuisé.
N'hésitez pas à le commander
ou à nous le demander lors de nos prochaines animations !

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #femmes, #poésie

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Publié le 27 Mars 2021

 

Le désir : désir amoureux, désir d'ailleurs ou d'autre chose ...

le désir, c'est du plaisir imaginé.

Du plaisir partagé avec Patricia, Annick, Babeth, Jeanine et Paule, compagnes en poésie qui nous ont offert des mots, du rythme, des émotions.

Elles ont lu des textes de René Daumal, Charles Juliet, Jacques Charpentreau, Chantal Couliou, Eugène Guillevic, Bernard Friot, Abdellatif Laâbi, Hervé Le Tellier, Rim Battal ...*

Une traversée de la rade en poésie avec LES FLÂNEURS, sur le thème du désir. C'est le printemps des poètes.Une traversée de la rade en poésie avec LES FLÂNEURS, sur le thème du désir. C'est le printemps des poètes.
Une traversée de la rade en poésie avec LES FLÂNEURS, sur le thème du désir. C'est le printemps des poètes.Une traversée de la rade en poésie avec LES FLÂNEURS, sur le thème du désir. C'est le printemps des poètes.

Le temps d'une traversée de la rade, une parenthèse, une pause entre deux rives. Des passagers disponibles et attentifs qui retrouvent la saveur des mots sous le soleil printanier.

 

Nous avons eu aussi le plaisir d'entendre Annick lire un texte de Philoména Georgeault-Jouan (1861- 1937) qui, il y a bien longtemps, fit  souvent cette traversée. Elle enseigna à Locmiquélic et sut donner le goût de la poésie à ses élèves :

 

Découvrez cette strophe de circonstance qui parle du passeur ... d'un autre temps :

(...)

"Que ne suis-je passeur ?...calme au fond de ma barque,
Admirant la beauté du flot majestueux,
Laissant fuir ma pensée qui voltige et s'embarque
Dans la nef des zéphyrs jusqu'aux nuages bleus."

(...)

 

Vous pouvez retrouver LES FLÂNEURS et écouter des poèmes en cliquant sur le lien ci-dessous :

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #poésie

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Publié le 12 Février 2021

Il y avait bien longtemps que nous vous avions proposé de poèmes écrits par notre figure locale : Philoména Georgeault-Jouan qui enseigna à Locmiquélic de 1881 à 1919. L'étude de ses écrits nous  apprend qu'elle lisait beaucoup de poésie. Elle cite volontiers Lamartine et Chateaubriand, admire Brizeux et fait souvent référence à des poètes de son époque qui ont été, comme elle, quelque peu oubliés. -

Le poème que vous allez lire a été écrit en réaction à l'un de ceux écrit par Georges Gillet (1855-1932) qui fut très prolifique et était sans doute assez connu ... en son temps !

 

CHOISIS TES FLEURS

 

A M. Georges Gillet en réponse à sa pièce Tristesse

 

« Et je n’espère plus qu’en la paix du tombeau »,

As-tu dit, pauvre frère, en secouant la tête.

« L’amour n’est qu’un désir qui hante le cerveau,

L’amitié c’est un leurre … » Oh ! malheureux, arrête !...

 

L’amour est un levier qui soulève le monde,

L’amitié, le doux baume adoucissant tout mal ;

Et, pour chasser de toi la tristesse profonde,

Rêve, chéris, espère et poursuis l’Idéal.

 

Aime !... mais sais choisir les fleurs dans ton parterre ;

Pour flatter l’odorat, ne prends pas le pavot :

Cueille plutôt le lis, la rose printanière :

Aspire leur parfum, tu verras ce qu’il vaut.

 

Eh bien ! ces fleurs, ami, ce sont des cœurs de femmes

Purs, modestes et grands, se laissant ignorer ;

Et, Georges, ces cœurs-là sont reliés à des âmes

Si belles ! qu’à genoux tu dois les adorer …

Ph. Georgeault-Jouan

A méditer ... pour la Saint Valentin qu'on ne fêtait pas ici en 1890, année où fut publié ce texte.

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #poésie, #femmes

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Publié le 8 Mars 2020

A Locmiquélic, les magnolias sont en fleurs et il y en a beaucoup.

Qui sait ? Adolphine Bonnet y est peut-être pour quelque chose !

Aujourd'hui, Adolphine Bonnet (Madame Ernest Barutin) est totalement oubliée. Enfin presque ! Une rue porte son nom à Muret en Haute-Garonne, à quelques 50 kms de Villefranche de Lauragais où elle vécut.

Elle eut son heure de gloire en 1868 quand elle reçut le prix Maillé-Latour-Landry (prix de littérature et de philosophie) décerné par l'Académie pour encourager de jeunes écrivains dans la carrière des lettres :

L'auteur d’un volume de vers, les Chants de l’âme, Mlle Adolphine Bonnet, jeune personne élevée dans la retraite, loin de Paris, est désignée pour le prix Maillé-Latour-Landry, après la lecture inattendue et vraiment poétique de quelques-uns de ses chants religieux.

Abel-François VILLEMAIN RAPPORT SUR LES CONCOURS DE L’ANNÉE 1868. DE M. VILLEMAIN SECRÉTAIRE PERPÉTUEL DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

Adolphine et Philoména :

 

On ne peut en douter : Philoména Georgeault-Jouan, une poétesse qui enseigna à Locmiquélic de 1881 à 1919 s'est beaucoup inspirée de son oeuvre. Elle y a manifestement puisé des idées ; certains titres de poèmes sont presque identiques !

Nos aïeules (et aïeux ?) ont donc été indirectement nourri.e.s de l'imaginaire d'Adolphine Bonnet. Indirectement mais aussi directement puisque huit textes de la poétesse méridionale figurent dans la petite anthologie que Philoména Georgeault-Jouan publia en 1897*.

C'est d'ailleurs la seule voix féminine autre que celle de Mme Georgeault qui s'exprime dans ce recueil.

Il est temps de vous faire découvrir ce sonnet qui évoque la fleur de magnolia et qui résonna autrefois à l'école et dans les chaumières de Locmiquélic :

 

 

 

 

*L'Ecrin Scolaire, morceaux choisis d'auteurs contemporains (...) réunis et annotés par Mme Georgeault-Jouan

 

Pour découvrir d'autres poèmes  d'Adolphine Bonnet:

Le chant de l'âme publié en 1864 et Fleurs d'été publié en 1872 ont été réédités par la BNF. Les originaux sont consultables en ligne :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54696207

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56272426

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #flore et faune, #femmes, #poésie

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Publié le 8 Septembre 2019

  Philoména et Auguste Brizeux  

 

Philoména Georgeault-Jouan (1861-1937) puisait son inspiration dans son quotidien et ses poèmes nous parlent de la vie à Locmiquélic et aux alentours à la fin du XIXème siècle.

Le 9 septembre 1888, Lorient érigea une statue à la mémoire d’Auguste Brizeux (1803-1858). Elle fut installée dans le square qui bordait la vasière de Kergroise, là, juste en face de l’embarcadère de Pen Mané. On y parvenait aisément en descendant de la vedette après avoir longé le quai de Rohan.

A l'origine, la statue de Brizeux était installée dans un square en bord de rade.
CPA, H. Laurent, coll musée de Bretagne (licence CC-BY-NC-ND)

Philoména aimait s’y rendre.

Dans ce poème, elle clame son admiration pour le poète, un peu oublié aujourd’hui même si des établissements scolaires et un cercle celtique portent son nom.

Elle déplore aussi les incivilités commises à l’encontre de l’effigie de celui qui l’inspire … Eh oui, ce n’est pas nouveau !

 

Dessin paru dans "le monde illustré" du 15 septembre 1888, dans'un article écrit au moment de l'érection de la statue d'Auguste Brizeux à Lorient. (Source gallica - BNF)

 

                                   A la mémoire de Brizeux

 

C’est moi, c’est moi, Brizeux, oh ! ne fais pas un geste ;

Tu me connais déjà, ne suis-je point ta sœur ?

A mon cœur comme au tien parle une voix céleste,

Voix qui, seule ici-bas me fait croire au bonheur.

 

Voilà pourquoi je viens, quand la foule te quitte,

M’inspirer près de toi, te parler et te voir.

Tu m’entends, n’est-ce pas ? Brizeux, réponds-moi vite,

Poète qui compris et l’amour et l’espoir.

 

Toi qui, tendre et touchant sus connaître la femme ;

Toi qui pus la chanter après l’avoir chérie,

Toi qui même à l’athée, fis entrevoir une âme

Sous le corsage blanc de ta chaste Marie.

 

Oh ! parle-moi !... Faut-il m’approcher de ta bouche ?

Tu es si grand, vois-tu … Moi si petite hélas !

Je dois bien me hausser pour que ton pied me touche,

Mais aller à ton cœur, oh ! je ne le puis pas.

 

Et pourtant je voudrais de ma main frémissante,

Caresser ce front pur où germèrent tes chants ;

Je voudrais, ô Brizeux que ma lyre inconstante

Sut parfois te charmer par quelques sons touchants.

 

Oh ! je voudrais au moins, jeune Breton de marbre,

Protéger ta statue des vandales honteux,

Et mettre sur ton chef la branche de cet arbre

Que je courbe pour toi.

                                            Fais-moi grandir, Brizeux !

 

Philoména Georgeault-Jouan

 

Le parc Brizeux a été détruit par les bombardements pendant la seconde guerre mondiale. On peut désormais voir la statue du poète dans le parc Chevassu à Lorient. Si vous ne connaissez pas ce parc, allez-y ! C'est une bien agréable promenade.

 

inaugurée  le 9 septembre 1888, la statue de Brizeux avait été dressée dans un parc situé au bord de la vasière de Kergroise. Suite aux bombardements de la seconde guerre mondiale qui détruisit ce parc, la statue fut déplacée. On peut la voir aujourd'hui dans le parc Chevassu
La statue de Brizeux dans le parc Chevassu à Lorient.

 

N B : Nous avons effectué un nouveau tirage du recueil de poèmes de Ph. Georgeault-Jouan (Rêves, sourires, larmes)

Pour vous le procurer, télécharger le bon de commande où laissez un message dans la rubrique contact.

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #Personnages, #femmes, #poésie

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Publié le 14 Août 2019

Les FLÂNEURS, compagnons en poésie ont pris grand plaisir à nous préparer cette lecture musicale qui avait été fort appréciée en mars 2019 à l'occasion de la journée de la femme.

Le 14 août 2019, c'est à Port-Louis dans le cadre de l'exposition sur les personnalités du cimetière proposée par le CAHPPL qu'ls  ont lu les poèmes de Philoména Georgeault-Jouan.

Cette poétesse qui enseigna à Locmiquélic jusqu'en 1919 vécut à Port-Louis, rue de la citadelle  de 1908 à 1937. Elle repose au cimetière de Kerzo

S'ils nous parlent d'autrefois, ses sentiments et ses combats, écologie, féminisme, sont toujours d'actualité !

Merci aux FLÂNEURS et au Centre d'animation historique de faire connaître cette femme et son oeuvre.

 

La presse en parle :

Port-Louis : Article du TELEGRAMME – VENDREDI 16 AOÛT 2019

Poésie. Les Flâneurs à la chapelle Saint-Pierre

Les Flâneuses ont lu, à quatre voix, les textes de Philoména Georgeault-Jouan, accompagnées par Bohdan.

Dans le cadre de son exposition à la chapelle Saint-Pierre consacrée aux personnalités inhumées dans le cimetière de Kerzo, le Centre d’animation historique a invité, jeudi soir, Les Flâneurs en poésie. Accompagnés en musique par Bohdan au Uilleann pipes et à la flûte irlandaise, quatre membres de l’association de Locmiquélic ont lu, devant une trentaine de personnes, quelques textes et poèmes de Philoména Georgeault-Jouan, l’une de ces personnalités.
Marylis Costevec-Le Hay, secrétaire du Comité d’histoire de Locmiquélic, avait auparavant évoqué la vie de Philoména, qui fut institutrice à Locmiquélic de 1880 à 1919, et marqua, par sa pédagogie et la diffusion de ses textes, plusieurs générations de Locmiquélicains. « Elle aimait la nature et engageait ses élèves à la respecter. C’est une femme qui se révèle bien plus proche des femmes d’aujourd’hui qu’on aurait pu l’imaginer ».
Dans l’enceinte de la vieille cité maritime, les Flâneuses ne pouvaient pas manquer la lecture du poème intitulé « Aux baigneurs du Port-Louis » qui décrit, avec un humour ravageur, l’arrivée des premiers touristes dans la seconde moitié du XIXe siècle. « Cela n’a pas beaucoup changé depuis cette époque », fait remarquer avec malice une vieille Port-Louisienne en quittant la chapelle.
 

 

Ouest-France, 17 août 2019 :

À la chapelle Saint-Pierre, une exposition du Centre d’animation historique retrace la vie de personnalités oubliées du cimetière de Kerzo. L’une d’entre elle, Philoména Georgeault-Jouan, personnalité hors du commun, a retenu l’attention des Flâneurs. Institutrice qui enseigna à Locmiquélic jusqu’en 1919 et poétesse, elle vécut à Port-Louis, rue de la Citadelle, de 1908 à 1937.

« Ses poèmes, remarquablement bien écrits, révèlent une femme sensible et cultivée. Ils sont, en outre, un précieux témoignage de la vie à la fin du XIXe siècle, dans la rade de Lorient », précisent les Flâneurs. S’ils nous parlent d’autrefois, ses sentiments et ses combats, écologie, féminisme, sont toujours d’actualité.

Mercredi, quatre lectrices des Flâneurs, Agnès, Annick, Babeth et Patricia, ont réjoui les oreilles d’un public attentionné et intergénérationnel, en lisant ses textes accompagnés par Bohdan au uillean pipe et à la flûte irlandaise. Une bonne trentaine de personnes au total.

« De beaux moments de partage dans ce lieu. Nous sommes ravis de ce travail et des échanges avec d’autres associations de la commune et du secteur : le Centre d’animation historique de Port-Louis et le Comité d’histoire de Locmiquélic », soulignent les Flâneurs. Étaient présents des membres de ces deux associations, dont Marylis Costevec-Le Hay, secrétaire du Comité d’histoire, qui a collecté les poèmes et qui a présenté la poétesse en introduction de cette lecture.

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #Personnages, #femmes, #poésie

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Publié le 30 Juillet 2019

Tous les jours à 14h55

A l’Espace Paroles - Mail de la République-
Quai de Rohan à LORIENT.
(près du Palais des Congrès).

 

Les Flâneurs vous proposent des lectures musicales à plusieurs voix et en quelques langues :

français – breton - galicien – asturien - anglais -

Ils vous feront partager et découvrir des poètes au cœur du Festival Interceltique,

dans un lieu convivial et chaleureux.


 

samedi 3 mars : SOUBENN (Danielle et Marie) accompagnent Les FLÂNEURS
 
Samedi 3 août :
« La mer : rebelle sensuelle »

textes et poèmes d'Alain Jégou et Charles Madézo.-

avec SOUBENN (Marie CORMIER et DANIELLE PORET) :

guitare et accordéon diatonique

 


Dimanche 4 août :
« Galice : énergies d'un joyau naturel »

avec les poèmes de Rosalia De Castro, Diana Varela Puñal, Claudio Rodriguez Fer.

avec SOUBENN (Estelle AUFFRET et Audrey MAILHO) :

accordéon diatonique et flûte.

 


Lundi 5 août :
« Vie, amitié, amour d'Hélène :
poésie intimiste de l'instant » :

poèmes de René-Guy Cadou

avec Lenawenn TOPIN à la harpe

 


Mardi 6 août :
« Voix intense pour une partition des possibles » :

textes et poèmes de Bruno Geneste

avec Lenawenn TOPIN à la harpe

 

"Bruno Geneste est né en 1960 à Pont L’Abbé dans le Finistère Sud.
Poète et écrivain, il vit et travaille en Bretagne (Moëlan sur Mer).
Il est le co-fondateur et animateur avec Isabelle Moign du Festival de la Parole Poétique « Sémaphore » et de la Maison de la Poésie du Pays de Quimperlé.
Il se produit régulièrement en lecture-performance : Festival International Voix Vives à Sète, Les poètes à Paris, Poésie Marseille, Festival de Poésies Actuelles à Cordes-sur-Ciel, Festival International de Trois Rivières à Québec, Institut Franco Polonais, Maelstrom Festival à Bruxelles, Festival du Théâtre du Vélo à Avignon etc."

 


Mercredi 7 août :
14h50 « Asturies : visages et paysages » :

Poèmes de Daniel García Granda et autres poètes asturiens.

avec Saturnino VEGA ÁLVAREZ à l’accordéon

 


Jeudi 8 août :
« Hymne à la vie » :

poèmes de Nicole Laurent-Catrice

avec Gilles DAUNEAU à la guitare et Enora TREGUIER à la flûte

 

Vendredi 9 août :
« Dialogue solaire avec l'Absent »

poèmes d'Hélène Cadou

avec David CARRE à la flûte traversière irlandaise, au uillean pipe

 


Samedi 10 août :
« Irlande : voix et chemins de Femmes » :

poèmes d'auteures irlandaises

avec David CARRE à la flûte traversière irlandaise, au uillean pipes

 


Dimanche 11 août :
« Mots et silences, regards et souvenirs » :

poèmes de Chantal Couliou

avec Gilles DAUNEAU à la guitare

 

NNNNNNNNNNNN

 

Les lectures sont suivies de plateaux littéraires : de rencontres/débats qui réunissent auteurs, éditeurs, universitaires, illustrateurs, scénaristes et traducteurs dont :


Mona OZOUF : 3 août,

Maria Lopo, essayiste et traductrice - Claudio Rodriguez Fer, poète, autour de la poésie, Bruno D'Halluin : 4 août ;

Gilles Servat, chanteur, poète - Alain Rémond, journaliste : 5 août,

Bruno Geneste, poète : 6 août,

Alexis Gloaguen, poète et Nono, illustrateur… : 7 août

L’Espace Paroles est associé au Quai du Livre qui offre un grand choix d’ouvrages.

CONTACTS :
- Céline BENABES
Diffusion, communication et animation littéraires
06 86 99 03 66
http://lalitteraturealabouche.over-blog.com
- Patricia LE BOULC'H-RIO
06 78 47 18 20
mail : lesflaneursenpoesie@gmail.com
Facebook : Flâneurs Poésie

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #fêtes locales, #poésie

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Publié le 27 Juillet 2019

Philoména Georgeault-Jouan, poétesse et institutrice à Locmiquélic de 1880 à 1919,  fait partie des personnalités enterrées au cimetière de Port-Louis...

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Philoména Georgeault-Jouan

à l'honneur

à la chapelle Saint-Pierre ...

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26 juillet 2019 : Patricia (àgauche) et Annick (à droite) lisent un poème de Philoména  Georgeault-Jouan dans la chapelle Saint-Pierre à Port-Louis pendant le vernissage de l'exposition consacrée aux personnalités du cimetière.
Lecture d'un poème de Ph. Georgeault-Jouan à la chapelle Saint-Pierre (Port-Louis)

Cette année,  l’exposition estivale du CAHPPL, l’association d’Histoire de Port-Louis, est consacrée aux personnalités enterrées au cimetière de la ville.

Dans la chapelle Saint-Pierre, vous trouverez des panneaux vous expliquant l’histoire des cimetières en général et de ceux de Port-Louis en particulier, une présentation des tombes remarquables qui sont à y découvrir.

Vous y trouverez aussi les courtes biographies de 27 personnages qui reposent à Kerzo, des militaires et des résistants, des hommes politiques, des industriels de la conserve, des artistes, des scientifiques, des écrivains…

Parmi ceux-ci, 3 femmes seulement :

- Pierrette-Micheline PRADO, victime civile de la  seconde guerre mondiale,

- Apolline-Héloïse VIGNEAU, fille de déportés acadiens, " bonne épouse et bonne mère",

- Philoména GEORGEAULT-JOUAN, institutrice et poétesse.

Ce constat suffit certainement à souligner la personnalité hors du commun de Philomène Jouan qui figure dans cette exposition pour son œuvre qu’il ne faut pas oublier.

Ses poèmes remarquablement bien écrits révèlent une femme sensible et cultivée. Ils sont, en outre, un précieux témoignage de la vie à la fin du XIXème siècle dans la rade de Lorient.

Les personnes présentes au vernissage le 26 juillet 2019 ont pu découvrir une peinture à caractère humoristique de la vie port-louisienne entre 1880 et 1890 :

LES FLÂNEURS, COMPAGNONS en POESIE, leur ont lu, ou plutôt joué, un texte :

« AUX BAIGNEURS DE PORT-LOUIS ».

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NB : Le Comité d’Histoire de Locmiquélic a réédité un des recueils de poèmes de Madame Georgeault. 

Profitez de votre visite à l’exposition pour vous le procurer.

 

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #Personnages, #femmes, #poésie

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Publié le 23 Mars 2019

 

 La beauté 
selon Philomène.

 

 Quels étaient les canons de la beauté pour une adolescente en 1875 ?

Mme Philoména Georgeault-Jouan (1861-1937) nous éclaire dans un de ses poèmes dont nous vous livrons les premières strophes :

 

Lorsque j’avais quinze ans, je rêvais d’être belle,
D’avoir de grands yeux noirs à la vive prunelle,

Ombrés de cils épais très soyeux et très longs.
Ainsi que les sourcils, je les désirais blonds.

Un front blanc, découvert, et des joues toujours roses,
Fraîches et veloutées comme des fleurs mi-closes,

Des lèvres carminées aux sourires faciles,
Façonnées par l’amour, Lutin aux pieds mobiles.

Mes cheveux ondulés, brillante toison d’or,
Eussent orné mon chef pour l’embellir encor.

Hélas ! cette beauté sut m’être refusée.
Pourtant elle vécut toujours dans ma pensée.

Et, parfois, en voyant un profil gracieux,
Jalouse, malgré moi, je détournais les yeux.

Mais nul ne devina cet insensé désir ;
Partout je paraissais savourer le plaisir ;

Néanmoins je cachais dans un pli de mon cœur
Un regret… eh ! que dis-je ?... un reptile rongeur.

[...]

Mon rêve s'est réalisé in "Rêves, Sourires, Larmes" par Philoména Georgeault-Jouan

Un poème que les FLÂNEURS EN POESIE 

nous ont lu le 8 mars lors de soirée dédiée à la poétesse.

 

Les rêves des jeunes filles d'aujourd'hui sont sans doute différents.

Qui rêve encore d'un teint blanc et de joues roses ?

Autres rêves peut-être mais rêves sûrement !

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #Personnages, #poésie

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