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Joyeux Noël 2020 !

Publié le par Marylis Costevec

Cette année, même si le port de Sainte-Catherine a revêtu ses habits de lumière, le père Noël n'est pas arrivé en bateau, !

Mais pas d'inquiétude. Il se porte bien !

Et s'il se fait discret pour nous protéger tous, il a su trouver le chemin pour gâter les petits et les grands enfants sages !

 

 

Publié dans fêtes calendaires

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L'arrivée de la Fée Electricité à Locmiquélic.

Publié le par Marylis Costevec

L-installation de la ligne, image publicitaire (chocolat Guérin-bouton), détail

La lumière S.V.P !

En 1926, lorsque les commerciaux de la S.B.E. (Société Bretonne d'Electricité) sont passés dans les foyers locmiquélicains, les habitants n'ont pas "chipoté leur adhésion". Quelques mois plus tard, ils estiment avoir eu tort de faire confiance à la dite société qui leur promettait la lumière pour le mois de septembre :

"(...) Permettez-nous de vous dire, Monsieur le directeur, que la patience a des limites et s'il nous fallait recommencer, serions-nous aussi crédules que nous l'avons été ? Non,... et à juste raison ce serait plutôt l'inverse. Admettez, Monsieur le directeur, qu'on nous promette la lumière pour septembre puis pour octobre et qu'on nous remette ça de quinzaine en quinzaine, qu'en penseriez-vous ?"

 (L'Ouest Républicain, 30 décembre 1926)            

Que la lumière soit !...

C'est le mardi 14 décembre 1926 qu'eut lieu la réception officielle de la ligne électrique à Locmiquélic. 

La lumière était annoncée pour le "samedi soir, après le turbin" selon l'expression du correspondant minahouet qui s'en réjouissait :

"Nous pataugerons moins. Nous verrons notre route. Et Kerneur verra sa cale : l'accostage sera facilité et nous nous en réjouissons tous !

Nos ménagères vont être heureuses. Elles pourront remiser lampes et bidons, avec soin, car il faudra prévoir la panne." (Le Rappel du Morbihan" 19 décembre 1926.)

 

Las, le samedi 18 décembre, toujours point de lumière. Les Minahouets s'impatientent et ronchonnent :

" (...) Quand vos encaisseurs ont passé chez nous (sic), nous ne leur avons pas fermé la porte au nez et cet argent versé ne nous rapporte rien du tout car nous avons beau tourner le bouton, nous faisons toujours ballon."

(L'Ouest Républicain, 30 décembre 1926)

 

... La lumière fut ... enfin !!!

Il semblerait tout de même que les paroissiens ont pu se passer du fanal pour se rendre à la messe de Minuit.  On peut le lire dans le "Rappel" du 2 janvier 1927 qui publie, lui aussi, les articles proposés avec quelque retard :

" Depuis plusieurs jours, les rues sont éclairées à la grande satisfaction de la population. Le pays en est tout transformé. Quelques maisons profitent également de l'éclairage électrique. Que les employés de la S.B.E. s'activent pour placer les compteurs et toutes les ménagères s'en réjouiront. Nous voulons croire que pour le 1er janvier 1927, la Bonne Fée règnera en bienfaisante maîtresse sur notre pays."

(Le rappel du Morbihan, 2 janvier 1927)    

coll. privée

            

 

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Une rue Général de Gaulle à Locmiquélic...

Publié le par Marylis Costevec

Cet automne, on a beaucoup parlé du général de Gaulle à l'occasion du 50ème anniversaire de son décès qui survint le 9 novembre 1970. 

BNF, gallica

C'est en 1990, à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'appel du 18 juin, que la municipalité de Locmiquélic décida d'honorer sa mémoire en donnant son nom à une rue de la ville, arguant que "nul ne saurait mettre en doute sa qualité de Grand Français" (Bulletin Municipal N° 15- juillet 1990)

Francis Pahun et son équipe décidèrent alors de débaptiser les rues qui mènent de l'actuel rond-point du Loch au quartier du Rollo qui portaient ceux de Léon Jouhaux et de Jean Le Coutaller

 

Plan de 1989
On ne vous présentera pas le général de Gaulle mais il est peut-être bon de rappeler qui étaient Léon Jouhaux et Jean Le Coutaller.
Léon Jouhaux (1879- 1954), syndicaliste, prix Nobel de la paix (1951)

Léon Jouhaux était un ouvrier. Il fut surtout une figure centrale du syndicalisme français. Secrétaire général1 de la  (CGT) de 1909 à 1947, Il fonda ensuite la CGT-FO qu'il présida jusqu'à sa mort. Il fut aussi aux commandes du conseil économique et social et vice-président de la Confédération Internationale des syndicats libres.

Après la dissolution de la CGT par le régime de Vichy, il continua à militer depuis le sud de la France. Arrêté en 1941, il fut livré aux Allemands en 1943 et transféré à Buchenwald puis à Dachau où il bénéficia cependant de mesures de détention adoucies.

 Libéré en 1945, il continua à oeuvrer au sein des instances syndicales nationales et internationales.

Ses nombreux engagements pacifistes lui valent l'attribution du prix Nobel de la paix  en 1951.

(sources wikipédia).

C'était la rue Léon Jouhaux...

Il n' y a plus de rue Léon Jouhaux à Locmiquélic. Inutile de dire que la décision ne fut pas du goût de tout le monde. Les séances du conseil municipal furent houleuses. Et certains se souviennent encore de cet habitant qui  avait reproduit sur sa maison un panneau bleu où il avait écrit en blanc : rue Léon Jouhaux, prix Nobel de la paix.

 

Jean Le Coutaller (1905-1960), résistant, homme politique (socialiste)

"Anticommuniste et laïque convaincu, Le Coutaller était un bon représentant du socialisme de l’Ouest de la France."

instituteur ;
 résistant, capitaine FFI ;
membre du CDL du Morbihan ;
secrétaire fédéral de la SFIO du Morbihan (1946 et 1949-1960) ;
membre du comité directeur de la SFIO ;
 député socialiste du Morbihan (1945-1956).
Conseiller général de Gourin (1945-1949) ;
maire de Lorient (1953-1959) ;
sous-secrétaire d’État aux Anciens Combattants dans le gouvernement Guy Mollet (2 mai 1956-13 juin 1957).

 

C'était la rue Jean Le Coutaller.

Le nom de Jean Le Coutaller fut donné à la place du marché de l'époque qui se situait à l'ouest de la rue François Le Levé. Cette place n'existe plus : en 2012, on décida d'y construire un petit collectif et un pôle médical (voir carte ci-dessus, tache verte).

 

En savoir plus sur Jean Le Coutaller:

Publié dans lieux

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Pour un sou de friandises... en 1920

Publié le par Marylis Costevec

De quoi se régalaient les petits Minahouets, au lendemain de la Grande Guerre ?

C'est un article écrit par "Le vieux Louis" en 1936 dans LE NOUVELLISTE DU MORBIHAN qui nous l'apprend !

Hé oui, il est nostalgique Louis et il trouve qu'avec un franc, on n'a plus grand chose. Alors, il se revoit sur la Bôve à la boulangerie, échanger sa petite pièce percée de cinq centimes (un sou) contre une friandise ou une babiole. Et il avait, dit-il, l'embarras du choix  :

"- un petit pain ou une brioche,

- 2 galettes appelées korrigans

- 1 tablette de chocolat ou 3 caramels

- 5 pastilles de menthe ou 3 boules de gomme

- un bâton de réglisse."

Pour un sou, il pouvait aussi s'acheter

"(...) un de ces cornets de papier luisant et de couleur vive appelés "surprises" au fond desquels on découvrait, sous une couche de copeaux, une sucrerie quelconque et un petit jouet de fer blanc."

Pour le même prix, soit un "rotin", il ressortait du "bazar d'un sou" avec

"- deux billes de terre vernies ou une bille de verre jaspée

- une corde à toupie ou un pétard

et beaucoup d'autre choses encore."

S'imaginait-il le brave homme que quelques 20 années plus tard après une autre guerre, il faudrait cent sous (5 francs) à ses petits-enfants pour s'acheter ... un carambar* ?

dessin de F. Poulbot (1879-1946)

 

Plus près de nous (chanson de Renaud en 1985)

" (...) Les bombecs fabuleux qu'on piquait chez le marchand
Car-en-sac et Mintho, caramels à un franc
Et les mistral gagnants

(...)

les carambars d'antan et les coco boers
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistral gagnants

(...)"

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"1930 : Thoniers dans la tempête" : on met à la cape...

Publié le par Marylis Costevec

Nous y avons cru !...

Nous étions impatients de partager avec vous les émotions suscitées par ce film qui rencontre déjà un grand succès : tous ceux qui l'ont vu sont unanimes :

un film à voir et à revoir.

Il nous emmène au coeur d'une tempête exceptionnelle et nous fait revivre ce qu'ont vécu nos ancêtres

Il nous rappelle la perte de L'AMI DES JALOUX (8 hommes dont 4 Minahouets) qu'on voyait à Sainte-Catherine. Il nous rappelle SANTEZ ANNA qui fut englouti avec son équipage (5 hommes dont 3 Minahouets).

7 familles endeuillées à Locmiquélic (l'une d'elle doublement : le père et le fils naviguaient sur le même bateau).

... On reporte

 Nous avions oeuvré pour qu'il soit programmé à l'Artimon le 20 décembre 2020. Nous apprenons aujourd'hui que la municipalité a décidé de suspendre la programmation du centre culturel ARTIMON jusqu'au 4 janvier 2021. Le gouvernement repousse encore l'ouverture éventuelle des salles de spectacle au 7 janvier.

Nous n'en sommes pas vraiment surpris : le virus ne cède pas...

Alors, en attendant des jours meilleurs, nous faisons le gros dos et mettons à la cape !

La projection n'est pas annulée, elle est reportée à une date indéterminée :

 Nous vous tiendrons au courant ! 

 

Tout savoir sur le film :

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Ils avaient besoin de lumière !...

Publié le par Marylis Costevec

En feuilletant la presse ancienne, on s'aperçoit que les journalistes ont un faible pour les drames en tous genres et nous donnent plus souvent envie de verser une larme que de rire aux éclats...

Alors quand l'occasion de sourire se présente, on a envie de la partager !

En décembre 1937, des cambrioleurs ont eu une idée lumineuse :

Il y a quelques jours, un mécanicien de Locmiquélic s'apercevait, au matin, que son atelier avait été visité nuitamment.

Fort inquiet, il se mit en devoir de déterminer les dégâts, mais ne put constater d'autre disparition qu'un nombre impressionnant de piles wonder.

Nos cambrioleurs avaient trouvé ce moyen économique, mais dangereux, de renouveler leur provision de lumière.

... mais il fallait qu'il fussent bien convaincus de la supériorité de la pile wonder pour se mettre sous l'inculpation de vol avec effraction.

C'étaient sans doute des connaisseurs et ils courent toujours avec les piles wonder, qui n'avaient certainement pas prévu une telle réclame ... non payée !..."

(Le Nouvelliste du Morbihan, 10 décembre 1937)

Histoire vraie, bonne blague ou fausse publicité ? A vous de décider!

Mais nous entendons déjà tous ceux qui ont plus de 30 ans s'exclamer :

"La pile wonder ne s'use que si l'on s'en sert !"
buvard publicitaire (coll. privée)

Sacré slogan !

Les piles wonder ont éclairé les nuits pendant 80 ans. Créées en 1914, elles ont disparu en 1994.

Souvenirs, souvenirs !

 

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Quand le soleil se couche derrière le port de commerce...

Publié le par Marylis Costevec

 

Par les temps qui courent, le soleil fait du bien au moral et il nous offre de belles lumières surtout quand il  découpe la silhouette des grues et des gros bateaux !

Quand le soleil se couche derrière le port de commerce...
Quand le soleil se couche derrière le port de commerce...
Quand le soleil se couche derrière le port de commerce...
Quand le soleil se couche derrière le port de commerce...
Quand le soleil se couche derrière le port de commerce...
Quand le soleil se couche derrière le port de commerce...
Quand le soleil se couche derrière le port de commerce...

à quai ce 28 novembre 2020 :

On leur a aussi tiré le portrait quand il faisait jour !

SEAMARLIN et LOWLANDS ANGEL à Kerroise le 28-11-20

le cargo LOWLANDS ANGEL (199 m, Liberia), arrivé le mercredi 25  décharge 40420 tonnes de soja et  doit appareiller le 1er décembre.

 

 

le pétrolier SEAMARLIN (188 m., Allemagne ) qui était chargé de 33 000 tonnes de gazole en provenance de Primorsk (Russie) :

 

Publié dans bateaux, commerce, vie locale

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Tour de la découverte à Lorient : On a changé de coupole !

Publié le par Marylis Costevec

C'est le 26 novembre 2020 que la tour de la découverte qui fait partie du paysage familier des Locmiquélicains depuis 334 ans a retrouvé une coupole identique à celle que voyaient leurs ancêtres et dont se souviennent peut-être encore ceux qui sont nés entre les deux guerres. Cette coupole fut détruite pendant la seconde guerre mondiale.

Celle dont la plupart des Minahouets se souviennent et qui avait été posée en 1949 pour la remplacer fut déposée le 2 février 2018.

Lydie Le Roux était là et elle nous a autorisés à publier ces images :

Diaporama  (4 photos de Lydie Le Roux) :
Dépose de la coupole corrodée qui datait de 1949.
Dépose de la coupole corrodée qui datait de 1949.
Dépose de la coupole corrodée qui datait de 1949.
Dépose de la coupole corrodée qui datait de 1949.

Dépose de la coupole corrodée qui datait de 1949.

Elle était là aussi, le vendredi 26 novembre 2020, pour la pose de la nouvelle coupole semblable à celle qui fut installée en 1891. Elle a été réalisée à Pleucadeuc par l'atelier de Philippe Bournigal, ferronnier d'art et l'entreprise d'André Rio, charpentier à Bohal, d'après les documents d'archives. Du beau travail !

Nous la remercions pour ses photos qui nous permettent d'admirer l'ouvrage de 4 mètres de diamètre pour 5 mètres de hauteur : la balustrade et la verrière surmontée d'une toiture de cuivre.

Encore un peu de patience et vous pourrez monter là-haut ! 

Diaporama  (6 photos de Lydie Le Roux)) :
Tour de la découverte à Lorient :  On a changé de coupole !
Tour de la découverte à Lorient :  On a changé de coupole !
Tour de la découverte à Lorient :  On a changé de coupole !
Tour de la découverte à Lorient :  On a changé de coupole !
Tour de la découverte à Lorient :  On a changé de coupole !
Tour de la découverte à Lorient :  On a changé de coupole !
Retrouvez l'histoire de la tour et de sa coupole
en cliquant sur le lien ci-dessous :

Publié dans patrimoine

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le 11 novembre 1920 : Hommage à Marianne et aux poilus.

Publié le par Marylis Costevec

 

Le 11 novembre 1920, Les Minahouets étaient appelés au pied du Monument aux Morts pour la troisième fois en 18 jours.

Ces trois cérémonies n'étaient cependant pas identiques :

Le 24 octobre, on inaugurait le monument et le comité chargé de son érection le remettait solennellement aux Locmiquélicains représentés par le maire, Jules Le Bourdiec et les conseillers municipaux en présence des habitants, des enfants des écoles, et des personnalités civiles et religieuses : député, conseiller général, sous-préfet, le recteur et son vicaire,

Le second hommage, pour la fête des morts, était essentiellement religieux

 

Marianne, au centre de la Croix de guerre, bien visible sur le Monument aux Morts de Locmiquélic.

 

La cérémonie du 11 novembre se voulait avant tout patriotique : c'est d'abord la naissance de la République (la troisième) proclamée 50 ans plus tôt, le 4 novembre 1870, que le peuple était invité à commémorer.

BNF, gallica

La date choisie n'était pas anodine. C'est dans un moment très difficile de l'histoire du pays que la République avait été proclamée,

En 1920, le souvenir de la guerre de 1870 était encore vivace. On n'avait pas oublié que, cette année-là, le 10 juillet, Napoléon III avait déclaré la guerre au royaume de Prusse. On se souvenait aussi de la bataille de Sedan, le 2 septembre, où il avait dû capituler. On se souvenait de ce 4 septembre où les députés avaient prononcé la déchéance de l'empereur et ,proclamé le retour de la  République sous l'impulsion de Léon Gambetta et des Parisiens.

On se rappelait surtout, qu'on avait perdu la guerre, qu'on avait perdu l'Alsace et la Lorraine et qu'on ne l'avait jamais accepté.

"Pourtant là-bas est un point noir

Près de l'Alsace et de sa soeur ;

Oh ! là... Je ne veux plus rien voir :

C'est le terrier du ravisseur."

Ph. Georgeault-Jouan,18901

Ce 11 novembre 1920, on honorait donc avec la République, la mémoire des soldats de 1870 et celle des soldats de 14-18 qui nous avaient rendu l'Alsace et la Lorraine.

Le petit journal (7 nov. 1920), BNF Gallica

Ce jour-là, c'est le coeur de Gambetta, considéré comme "le véritable chef du gouvernement de la Défense nationale en 1870-71" et la dépouille du Soldat Inconnu, "symbole de la reconnaissance française envers 1 500 000 héros morts pendant la Grande Guerre"2 placés côte à côte sous l'Arc de Triomphe que l'on saluait.

Le coeur de Gambetta et le Soldat In connu sous l'arc de triomphe (agence Rol) BNF gallica
Cérémonie du 11 novembre 1920 à Paris (agence Rol) BNF Gallica

La presse locale de l'époque souligne bien le lien entre les deux guerres :

"La fête populaire a été splendide, joignant l'apothéose du patriotisme de 1870-1871 à celui (sic) du patriotisme de 1914-1918, dans l'apothéose générale de la France aimée de tous." (Le Nouvelliste du Morbihan, 13 novembre 1920).

Le coeur de Gambetta fut transporté au Panthéon dans la soirée tandis que le cercueil du Soldat fut installé dans la salle du premier étage transformée en chapelle ardente; en attendant son inhumation sous l'Arc de Triomphe, selon la volonté des associations d'anciens combattants.

CPA - coll. privée

1) La référence à la guerre de 1870 et la question de la Revanche est omniprésente dans l'oeuvre de Philoména Georgeault-Jouan, cette poétesse qui enseigna à Locmiquélic de 1880 à 1919. De nombreux poèmes de son recueil "l'écrin scolaire" destiné aux enfants de 8 à 13 ans en parlent aussi.

Les Locmiquélicains sont certainement impliqués dans cette commémoration. Aujourd'hui, en 2020,  Pierrette Horel (née en 1929) entonne encore des chansons évoquant la perte de l'Alsace et la Lorraine, des chansons que sa mère lui a apprises.

2) Le Nouvelliste du Morbihan, 13 nov 1920

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La commémoration du 11 novembre en 2020 à Locmiquélic : un comité restreint.

Publié le par Marylis Costevec

Journée nationale de commémoration
de la Victoire et de la Paix,
Hommage à tous les "Morts pour la France" 

 

En raison de la crise sanitaire, le public n'était pas autorisé à participer aux cérémonies commémoratives. C'est donc en Comité restreint que s'est effectué le dépôt de gerbe au pied de la stèle rappelant le sacrifice des "Enfants de Locmiquélic" qui ont donné leur vie pour la Patrie : on notait , aux côtés de Philippe Berthault, maire, la présence de Didier Tanguy, maire adjoint, Madame Nahalie le Magueresse, ancien maire, élue d'opposition, Alain Le Huec, président de l'UFAC de Locmiquélic.

 

 

 

 

Le discours du maire

Jean Yves Le Gloahec, conseiller municipal a d'abord évoqué la naissance de la commune et l'érection du Monument aux Morts, inauguré le dimanche 24 octobre 1920.

Une plaque portant les noms de deux marins disparus lors de la Grande Guerre dont il a retrouvé la trace a été rajoutée à l'arrière du Monument. Il s'agit de Gildas Le Corre, né à Locmiquélic (commune de Riantec) le 30 janvier 1892, fusilier-marin disparu à Steenstracte (Belgique) le 17 décembre 1914 et de Charles-Marie Scolan, né à Locmiquélic (commune de Riantec) le 28 décembre 1882, matelot-charpentier disparu le 18 mars 1915 à bord du BOUVET, coulé après avoir été touché par une mine dans le détroit des Dardanelles.

Le discours de Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants, a été lu par le maire, Philippe Berthault :

 Il évoque la cérémonie de 1920. Ce jour-là, 'le peuple de France accompagne solennellement le cercueil du Soldat Inconnu sous les voûtes de l'Arc de Triomphe, saluant la mémoire de tous les soldats morts sous le drapeau tricolore."

En 2020, c'est Maurice Génevoix qui entre au Panthéon. "(...) Il y entre avec tous ses frères d'armes, ceux dont il a immortalisé le souvenir, l'héroïsme et les souffrances. (...) "

Pour lire le texte en entier, cliquer sur le lien ci-dessous.

Un jeune Locmiquélicain qui effectue son SNU (Service National Universel) a lu un texte de Maurice Génevoix qui est entré ce mercredi au Panthéon, ce texte qui se termine par la phrase d'anthologie :

« Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes. Et pourtant, nous l’avons fait »

Vous trouverez, plus bas un article sur Maurice Génevoix.

Discours de Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants, prononcé lors de la journée nationale de commémoration de la Victoire et de la Paix, Hommage à tous les "Morts pour la France"

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