Publié le 10 Février 2022

On ne dira jamais assez combien l'oeuvre de Philoména Georgeault-Jouan nous apporte d'informations sur la vie à Locmiquélic à la fin du XIXème siècle et sur l'univers d'une toute jeune femme de l'époque  : elle n'a pas trente ans quand elle publie "Rêves, Sourires, Larmes", ce recueil de textes en vers qui nous parle de ses émotions jour après jour, un document d'histoire des femmes, des femmes du petit peuple, vous savez celles qu'on entendait si peu !

Aujourd'hui nous vous proposons d'écouter une histoire d'amour,  sûrement inspirée par ses lectures des auteurs romantiques, une histoire telle une petite pièce de théâtre en vers que nos amis LES FLÂNEURS, COMPAGNONS EN POESIE nous font vivre avec brio !

photo "Les FLÄNEURS"

Si vous aimez changer d'époque, si vous appréciez les histoires surannées, cliquez sur le lien ci-dessous et découvrez comment on peut "aimer, être aimé et.... souffrir" !

Nous vous proposons le texte après le lien pour permettre à ceux qui aiment avoir le texte sous les yeux de suivre en écoutant ; plusieurs possibilités s'offrent ainsi à vous, lire d'abord, écouter d'abord, les deux à la fois, lire et relire, écouter et réécouter, comme il vous sied !

 

 

AIMER, ÊTRE AIMÉE ET… SOUFFRIR

 

Si tu voyais un jour prier sur mon tombeau

Un jeune homme éploré, des mortels le plus beau :

Ce serait lui…Lui ! qu’en secret mon cœur adore

Dis-lui qu’en expirant je le nommais encore !

 

J’ai là dans ce tiroir une correspondance :

C’est le trop plein du cœur d’une intime d’enfance.

 

Depuis de bien longs jours nous étions séparées

Mais j’y pensais souvent ; et pendant les soirées

D’hiver, quand on se plaît à revoir le passé,

Je parlais de Léda dans mon groupe pressé.

 

Or un jour que j’étais d’assez méchante humeur

Je vis venir à moi Thomas le vieux facteur.

 

Ma fine, me dit-il, vous paraissez bouder,

Prenez ce billet doux il va vous dérider

J’ignore ce que c’est car je ne suis pas fin,

Mais je crois cet écrit dicté par le chagrin

Voyez comme ces mots se courbent tristement,

La main du désespoir les trace assurément ;

Mais, excuse… pardon… cela ne me fait rien,

S’il y a des douleurs vous le verrez trop bien

 

Les phrases du facteur me faisaient réfléchir,

On sait qu’il s’y connaît, je n’osais plus ouvrir

Enfin, très bravement de mon peigne à cheveux

Je perçai l’enveloppe et la fendis en deux.

La lettre commençait :

P*, ce dix-neuf janvier

Chère amie, ainsi que tes doigts à ce papier

Que tu tiens, ont fait une large déchirure,

Ainsi mon pauvre cœur a reçu sa blessure

Il s’est offert lui-même, orgueilleux, ignorant,

Le plaisir de servir de cible au dieu tyran.

J’aime ! je suis aimée !... oh ! cache-toi le front ;

En te le révélant je te fais un affront,

Je le sais, ô mon Dieu, mais je souffre un martyre ;

Par commisération laisse-moi te l’écrire

 

Lorsque j’étais enfant je n’étais point méchante

Il doit t’en souvenir. Une histoire touchante

Nous faisaient toutes deux pleurer pendant longtemps

Des larmes de pitié ; qu’il est loin ce bon temps !

 

Eh bien ! je pleure encor… mais des larmes de feu,

Larmes de désespoir qui m’éloignent de Dieu !

Je pleure, malheureuse ! en menaçant le ciel

Qui dans un cœur humain laisse entrer tant de fiel

 

Pourtant ai-je le droit d’en accuser le sort ?...

Oh ! non, mea culpa, car seule j’ai eu tort

 

Qu’il aille avais-je dit, je ne veux plus le voir ;

Sa présence m’ennuie à mon plus grand devoir

Sans faillir je pourrais me relâcher un jour ;

S’il est fou, soit ! mais moi je ne sens nul amour

Pour ce pauvre insensé, venu je ne sais d’où,

Et suis fort insensible à ses longs regards doux.

 

Qu’ai-je besoin vraiment d’un pareil ennuyeux ?

Je ne puis faire un pas sans rencontrer ses yeux

Si je ris, il est gai, si je suis triste il pleure ;

Je garde le logis : il cerne ma demeure.

Me plaît-il, par hasard, d’aspirer l’air du soir,

Sous l’ombre du balcon je vois son profil noir.

Lasse de l’obsession je me sauve à l’église

Il m’y devance encor ; sa main nerveuse puise

Dans l’eau sainte, et vers moi s’avançant galamment,

M’offre un doigt que j’ai soin d’effleurer seulement.

Mais qu’il s’en aille donc et parte pour toujours

Puisse-t-il rencontrer plus faciles amours.

 

Il partit, devinant à la fin mon mépris,

Et je reçus ces mots de ce jeune homme épris :

 

« Adieu ! soyez heureuse, ô angélique femme !

Je vous quitte de corps mais vous gardez mon âme.

Avant de m’éloigner permettez qu’à genoux

J’ose baiser le sol où votre pied si doux

S’est posé bien souvent. Mais encore une fois,

Adieu !... Je vous gênais ; et pourtant dans six mois

Je reviendrai vers vous, j’en ai le ferme espoir,

Si je vis jusque là ; donc, Madame, au revoir.

On ne meurt point d’amour, Musset nous le dit bien,

Je le chantais jadis sans y comprendre rien.

- Vous si bonne !... pour moi que vous êtes cruelle ;

Vous êtes vertueuse presque autant que belle.

Que je vous aime ainsi détournant vos beaux yeux

De l’indigne étranger qui ose être amoureux.

Cependant laissez-moi le dire seulement :

Quand je vous remarquai je croyais franchement

Que vous étiez encor libre de votre main ;

J’appris que je m’étais trompé, le lendemain ;

Je voulus oublier, hélas ! c’était trop tard,

J’avais perdu mon cœur dès un premier regard.

- Au revoir ! Dans six mois à cette même date

Je serai près de vous : mon âme se dilate

A ce seul souvenir, oh ! je vous reverrai !...

Pour mon malheur, Léda, toujours je t’aimerai ;

(Tu le vois, il savait comment je me nommais)

Toi, quand m’aimeras-tu ? jamais ! jamais ! jamais ! »

 

Aussitôt je brûlai cette épître si tendre,

Mais – dois-je l’avouer ? – j’en conservai la cendre.

Certes je n’aimais point, je puis te le jurer ;

Ah ! cette indifférence ne devait pas durer !

Les six mois écoulés il revint, c’était lui !

Je sentis sa présence comme un rayon luit.

Malgré moi mon regard fut rencontrer le sien ;

La foule m’entourait : je ne voyais plus rien

Que lui seul ! si plutôt, j’aperçus une femme

Qui lui donnait le bras… il m’oubliait, l’infâme !

 

Ah ! que je souffris en cet instant fatal !

Je ne puis définir ; mais j’ai gardé ce mal.

Mon cœur se contracta, je respirais à peine,

Et ses yeux me suivaient pour augmenter ma peine.

Mes doigts crispés tordaient et déchiraient mon gant :

Il me fallait sourire aux amis cependant.

 

Rentrons, dis-je, il est temps, ce bruit joyeux m’agace

Le vent fraîchit, partons… à l’air mon front se glace.

Hélas ! je me disais que montrer mon chagrin

Eut été lâcheté ; je me mis en chemin

Pour ma demeure : ô ciel ! que longue était la route

Que je suivis ce jour ; mais j’ignorais sans doute

Qu’au logis ma douleur devait s’accroître encor ;

Partout je revoyais la femme aux cheveux d’or

Que j’avais aperçue à son bras dans la fête,

Et pour ne plus la voir je me cachais la tête ;

Mais son portrait était gravé dans ma prunelle :

Je portais ma rivale… oh ! Dieu, qu’elle était belle !...

Cette beauté mettait en moi de la folie

Et je l’aurais maudite d’être si jolie !

 

Je n’avais rien de Lui, si, mais si peu de chose,

Je gardais une fleur, un petit œillet rose…

Qui rose était resté conservant tous ses charmes,

Je le pris, et, sur lui laissant couler mes larmes,

Je lui parlai longtemps… d’abord il s’irisa,

Puis sous mes pleurs brûlants il se carbonisa.

Je fus dans cet état trois jours : quelle démence !

Dieu te garde à jamais de pareille souffrance.

 

A ce grand désespoir succéda la tristesse

Quand me vint cet écrit :

« Charmante enchanteresse,

Dimanche, vous voyant ma sœur m’a dit tout bas :

Que cette femme est belle et j’ai pressé le pas !

Au revoir ! ma Léda, dans six mois, jour pour jour,

Vous verrez à vos pieds le mendiant d’amour !

Cela pour retrouver cette froideur étrange :

Vous seriez un démon si vous n’étiez un ange… »

- Sa sœur ! c’était sa sœur ! j’aurais dû le savoir.

On n’aime qu’une fois : il aimait … sans espoir

Il est vrai ; mais je dois plaindre au moins son malheur ;

Nul autre désormais ne conquerra mon cœur.

 

Je m’en remets à toi, ma chère, sans détour,

Dis-moi qu’en penses-tu ? Crois-tu que c’est l’amour

Qui me transperce l’âme sans espoir, sans trêves,

Et me poursuit partout, même au sein de mes rêves ?...

 

 

Non !!! … ce n’est point l’amour : cela ne peut pas être,

Dieu si juste et si bon n’aurait point laissé naître

Ce sentiment impur dans mon cœur si loyal :

Je n’ai rien fait au ciel pour mériter ce mal !

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Eh bien ! si j’aime, soit !... en quoi suis-je blâmable ?

L’aimable rossignol serait-il donc coupable

De chanter en son bois un duo de tendresse ?

Sans son consentement la Nature en ivresse

Lui donne voix et cœur : l’oiseau aime et chante !

L’homme rêveur s’arrête à cette voix touchante.

 

Oh ! toi qui me connais pourras-tu réprimer

Ces sentiments sans nom que j’ose t’exprimer ?

Rappelle-toi ceci : je ne peux succomber,

Ma conscience est là ; je puis mourir, tomber…

Jamais ! car sur un pic j’ai placé mon honneur,

Pour l’atteindre il faudrait me transpercer le cœur.

- Au revoir, chère amie ; en apprenant ma mort

Sous peu, réjouis-toi. L’infortuné s’endort

Sans regrets ; moi j’invoque l’éternel sommeil :

Nous nous retrouverons au jour du grand réveil. »

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

J’ai voilé cette lettre avec un crêpe noir,

Pour la morte d’amour je prierai chaque soir.

 

...........................................
BNF-Gallica : le bouquet refusé, estampe de Louis-Marin Bonnet (1743-1793)

 

Nous avons fait réimprimer quelques exemplaires du recueil qui était épuisé.
N'hésitez pas à le commander
ou à nous le demander lors de nos prochaines animations !

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #femmes, #poésie

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Publié le 3 Février 2022

Locmiquélic persiste et signe !

Pour la deuxième année consécutive, Locmiquélic est classée première du Morbihan dans sa catégorie (villes de 3500 à 5000 ha) et toujours 18ème sur le plan national (sur les 950 villes de sa catégorie !). C'est  l'association des villes et villages de France où il fait bon vivre qui se base sur 187 critères (4 de plus que l'an dernier) qui le dit.

https://www.villesetvillagesouilfaitbonvivre.com/vivre-a-Locmiqu%C3%A9lic-56570/56118/56

Nous avons eu la bonne surprise  : une photo prise lors d'une animation organisée par le Comité d'Histoire illustre l'article que le Télégramme a consacré au sujet (merci !) :

La balade de fontaines en lavoirs (en juin 2021) qui fait une pause à la pointe du Bigo pour parler de la fontaine marine et écouter LES FLÂNEURS, compagnons en poésie nous lire des poèmes sur l'eau accompagnés à l'accordéon par Danielle de l'association SOUBENN.

Des collaborations comme on les aime et qui participent à l'attrait de la vie minahouette avec les actions des nombreuses autres associations.

Une histoire particulièrement riche et passionnante quoique méconnue, a laissé quelques traces que nous aimons faire découvrir.

La ville possède des atouts de par sa situation en bord de rade et ses équipements (commerces , écoles, ports et le marais, réserve ornithologique).

Il y fait réellement bon vivre !

https://www.locmiquelic-histoire.fr/2021/06/balade-de-fontaines-en-lavoirs-sur-les-traces-de-nos-ancetres-a-locmiquelic.html

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale

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Publié le 31 Janvier 2022

A la chandeleur, on fait sauter les crêpes ! C'est l'occasion de franches rigolades car bien sûr, comme on ne croit plus guère que

 A crêpe bien retournée

l'argent vient avec la santé

il y a toujours quelqu'un qui a envie de faire le pitre et c'est souvent à qui la lance le plus haut ou la retourne le plus grand nombre de fois...

C'est à peu près tout ce qui reste d'une fête autrefois riche de sens et célébrée partout.

Nous avons cherché la signification religieuse de cette fête, l'origine de son drôle de nom et les différents rites que l'on accomplissait autrefois et qui sont tombés en désuétude.

En effet, la dernière cérémonie fut célébrée en 1937 en la cathédrale de Vannes et sans doute dans toutes les paroisses du diocèse car les fidèles étaient de moins en moins nombreux à y assister

 

La bénédiction des cierges

Dans "La Semaine Religieuse du Diocèse de Vannes" du 1er février 1941, Louis Mercier raconte ce qui se passait quelques années auparavant.

C'était, écrit-il, une des "petites fêtes" les mieux célébrées à la campagne au temps jadis, bien qu'elle ne fut pas chômée :

"La journée, on vaquait aux travaux, d'ailleurs peu urgents, de la saison ; mais le matin, on assistait à la messe, et l'on y portait les cierges à bénir.

On quittait la maison au petit jour après avoir fait un brin de toilette. Pas celle des grandes fêtes, ni même des dimanches, bien sûr. Il y avait une tenue pour les "petites fêtes" ; on y portait les vêtements fatigués mais pas encore assez usés pour être mis à tous les jours. Des hommes y venaient en blouses : les femmes en tabliers mais en tabliers frais lavés et qui gardaient encore les plis de l'armoire.

Nous voici au bourg. Les épiceries sont ouvertes et l'on entend tinter les clochettes de leurs portes. car c'est là que l'on va acheter les cierges à faire bénir. Ils sont longs, frêles et si blancs qu'on les dirait moulés dans la neige de l'hiver. Ce sont, bien entendu, les femmes et les enfants qui ont la charge de les présenter à la bénédiction.

L'église est coite et sombre. Comme il convient pour une petite fête, l'autel n'est que modestement illuminé. D'ailleurs, le jour commence à réveiller les teintes de vitraux. Les sabots des arrivants résonnent sur les dalles, et comme on est dans la saison des rhumes, des toux d'hommes, des toux de femmes, des toux d'enfants parcourent l'assistance.

Puis, avant la messe, c'est la bénédiction des cierges. L'instant exquis : un cierge, deux cierges s'allument, et d'autres et d'autres encore. Dans un baiser lumineux, les cierges, de proche en proche se communiquent la flamme bénite. Tous ces bâtons de cire, tout à l'heure inertes, empruntent au feu une âme palpitante et légère, une vie qui rayonne. Et la pénombre de l'église est maintenant criblée d'étoiles comme une belle nuit d'été."

 

La procession

On est un peu frustré car Louis Mercier ne décrit pas la procession qui se déroule à l'intérieur de l'église. Nous pouvons tout au plus deviner que les paroissiens déambulent en chantant des cantiques puisqu'il cite ces paroles d'une antienne entendue à cette occasion :

"Salut à vous, pleine de grâces, Vierge Mère de Dieu : de vous est né le Soleil de Justice qui illumine ceux qui sont dans les ténèbres."

Ces quelques mots nous éclairent sur la signification de ces cierges que l'on bénit à l'occasion d'une fête qui rappelle la purification de la Vierge (encore appelée la présentation au temple), ces chandelles qui ont donné leur nom à cette fête symbolisent la lumière qui doit éclairer le monde.

Si l'on en croit un article publié dans le courrier de Bretagne le 2 février 1878, ce n'est que depuis 1830 que la procession a lieu à l'intérieur des églises. Auparavant, c'est en public que "les fervents portaient des chandelles allumées contenues dans de grands cierges en fer-blanc peint".

Les cierges bénits

La procession achevée, les paroissiens participaient à la messe, une grand-messe solennelle et s'en retournaient chez eux en emportant le cierge qu'on allumerait en deux occasions bien particulières :

- Lorsque la mort s'approche de la maison et qu'un de ses habitants doit recevoir les derniers sacrements (extrême-onction)

- quand l'orage gronde :

 

 

La désaffection

L'éducation des masses aurait-elle eu raison de cette pratique ? Il est sûr qu'après la Grande Guerre, on a plus confiance dans les paratonnerres que dans les cierges de la chandeleur pour se garantir de la foudre.

C'est à partir de 1930 que le désintérêt s'est fait sentir de manière inquiétante, incitant le clergé à réduire progressivement la liturgie.
 

En 1931, les offices sont encore célébrés en totalité, le déroulé est quasiment identique à celui de 1870, même s'il a été quelque peu simplifié :

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la liturgie du 2 février 1870
La liturgie du 2 février 1931

En janvier 1933, on lit dans l'Action Catholique du Morbihan :

"Au matin du 2 février, l'église a coutume de bénir des cierges que l'on porte ensuite en procession avant le chant de la grand-messe. Bien que le peuple chrétien prenne moins part qu'autrefois à cette cérémonie, nombre de familles tiennent encore à s'y faire représenter, afin d'avoir à la maison des chandelles bénites qu'on allumera à la maison lorsque des malades y recevront le Viatique."

Très vite, la cérémonie du soir n'a plus lieu et ensuite, si on bénit toujours les cierges, la procession est supprimée en 1935 et le clap de fin aura lieu en 1937.

 

Il reste peut-être quelques vieilles personnes qui ont participé à ces cérémonies ou en ont entendu parler. Posez des questions autour de vous. Il est plus que temps !

 

sources

Semaine religieuse du diocèse de Vannes,

Journal de Ploërmel du 06/02/1910

courrier de Bretagne du 2 février 1978

Action Catholique du Morbihan, janvier 1933

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #fêtes calendaires

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Publié le 28 Janvier 2022

Les recherches de Benead et Brewal nous plongent dans une époque où les Minahouets utilisaient des mots et des expressions bretonnes de manière spontanée et très courante !

Vous retrouverez aussi leur étymologie (d'après le dictionnaire d'Albert Deshayes)

Aujourd'hui, quelques conseils entendus hier !

Faut savoir se tenir !

 

Conseils aux enfants …

Quand on est invité, il ne faut  pas faire les arloupes et manger comme des gouelles.

On décode ?

Arloupe

« Harloup », orthographe actuelle en breton signifie glouton 

Exemple :  «Quel arloup, il a fini tout le plat !»

étymologie : Arloup : du français préclassique. Harloup (1604)

 

Être un(e) gouelle, manger comme un(e) gouelle

« Gouelan », orthographe actuelle en breton. Prononcé /Goulian/ à Locmiquélic.

Diminutif de "gouelan" (mot breton passé dans la langue française sous la forme "goéland"), désigne une personne qui se goinfre comme cet oiseau marin.    

Exemple :        « Quel gouelle çuici ! »

(À ne pas confondre avec le mot "gouel" (prononcé "gouil" par ici, "gouél" ailleurs) qui veut dire "fête religieuse", "célébration ").

étymologie : Gouelan : (vieux breton : guilann, cornique : goolan, gallois : gwylan, irlandais : faoileann), du celtique *uailanno-

… et conseils aux grands !

 

Ne pas trop forcer sur le gwin ruz (voir billet précédent) ou le lagou chistr et éviter de trop cheucher !

Si on est chichtrak, ou à moitié chichté, après on a mal aux cheveux et il faut dijeuger ...

 

source : ADM 56 : le petit lorientais, août 1928

Explications :

Lagou-chicht

« lagout-chistr », orthographe actuelle en breton

Le « lagout-chistr », est un digestif (ou pas), souvent bu en fin de repas (ou pas).  C'est de l'eau de vie de cidre. On l'aromatise souvent avec des cerises aigres, des prunelles (dgering), des noyaux de prunes etc...« Lagout », est un emprunt au Français de « la goutte », mal-compris il a donné un seul mot en breton « Lagout », comprenant le déterminant de la langue française, il donnera « Ar lagout », si on lui rajoute le déterminant breton.

« Chistr », cf : chistr.

On obtient donc « Lagout-chistr », « la goutte de cidre ».  

étymologie :

Lagout-chistr : Lagout + Chistr

Lagout : du français la goutte

Chistr (écrit également «sistr») : de l’ancien français sistre (XIIe siècle).

                                                                                                   

A moitié  

« hanter », orthographe actuelle en breton.

 

On retrouve ici une utilisation d' « à moitié »  qu'on utilise très fréquemment dans notre français local, on est « à moitié malade », «  à moitié content » et on va aussi «  à moitié bien » ! Ce « à moitié » pourrait être donc traduit par un petit peu.

 

        Exemples :        « Je suis à moitié chichté » (cf chisté)

       «  Celle-ci est à moitié drôle » (à moitié bizarre

étymologie : Hanter : (vieux breton : hanter, cornique : hanter, gallois : hanner), du celtique *san-ter-o-

Cheuj

*« Sach » ou bien « Suj », orthographe actuelle en breton.

« Sach » désigne l'action de tirer. Il est resté dans le français local avec la signification de « tirer sur la boisson », c'est à dire boire (pas mal).

« Suj » désigne le fait d’être « sujet à quelque chose », par exemple la boisson.

    Exemples :      «C'est un vrai cheuch!» (un vrai ivrogne)

                            «Tenir à cheucher comme ça!» (boire autant)

                            «Hier soir, j'étais complètement cheuch» (blindé)

                            « Quelle bande de cheuch ! » (Quelle bande d'ivrognes)

étymologie : Sach(iñ) : de l’ancien français sachier (1170)

                      Suj : du français sujet

Chichté

« Chistret », orthographe actuelle en breton.

Littéralement « alcoolisé au cidre ». « Je suis à moitié chichté. » qui signifie «  Je suis un peu bourré. » du breton « sistr » cidre. On peut en breton créer des verbes à partir d'un nom, comme avec cet exemple, où avec le nom de base « sistr », un nouveau  verbe est créé « sistriñ » qui donne le niveau d'alcoolisation. Il existe en breton une assez grande précision pour nommer les différents niveaux d'alcoolisation.

étymologie :Chistret : Chistr + -et

  Chistr (écrit également «sistr») : de l’ancien français sistre (XIIe siècle).

                -et : marque le participe passé des verbes ; il est issu du vieux breton -et par le moyen -et et le   moderne -et.

 

 

Chichtrak

« Chistrak», orhographe actuelle en breton.

Ce mot est dérivé du nom « chistr » qui signifie « cidre ». On utilise souvent ce mot pour parler de quelqu'un qui est bien « chichté », qui a bu pas mal d'alcool :

    Exemple :        « Il est chichtrak ! ». (il est éméché)

étymologie : Chistrak : Chistr + -ak?

                     Chistr (écrit également «sistr») : de l’ancien français sistre (XIIe siècle).

                     -Ak ?

Dijeuch - Dicheuch

« Disujiñ», orthographe actuelle en breton.

Il est composé du mot « suj » : être sujet à, être sujet de, dominé, soumis, sous l'emprise de, et du privatif « di ». « Disuj » signifie donc « ne plus être sujet à, ne plus être soumis/dominé, ne plus être sous l'emprise de » sous-entendu l'alcool. On peut donc le traduire par « dessoûler » en Français.    Exemple :        « Encore chichté ! Vas donc dicheujer dans le porche ».

étymologie : Disuj : Di- + Suj

Di- : du vieux breton di-, préfixe privatif, répond au cornique dy-, au gallois et à l’irlandais di-. Il présente la même valeur que le français dé-. Ce préfixe provoque la lénition de la consonne initiale du radical.

            Suj : du français sujet

 

Vous utilisez encore ces expressions ?
Vous connaissez quelqu'un qui les emploie ?
Dites-nous !

 

Ceux qui n'ont pas vu passer le premier article sur le sujet peuvent cliquer sur le lien ci-dessous :

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine, #à boire et à manger

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Publié le 23 Janvier 2022

Les sentiers du marais de Pen Mané étaient très fréquentés en ce dimanche 23 janvier 2021. Des gens encapuchonnés et emmitouflés dans leurs doudounes à cause du petit vent frisquet ont profité du soleil radieux accompagnés (ou pas) de Médor ou du Youki.

promenade au marais (Maryl photos)

Des Minahouets en nombre sans doute mais pas que ! il y avait du monde sur la vedette et certains sont montés par le fort :

 

On a vu des jumelles et des lunettes sortir des coffres : les oiseaux ont été observés et on a tiré leurs portraits même s'ils se tenaient à une distance respectueuse !

Il y avait des spatules bien occupées à leur repas

 

des aigrettes garzettes

 

 

une foule de foulques macroule accompagnées de quelques bernaches

 

des grèbes castagneux qui plongeaient à qui mieux mieux :
et bien sûr des tadornes de belon et quelques canards.

crédit photos : Alain Le Hay, Maryl photos

La présence des espèces est aléatoire !

Il y a deux ans, quasiment jour pour jour, nous avions eu la chance de voir la grande aigrette :

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #flore et faune

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Publié le 23 Janvier 2022

Aujourd'hui, nous vous proposons de suivre Belzébuth dans les rues de Lorient. Il se dit flâneur et nous promène  dans la ville en 1896, le lundi 20 janvier plus précisément, un grand jour pour les Lorientais de la classe 1895 puisque c'est le jour du "tirage au sort".
Lisons plutôt :

"Lorient semble s’animer, grâce à la douceur de la température ; les promeneurs sont nombreux et les flâneurs comme nous, ne désirent plus qu’une chose : voir reprendre les concerts si suivis, si appréciés du 62ème de ligne…

Le matin, sur la place Bisson, un dessinateur original tient en éveil aujourd’hui une foule de badauds qui attendent que le dessin s’achève et qui subissent son boniment sur les vertus d’un baume merveilleux pour la guérison des cors ! Plus loin, on vous recommande les crayons anti-migraine ; ici, une lorgnette magique qui vous révèle ce qui se passe derrière vous ; là, des violonistes et des chanteurs vous font entendre la Sérénade du Pavé* et les chansons en vogue…

 

L’après-midi, le tirage au sort ajoute encore à cette animation ; des groupes précédés de drapeaux parcourent toutes les rues ; les conscrits noient, les uns leur gaieté, les autres leur chagrin et arborent leurs numéros enluminés, en trinquant à la France, qu’ils vont servir…

Le soir, on voit s’illuminer le Cercle militaire : c’est la réception pour fêter la croix d’officier décernée au colonel et celle de chevalier accordée au médecin-major du 62ème. La musique y assiste (...)"

(Le Phare de Bretagne
22 janvier 1896)
LE TIRAGE AU SORT

C'est le système qui organise la conscription en France entre 1798 et 1905. Les appelés sont invités à tirer au sort un numéro. 

Pendant longtemps, tirer un bon numéro pouvait avantager ou même exempter du service.

Depuis 1889 jusque 1903, la durée du service est de 3 ans pour tous (réduit à un an, toutefois pour certains appelés en fonction de la situation familiale). Le numéro servira alors à déterminer l'arme d'affectation. Le système est abandonné en 1905.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5848463d/f2.item.texteImage

 

Ce n'est que le samedi 25 janvier que les jeunes de Locmiquélic se rendront à Port-Louis pour le tirage au sort :
Nous vous en parlerons bientôt.

En attendant, nous vous invitons à écouter "La sérénade du Pavé" interprétée par Edith Piaf (lien après les paroles) :

 

Si je chante sous ta fenêtre
Ainsi qu'un galant troubadour
Et si je veux t'y voir paraître
Ce n'est pas, hélas, par amour
Que m'importe que tu sois belle
Duchesse, ou lorette aux yeux doux
Ou que tu laves la vaisselle
Pourvu que tu jettes deux sous
Sois bonne ô ma chère inconnue
Pour qui j'ai si souvent chanté
Ton offrande est la bienvenue
Fais–moi la charité
Sois bonne ô ma chère inconnue
Pour qui j'ai si souvent chanté
Devant moi, devant moi sois la bienvenue
 
L'amour, vois–tu, moi je m'en fiche
Ce n'est beau que dans les chansons
Si quelque jour je deviens riche
On m'aimera bien sans façons
J'aurais vite une châtelaine
Si j'avais au moins un château
Au lieu d'un vieux tricot de laine
Et des bottines prenant l'eau
Sois bonne ô ma chère inconnue
Pour qui j'ai si souvent chanté
Ton offrande est la bienvenue
Fais–moi la charité
 
Sois bonne ô ma chère inconnue
Pour qui j'ai si souvent chanté
Devant moi, devant moi sois la bienvenue
Mais ta fenêtre reste close
Et les deux sous ne tombent pas
J'attends cependant peu de chose
Jette–moi ce que tu voudras
Argent, pain sec ou vieilles hardes
Tout me fera plaisir de toi
Et je prierai Dieu qu'il te garde
Un peu mieux qu'il n'a fait pour moi
 
Sois bonne ô ma chère inconnue
Pour qui j'ai si souvent chanté
Ton offrande est la bienvenue
Fais–moi la charité
Sois bonne ô ma chère inconnue
Pour qui j'ai si souvent chanté
Devant moi, devant moi sois la bienvenue...

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #histoire, #lieux, #scènes de rues

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Publié le 17 Janvier 2022

Lui, c'est STI HACKNEY, un pétrolier de 184 mètres qui bat pavillon des Iles Marshall.

Il vient de PRIMORSK, le plus grand port russe de la mer Baltique qu'il a quitté le 9 janvier 2022, une semaine de voyage pour nous apporter près de 33000 tonnes de produits pétroliers.

 

STI HACKNEY à Lorient-Kergroise le 16 janvier 2022 (Maryl photos)

Une fois n'est pas coutume. Les photos n'ont pas été prises à Locmiquélic d'où on le voit particulièrement bien mais de Kergroise, histoire de le voir de près.

Un autre point de vue. Des photos inhabituelles pour nous ... et pour vous peut-être  :

Le pétrolier STI HACKNEY,à Lorient Kergroise le 16 janvier 2022 (Maryl photos)
Le pétrolier STI HACKNEY,à Lorient Kergroise le 16 janvier 2022 (Maryl photos)
Le pétrolier STI HACKNEY,à Lorient Kergroise le 16 janvier 2022 (Maryl photos)
Le pétrolier STI HACKNEY,à Lorient Kergroise le 16 janvier 2022 (Maryl photos)
Le pétrolier STI HACKNEY,à Lorient Kergroise le 16 janvier 2022 (Maryl photos)

Le pétrolier STI HACKNEY,à Lorient Kergroise le 16 janvier 2022 (Maryl photos)

... et de voir aussi Locmiquélic sous un autre angle !

Locmiquélic vu de Kergroise

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #bateaux, #commerce

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Publié le 15 Janvier 2022

Benead et Brewal nous ont mis l'eau à la bouche en nous parlant des bonbons gredance (voir lien en fin d'article), une petite liqueur qui fleure bon les repas de famille d'antan.

S'il vous reste, comme à moi, un fond de flacon derrière les fagots, ressortez-le donc (un dimanche, par exemple, comme avant !) et servez-en une petite lichette après le café, cela fera remonter les souvenirs que vous pourrez partager avec vos proches ou bien ... avec nous !

Vous n'en avez pas ou vous n'en avez plus ? Et bien, faites-en donc. Même en janvier, c'est encore possible !

Si nos aïeux privilégiaient les cerises aigres, ils avaient des solutions pour les années où il n'y en avait pas : ils utilisaient des pruneaux ou des prunelles !

Nous commençons par la recette des prunelles car il va falloir vite aller les cueillir avant que les oiseaux ne les aient toutes mangées !

Une occupation sympa pour un après-midi ensoleillé, après les gelées ! Il y en a plein dans la campagne du côté de Kervern, du Loch ou au fort de Pen Mané. C'est le fruit de l'épine noire. On peut le croquer mais c'est plutôt âpre et astringent ! A Locmiquélic et dans les environs, on les appelait des guérines (prononcer djeuring) :

La recette des prunelles

Il vous faudra

Quelques poignées de prunelles (djeurings), du sucre, du lagoutte (eau de vie de cidre)

Et après ?

Vous lavez les prunelles, vous les séchez dans un torchon.

Vous les mettez dans un flacon, vous ajoutez du sucre (pas trop au départ !) et vous recouvrez largement de lagoutte. Vous rangez le flacon et vous l'oubliez pendant ... euh ... 2 -3 mois.

Au printemps donc, vous le ressortirez, vous goûterez, vous y rajouterez du sucre si nécessaire. Vous attendrez encore un peu et vous pourrez bientôt siroter votre liqueur (après avoir ôté les fruits qui n'ont plus grand intérêt)

A consommer avec modération, cela va de soi !

 

La recette des pruneaux

Vous achetez de bons gros pruneaux d'Agen bien moelleux que vous faites tremper pendant une journée (vous pouvez utiliser une infusion de tilleul ou du thé).

Vous faites fondre du sucre dans un tout petit peu d'eau (environ 6 morceaux* pour un demi-litre de lagoutte). Vous mettez tout ça dans un joli flacon avec les pruneaux égouttés, vous recouvrez d'eau de vie. Et vous attendez ... 1 mois pour manger les pruneaux avec un peu de jus (pas trop quand même) !

* Les becs sucrés peuvent doubler la quantité de sucre sans problème ! Vous pouvez goûter après quelques temps et en rajouter en cas de besoin !

Vous procédez autrement ? Donnez-nous vos recettes. Merci !

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine, #à boire et à manger, #Traditions culinaires

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Publié le 10 Janvier 2022

    Le cinéma de grand-papa  

 

 Retrouver l'ambiance des cinés des années 30 est un vrai plaisir !

Alors, on vous propose de vous retrouver au premier étage de la Persévérante

rue des lavoirs à Locmiquélic

(Un petit voyage dans le temps bien entendu.

Aujourd'hui, on y trouve des appartements !)

 

9 et 10 janvier 1937

Demandez le programme !

Le rappel du Morbihan, 9 janvier 1937

 

Un programme alléchant pour nos aïeux ?

La veuve joyeuse est une comédie musicale américaine de Ernst Lubitsch sorti en 1934 ou 1935.

Synopsis :
Pour sauver les finances du royaume de Marchovie, le comte Danilo, surpris par le roi dans la chambre de la reine, est contraint d'aller à Paris séduire une veuve à la fortune colossale pour l'épouser et la ramener au pays. L'intrigue est tirée d'une opérette de Franz Lehár (qui avait déjà donné lieu à un film d'Erich Von Stroheim)
 
Pour retrouver l'ambiance, cliquez sur les liens ci-dessous :

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #cinéma

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Publié le 23 Décembre 2021

    Des crèches et des vierges  

  (suite et fin)   

  Port-Louis et Gâvres  

petit rappel du jeu de crèches : il s'agissait de reconnaître les vierges placées dans les crèches des églises des environs de Locmiquélic :

Vous avez déjà trouvé que la vierge numéro 1 est celle de la crèche de Riantec ; la vierge numéro 4 se trouve à Locmiquélic. On peut voir la vierge numéro 5 à Kervignac et la vierge numéro 6 à Plouhinec.

Il  reste donc les vierges numéro 2 et 3 à situer.

Elles  portent le même voile mais le manteau diffère un peu (liseré doré ou pas).

 

La crèche de PORT-LOUIS

Elle est simplifiée au maximum. un abri coincé entre les maquettes de l'église Notre-Dame de l'Assomption et de la chapelle Saint-Pierre mais elle bénéficie d'un bel éclairage.

Le manteau de la Vierge n'a pas de liseré doré.

La crèche de GÂVRES

Après une année de simplification pour raisons sanitaires, les paroissiens ont eu à coeur de confectionner une crèche impressionnante avec de nombreux personnages venus d'horizons très divers. Ils ont reconstitué des scènes qui mélangent les lieux, les cultures, les genres.

 

 

Beaucoup d'autres scènes à découvrir

et puis la statue de la Vierge à reconnaître !

 

Voilà, on n'attend plus que le petit Jésus

et plus tard, les rois mages !

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Rédigé par Marylis Costevec

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