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Grand-mère faisait du bon café ?

Publié le par Marylis Costevec

La "grecque" de grand-mère.
La "grecque" de grand-mère.

Si parmi vous, certains sont encore adeptes du moulin à café d’autrefois, il est un ustensile qui a disparu des cuisines d’aujourd’hui, c’est la cafetière qu’utilisaient nos grand-mères, cafetière qu’elles appelaient la « grek ».

Qui se souvient encore de leur façon de faire ?

D’abord, elles faisaient bouillir de l’eau dans une casserole ou une bouilloire posée sur le réchaud à gaz ou, en hiver, sur la cuisinière à charbon pendant qu’elles tournaient la manivelle du moulin à café.

Avant d’ajouter la mouture dans le filtre, elles y avaient versé une bonne poignée de chicorée. Quand la bouilloire sifflait, elles versaient l’eau bouillante en plusieurs fois. Il fallait remplir la cafetière car on utilisait des grands bols et s’il restait du café, elles n’hésitaient pas à le réchauffer en le surveillant de près car, comme chacun sait « café bouillu, café foutu ! ».

S’il n’y a certainement rien de meilleur que le café de notre enfance, il n’est pas du tout sûr que le café de ma grand-mère plairait aux amateurs d’expresso d’aujourd’hui !

Quel délicieux café !!!
Quel délicieux café !!!

Cependant, adouci par la chicorée, on pouvait en abuser et on n’hésitait pas à en verser une bonne rasade dans le lait des enfants ! C’était certainement moins excitant qu’une certaine boisson venue d’outre-atlantique qui contient beaucoup plus de caféine que le grand bol que nous buvions au petit déjeuner. Accompagné d’une large tranche de pain de trois* recouverte d’une épaisse couche de beurre (salé bien sûr), c’était aussi, après l'école, un « 4 heures » incomparable surtout quand on saupoudrait la tartine d’une fine couche de sucre ou de chocolat en poudre …

* pain de trois livres !

Publié dans Traditions culinaires

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Le comité d'histoire au salon d'histoire locale

Publié le par Marylis Costevec

Le comité d'Histoire de Locmiquélic était au salon de l'Histoire locale à Lorient dans les jardins de l'hôtel Gabriel, ce samedi 21 mai.

Des rencontres et des contacts, la visite des archives et de l'enclos du port, découverte des moulins et du réservoir.

Une bien belle journée !

le stand

le stand

au pied des moulins.

au pied des moulins.

Dans le réservoir ...

Dans le réservoir ...

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Quand Sainte Catherine était une île …

Publié le par Marylis Costevec

On a toujours plaisir à regarder les anciennes photos. Celles de l’île Sainte Catherine à Locmiquélic au tout début du XXème siècle font partie des plus appréciées.

 

L'étang salé et l'enceinte du couvent au début du 20 ème siècle..

Cette photo a été prise au tout début du 20ème siècle, avant la construction du môle (fin des années 20)

On y voit les murs de l’ancien couvent des Cordeliers qui s’y installèrent en 1447 avec la porte qui donne sur la digue Sud. La chaussée qui relie l’île au continent forme un des côtés de ce qui a été une pêcherie permettant le ravitaillement des moines en poissons.

Un plan datant de 1821 nous apprend que la digue qui formait l’autre côté est déjà « rompue » et indique que cette zone servait de « petit port où des chaloupes se mettent à l’abri ». Un court tunnel, que l'on voit très nettement sur la chaussée à droite de la photo, permettait le passage de la marée.

 

L'île Sainte Catherine Vers 1838 ( cadastre napoléonien)

 

La grande maison bourgeoise que l’on aperçoit encore fut édifiée après la démolition complète des bâtiments conventuels, certainement après 1874. Vers 1925, La famille de Raymond Rallier du Baty acheta la propriété à sa tante, Madame de Volz.

L’étang salé fut cédé à la ville avant la seconde  guerre mondiale et partiellement comblé en 1958. La municipalité en avait concédé le bail à la société Querrien, l’autorisant à y installer ses chantiers de construction de bateaux en bois à charge pour ladite société de procéder au remblaiement de la zone qu’elle allait occuper.

L’île n’en sera plus une. Une page est tournée.

Après le départ des chantiers vers 1970, le reste de l’étang fut remblayé très progressivement.

En 1986, on décide de laisser à nouveau passer la marée et de rouvrir le « petit pont » pour ralentir l’envasement du port. Une aire de repos et de verdure est alors créée et l’enrobé refait.

marée basse à Sainte-Catherine (vases et petit pont) vu du môle.

 

Publié dans patrimoine

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Le moulin à café

Publié le par Marylis Costevec

La bonne position

Après vous avoir vendu du café moulu sous vide pour vous permettre de gagner quelques minutes chaque matin, voilà qu’on redécouvre les vertus du café fraîchement moulu, histoire de vous faire acheter une machine sophistiquée qui effectuera l’opération automatiquement avant de vous délivrer une tasse dosée à votre convenance. L’avantage de cette dernière invention est de vous permettre de trouver en rayon, le café en grain qui l’avait déserté depuis quelques décennies.

C’est peut-être aussi pour vous l’occasion de sortir le moulin de votre grand-mère qui décore votre cuisine ou qui se cache quelque part à la cave ou au grenier. Si vous ne l’avez plus, vous pourrez certainement en dénicher un dans le prochain vide-grenier. Vous pouvez même en acheter un tout neuf si vous en avez les moyens. Vous voilà paré pour retrouver les gestes de votre enfance ou ceux de votre grand-mère. Voilà aussi une activité toute trouvée pour occuper vos enfants et petits-enfants par un après-midi pluvieux. Après un petit dépoussiérage, le voilà prêt à fonctionner !

Comment ça marche ?

Ouvrez le réservoir supérieur et remplissez-le de grains de café. Fermez avec le petit crochet. Asseyez-vous confortablement, les pieds bien calés au sol. Placez le moulin entre vos genoux en prenant bien soin de coincer le petit tiroir. Il serait dommage de retrouver la mouture sous vos pieds ou dans vos souliers. Tournez la manivelle en écoutant le café grincer et en respirant l’odeur caractéristique. S’il y a une résistance, c’est parce que vous manquez d’entraînement. L’appareil n’y est pour rien. Il a fait ses preuves ! Quand ça tourne dans le vide, c’est que le café est moulu. Vous pouvez recommencer mais pour les « bigorneaux* » d’aujourd’hui, ce sera suffisant. Vous pouvez remplir le filtre de votre bonne vieille cafetière électrique, votre cafetière à piston ou votre cafetière italienne.

C’est magique, écologique et finalement assez rapide ! Et bien plus économique que les machines que l’on veut vous vendre. Après quelques essais vous allez sûrement trouver le dosage qui vous convient ! Vous m’en direz des nouvelles !

*Ma grand-mère qualifiait de « bigorneaux » les tasses à moka qui vous délivrent deux gorgées de nectar.

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Ces majestés des Langoustines

Publié le par Marylis Costevec

Char de la reine, 1960 ?

A Locmiquélic, chaque mois d’août, la fête des Langoustines ne saurait avoir lieu sans la gracieuse présence des 3 Majestés qui paradent sur le char qui clôture le défilé du dimanche et qui offrent le bouquet aux vainqueurs des courses et divers concours traditionnels. En 2016, le Comité des fêtes n’avait pu trouver sur la commune la moindre demoiselle disposée à sourire et saluer la foule qui, comme chaque année, se pressait sur le parcours. Ce sont donc des descendantes de Minahouets, originaires de Riantec qui ont assuré cette fonction avec le soutien de leurs familles, celles-ci devant aussi s’investir dans la réalisation du char destiné à les mettre en valeur. Qu'elles en soient remerciées.

 

Les majestés 2016 : des jumelles qui entourent une autre jumelle !

 

Le Comité d’Histoire de Locmiquélic s’est bien sûr intéressé à la nomination du charmant trio au fil du temps, depuis la création de la fête jusqu’à nos jours.

Avant 1934, les fêtes ne manquaient pas à Locmiquélic mais celle des Langoustines, nouvellement créée, offrait, en plus des différents stands et joutes sportives, un défilé de chars et la présence d’une reine et de ses deux demoiselles d’honneur. Cette fête lancée à l’initiative de la toute nouvelle municipalité se voulait sportive et maritime. les Majestés étaient plutôt choisies parmi les filles des très nombreux marins-pêcheurs de la commune dont on honorait la profession à cette occasion avec le soutien des commerçants. La première reine fut Blanche Le Formal entourée de Rosalie Philippe et de Joséphine Rio. Nous ne savons pas comment s’est effectuée leur nomination. En revanche, nous savons, par la presse de l’époque qu’en 1937, les jeunes filles de Locmiquélic furent « invitées à assister en grand nombre » à l’élection de la reine et des demoiselles d’honneur qui aurait lieu à la mairie le vendredi 20 août, la fête ayant lieu le 29 du même mois. La procédure fut la même en 1939 : on procéda à l’élection le 15 août mais la fête prévue le 27, fut annulée à cause de la situation internationale.

Après 7 années d’interruption, la fête des Langoustines fut relancée dès 1946. En 1950, les jeunes filles furent élues à l’applaudimètre dans une ambiance surchauffée au cours d’un bal dans les locaux de la coopérative « La Persévérante ». En 1953, c’est le maire et le président du comité des fêtes qui sollicitèrent une fille de pêcheur, Simone Gallic, en lui faisant miroiter les avantages, la belle robe et les cadeaux qu’elle recevrait.

Il semblerait donc que, déjà, les candidates ne se pressaient pas au portillon même si cela faisait probablement rêver beaucoup de jeunes filles comme cela est peut-être encore le cas. Nous avons, en effet, recueilli le témoignage du père d’une majesté du XXIème siècle qui a accepté, un peu à reculons, de se lancer dans l’aventure pour faire plaisir à sa fille et qui ne le regrette absolument pas.

Il est bien évident que si la fête des Langoustines n’est plus la fête des pêcheurs d’antan, elle est la manifestation d’une communauté soucieuse de faire vivre les traditions derrière 3 majestés qui les représentent en accueillant les visiteurs.

 

Et en 2017, Les Majestés étaient:

Coline Rio, Ilona Le Vigouroux et Inès Danigo,.

3 jeunes filles de la commune, cette fois !

les majestés 2017 (fête des Langoustines, Locmiquélic)

 

Le char des majestés 2017 (fête des langoustines, Locmiquélic)
 
Le Comité d’Histoire de Locmiquélic a publié un album où sont regroupées toutes les photos officielles des reines, demoiselles d’honneur et Majestés de 1934 à 2014. Vous pouvez le feuilleter sur http://leminahouet.free.fr/.

 

VOIR LE REPORTAGE DE LA FËTE DE 2017, cliquez sur le lien ci-dessous :

 

Publié dans fête des Langoustines

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Les cris de la rue

Publié le par Marylis Costevec

 lapins domestiques

"Peaux d'lapin, peaux ...!"

Les Minahouets de 60 ans et plus se souviennent certainement encore du cri du pilhotour* qui parcourait les rues de Locmiquélic jusque dans les années 50. Les vieux chiffons dont on ne pouvait plus rien tirer à la maison étaient conservés précieusement et on attendait son passage pour les échanger contre quelques mouchoirs, serviettes ou torchons neufs.

L'homme récupérait aussi les peaux des lapins qui avaient fini dans la casserole après avoir consommé les épluchures, les feuilles de choux, le pain sec, les pissenlits et autres herbes que les enfants allaient cueillir au bord des routes.

Il fallait cependant disposer d'un bout de jardin pour élever ces petites bêtes. Le plus difficile était sans doute de trouver quelqu'un qui accepte de lui appliquer le coup fatal derrière les oreilles et de le saigner en lui arrachant les yeux. Il était ensuite déshabillé et sa peau retournée séchait dans la remise en attendant le passage du "marchand de pilhot" qui les transportait au bout de son bâton et annonçait son arrivée en criant : "peaux d'lapins ! peaux ...!"

*Prononcer pillotour (et pillot). C'est un mot breton (vannetais) qui signifie chiffonnier (et chiffon)

Publié dans scènes de rues

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Publié le par Marylis Costevec

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Ne pas confondre LOCMIQUELIC et LOCMIQUELIC !

Publié le par Marylis Costevec

être ou ne pas être à LOCMIQUELIC

Cette dénomination n'a pas toujours désigné le même territoire. Les limites actuelles de la commune ne datent que de 1959. Jusqu’en 1899, LOCMIQUELIC est un village de pêcheurs qui fait partie de la commune de Riantec comme Nézenel et Kerderff, situés eux aussi en bordure de la rade de Lorient. Ces villages voient leur population augmenter considérablement dans la seconde moitié du XIXème siècle. Il est décidé dès 1897 de créer une section électorale dotée d’un bureau d’état-civil qui élira ses propres conseillers municipaux. C’est entériné en 1899.

La section de LOCMIQUELIC, du nom du plus gros village, est délimitée par la route qui relie Port-Louis à Hennebont, des remparts extérieurs (encore visibles avenue de Kerzo à Port-Louis) jusqu'aux Quatre chemins.* A partir de 1905, cette section demande son indépendance. Elle ne l’obtient qu’en 1919 après de nombreuses péripéties*.

En 1919, la nouvelle commune de LOCMIQUELIC n’a pas les mêmes limites que la section de LOCMIQUELIC qui existait précédemment. Kervern et Sterville y ont été intégrés. En septembre 1959, un arrêté préfectoral rattache le village de Kerbel à la ville de Port-Louis après plusieurs années d'enquêtes, discussions et tractations.

Les habitants des plus petits villages de la section électorale puis de la nouvelle commune (Kerderff, Nézenel, etc…) continuent cependant à se différencier comme du temps où ils étaient Riantécois. Ils disent qu’ils vont à Locmiquélic à la messe, faire leurs courses ou visiter parents et amis et ceci de façon naturelle et courante jusque dans les années 60 et 70. Pour eux, Locmiquélic désigne toujours l'ancien village. Ils n’habitent pas à Locmiquélic mais à Pen Mané, Nézenel ou Kerderff d’autant plus que ces villages sont géographiquement séparés, distincts. Petit à petit, avec les nouvelles constructions, ils finiront par se rejoindre et le territoire appartenant aux villages originels deviendra difficile à appréhender. Aujourd’hui, la plupart des habitants admettent habiter à Locmiquélic mais on trouve encore quelques irréductibles qui refusent cette intégration en affirmant : « Pen Mané, ce n’est pas Locmiquélic ! »

Retour aux limites

de l'ancien régime... ?

Ce qui est surprenant, c'est qu'après toutes ces péripéties, le territoire de la commune actuelle recouvre presque intégralement le territoire de la frairie de Travelzec, l'une des 6 divisions de la paroisse de Riantec*, qui formait une communauté à caractère religieux !

Si l'on en croit l'article paru dans le bulletin municipal N° 16 de décembre 1990, la frairie de Travelzec  (Trevelzec, Trevellezec) regroupait les habitants des villages de Locmiquélic, Kerderff, Nézenel, Kersabiec, Kervern, Lannic, Sterville mais aussi Kerabonet et Kervenic qui font actuellement partie de Riantec.

La frairie se serait donc reconstituée inconsciemment.

Selon l'étude d'Henri François Buffet publiée en 1952 ( Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest), tre signale un hameau tandis que le terme tref est plus récent et désigne une frairie. Il suggère que "la frairie de Trevelzec (XVIIème siècle) a gardé son nom sans que ce nom soit rattaché à un village déterminé."

En effet, les autres frairies portaient le nom d'un village toujours identifiable aujourd'hui : Locmalo (regroupé avec Gâvres et Stervins), le bourg, Kerner, Kervassal, Brambis.

Comment expliquer que celle de Travelzec ne porte pas le nom d'un village ?

...et à l'Antiquité ?

Le  bulletin municipal cité plus haut fait état d'une autre étude toponymique proposée par Hervé Henriot.

Nous vous la soumettons avec toutes les précautions qui s'imposent :

"Nous pourrions opter pour Treh er belleg, c'est-à-dire le passage (à gué) du prêtre", sachant qu'en breton, le B mute en V et que le Z ne se prononce généralement pas (Belleg devient alors vellezeg).

Si cette hypothèse est  fiable, nous voilà avec des interrogations supplémentaires : de quand daterait cette appellation et où aurait été situé ce gué, en sachant que certains toponymes sont très anciens et que le niveau de la mer a subi d'importantes variations au fil du temps ?

Nous ne sommes pas qualifiés pour  valider ou invalider cette hypothèse mais nous avouons qu'elle nous interpelle !

*d'après étude de la liste électorale de 1911 (ADM, 1M cir. 27). *Pour le déroulement complet des opérations de scission, voir C’était hier N°3 ou Hors série N° 2. (http://leminahouet.free.fr/)
* les six frairies de Riantec en  1682 de la plus peuplée à la moins peuplée : celle qui regroupait Locmalo, Gâvres et Stervins, celle deTravelzec, celle du bourg, celle de Kerner, celle de Kervassal,  et celle de Brambis (source, B.M. N° 16 de décembre 1990).

 

Les limites de Locmiquélic au fil du temps ( L = le village originel)

Les limites de Locmiquélic au fil du temps ( L = le village originel)

Publié dans Locmiquélic, histoire

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En 1916, on attendait le facteur ...

Publié le par Marylis Costevec

En 1916, on attendait le facteur ...

Le facteur

Carte postale, signe de vie

Vous avez sans doute, comme Claudine, au fond d'une malle ou d'une armoire, une de ces cartes postales jaunies écrite pendant la Grande Guerre par quelqu'un dont vous ne savez rien ou pas grand chose.

Ce qui est écrit vous semble sans doute sans grand intérêt : quelques formules toutes faites qui disent qu'on est en bonne santé et qu'on espère que le destinataire l'est aussi.

Et pourtant, ces petits cartons étaient attendus avec angoisse par les familles car ils étaient la preuve que l'être cher était toujours vivant. Envoyés très régulièrement, ils étaient le lien en ces temps difficiles.

Les soldats ne devaient donner aucune indication sur les opérations militaires passées ou futures ou alors la carte n'était pas transmise par le vaguemestre qui filtrait, envoyait et distribuait le courrier des soldats.

Ernest Pérochon nous décrit l'attente d'un père dans un roman paru en 1922* :

" Seul, le vieux Bernou se tenait accolé à la muraille de son écurie, dans une petite encoignure.

Lui aussi attendait le facteur. Depuis deux mois son fils ne donnait pas de nouvelles ; personne n'espérait plus parmi les siens, ni sa femme, ni sa bru, ni ses filles ; mais lui, à cause d'un permissionnaire qui lui avait conté des choses surprenantes, il attendait toujours. Chaque matin,quand le facteur arrivait vers lui, il s'avançait un peu. L'autre disait simplement :

- Rien ! "

Une situation probablement plus fréquente qu'on ne le pense. Il n'était pas toujours possible d'identifier les soldats tués ni de savoir qui avait été fait prisonnier. Alors, tant que l'avis de disparition n'avait pas été suivi d'un avis de décès, on espérait un signe de vie ...

* PEROCHON, Ernest, La parcelle 32, ed. Plon, 1922.

Publié dans La Grande guerre

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Alexandre ou Jean Marie Georgeault ?

Publié le par Marylis Costevec

A Locmiquélic, vous savez tous qui fut Jean Marie Georgeault. Il dirigea l’école publique de garçons jusqu’à sa mort à l’âge de 60 ans, le 29 novembre 1917. L’école porte son nom. Aussi, nos lecteurs ont-ils été fort surpris de le voir prénommé Alexandre dans la dernière publication du Comité d'Histoire de Locmiquélic. Il a en effet fait partie, avec Jean-Louis Danic de la commission syndicale de 1911 chargée de donner son avis sur le projet de scission après consultation de la population. Un examen attentif du document reproduit page 38 du hors -série N°2 montre que nous n’avons pas fait d’erreur.

Alors, Jean Marie ou Alexandre ? Eh bien, les deux, tout simplement ! Son acte de décès dans les registres d'Etat-Civil de Locmiquélic prouve qu’il s’appelait officiellement Jean Marie, Alexandre Georgeault. Mais de très nombreux documents (articles de presse, bulletins de vote, etc …) et l’annonce de ses funérailles nous prouvent qu’on l’appelait communément Alexandre.

Plus personne ne semble s’en souvenir.

Quant à savoir pourquoi on a choisi le prénom Jean Marie plutôt qu’Alexandre quand on a nommé l’école, c’est une autre histoire …

Vous pouvez vous procurer le hors -série N° 2 chez Hourdé- Bellour ou chez Eden Flor dans la Grand rue à Locmiquélic.

Publié dans Personnages

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