a boire et a manger

Publié le 12 Février 2022

Hier,

Bien sûr, ce n'est plus comme avant, du temps où les ménagères se retrouvaient dans la rue des lavoirs avec leurs cabas et paniers.

On y trouvait tout. On achetait aussi bien les torchons ou le dernier ustensile-miracle du camelot (toujours très entouré) que la pièce de tissu qu'on apporterait chez la couturière qui vous confectionnerait une robe à vos mesures. On emportait les légumes ou le pâté, le steak de cheval ou les petits biscuits surmontés d'un tortillon de sucre rose, jaune ou vert, les chaussettes et les bas,  les casquettes et les bérets basques, les caleçons et les gilets molletonnés bien chauds et les corsets roses à lacets, et puis la blouse, forcément, l'indispensable blouse qui protégeait les vêtements...

il y avait aussi la boutique à 100 francs où vous trouviez les aiguilles et les boutons, les piles ou les peignes, les pinces et les barrettes, les briquets et les cordes à sauter, les pousse-pousse et les billes, les boules et les balles...

(...)

Aujourd'hui

C'est juste un petit marché dans la grande rue, un petit marché alimentaire apprécié surtout des retraité.e.s qui s'offrent un brin de causette avec les commerçants et les connaissances en remplissant leur panier.

Ce vendredi 11 février, il faisait un peu frisquet avec un ciel bien dégagé, de quoi nous inciter à acheter les charentaises pour réchauffer nos petons en rentrant (fallait en profiter, la marchande n'est pas toujours là !)

On trouvait aussi tout ce qu'il faut pour les repas du week-end : le fromage et la charcuterie, les légumes de saison qui n'avaient pas traversé les océans, du chou de Lorient, des carottes, des patates et des oignons (à nous le friko kaol)...

...les huîtres de la rivière d'Etel (Tiens ! Une nouvelle tête mais les mêmes huîtres qu'avant!).

Il fallait un peu patienter pour emporter les crêpes, la tradition du vendredi...

Un p'tit tour au marché ? C'est le vendredi matin à Locmiquélic !
Un p'tit tour au marché ? C'est le vendredi matin à Locmiquélic !

 

Et comment résister aux odeurs exotiques qui se répandent autour de l'étal de Fordice Juvenal Bama, le traiteur congolais (Congo Brazzaville !) qui fait voyager les papilles en vous proposant poulet yassa ou au curry, mafé, tajine, couscous, acras et de délicieux mini-chaussons aux pommes sucrés-salés ?...

 

Le marchand de fruits avait pris des vacances alors pour le dessert, les gourmands se sont offert une part du gâteau breton aux myrtilles proposé par ... le charcutier !

C'est sympa le marché ! Prenez un peu de temps et ... VENEZ !!!

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #à boire et à manger, #lieux, #scènes de rues, #commerce

Repost0

Publié le 28 Janvier 2022

Les recherches de Benead et Brewal nous plongent dans une époque où les Minahouets utilisaient des mots et des expressions bretonnes de manière spontanée et très courante !

Vous retrouverez aussi leur étymologie (d'après le dictionnaire d'Albert Deshayes)

Aujourd'hui, quelques conseils entendus hier !

Faut savoir se tenir !

 

Conseils aux enfants …

Quand on est invité, il ne faut  pas faire les arloupes et manger comme des gouelles.

On décode ?

Arloupe

« Harloup », orthographe actuelle en breton signifie glouton 

Exemple :  «Quel arloup, il a fini tout le plat !»

étymologie : Arloup : du français préclassique. Harloup (1604)

 

Être un(e) gouelle, manger comme un(e) gouelle

« Gouelan », orthographe actuelle en breton. Prononcé /Goulian/ à Locmiquélic.

Diminutif de "gouelan" (mot breton passé dans la langue française sous la forme "goéland"), désigne une personne qui se goinfre comme cet oiseau marin.    

Exemple :        « Quel gouelle çuici ! »

(À ne pas confondre avec le mot "gouel" (prononcé "gouil" par ici, "gouél" ailleurs) qui veut dire "fête religieuse", "célébration ").

étymologie : Gouelan : (vieux breton : guilann, cornique : goolan, gallois : gwylan, irlandais : faoileann), du celtique *uailanno-

… et conseils aux grands !

 

Ne pas trop forcer sur le gwin ruz (voir billet précédent) ou le lagou chistr et éviter de trop cheucher !

Si on est chichtrak, ou à moitié chichté, après on a mal aux cheveux et il faut dijeuger ...

 

source : ADM 56 : le petit lorientais, août 1928

Explications :

Lagou-chicht

« lagout-chistr », orthographe actuelle en breton

Le « lagout-chistr », est un digestif (ou pas), souvent bu en fin de repas (ou pas).  C'est de l'eau de vie de cidre. On l'aromatise souvent avec des cerises aigres, des prunelles (dgering), des noyaux de prunes etc...« Lagout », est un emprunt au Français de « la goutte », mal-compris il a donné un seul mot en breton « Lagout », comprenant le déterminant de la langue française, il donnera « Ar lagout », si on lui rajoute le déterminant breton.

« Chistr », cf : chistr.

On obtient donc « Lagout-chistr », « la goutte de cidre ».  

étymologie :

Lagout-chistr : Lagout + Chistr

Lagout : du français la goutte

Chistr (écrit également «sistr») : de l’ancien français sistre (XIIe siècle).

                                                                                                   

A moitié  

« hanter », orthographe actuelle en breton.

 

On retrouve ici une utilisation d' « à moitié »  qu'on utilise très fréquemment dans notre français local, on est « à moitié malade », «  à moitié content » et on va aussi «  à moitié bien » ! Ce « à moitié » pourrait être donc traduit par un petit peu.

 

        Exemples :        « Je suis à moitié chichté » (cf chisté)

       «  Celle-ci est à moitié drôle » (à moitié bizarre

étymologie : Hanter : (vieux breton : hanter, cornique : hanter, gallois : hanner), du celtique *san-ter-o-

Cheuj

*« Sach » ou bien « Suj », orthographe actuelle en breton.

« Sach » désigne l'action de tirer. Il est resté dans le français local avec la signification de « tirer sur la boisson », c'est à dire boire (pas mal).

« Suj » désigne le fait d’être « sujet à quelque chose », par exemple la boisson.

    Exemples :      «C'est un vrai cheuch!» (un vrai ivrogne)

                            «Tenir à cheucher comme ça!» (boire autant)

                            «Hier soir, j'étais complètement cheuch» (blindé)

                            « Quelle bande de cheuch ! » (Quelle bande d'ivrognes)

étymologie : Sach(iñ) : de l’ancien français sachier (1170)

                      Suj : du français sujet

Chichté

« Chistret », orthographe actuelle en breton.

Littéralement « alcoolisé au cidre ». « Je suis à moitié chichté. » qui signifie «  Je suis un peu bourré. » du breton « sistr » cidre. On peut en breton créer des verbes à partir d'un nom, comme avec cet exemple, où avec le nom de base « sistr », un nouveau  verbe est créé « sistriñ » qui donne le niveau d'alcoolisation. Il existe en breton une assez grande précision pour nommer les différents niveaux d'alcoolisation.

étymologie :Chistret : Chistr + -et

  Chistr (écrit également «sistr») : de l’ancien français sistre (XIIe siècle).

                -et : marque le participe passé des verbes ; il est issu du vieux breton -et par le moyen -et et le   moderne -et.

 

 

Chichtrak

« Chistrak», orhographe actuelle en breton.

Ce mot est dérivé du nom « chistr » qui signifie « cidre ». On utilise souvent ce mot pour parler de quelqu'un qui est bien « chichté », qui a bu pas mal d'alcool :

    Exemple :        « Il est chichtrak ! ». (il est éméché)

étymologie : Chistrak : Chistr + -ak?

                     Chistr (écrit également «sistr») : de l’ancien français sistre (XIIe siècle).

                     -Ak ?

Dijeuch - Dicheuch

« Disujiñ», orthographe actuelle en breton.

Il est composé du mot « suj » : être sujet à, être sujet de, dominé, soumis, sous l'emprise de, et du privatif « di ». « Disuj » signifie donc « ne plus être sujet à, ne plus être soumis/dominé, ne plus être sous l'emprise de » sous-entendu l'alcool. On peut donc le traduire par « dessoûler » en Français.    Exemple :        « Encore chichté ! Vas donc dicheujer dans le porche ».

étymologie : Disuj : Di- + Suj

Di- : du vieux breton di-, préfixe privatif, répond au cornique dy-, au gallois et à l’irlandais di-. Il présente la même valeur que le français dé-. Ce préfixe provoque la lénition de la consonne initiale du radical.

            Suj : du français sujet

 

Vous utilisez encore ces expressions ?
Vous connaissez quelqu'un qui les emploie ?
Dites-nous !

 

Ceux qui n'ont pas vu passer le premier article sur le sujet peuvent cliquer sur le lien ci-dessous :

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine, #à boire et à manger

Repost0

Publié le 15 Janvier 2022

Benead et Brewal nous ont mis l'eau à la bouche en nous parlant des bonbons gredance (voir lien en fin d'article), une petite liqueur qui fleure bon les repas de famille d'antan.

S'il vous reste, comme à moi, un fond de flacon derrière les fagots, ressortez-le donc (un dimanche, par exemple, comme avant !) et servez-en une petite lichette après le café, cela fera remonter les souvenirs que vous pourrez partager avec vos proches ou bien ... avec nous !

Vous n'en avez pas ou vous n'en avez plus ? Et bien, faites-en donc. Même en janvier, c'est encore possible !

Si nos aïeux privilégiaient les cerises aigres, ils avaient des solutions pour les années où il n'y en avait pas : ils utilisaient des pruneaux ou des prunelles !

Nous commençons par la recette des prunelles car il va falloir vite aller les cueillir avant que les oiseaux ne les aient toutes mangées !

Une occupation sympa pour un après-midi ensoleillé, après les gelées ! Il y en a plein dans la campagne du côté de Kervern, du Loch ou au fort de Pen Mané. C'est le fruit de l'épine noire. On peut le croquer mais c'est plutôt âpre et astringent ! A Locmiquélic et dans les environs, on les appelait des guérines (prononcer djeuring) :

La recette des prunelles

Il vous faudra

Quelques poignées de prunelles (djeurings), du sucre, du lagoutte (eau de vie de cidre)

Et après ?

Vous lavez les prunelles, vous les séchez dans un torchon.

Vous les mettez dans un flacon, vous ajoutez du sucre (pas trop au départ !) et vous recouvrez largement de lagoutte. Vous rangez le flacon et vous l'oubliez pendant ... euh ... 2 -3 mois.

Au printemps donc, vous le ressortirez, vous goûterez, vous y rajouterez du sucre si nécessaire. Vous attendrez encore un peu et vous pourrez bientôt siroter votre liqueur (après avoir ôté les fruits qui n'ont plus grand intérêt)

A consommer avec modération, cela va de soi !

 

La recette des pruneaux

Vous achetez de bons gros pruneaux d'Agen bien moelleux que vous faites tremper pendant une journée (vous pouvez utiliser une infusion de tilleul ou du thé).

Vous faites fondre du sucre dans un tout petit peu d'eau (environ 6 morceaux* pour un demi-litre de lagoutte). Vous mettez tout ça dans un joli flacon avec les pruneaux égouttés, vous recouvrez d'eau de vie. Et vous attendez ... 1 mois pour manger les pruneaux avec un peu de jus (pas trop quand même) !

* Les becs sucrés peuvent doubler la quantité de sucre sans problème ! Vous pouvez goûter après quelques temps et en rajouter en cas de besoin !

Vous procédez autrement ? Donnez-nous vos recettes. Merci !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine, #à boire et à manger, #Traditions culinaires

Repost0

Publié le 7 Décembre 2021

  Un réveillon à l'ancienne 

C'est vous qui régalez cette année ?

Alors vous êtes certainement en train de réfléchir à ce que vous allez servir !

Et si vous proposiez un réveillon à l'ancienne ?

Comme en 1907, par exemple

(Nouvelliste du Morbihan, 19/12/1907)  :

 

menu de réveillon en 1907

 

Menu à table ou buffet froid ?

 

 le grand Café a longtemps été un des établissements les plus luxueux et les plus cotés de Lorient.
( Le grand café à Lorient (CPA coll. part.)

Le "grand café"

Situé à l'angle de la place Alsace-Lorraine et de la rue Victor Massé, le grand Café a longtemps été un des établissements les plus luxueux et les plus cotés de Lorient.

Le 14 décembre 1927, le grand café est vendu aux enchères et adjugé au Crédit Lyonnais.

Il fut longtemps le lieu de rendez-vous chic de la ville. Il était prisé pour son confort moderne, sa très belle décoration,  ses panneaux et plafonds décorés par Marcel Jacquier (1877-1957) et son orchestre réputé.

(d'après Le Nouvelliste du Morbihan du 16 décembre 1927)

 

  Allez, MUSIQUE ! 

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #fêtes calendaires, #à boire et à manger, #commerce

Repost0

Publié le 27 Mai 2021

A fouiner dans les vieux journaux, on trouve des recettes oubliées qu'on a bien envie de tester !

Celle-ci a été publiée en avril 1936 dans le Nouvelliste du Morbihan..

A vos casseroles !

 

- Prendre une lotte (appelée aussi marache) toute dépouillée.

    (choisir les moyennes car ce sont les meilleures.)

- Finir de la nettoyer en enlevant soigneusement les petits déchets qui y adhèrent encore.

- laver abondamment et y découper des tranches bien nettes de 2 à 3 centimètres d'épaisseur.

 

- Les faire sauter à la poêle sur un feu vif avec un bon morceau de beurre.

- Quand ils sont bien dorés, les retirer du feu et les mettre de côté à tenir chaud.

- Dans une "coquelle' mettre un bon morceau de beurre frais, une cuillerée de farine, bien mélanger sur un feu doux pour obtenir un roux juste blond.

-Ajouter un bon verre de vin blanc, une pointe de kari gosse et laisser mijoter.

- Ajouter bouquet garni, un peu de sel et une douzaine de petits oignons et mouiller d'un peu de bouillon.

- Faire bien cuire.

- Quand cette sauce est à point, joindre les tranches de marache, enlever le bouquet garni et laisser bouillonner à feu doux jusqu'à parfaite cuisson.

- Servir chaud.

Nous l'avons accompagnée de riz mais avec des petites pommes de terre nouvelles, ce doit être parfait.

 

Si vous testez d'autres garnitures, faites-nous en part !

 

BON APPETIT !

-

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #à boire et à manger, #Traditions culinaires

Repost0

Publié le 10 Décembre 2020

De quoi se régalaient les petits Minahouets, au lendemain de la Grande Guerre ?

C'est un article écrit par "Le vieux Louis" en 1936 dans LE NOUVELLISTE DU MORBIHAN qui nous l'apprend !

Hé oui, il est nostalgique Louis et il trouve qu'avec un franc, on n'a plus grand chose. Alors, il se revoit sur la Bôve à la boulangerie, échanger sa petite pièce percée de cinq centimes (un sou) contre une friandise ou une babiole. Et il avait, dit-il, l'embarras du choix  :

"- un petit pain ou une brioche,

- 2 galettes appelées korrigans

- 1 tablette de chocolat ou 3 caramels

- 5 pastilles de menthe ou 3 boules de gomme

- un bâton de réglisse."

Pour un sou, il pouvait aussi s'acheter

"(...) un de ces cornets de papier luisant et de couleur vive appelés "surprises" au fond desquels on découvrait, sous une couche de copeaux, une sucrerie quelconque et un petit jouet de fer blanc."

Pour le même prix, soit un "rotin", il ressortait du "bazar d'un sou" avec

"- deux billes de terre vernies ou une bille de verre jaspée

- une corde à toupie ou un pétard

et beaucoup d'autre choses encore."

S'imaginait-il le brave homme que quelques 20 années plus tard après une autre guerre, il faudrait cent sous (5 francs) à ses petits-enfants pour s'acheter ... un carambar* ?

dessin de F. Poulbot (1879-1946)

 

Plus près de nous (chanson de Renaud en 1985)

" (...) Les bombecs fabuleux qu'on piquait chez le marchand
Car-en-sac et Mintho, caramels à un franc
Et les mistral gagnants

(...)

les carambars d'antan et les coco boers
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistral gagnants

(...)"

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #Jeux et Loisirs, #à boire et à manger

Repost0

Publié le 6 Septembre 2020

 

photo R. R.

Ah : Il la bichonne, sa treille, notre ami Rémy et il en est bien récompensé !

Voilà bien une quinzaine d’années qu’il l’a plantée, bien exposée au sud,  en souvenir de toutes celles qui avaient survécu dans le quartier du Rollo dévasté par les bombardements.

Il la soigne, il la taille et surveille attentivement la croissance des grappes qu’il déguste chaque année avec satisfaction ! Pas d'engrais, pas de pesticides, c'est tout bio !

Cette année, il a fait goûter ses précieux grains aux membres du Comité d’Histoire qui furent fort agréablement surpris : extrêmement sucré, très parfumé (une saveur qui s’apparente à celle du muscat). Qui a dit qu’en Bretagne, on ne produisait que du raisin acide ?

 

Allez, les Minahouets ! Plantez donc la vigne, sans hésiter ! Un peu de patience, de bons soins  et vous allez vous régaler !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #vie de l'association, #à boire et à manger

Repost0

Publié le 11 Août 2020

Un mois déjà que Locmiquélic accueille le caseyeur KOMZ ME RER.

Ce mardi 11 août, il vendait directement sa pêche sur le ponton de Sainte-Catherine où il s'amarre tous les soirs.

Les clients se sont pressés pour acheter les araignées pêchées dans la journée. Ceux qui veulent du homard doivent le commander.

Il sera là les mardis et vendredis à partir de 17 heures.

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #à boire et à manger

Repost0

Publié le 2 Août 2020

 

*Le thon au kari Gosse : 
une nouvelle recette à classer soigneusement dans les archives du kari Gosse :

  Thon au kari Gosse 

d'après Le Nouvelliste du Morbihan, 07 août 1936

Le kari Gosse est un mélange d'épices (gingembre, curcuma, girofle, piment, cannelle, poivre) dont la formule a été déposée au XIXème siècle  par Monsieur Gosse, un pharmacien d'Auray. Très utilisé dans le pays lorientais où il relève les plats de poisson et de fruits de mer (mais pas que !...), on le trouve dans les pharmacies et certaines épiceries.

 

"Un petit quartier de thon lavé, gratté, rincé est mis à la casserole, avec de l’eau juste pour le couvrir. Ajoutez bouquet garni, échalotes, coupées gros et un soupçon de kari Gosse. Faites trembler  durant une bonne demi-heure, mais sans faire bouillir.

Pendant ce temps, faire votre sauce, avec un bon morceau de beurre.

 À peine fondu, joindre une cuillerée de fécule. Bien mélanger.

Ajouter ciboule, ail, persil, échalotes haché fin fin et une pointe de kari Gosse.

Laisser dorer, un petit peu de sel, sans poivre.

Mouiller alors largement avec un bon jus de tomates du pays, et faire mijoter doucement.

Votre thon bien cuit est mis à égoutter.

Le détacher délicatement par quartiers en levant la peau et les arêtes. Aligner ces quartiers sur un plat, y verser la sauce préparée. Arroser d’un bon verre de ce que vous avez sous la main, passer au four et servir bien chaud."

Bon appétit !                                                    

 

Le plus :

Cette cuisson en deux temps est bien pratique en cette saison :

J'ai gardé une part de poisson sans la sauce pour en mettre, bien émietté, dans les salades composées des pique-nique (Chacun son bocal !) Le petit goût de kari gosse fait merveille ! C'est bien meilleur qu'avec du thon en boîte ...

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #à boire et à manger

Repost0

Publié le 4 Juillet 2020

Voici la saison des moules !

Nous avons testé une recette collectée dans un journal de 1936* et nous nous sommes léché les doigts !

Le kari Gosse est un mélange d'épices (gingembre, curcuma, girofle, piment, cannellel, poivre) dont la formule a été déposée au XIXème siècle  par Monsieur Gosse, un pharmacien alréen. Très utilisé dans le pays lorientais où il relève les plats de poisson et de fruits de mer (mais pas que !...), on le trouve dans les pharmacies.

A vos fourneaux !

"Choisir de belles moules, lourdes mais pas trop grosses. Les brosser, gratter pour les bien nettoyer. Rincer à l’eau claire. Dans une casserole, à feu assez vif, mettre les moules à ouvrir avec un peu d’eau, un bouquet garni, et une petite pincée de kari Gosse. Quand elles sont bien ouvertes, retirer du feu et  mettre à tenir chaud.

D’autre part  faire une sauce avec un bon morceau de beurre et une cuillerée de farine. Bien mélanger. Etendre largement avec l’eau qui a servi à la cuisson des moules. Ajouter ail, ciboule, échalote, persil hachés fin fin , une pointe de kari Gosse et un verre de bon vin blanc. Laisser réduire en mijotant. Quand votre sauce est à point, y jeter les moules, après avoir désarticulé et enlevé une des coquilles que vous aurez aussi débarrassées des barbes, filandres qu’elles contiennent. Laisser cuire un bon moment , sur feu doux, en brassant le tout, de temps en temps.

Servir  très chaud."

NB : Enlever une coquille de chaque moule, c'est un peu fastidieux si on est nombreux et gourmands ! Personne ne vous en voudra si vous les laissez entières ! Il faudra peut-être "touiller" un peu plus et plus souvent !

 

*Le Nouvelliste du Morbihan, (7 février 1936)

Photos : R. Quastana et Maryl Photos

 

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #à boire et à manger

Repost0