Publié le 22 Décembre 2019

Pas de doute, l'hiver est bien là ! Il est arrivé sous le vent et la pluie, ce dimanche 22 décembre à 5 h 19.

Il arrive exceptionnellement que l'hiver commence le 23 décembre. Ce n'est pas arrivé depuis 1903 et la prochaine fois ce sera en 2303 !  Il est aussi très rare qu'il commence le 20 décembre : c'est arrivé 10 fois au cours du XVIIème siècle mais il faudra attendre l'an 2080 pour que cela se reproduise*.

Le plus souvent,, c'est le 21 décembre que la terre est à son inclinaison maximale par rapport au soleil.

Aujourd'hui le soleil se lèvera chez nous à 8 h 59 mn 53 s (première lueur à 8 h 23 mn 49 s) et se couchera à 17 h 24 mn 23 s. (dernière lueur à 18 h et 27 secondes).

8 heures de jour ! Alors profitons-en bien ! Mais youpi, les jours vont rallonger ...

 

*https://www.imcce.fr/newsletter/docs/Solstice_hiver_1583_2999.pdf

*https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_saisons/stlp-dates-quatre-saisons.html

Pour tout comprendre :

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Repost0

Publié le 20 Décembre 2019

Voilà déjà bientôt deux mois que les bateaux ont quitté le petit port de Pen-Mané et ont trouvé refuge ailleurs.

Les opérations de dragage de la rade ont commencé le 12 novembre 2019. Ils sont effectués par Fort Boyard (41,27 x 10,50), la drague aspiratrice à benne que l'on a vue chez nous dès la mi-novembre avant qu'elle ne s'en aille faire son travail à l'embouchure du Scorff.

Et cette semaine, elle est de retour à Locmiquélic où elle a pu accéder au bassin pour aspirer les sédiments.

En effet, le lundi 16 décembre, on a fini de démonter les petits pontons : la voie était libre et Fort Boyard n'a pas tardé à entrer en action.

Inishglas, bateau de charge de travaux maritimes à Pen Mané.

 

Nous l'avons surprise en plein travail, ce jeudi 19 décembre vers midi.

ça drague à Pen Mané...
ça drague à Pen Mané...
ça drague à Pen Mané...

L'opération a été rondement menée et nous avons pu voir partir le bateau  sous le grain et par une mer houleuse.

Il s'en allait vider son chargement de vase à 30 km au Nord-Ouest de Groix par 30 mètres de fond. Nous n'avons pas attendu son retour !

jeudi 19 décembre 2019 : Fort Boyart quitte le port de Pen Mané sous le grain et par une mer houleuse.
Fort Boyart quitte le port de Pen Mané

 

15 janvier ;

Fort Boyard est à nouveau dans le port, nous dit-on ! Cette fois, il utiliserait une pelle mécanique :

désolés pas de photos !

22 janvier :

La drague fort Boyard est au travail.

Marée haute et ciel parfaitement bleu.

ça drague à Pen Mané...
ça drague à Pen Mané...
ça drague à Pen Mané...
ça drague à Pen Mané...
ça drague à Pen Mané...
ça drague à Pen Mané...

Bientôt, le retour des voiliers ?

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #histoire maritime

Repost0

Publié le 19 Décembre 2019

Trois gros bateaux à quai, ce 19 décembre 2019 :

 

SEACONGER, un pétrolier allemand (177 m) arrivé le 18 en provenance d'Anvers avec 30250 tonnes de gazole. Il est reparti le 19 décembre vers 17 h.Cap sur Donges :

 

THEODORE JR (Panama, 229 mètres) s'est délesté de 61 665 tonnes de soja. Il avait quitté Paranagua (Brésil) le 20 novembre et a accosté à Lorient le 11 décembre, soit 3 semaines de navigation.

Il devait larguer les amarres le 18 décembre. Il est encore là ce jeudi 19 au soir :

LA SAUTERNAIS (Malte, 180 m), il a livré 25 000 tonnes de tournesol en provenance d'Ukraine.

Arrivé le 15 décembre après 13 jours de navigation, il devrait s'en aller le 23 décembre  :

 

Finalement, ces deux vraquiers auront passé Noël à quai !

Les équipages philippins et ukrainiens ont fêté Noël à bord puis à quai dans les locaux de Marin'accueil où ils ont pu déguster de spécialités de leurs pays et des spécialités bretonnes.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Repost0

Publié le 15 Décembre 2019

Une surprise à Locmiquélic après le coup de vent du 14 décembre :

un jeune phoque (veau marin) est venu s'échouer sur la promenade Rallier du Baty qui va de Sainte Catherine à Normandèze. Ce dimanche matin, il a été aperçu par des promeneurs qui ont alerté les services municipaux. Les personnes qui l'ont vu l'ont trouvé bien sage ! Il se laissait admirer avec placidité mais gare à celui qui se serait avisé de le caresser !

un phoque à Locmiquélic.

Nathalie le Magueresse, maire de Locmiquélic nous dit :

Après un repos salutaire sur les rochers de la promenade Rallier du Baty, il a repris la mer en pleine forme.
Merci à nos amis les pompiers de Port Louis, à Oceanopolis et à Volée de Piafs pour nous avoir conseillés et aidés :
la morsure d’un animal sauvage peut être extrêmement dangereuse et particulièrement celle d’un phoque (seal finger) même s’il semble très mignon 😊

Nathalie Le Magueresse

Il a fallu sécuriser l'endroit pour éviter les accidents.

Une histoire qui se termine bien !

Merci à Nathalie Le Magueresse de nous avoir autorisés à publier ses photos.

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Repost0

Publié le 13 Décembre 2019

Si vous avez lu le numéro 2 de notre revue « C’était hier … », vous savez déjà qu’au XVIIIème siècle, de nombreux ménages de notre commune élevaient une ou plusieurs vaches et vous savez aussi qu' il y en avait alors de toutes les couleurs (ou presque !).

En effet, les inventaires après décès de l’époque recensent des vaches à poil noir, à poil noir et blanc ou blanc et rouge ! Jacquette Kerner qui habitait Nézenel en possédait une à poil jaune qu’elle appelait Milleneu (milen=jaune)

Cent ans plus tard, en 1868, Joseph Corvest, propriétaire à  Kerverne vend tout son matériel de ferme et son bétail aux enchères publiques. 6 vaches et quatre génisses trouveront acquéreurs.

Cette fois, pas de vache jaune ni de vache rouge dans l’étable selon la description faite par le notaire (mais il ne précise pas  la couleur de toutes les bêtes). Elles sont noires ou grises ou blanches.

Deux d’entre elles sont noires et blanches. Des pie-noir, peut-être ?  Euh …  alors les toutes premières !!! L’appellation apparaît en 1884 et elle aurait qualifié des bêtes issues de croisements des vaches du pays avec la Durham introduite en 1840. A partir de 1900, la nouvelle race est omniprésente dans les prés morbihannais.

La pie-noir a bien failli s’éteindre à la fin des années 70. Mais, grâce au programme de relance, on peut à nouveau la voir quand on se promène en campagne*, l’occasion de déguster le  « gros lait », un régal de lait fermenté appelé gwell  que certains d’entre vous ont pu découvrir sur le marché d’été de Sainte-Catherine et qu’on mangeait traditionnellement avec des pommes de terre chaudes !

A tester !

* Il n'y a plus de vaches à Locmiquélic !

Sources :

Archives 56, 6E 20949

http://bcd.bzh/becedia/fr/la-race-bovine-bretonne-pie-noir

https://www.races-de-bretagne.fr/decouvrez-les-races/vache-bretonne-pie-noir/

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Repost0

Publié le 11 Décembre 2019

Le 18 décembre 1870, maître Duc, notaire à Port-Louis est arrivé au village de Kerderff qui fait aujourd'hui partie de la commune de Locmiquélic

Il vient chez Julienne Danigo, 66 ans, veuve  en secondes noces de Patern Le Frapper décédé en 1867. Il est accompagné de Jean Corno, gardien de phare et de Pépin Glais, ancien secrétaire de mairie qui feront office de témoins instrumentaires. Le rôle de ces témoins est d’authentifier les  actes lorsque les parties ne savent pas signer.

Ils étaient attendus pour rédiger le bail qui formaliserait la location, jusqu’alors verbale, de la ferme dont Julienne Danigo était propriétaire et qui était déjà exploitée par Patern Le Frapper, 32 ans, le neveu de son défunt mari qui portait les mêmes nom et prénom.

 

ADM, minutes DUC 6E20951

 

L’acte précise les conditions de la location :

« Il fumera et entretiendra les prairies tous les ans et ne pourra y laisser croître ni lande ni genêt. (…).

Il entretiendra en bon état les fossés qui existent.

Il ramonera fréquemment les cheminées et demeurera responsable des incendies suivant la loi.

A l’expiration du bail, le preneur aura le droit d’enlever les fumiers parce qu’il ne les a pas trouvés en entrant.

Il devra laisser sous studs* au fermier qui lui succédera le du courtil à chanvre qu’il a trouvé en entrant et quatre sillons dans le champ du Nodene qui remplaceront les quatre sillons qu’il a trouvés en entrant dans les champs du Mané. Ce sont les seules terres qu’il devra laisser sous stud n’ayant eu que cela sous stud à son entrée dans la ferme.

Il paiera pour prix annuel de ferme une somme de cent vingt francs payable en deux termes moitié fin août et moitié fin octobre*. Le premier paiement aura lieu fin août mille huit cent soixante dix et le second fin octobre suivant pour ainsi continuer d’année en année jusqu’à l’expiration du présent bail.  Le prix sera payable soit en la demeure de la bailleresse soit en l’étude du notaire soussigné. »

 

On ignore ce qui a amené l’une ou l’autre des parties à demander qu’un acte officiel soit rédigé mais  cet acte a le mérite de nous informer sur les pratiques de l’époque.

La période de 10 ans pour le bail est étonnante. Traditionnellement la durée des baux était et est toujours de 9 ans.

 

photo JF Gaffard

*Les studs (on trouve parfois « stus » dans les actes) : Compte tenu du cycle de végétation du chanvre semé en mai et récolté en septembre, il ne peut s’agir que des chaumes qui sont probablement laissés en place pour empêcher la croissance des « mauvaises herbes et enrichir les terres lorsqu'ils seront enfouis».

*Les dates des paiements sont intéressantes : elles correspondent à la fin des récoltes. C’est l’époque où le fermier a des rentrées d’argent.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #histoire

Repost0

Publié le 29 Novembre 2019

Vendredi 29 novembre 2019

Une belle parenthèse dans cet automne pluvieux !

Belle journée d'automne en rade de Lorient...
Belle journée d'automne en rade de Lorient...
Belle journée d'automne en rade de Lorient...
Belle journée d'automne en rade de Lorient...
Belle journée d'automne en rade de Lorient...
Belle journée d'automne en rade de Lorient...
Belle journée d'automne en rade de Lorient...

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #album photo

Repost0

Publié le 29 Novembre 2019

Quelques blagues extraites du Nouvelliste du Morbihan 

(4 et 11 novembre 1897)

Qu'en pensez-vous ?

Mots de la fin

Calino voulait se débarrasser de 3 convives qui l’importunaient souvent : un chantre parce qu’il buvait trop, une femme parce qu’elle parlait constamment, un Allemand parce que comme patriote celui-ci lui gardait encore rancune à lui Français.

Il les invite à dîner : tous trois se hâtent d’accepter l’invitation. Au milieu du repas, Calino pose à chacun d’eux la question suivante :

« Que faut-il pour faire une bonne paire de souliers ?

Aucun des convives n’étant compétent dans la matière, tous répondirent évasivement.

Calino se lève et dit d’une voix grave :

Pour faire une bonne paire de souliers, il faut un gosier de chantre, ça ne prend jamais l’eau ; comme semelle une langue de femme, c’est inusable ; et comme talon, de la rancune d’Allemand ça dure toujours.

 

oooooooooooo

 

- Pourquoi toutes ces vieilles statues sont-elles nues ?

- Tu ne vois pas que depuis le temps leurs habits se sont usés ?

 

oooooooooooo

 

- Ta future a-t-elle des capitaux ?

- Hélas ! je crains qu’elle n’ait que les sept péchés !

 

oooooooooooo

 

Le petit Tommy est au jardin d’acclimatation avec sa mère : il regarde attentivement la girafe, réfléchit, puis :

- Maman, fait-il tout à coup, que je voudrais avoir le cou aussi long que ça !

- Pourquoi mon chéri ?

- Parce que quand je mangerais un bonbon je le sentirais descendre plus longtemps.

oooooooooooo

Nos enfants.

Le père – Rappelle-toi, mon fils, qu’il y a dans le monde des choses qui valent mieux que l’argent …

Le fils – Je sais bien … mais c’est avec l’argent qu’on les achète !...

oooooooooooo

 

Choses que l'on regrette d'avoir dites :

Elle – Quel effet cela vous a-t-il fait quand vous avez demandé ma main ?... Je me souviens que vous étiez très gêné.

Lui – Je vous crois ! J’avais plus de trente mille francs de dettes !...

 

source : BNF gallica (Le Rire : journal humoristique, 1897-11-20)

 

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Repost0

Publié le 20 Novembre 2019

 Ça bouge 
  au sommet de la tour de la découverte ! 

 

Pour les Minahouets, elle fait partie du paysage ! Qu’on se promène à Talhouant, au Bigo, à Pen Mané ou à Kervern, on la voit là, depuis 1786.

Il y en eut une autre à proximité que nos ancêtres ont vue s’élever progressivement entre 1737 et 1748). Cette première tour fut touchée par la foudre à plusieurs reprises (1751, 1782 et enfin 1784 où elle s’écroula en grande partie) :

détail de l'estampe : Le Port de L'Orient // Vu du Rivage de Caudran. : [estampe] / N. Ozanne del ; Y. Le Gouaz sculp. Le Gouaz, Yves-Marie (1742-1816). Graveur
la première tour de la découverte, détail d'une gravure d' Y. Le Gouas d'après un dessin de N. Ozanne (BNF, gallica)

 

Le sommet de la deuxième tour, appelée aussi tour des signaux, destinée à surveiller la côte et la rade a changé plusieurs fois d’aspect.

Elle fut d’abord occupée par une guérite en bois munie de petites baies à hauteur des yeux et un mât de 9,75 mètres équipé d’une girouette et de deux paratonnerres.

En 1891, la guérite fut démolie et remplacée par une coupole à armature métallique et dotée d’une boule horaire. C’est celle que l’on voit sur les anciennes cartes postales.

La tour de la découverte et sa boule horaire vers 1910 (coll. privée)

 

En 1935, le mât de 1891 fut retiré puis réinstallé en 1936 mais à une hauteur légèrement moindre (13,50 m. au lieu de 16,91 m.).

En 1945, lorsque les Minahouets reviennent à Locmiquélic après l'évacuation, la tour est toujours là mais la coupole et le mât endommagés par les bombardements alliés ont disparu. Elle restera ainsi décoiffée jusqu’en 1949 où on vit construire une nouvelle coupole vitrée.  La boule horaire ne fut pas réinstallée.

 

la tour de la découverte en août 2017

Le 2 février 2018, la tour perdait à nouveau la tête ! La coupole installée après la guerre devenait dangereuse. La structure métallique, corrodée, avait été déposée et depuis, la tour faisait un peu pitié. Elle ressemblait  plus à une cheminée d’usine qu’à la tour des signaux qu’elle avait été autrefois.

 

La tour de la découverte le 1er septembre 2018.

 

Les travaux destinés à lui redonner l’aspect qu’elle avait entre 1891 et la seconde guerre mondiale devaient  être achevés pour novembre 2019.

Ici, à Locmiquélic, sans doute plus qu’à Lorient, on attendait avec quelque impatience de voir installée la boule horaire qui donnait l’heure officielle à la fin du XIXème siècle. A midi précise, cette boule métallique d’un diamètre de 1,20 mètre tombait puis se relevait et tout le monde mettait ses pendules à l’heure. Tout le monde mais surtout la Marine Nationale car, c’est l’heure exacte qui permettait autrefois de calculer précisément  la longitude et ainsi de déterminer la position du bateau au milieu des océans.

La fin des travaux était prévue pour novembre 2019 mais ils ont pris du  retard et au début de novembre 2020, on s’activait là-haut : échafaudages et garde-fous témoignaient de l’avancée des travaux.

 

La tour de la découverte le 9 novembre 2019
La tour de la découverte le 18 novembre 2019.

 

Finalement, c'est le 26 novembre 2020, que la nouvelle coupole, copie de celle de 1891 fut installée.

 

Photo prise de Lorient par Florence Dewerpe que nous remercions.

 

sources : https://patrimoine.lorient.bzh/tourdeladecouverte/

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine

Repost0

Publié le 18 Novembre 2019

Surprise, ce lundi 18 novembre ! Le port de Pen Mané est quasiment vide ! Presque tous les bateaux ont mis les voiles !

 

On le savait bien que la dragueuse* s'activait là depuis une dizaine de jours mais tout de même cela fait tout drôle ! Du coup, nous sommes montés sur le fort pour voir ça  de haut !

Pour une fois pas de problème pour voir le vieux "Kerzo" qui se repose.

Il paraît que les plaisanciers se désolaient de voir leurs bateaux sur la vase à marée basse de forts coefficients !

Alors tous en mer ?

* La dragueuse au travail le 7 novembre sous la pluie :

 

Voir les commentaires

Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale

Repost0