Publié le 27 Mars 2021

27 mars 2021 : héron cendré, espèce protégée.

Maître héron est au marais de Pen-Mané. Il guette sa pitance en compagnie des canards, des foulques des cygnes et des ragondins.

Maryl photo

 

Et voilà, c'est le printemps et Maître héron veut se mettre en ménage.

Pour séduire une compagne, il a revêtu son plumage nuptial, celui qui sied aux adultes reproducteurs :

le bec est devenu entièrement jaune orangé et de très longues plumes ont poussé au bas du cou et sur la poitrine.

héron cendré en plumage nuptial (photo A. Le hay)

Pour voir la parade nuptiale, il faut s'approcher de la héronnière puisque c'est au nid que cela se passe : une cérémonie compliquée ! Mouvements du cou, claquements de bec, fléchissement des pattes : la compagne choisie (quand le héron a claqué longuement du bec) aura su se montrer douce et timide, paraît-il ! Et Maître héron n'est pas fidèle. Il change de partenaire tous les ans.

Y a-t-il des nids dans la roselière ? Peut-être, cela arrive mais il y en a surtout plein au sommet des grands pins du château de Kerzo, occupés aussi par les aigrettes garzettes. A cette époque, le lieu est particulièrement animé et bruyant. Ils n'ont pas besoin d'être discrets : les oiseaux (protégés, rappelons-le), sont tranquilles tout là-haut dans la canopée.

aperçu de la héronnière le 29 mai 2020 (Maryl photo)

Le couple va construire un nouveau nid ou en améliorer un ancien : monsieur apportera les matériaux (branchages, roseaux, brindilles...), en accompagnant son offrande du rituel nuptial et madame arrangera tout ça avant d'y déposer quelques oeufs (de 3 à 5 en Europe) qui seront couvés pendant 26 jours alternativement par l'un ou l'autre tout comme la surveillance des bébés qui dure une vingtaine de jours (la relève a lieu 4 fois par jour avec toujours le même cérémonial).

 

Ce n'est qu'au bout de deux mois que les petits quitteront le nid, emplumés et remplumés. Pendant tout ce temps, on pourra observer les allers et retours incessants des adultes en quête de la nourriture réclamée avec insistance par les jeunes gourmands, nourriture qui sera régurgitée dans le bec des oisillons.

A vos jumelles !

sources :

http://www.oiseaux-birds.com/fiche-heron-cendre.html

https://www.oiseaux.net/oiseaux/heron.cendre.html

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #flore et faune

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Publié le 24 Mars 2021

Histoire d'aujourd'hui et d'hier :
la rencontre d'un requin !

 

Le 21 mars 2021

Des pêcheurs plaisanciers ont vu un requin au large de Belle Ile en mer.

 

Partis pêcher le lieu, ce 21 mars 2021, Alexandre Such et ses trois amis ont eu la chance d’approcher un requin pèlerin de huit mètres de long au large de Belle-Ile en Mer. Ils ont raconté leur aventure à la presse qui nous l'a rapportée.

Ils en sont tout excités et on les comprend : cela n’arrive que quatre ou cinq fois par an d’après les spécialistes même si sa présence à proximité de nos côtes est tout à fait normale.

Le requin pèlerin puisque c’est de cette espèce qu'il s’agit, fréquente les plateaux côtiers des eaux tempérées où il se nourrit essentiellement de plancton et parfois de tout petits poissons.  Considéré comme une espèce vulnérable, il peut vivre jusqu'à 50 ans.

Bien entendu Alexandre Such et ses amis se sont contentés d"admirer le squale, ce qui ne fut pas le cas en 1931 où des pêcheurs minahouets en ont ramené un dans la rade !

 

Le jeudi 2 avril 1931,

L’OUEST REPUBLICAIN titre :

un « pèlerin » au port de pêche.

8 mètres de long, 1mètre 60 de diamètre pour un poids estimé de 3 tonnes 600, la bête est étendue au pan coupé du port de pêche, on l'admire, on s'exclame  et on la mesure. La queue fait un mètre cinquante et la gueule ouverte plus d’1 mètre.

« On se trouvait à n’en pas doute, si l’on en jugeait par les oreilles recourbées en forme de pèlerine, en présence d’un pèlerin. » un requin, bien sûr.

Il avait été capturé par un bateau de Locmiquélic : le patron Jégo n’avait pas hésité à le harponner et à le remorquer jusqu’au port de pêche où il eut un certain succès !

Cette belle prise a aussitôt trouvé preneur ! Découpé sur place immédiatement, il a été expédié dans la région de Saint-Etienne.

Le journal ne dit pas si l’équipage du voilier CALIER a eu envie d’y goûter et en a reçu une petite part.

Voilà pour nous une occasion d’en savoir plus sur cet animal aussi inoffensif qu’impressionnant.

 Merci aux pêcheurs d’hier et d’aujourd’hui !

photo Chris Gotschalk

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #faits divers

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Publié le 20 Mars 2021

Au fort de Pen Mané à Locmiquélic comme un peu partout dans la campagne bretonne, les prunelliers sont en fleurs. Avec le soleil éclatant, c'est un régal pour les yeux ... et les bourdons !

Nous en avons surpris un en plein travail.

Bandes oranges sur la tête et le milieu du corps, bandes blanches à l'arrière, pas de doute, c'est un bourdon terrestre. Il se nourrit de nectar et fait provision de pollen pour ses larves qui attendent dans son nid souterrain ou dans une galerie remplie de mousse.

Et nous, nous avons fait une provision de photos ! Cela ne l'a nullement perturbé.

Au fort de Pen Mané, le bourdon aime la fleur du prunelier...
Au fort de Pen Mané, le bourdon aime la fleur du prunelier...
Au fort de Pen Mané, le bourdon aime la fleur du prunelier...
Au fort de Pen Mané, le bourdon aime la fleur du prunelier...
Au fort de Pen Mané, le bourdon aime la fleur du prunelier...
Au fort de Pen Mané, le bourdon aime la fleur du prunelier...
Au fort de Pen Mané, le bourdon aime la fleur du prunelier...
Au fort de Pen Mané, le bourdon aime la fleur du prunelier...

Ne l'oubliez pas  : le bourdon est un insecte pollinisateur qui est important pour la biodiversité de nos jardins et de nos campagnes ! A protéger et même à attirer !

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #flore et faune

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Publié le 18 Mars 2021

Vous le savez sans doute, le fort de Pen Mané a été construit sous Louis XV pour protéger Lorient d'une éventuelle attaque par des ennemis débarquant du côté d'Etel. Il  a ensuite été réutilisé à diverses reprises par l'armée française puis allemande avant d'être cédé à la commune qui en a entrepris la restauration au tournant de l'an 2000.

Certains déplorent un certain manque de rigueur historique dans les travaux qui y ont été réalisés.

Il se trouve surtout qu'on a fait le choix d'effacer les traces  de la station de TSF qui y a fonctionné  au début du XXème siècle. Ces traces y étaient encore visibles jusqu'aux environs de l'an 2000.

Le fort de Pen Mané (18 mars 2021)

Le 4 mars 2021, le Comité d'Histoire répondait aux questions des étudiants du master patrimoine de l'UBS qui travaillent à un outil de découverte numérique de l'histoire du fort. Les échanges avaient surtout porté sur la façon dont les enfants et les adolescents en avaient fait leur terrain de jeux.

Aujourd'hui, 18 mars 2021, nous avons rencontré Noëlle, née là en 1949 dans une petite maison qui a été détruite et Yannick qui y a joué entre 1960 et 1970. Ils nous ont raconté leurs souvenirs et nous ont fait revivre les loisirs des enfants de l'époque, enrichissant ainsi la connaissance que nous en avions.

Nous leur avons aussi demandé de nous décrire les lieux aussi précisément que possible.

Ces informations croisées avec les documents que nous possédons devraient nous permettre d'imaginer, au mieux, l'aspect du site après le départ des Allemands qui l'ont occupé entre 1940 et 1945. Nous pourrons ainsi nous faire une idée de ce qu'il était vraiment à l'origine et nous forger un avis sur la façon dont on l'a restauré.

Une histoire à suivre, donc...

NB : Les souvenirs des uns complètent les souvenirs des autres. Si vous voulez apporter votre pierre à la construction de l'histoire du fort, n'hésitez pas à nous contacter !

 

La presse en parle :

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie de l'association

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Publié le 18 Mars 2021

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Rédigé par Jean Lévy

Publié dans #Histoire Nationale.

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Publié le 11 Mars 2021

Les temps changent !
une baleine en rade : en 1899 tout le monde voulait la voir ; en 2021, elle laisse indifférent ou presque.

 

2021, une baleine qui em...barrasse !

 

Voilà plusieurs jours qu'un rorqual mort de 18 mètres dérivait à proximité des côtes bretonnes. Il représentait un danger pour la navigation et les affaires maritimes ont ordonné qu'on le remorque jusqu'au port le plus proche : Lorient !

On avait envisagé de le hisser à Kergroise mais son état de décomposition avancée ne l'a pas permis. Alors il devrait être halé sur les bords du Scorff pour y être découpé et emmené à l'équarrissage.

Un événement qui n'intéresse manifestement pas grand monde. On  voit plein de belles baleines bien vivantes en vidéo ! C'est quand même plus sympa !

Mais cette affaire rappelle étrangement une histoire plus ancienne dont la presse s'était fait largement l'écho, sur tous les tons et avec moult détails ... croustillants (euh, si l'on veut !). C'était en ... juillet 1899,

Les dents de la mer.

Il y a L'ARVOR qui, le 23 juillet, annonce sobrement que "une baleine de 25 mètres de long a été recueillie par le Caudan qui l'a conduite en face de Pen Mané".

Le Rappel du Morbihan a des infos plus précises et imagées :

" L'équipage [du Caudan] crut d'abord avoir affaire à un gros canot canot renversé. On mit le cap sur l'épave et on se trouve en présence d'un spectacle curieux.

Une baleine flottait au milieu d'une trentaine de requins goulus, qui étaient entrain de se disputer son cadavre. Les marins du Caudan mirent un canot à l'eau et après une lutte fort vive contre les requins qu'ils chassèrent à coups d'avirons, parvinrent à attacher un câble à la queue du monstre. Celui-ci était tellement lourd que lorsque le Caudan dérapa, le câble cassa. On le rattacha de nouveau et cette fois, la baleine suivit le vaisseau dont la marche fut considérablement ralentie par cet énorme poids.

Comme les requins n'abandonnaient pas leur proie, les matelots leur donnèrent de nouveau la chasse et furent assez heureux pour en prendre deux au crochet. Ils les assommèrent sur le pont. Les autres à l'approche de la terre ont abandonné leur proie."

 

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BNF gallica

 

Un sacré 14 juillet !

Une manne pour les Minahouets :

"La visite de l'énorme cétacé n'a pas été l'une des moindres attractions de ce 14 juillet ! Les chaloupes de Pen Mané et de nombreuses barques à voiles et à rames n'ont pas cessé toute la journée de vendredi et de dimanche de transporter des curieux à la baleine " (Le Nouvelliste du Morbihan, 20 juillet 1899).

 

C'est sous la signature du "Tambour" que l'on trouve une description pittoresque de la bête et de ses visiteurs  :

"Molle et flasque comme un ballon dégonflé que la foudre aurait précipité du haut des nuages, la baleine s'étale, lamentable, au milieu de la rade, piteusement attachée à une bouée comme un hareng saur à un bouchon.

Elle est noire, elle est rose, elle est jaune et elle est verte aussi, à l'endroit où les vibrions invisibles naissent de sa mort. Des millions d'être ont trouvé la vie dans cette pourriture qui répand la peste jusque sur le rivage et fait rêver de festins énormes les crabes goulus dans leurs trous.

Les hommes, les femmes, les enfants et les vieillards vont la voir en pèlerinage et en se bouchant le nez. Ils admirent sa carcasse monstrueuse qui semble palpiter sous le remous du flot. Ils ouvrent des yeux démesurés devant l'hélice gigantesque de sa queue, à demi-rongée par les requins, la peau blanche de ses puissantes mamelles et le rose vif de ses ailerons.

C'est une petite île empestée dont les canots font lentement le tour. Quand ils l'ont bien vue, bien regardée et bien sentie, les Lorientais virent de bord et rentre à quai, heureux de leur pèlerinage et leur admiration se traduit par ceci :

- Quelle prise ! (...)" ( Le Rappel du Morbihan, 20 juillet 1899)

Benjamin Rabier - BNF, gallica)

 

Des dommages inattendus

Le Tambour est en verve et la baleine l'inspire. Il remet le couvert le 27 juillet. La baleine est toujours là et son odeur devient de plus en plus puissante. Sa présence a des effets inattendus sur les baigneurs et les marchandes de poisson. Il nous offre ainsi de jolis tableaux d'une époque révolue  :

"(...) Tous les baigneurs sont dans les transes et tous hésitent à mettre un pied dans l'eau depuis Port-Louis jusqu'à Larmor de peur de le laisser entre les dents d'un requin. Et nos charmantes baigneuses, au grand désespoir des vieilles lorgnettes braquées sur leurs académies, restent assises sur la plage, de peur de laisser la partie la plus charnue de leurs charmes dans la mâchoire d'un peau-bleue !

musée de Bretagne - domaine public

 

" Nos marchandes de la halle sont dans une fureur aussi indescriptible que justifiée (...) En effet, le public s'imagine que tous les poissons qu'on vend en ce moment sont nourris des miettes qui tombent de la table des requins.  Et ceux qui ont senti l'odeur du cétacé s'imaginent toujours lorsqu'ils portent un poisson à la bouche, qu'ils vont manger un morceau de l'autre, du gros..." ( Le Rappel du Morbihan, 27 juillet 1899)

halles de Lorient (coll. Musée de Bretagne ; domaine public)

 

 

C'est assez !

 Il est temps d'enlever la baleine !

"Les canots qui ont mené les visiteurs ont fait leur beurre, (...) il est temps que les commerçants de Port-louis et de Larmor et que les marchandes de poisson puissent faire leurs frais à leur tour.

D'ailleurs c'est le moment où la côte va être envahie par sa joyeuse clientèle de l'été. Il est nécessaire qu'aucune critique ne puisse ternir la réputation de nos délicieuses plages de Port-Louis, de Kernevel et de Larmor (....)"

 

OUF !

On apprend dans L'AVENIR de LA BRETAGNE daté du 30 juillet que la baleine a trouvé preneur pour une somme bien inférieure à celle espérée par les marins du Caudan, c'est quand même en espérant quelques bénéfices qu'ils l'ont tirée là !

Les acquéreurs l'ont fait remorquer à la côte de Plouhinec où elle sera dépecée.

C'est peut-être cette baleine que vous pouvez voir sur l'image conservée aux archives de Lorient :

http://archives.lorient.bzh/4DCGI/Web_DFPict/034/5Fi12370/ILUMP31146

 

C'est sûr, le rorqual de 2021 ne fera pas couler autant d'encre ni de salive mais il nous a donné l'occasion de partager une tranche de la vie de nos ancêtres !

C'est déjà çà...

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #faits divers

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Publié le 8 Mars 2021

Et bien voilà, il y a un cargo qui s'appelle LORIENT. Enfin, ce bateau construit en 2009 ne  porte ce nom que depuis qu'il navigue sous le pavillon des Iles Marshall. Avant, sous pavillon japonais (jusqu'en 2017) il s'appelait EPSON TRADER.

C'est la première fois qu'il accoste à Lorient. Vous pensez qu'on l'attendait de pied ferme !

Vers midi 30, nous avons vu les deux remorqueurs du port qui patientaient à l'entrée de la rade :

Un peu avant treize heures, nous avons aperçu sa silhouette dans les coureaux (Le temps était voilé, dommage !) Il arrivait par l'Ouest et pendant un temps qui nous a paru long, il a disparu derrière la citadelle. Sur l'image ci-dessous, vous l'apercevez à droite du courrier de Groix :

 

Enfin, il a pointé son nez et sa masse imposante le long de la citadelle et s'est dirigé vers les remorqueurs qui allaient le prendre en charge :

 L'un s'est amarré à l'avant et l'autre à l'arrière, et ils ont bientôt disparu derrière l'île Saint-Michel :

Et puis, nous l'avons vu réapparaître et passer devant la glacière... :

... devant le quai des pétroliers :

Toujours retenu par les remorqueurs, il s'apprête à accoster :

Mission accomplie, les 225 mètres du bateau sont bien rangés le long du quai :

Les passagers pour Groix peuvent le voir de près :

 

Les dockers vont pouvoir s'atteler au déchargement des 51 800 tonnes de soja qu'il a dans le ventre, des tourteaux de soja chargés à San Lorenzo (Argentine) d'où il est parti le 12 février (24 jours de voyage avec une escale à Las Palmas (Canaries).

Il fera partie du paysage pour les habitants de Locmiquélic et leurs visiteurs pendant plusieurs jours ! Sa masse est visible depuis Sainte-Catherine jusqu'à Pen Mané :

Il a largué les amarres le 17 mars 2021 vers 14 heures. Cap sur Rouen !

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale

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Publié le 6 Mars 2021

A Locmiquélic, les aînées se souviennent bien de Mademoiselle Le Vey. Directrice à l'école de Riantec depuis 1933, elle arriva à Locmiquélic en 1937 après le départ de Mademoiselle Bossard nommée à Lorient.

On se rappelle surtout qu'entre 1943 et 1945, elle eut la charge du camp scolaire de Séréac en Muzillac dont Mesdames Philippe et le Visage nous ont longuement parlé*. Elles en ont gardé un très bon souvenir, ce qui vient confirmer la conclusion du rapport de l'inspecteur en visite au centre :

Aidée par des collaboratrices dévouées, Mademoiselle Le Vey a réalisé pour ses jeunes pupilles le maximum de confort et de bien-être. Le centre est remarquable par son excellente tenue matérielle et morale. A Séréac règne une atmosphère d'intimité familiale qu'on ne trouve que dans peu de centres.

Archives départementales du Morbihan,

 

On a sans doute oublié qu'elle était aussi engagée,
au parti socialiste, et militait pour les droits des femmes.

En lisant la presse de l'époque, nous apprenons qu'en mars 1938, Marguerite Le Vey fut l'une des 4 élues au bureau du Comité Fédéral (fonction d'archiviste) dont Madame Renée Rollo, institutrice à Auray, était secrétaire générale (https://maitron.fr/spip.php?article88702).

Les adhérentes du Comité National des Femmes Socialistes forment des groupes d'études, d'éducation, de propagande dans les milieux féminins, uniquement.

Le groupe approfondit les questions concernant l'émancipation féminine.

 Une conférence de SUZANNE BUISSON à Locmiquélic.

Le 30 avril 1938, dans la salle de "La ¨Persévérante", Marguerite Le Vey et le maire Emmanuel Le Visage accueillent Suzanne Buisson. La secrétaire nationale des Femmes Socialistes effectue une tournée de propagande dans le département. Elle interviendra aussi à Auray, Lorient, Keryado et Quiberon.

 

Par Wikimedia Commons / Mu — Travail personnel, CC BY-SA 3.0,

A Locmiquélic, "la conférencière sut par un exposé clair et prenant, convaincre son auditoire de la nécessité pour la femme de prendre enfin conscience du rôle important qu'elle joue dans la société, rôle qu'elle devra étendre à la vie politique, un jour qu'elle souhaite prochain."

Suzanne Buisson estime que la femme "devrait pouvoir prendre sa part de responsabilité dans les affaires du pays (...), s'élève contre les adversaires opportunistes qui refusent le droit de vote à la femme dans la crainte chimérique de voir la démocratie sombrer (...), revendique pour la femme l'égalité des droits politiques, le droit au travail, moins d'esclavage et la satisfaction de tous ses besoins et ceci dans l'intérêt général."

La conférencière appelle toutes les femmes à se grouper nombreuses au sein du parti socialiste.

  Message reçu à Locmiquélic ? 

Le rappel du Morbihan du 14 mai publie une Tribune des Femmes Socialistes où le Comité Fédéral fait le point sur la vie de leur fédération.

On apprend ainsi que la section féminine socialiste du Morbihan nouvellement créée comptait 108 adhérentes réparties dans quatre groupes constitués de 12 à 25 personnes dans le département (Lorient, Auray, Pontivy, Quiberon).

On apprend aussi que trois nouveaux groupes sont en train de se former : à Locmiquélic, Port-Louis et Plouray.

...a voté !

En 1945, lorsque Mademoiselle Le Vey prendra sa retraite, elle pourra enfin voter !

C'est Madame Cazenave qui sera nommée pour lui succéder à la direction de l'école : Madame Cazenave, une femme très engagée aussi ... au parti communiste cette fois ! Si vous avez des souvenirs ou des renseignements sur ces institutrices, n'hésitez pas à nous contacter ! Merci.

Sources : Le Rappel du Morbihan, 3 mars 1938, 5 et 14 mai 1938

AD56

 

* Ecoutez ou réécoutez l'émission enregistrée par Radio balises en novembre 1919 et diffusée en mars 2020 :

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #Personnages, #femmes

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Publié le 4 Mars 2021

Ils se ressemblaient étrangement les deux bateaux à quai ce jeudi 4 mars 2021 au début de l'après-midi. Des faux jumeaux ?

 

SDS GREEN, 108 mètres, immatriculé à Naples bat pavillon italien. Il a été construit en 2010. Il était à quai depuis le 28 février et a débarqué 7401 tonnes de ciment en provenance de Carboneras (Espagne).

Arrivée de TRENLAND (04 mars vers 11 h 30)

TRENLAND ( 105 mètres, pavillon maltais) a été construit en 1989. il arrive en fin de matinée pour charger le broyat de bois qui attend sur les quais. Il double SDS GREEN et vient se ranger devant lui.

Au pre mier plan, le port de plaisance de Pen Mané à Locmiquélic. En arrière-plan, le port de commerce de kergroise à Lorient.
les deux cargos vus de Pen Mané Bihan.Au premier plan : le port de plaisance de Pen Mané (Locmiquélic)

Ne pas se fier aux apparences, ils sont de taille voisine et ont la même couleur. C'est tout !

 

SDS GREEN Et TRENLAND vus de Sainte-Catherine (Locmiquélic

 

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #vie locale, #La Grande guerre

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Publié le 4 Mars 2021

Vous l’avez lu dans le nouveau bulletin municipal : les étudiants en master patrimoine de l’université de Lorient travaillent à la réalisation d’un dispositif de médiation du fort en réalité augmentée. Bientôt ( ?) vous pourrez découvrir l’histoire du fort sur votre tablette ou votre smartphone en vous repérant sur une maquette 3 D.

Ce jeudi 4 mars 2021, le Comité d’Histoire rencontrait un groupe d’étudiants plus spécialement chargés de travailler sur les années 50 et 60. Nous avons donc évoqué l’aspect du site à cette époque et la façon dont les enfants et les adolescents en avaient fait leur terrain de jeux et de découvertes.

Des échanges très intéressants : des questions pointues qui permettent de faire avancer nos connaissances et de resituer la place de ce fort dans la mémoire des habitants des différents quartiers de la commune.

D’autres visites devraient être programmées.

Si vous avez des souvenirs ou des anecdotes personnelles, n’hésitez pas à nous contacter.

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Rédigé par Marylis Costevec

Publié dans #patrimoine

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